Système d'information et développement durable, objectifs de l'Université d'été
Christian Brodhag, ENSM-SE, Saint-Etienne, France
Le développement durable est un concept qui embrasse un champ
très large : l'intégration de l'environnement au cœur des
choix économiques et sociaux, la mondialisation des politiques d'environnement,
la lutte contre la pauvreté, le renforcement des capacités
collectives nationales et locales, la diffusion de valeurs éthiques
de responsabilisation et de coopération au service de l'équité,
de la viabilité et de la sécurité du développement…
Dans le cadre d'une nouvelle gouvernance le développement durable
conduit à rechercher des stratégies conjointes et intégrées
d'efficacité économique, d'équité sociale et
de viabilité environnementale, déclinées à
tous les niveaux de décision, des simples citoyens aux dirigeants
des entreprises multinationales ou des chefs d'Etat.
C'est dans ce contexte que se pose la mobilisation de l'information
pour la prise de décision qui est l'un des trois sujets de la 9ème
session de la Commission du Développement Durable de 2001. Depuis
la rédaction du chapitre 40 de l'Agenda 21 à la conférence
de Rio, avec la révolution Internet et le développement
des Systèmes d'information géographique, les techniques de
collecte, de stockage, de traitement et de diffusion de l'information sont
plus accessibles aujourd'hui et leur coût s'est effondré.
Avec le travail des Nations Unies sur les indicateurs de développement
durable, les principes de Bellagio sur l'évaluation, la Convention
d'Aarhus sur l'accès à l'information et la participation
du public aux décisions et l'accès à la justice en
matière d'environnement, le contexte politique s'est précisé.
C'est sur ces bases que nous avons assigné trois objectifs à
cette Université d'Eté :
- La formation qui s'est déroulée la semaine dernière
- La formulation de propositions pour la CDD9
- La construction de réseaux de coopération an
langue française.
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Lundi 26
juin : cadre général et perspectives internationales
11h - 13h présentation
de 25 minutes
Les enjeux de la 9ème session de la Commission du Développement Durable CDD-9
Arthur Lyons DAHL, PNUE, Genève, Suisse
La Commission du Développement durable, à sa neuvième
séance en avril 2001, traitera de l'information pour la prise de
décision comme thème transversal. Cette réunion permettra
la réévaluation du chapitre 40 d'Action 21 à la lumière
de l'évolution rapide des technologies d'information, depuis Rio
en 1992. L'Internet et la toile ont changé la situation vis-à-vis
de l'information, depuis la livraison par le fournisseur jusqu'au libre-service
pour le chercheur. La télédétection a révolutionné
la collecte de données planétaires. L'état de l'environnement
peut maintenant être suivi en temps réel. L'intégration
des données est possible à grande échelle dans le
temps et dans l'espace, notamment avec les systèmes d'informations
géographiques (SIG).
Les enjeux de la CDD-9 tournent autour des thèmes suivants :
Accès à l'information
Comment améliorer l'accès public à l'information
sur l'environnement (Convention d'Aarhus), et cette idée est-elle
acceptée par tous les pays ?
Comment assister ceux qui sont exclus de la révolution informatique
?
Doit-on former les gens à l'utilisation de l'information qui
est maintenant disponible ?
Quel progrès dans la collecte et l'utilisation du savoir traditionnel
? Comment intégrer les connaissances des groupes majeurs avec l'information
scientifique ?
Comment surmonter la résistance des ministères à
partager leurs données pour aboutir à une vision intégrée
du développement durable ?
Comment intégrer l'information des secteurs économique,
social et environnemental ?
Quelles approches techniques permettraient de mieux intégrer
les informations locales, nationales, régionales et planétaires
?
Comment éliminer les obstacles à la diffusion de l'information
?
Elimination du fossé de l'information :
Quelles sont les difficultés dans la collecte des données
dans les pays en voie de développement et les pays industrialisés,
et comment les surmonter ?
Comment harmoniser et rationaliser les données et les indicateurs
pour répondre aux demandes croissantes ?
Comment financer la collecte et l'analyse de l'information, en vu des
besoins du long terme ?
Comment institutionnaliser la collecte opérationnelle des données,
au-delà de la recherche ?
Doit-on commercialiser l'information, ou y-a-t-il besoin d'un service
public d'information ?
Les nouvelles technologies
Comment utiliser le flot d'information satellitaire ?
Comment délivrer les informations en temps réel dans
des formes accessibles aux décideurs ?
Les technologies multimédias, les indicateurs et les graphiques
animés permettront-ils des formats plus accessibles aux utilisateurs
?
Comment développer utilisation des SIG pour évaluer les
impacts et répondre aux urgences ?
Par quels moyens peut-on développer des systèmes d'information
électronique sur la toile, en organisant les masses d'information
pour les rendre facilement accessible aux différents groupes d'utilisateurs,
y inclus les groupes et les pays désavantagés ?
Nous espérons que la CDD-9 sensibilisera les gouvernements aux avantages d'un système d'information rapide, ciblé et efficace, maintenant technologiquement possible, et au besoin urgent d'investir plus dans la collecte et l'analyse des données sur l'environnement et le développement durable.
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lundi, 26 juin
cadre général et perspectives internationales
11h - 13h présentation de 20-25
minutes
Du global au local, l'information
et le processus de décision;
réalité
et défi du terrain: Information & réseautage pour
une bonne gouvernance
des ressources naturelles
Béatrice LABONNE, Senior Adviser
UNDESA, Genève, Suisse
Cette présentation
adressera en priorité l'enjeu et les obstacles (manque d'information,
de connaissance et de transparence ) à la bonne gestion des ressources
naturelles non renouvelables dans la problématique du développement
durable, du point de vue d'un praticien du terrain. Les mots-clés
sont :
démobilisation citoyenne,
interface entre les outils de communication et les supports "géo-spatiaux",
rôle des organisation internationales et des ONGs, mondialisation,
monopole d'information, diversité culturelle et linguistique et
recherche d'économie d'échelle, écart entre les objectifs
nationaux et les réalités et aspirations locales….
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Lundi 26
juin : cadre général et perspectives internationales
14h30 - 16h présentation
de 20 minutes
NOUVELLE GOUVERNANCE EN LIGNE DANS LE DOMAINE DE L’ENVIRONNEMENT GRACE AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
Dr. Christophe NUTTALL, UNITAR, Genève,
Suisse
CONTEXTE
Beaucoup de programmes environnementaux aux échelles
nationales, régionales et internationales ont produit une masse
importante de données et d’informations. Ce capital informationnel
est difficilement accessible pour des raisons technique (incompatibilité
de format, distance …), administrative (cloisonnement entre ministères,
services techniques, universités, ONG …) et culturelles (on croit
que l’information c’est le pouvoir …). Or les nouvelles technologies de
l’information et de la communication permettent aujourd’hui une nouvelle
gouvernance en ligne. L’UNITAR et l’Observatoire du Sahara et du Sahel,
ont mené en Afrique une série de projets particulièrement
prometteurs.
LES SISEI
Les Systèmes d’Information et de Suivi de l’Environnement
sur Internet (SISEI) , répondant aux obligations du chapitre
40 de l’Agenda 21 et plus spécifiquement des Instruments juridiques
à caractère internationale (biodiversité, changements
climatiques, lutte contre la désertification, RAMSAR, CITES …) sur
la collecte, l’échange et la diffusion des données et informations
environnementales, sont des outils efficaces pour le suivi des Programmes
d’Action Environnementaux (PAE), des Plans d’Actions Nationaux (PAN) …
aux échelles nationales ou régionales
L’AUDIENCE
Ces outils permettent à tous les partenaires (pouvoirs
publics, institutions de recherche et de formation, société
civile, partenaires de coopération), à l’échelle d’un
pays ou d’une région, d’avoir accès à tous types
d’information et de données sur l’environnement. Par conséquent,
ils valorisent le patrimoine informationnel existant et favorisent
les échanges et les prises de décision. Tout en se faisant
ils permettent la synergie des efforts de parternaires différents.
LE CONCEPT
Les SISEI utilisent les services de l’Internet et se
déclinent sous forme de kiosques:
Kiosque institutionnel listant les acteurs impliqués dans
les programmes environnementaux et décrivant leurs activités
Kiosque thématique (biodiversité,
changement climatique, désertification, forêts, littoral)
sur les savoirs et compétences pour assurer les synergies indispensables
à la coordination aux différentes échelles requises
par les instruments juridiques internationaux à caractère
environnemental.
Kiosque produits constitué:
(ii) d’une cartothèque virtuelle offrant sous un même format les cartes et images disponibles, et
(iii) d’un tableau de bord environnemental décrivant, grâce à un Système d’Information géographique à distance (GISWEB), de manière synthétique l’état de l’environnement.
Au niveau sous-régional, le CILSS et la CEDEAO ont prévu comme outil au service de leur Programme d’Actions Sous Régional de mettre en place un SISEI Afrique de l’Ouest. L’Afrique de l’est et l’Afrique Australe ont exprimé la même volonté.
Au niveau régional, le GRID PNUE avec l’IRD (ex ORSTOM) et SCOT ont contribué à l’élaboration de la première version du SISEI AFRIQUE.
LES PARTENAIRES
Actuellement, le programme SISEI, exécuté
par l’UNITAR dans le cadre d’une collaboration tripartite avec le Secrétariat
de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la Désertification
(CCD) et l’OSS, est financé par l’Allemagne, la France, la Banque
Mondiale, l’Agence de la Francophonie, le PNUE, le PNUD.
CONCLUSIONS
L’UNITAR et l’OSS sont prêts à apporter
assistance aux pays désireux de mettre en place de tels projets.
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Lundi 26
juin : cadre général et perspectives internationales
14h30 - 16h présentation
de 20 minutes
L’Agence Européenne pour l’Environnement
Jean-Louis Weber, IFEN, Orléans, France
L’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE), crée par le Règlement 1210/90/CEE du 7 mai 1990 amendée par le Règlement du Conseil (CE) No 933/1999 du 29 avril 1999, est installée à Copenhague depuis 1994. Elle a pour mission de rationaliser, développer et analyser l’information environnementale afin de permettre aux institutions européennes de suivre plus efficacement la situation, d’évaluer les impacts des grandes politiques environnementales ou sectorielles, et de mieux définir les nouvelles politiques communautaires. Cette information est mise à disposition des Etats-membres et du public (http://www.eea.eu.int/).
L’AEE comprend actuellement 70 personnes dont 10 experts nationaux détachés, pour un budget total 18,3 MEuros en 2000. Elle est organisée en quatre départements correspondant à l’administration générale, le monitoring et les bases de données, l’analyse et l’évaluation intégrée, l’informatique et la diffusion.
L’Agence est également
la tête d’un Réseau Européen d’Observation et d’Information
(EIONET) composé des organismes désignés par les Etats-membres.
Parmi ces organismes, trois types sont à distinguer :
- les Centre Thématiques
Européens (CTE), qui sont constitués par des groupements
plus ou moins larges de centres nationaux d’excellence. Les CTE prennent
en charge la réalisation des tâches pratiques de l’AEE pour
un thème donné, celle-ci assurant la direction des divers
programmes ainsi que le financement des CTE. Ces derniers peuvent en outre
bénéficier de concours financiers des pays d’accueil.
- les Centres Nationaux
de Référence (CNR) qui fournissent à l’AEE (en général
via les CTE) les informations nationales, conformément à
ce qui est prévu par le règlement de 1990 instituant l’Agence
et le Réseau. La fourniture de l’information de base n’est pas à
la charge de l’AEE.
- les Points Focaux Nationaux
chargés d’assister l’AEE dans l’élaboration et le suivi de
ses programmes de travail et de coordonner l’action des organismes nationaux.
La France est représentée
au Conseil d’Administration de l’AEE par le Ministère de l’environnement,
l’IFEN constituant le Point Focal National. Compte tenu de la dimension
politique des enjeux découlant du développement de l’information
environnementale, une coordination étroite est maintenue entre le
Ministère et l’IFEN.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
9h -10h30 présentation de 20
minutes
La territorialisation des indicateurs de développement durable
Thierry LAVOUX, IFEN, France
Les indicateurs de développement
durable se distinguent des indicateurs classiques d’environnement en ce
qu’ils doivent être à la fois multidimensionnels, pertinents
à des échelles géographiques variées, aptes
à mettre en relief les dynamiques d’évolution et axés
principalement sur la connaissance des stocks (capitaux, potentialités,
richesses, vulnérabilités).
La dimension géographique
ou territoriale est un des éléments déterminants à
prendre en compte si l’on veut estimer les impacts des prélèvements
ou des additions (de produits, d’investissements, de pollution,…) sur les
stocks de patrimoine. Ce sont à ces échelles que peuvent
être imaginés un grand nombre d’ indicateurs différents
: concentration ou dispersion de la richesse économique ou fiscale
(dimension économique), concentration ou dispersion des populations
croisées avec les situations de précarité (dimension
sociale), distribution spatiale des pollutions et des nuisances, richesse
écologique par écozone, indice d’artificialisation du territoire
(dimension écologique),…
C’est également à
l’échelle territoriale que la notion de « capital naturel
critique » prend tout son sens. Certains capitaux (ou patrimoines
naturels) peuvent en effet être considérés comme «
critiques » dans la mesure où leur disparition ou détérioration
serait susceptible de remettre en cause le maintien ou le développement
d’une activité déterminée ou constitueraient une perte
collective irréparable pour les générations futures.
Les informations (données
statistiques et scientifiques) à collecter venant en appui de batteries
d’indicateurs territoriaux sont souvent erratiques. Leur mise à
disposition suppose d’améliorer les dispositifs d’enquête
et les systèmes d’observation sur l’environnement physique, économique
et social à des niveaux de pertinence différents suivant
les problématiques (bassins hydrographiques, écozones, pays,
agglomérations, régions administratives, communes,…)
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
9h -10h30 présentation de 20
minutes
Expérience de la direction de l'aménagement du territoire dans le domaine des systèmes d'informations géographiques
Mr. Mohammed SOUAFI, Mme Fatima BARKAN
Direction de l'Aménagement du
Territoire, Maroc
Résumé
De par son rôle et
ses missions, et compte tenu du contexte politico-institutionnel dan lequel
elle devrait évoluer, la Direction de l'Aménagement du Territoire
(DAT) est appelée à guider et orienter les différentes
actions sectorielles de développement et d'aménagement du
territoire, entreprises par les opérateurs publics.
L'action de coordination
et de mise en cohérence des stratégies sectorielles, au niveau
national ou local, nécessite la mise en place d'instruments de planification
et d'orientation, basés sur une connaissance aussi précise
que possible du territoire et de ses composantes les plus significatives.
En effet, les actions d'aménagement se heurtent souvent au manque de données physiques et socio-économiques à jour et à l'absence d'outils et de compétences pour une exploitation scientifique et objective des données disponibles.
Aussi; la DAT se doit-elle
de mettre en place, pour ses besoins de planification, de programmation
et de suivi, un système d'information géographique (SIG)
qui embrasse tous les domaines (secteur primaire, secondaire et tertiaire)
et qui peut répondre aux besoins de gestion au niveau des différentes
échelles d'intervention (commune, province, région). Elle
permettrait de:
Ainsi, notre intervention
portera sur les points suivants:
Dans chacune des phases,
une description détaillée des moyens (humains, matériels
et logiciels) sera exposée ainsi que les résultats et les
problèmes relatifs à cette phase.
Des propositions pour une meilleure efficacité seront formulées à la fin de l'exposé.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
9h -10h30 présentation de 20
minutes
La gestion de l’information pour la protection de la ressource en bois.
Georges-Rémi NAMEKONG, CARFAD,
Cameroun
La surexploitation des ressources en bois dans les pays tropicaux dont le Cameroun en posant de nombreuses conséquences sur l’environnement est la résultante de plusieurs causes. Notre propos sera d’insister sur une cause particulièrement importante : celle liée à l’information devant guider les décisions des gouvernants en matière de gestion de ressources en bois. Cette information est le plus souvent inexistante, celle qui est disponible est mal gérée et par conséquent ne guide pas les dirigeants pour une prise de décisions optimales.
Nous nous servirons de la théorie économique de l’agence pour tenter de répondre à la question de savoir pourquoi la bonne information n’est pas disponible dans ces pays en développement. C’est alors qu’en nous servant des développements de cette théorie nous arriverons au fait qu’il faille inciter ces pays à constituer une base de données pouvant éclairer les décisions en matière de gestion durable des ressources naturelles. Cette incitation prendra la forme d’une aide de part des pays développés ou des ONG engagées dans la lutte pour une gestion durable des ressources naturelles à ces pays en développement.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
11h - 12h30 présentation de
20 minutes
Améliorer la capacité des gouvernements locaux pour le développement durable: l'approche développée par ICLEI, le Conseil International pour les Initiatives Ecologiques Locales
Geraldine PLAS, Eco-Procurement Programme,
The International Council for Local Environmental Initiatives (ICLEI),
Freiburg, Germany
Fondé en 1990, Le
Conseil international pour les initiatives écologiques locales (ICLEI)
est une association de gouvernements locaux consacrée à la
prévention et à la résolution des problèmes
écologiques locaux, régionaux et mondiaux, par l'action communautaire.
Plus de 300 villes, communes, comtés et associations du monde entier
en sont membres.
Le Conseil atteint ses objectifs
stratégiques au moyen de campagnes internationales qui génèrent
une prise de conscience politique très large et permettent d'inciter
les gouvernements locaux à prendre des engagements formels sur les
questions prioritaires soulevées par les membres.
Actuellement, les campagnes
principales d'ICLEI-Europe sont: Villes pour la Protection Climatique,
Agenda 21 Local, budgétisation environnementale, management environnemental
et approvisionnements écologiques.
Les activités d'lCLEI
sont financées en partie par les frais d'adhésion versés
par ses membres et. sur une base de projet, par les gouvernements nationaux,
l'Union Européenne, les organismes des Nations Unies et d'autres
organismes internationaux ainsi que des gouvernements locaux et régionaux,
des fondations et le secteur privé.
Au cours des deux dernières
années, plus de 5 500 représentants de 48 pays ont participé
aux conférences, séminaires et ateliers d'lCLEI qui, en outre,
fournit à ses membres un programme de formation varié, les
résultats de projets de recherche, une assistance technique,
des manuels, des exemples de bonne pratique et un site Internet interactif.
Le domaine des "achats publics
locaux", aujourd'hui choisi pour illustrer de façon plus concrète
les activités d'lCLEI dans le domaine de l'échange d'expérience,
draine chaque année, en Europe, des centaines de milliards d'Euros.
Son verdissement a un triple potentiel: il contribue directement
à une amélioration environnementale, incite une production
eco- responsable et donne un bon exemple aux habitants de la localité
considérée.
ICLEI supporte activement
l'approvisionnement vert depuis 1996 . Suite à une enquête
montrant que 70 % des acheteurs, en Europe. ne sont pas familiers avec
le concept de l achat éco-responsable (1996), ICLEI a lancé
une initiative « achats verts , fondée sur le principe que
les acheteurs doivent être correctement informés pour intégrer
l'aspect environnemental dans leur travail quotidien. Guides, conférences
EcoProcura, ayant approximativement lieu une à deux fois par an,
page Internet, coordination du Réseau des Responsables pour l'Achat
Municipal Vert - regroupant actuellement plus d'une trentaine d'acheteurs
-, animation de la mailing-list EcoProcura-net, publication, deux fois
par an. du magazine EcoProcura, travail de recherche sur des projets innovateurs,
collecte d'information sur les pratiques récentes des autorités
locales européennes en matière d'achats eco-responsables
et formation sur demande font partie des outils développés
par le Programme Eco-Procurement (EPP) d'lCLEI.
Grâce aux activités
d'EPP, qui travaille en collaboration avec la Commission Européenne
et les parties prenantes nationales de nombreuses municipalités
ont introduit l'achat eco- responsable dans leur Agenda 21 Local puis ont
transferé cette responsabilité , pour les autorités
locales Ies plus avancées, aux mains des acheteurs qui, aujourd'hui,
considèrent Ie critère environnemental au même titre
que les critères de prix, qualité... dans leurs choix d'achat.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
11h - 12h30 présentation de
20 minutes
Le réseau Cités 21
Agnès ZEPPA, Comité 21,
Paris, France
Le réseau "Cites 21"
est un réseau d'information et d'échange sur les agendas
21 locaux. Il a pour objectif de permettre aux collectivités locales
engagées dans un agenda 21 local, d'échanger sur leurs réflexions
et expériences liées à sa mise en oeuvre, tout en
développant des outils méthodologiques inspirés
des pratiques de terrain. Pour permettre une meilleure diffusion des informations,
une actualisation régulière, ainsi que des échanges
conviviaux et rapides, un site web est mis à la disposition des
membres. Celui-ci propose des documents de référence, des
textes de réflexion, des éléments méthodologiques
ainsi que des descriptions d'expériences pour une série de
thèmes de travail. Les membres ont en outre la possibilité
de s'exprimer sur ces thèmes à travers des forums.
Les collectivités
encore peu habituées à échanger et diffuser des informations
par le biais du net, le site de Cités 21, baptisé site "Extranet"
n' est accessible à ce jour qu'aux seuls membres gràce à
un code d'accès, de manière à instaurer des relations
de confiance et à éviter une
diffusion non maîtrisée
des informations.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
11h - 12h30 présentation de
20 minutes
Les réseaux d'échange
d'expériences entre collectivités locales. La diffusion d'outils,
de référentiels et de méthodes.
Les données
urbaines
François OUSSAMA, Ministère
de la Ville, Cameroun
Sous l’effet de la forte
pression démographique et d’une croissance spatiale accélérée
et anarchique, les villes des pays en développement souffrent de
nombreux dysfonctionnements dont les conséquences sont de plus en
plus lourdes sur l’environnement urbain et la qualité de vie des
populations. L’insuffisance des moyens financiers de l’Etat et les faibles
capacités des collectivités locales accentuent le déficit
des services urbains ; les problèmes d’aménagement, d’assainissement,
de collecte et de traitement des déchets se posent avec acuité,
notamment dans les nombreuses zones d’occupation spontanée qui se
créent.
Cependant, une évolution
positive s’est amorcée depuis quelques années. Alors que
la population urbaine commence à dépasser 50% dans plusieurs
pays, la ville est désormais perçue comme un enjeux politique
et économique. Dans la mouvance de la bonne gouvernance, les Etats
engagent une décentralisation des institutions qui renforce les
capacités des collectivités locales. Au Cameroun, l’Etat
a parallèlement à la décentralisation, opté
pour une coordination institutionnelle des stratégies de développement
urbain en créant un Ministère de la Ville.
La mission principale
de ce Ministère est de définir de manière concertée
(à travers une plate-forme partenariale entre l’Etat, les collectivités
locales et société civile), une politique de développement
durable des villes, prenant en compte les problèmes de développement
social, d’infrastructures, de qualité de l’environnement.
Mais, l’un des problèmes
cruciaux qui s’est rapidement posé par rapport à cet objectif
est le manque de maîtrise des données urbaines ; les acteurs
urbains ne disposent pas d’outils modernes qui leur permettent de mieux
comprendre le fonctionnement de la ville, son évolution spatiale
et socio-économique, et par conséquent, de concevoir et planifier
des actions durables de développement. Cette difficulté a
conduit les décideurs à inscrire les données urbaines
comme l’un des maillons essentiels de la nouvelle stratégie urbaine
du gouvernement. Il s’agit de se doter des outils de gestion, de partage,
d’échange et de diffusion des données ainsi que des instruments
d’aide à la prise de décision pour la ville.
Quelques projets ont été
élaborés dans ce sens par différents acteurs urbains.
Mais, leur mise en place bute à plusieurs problèmes : l’insuffisance
de ressources financières, le manque d’expertise, le cloisonnement
et le déficit d’échange et de collaboration entre les
structures. Le groupe de travail mis en place au Ministère de la
ville a étudié des approches pour résoudre ces différents
problèmes sur le plan technologique, institutionnel (aspects
organisationnels et juridiques), financier et humain.
Nous nous proposons dans
cet exposé de présenter l’expérience camerounaise
en matière de gestion, d’échange, de partage et de diffusion
des données urbaines : Etat des lieux, difficultés rencontrées,
présentation des projets existants et des actions qui sont en cours
en vue de leur développement, approches retenues pour résoudre
les difficultés auxquelles ces projets butent.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
11h - 12h30 présentation de
20 minutes
Plan d'action pour le développement de Baham à l'horizon 2010
Pierre MEUKAM Ecole Nationale Supérieure Polytechnique , Yaoundé, Caméroun
La Coordination (1) des groupes
de cadres Baham (2) est un espace de concertation mis en place par l'élite
intellectuelle Baham pour concrétiser l'alliance entre la réflexion
et l'action en faveur du développement de Baham. Aux projets ponctuels
isolés, sont désormais substitués des projets convergeant
vers des objectifs globaux bien définis et pouvant être atteints
à court, moyen et long termes grâce à l'action conjuguée
des différents promoteurs du développement intéressés
par Baham. Il s'agit, au plan méthodologique, de faire une projection
de Baham dans l'avenir et d'identifier les moyens à mettre en œuvre
pour atteindre le niveau de développement souhaité. La coordination
des cadres Baham incite ses membres à mettre leurs compétences
intellectuelle et technique au service du développement.
Au cours de la période
1997-2010 la Coordination des groupes de cadres Baham devra œuvrer pour
que les actions de développement atteignent des objectifs fixés
tant sur le plan social, culturel, économique et environnemental.
Pour la réalisation des ses objectifs, elle organise des journées
dites « journées du cadre Baham ». Ces journées
ont été initiées pour identifier les obstacles qui
s'opposent à la réalisation des objectifs et les solutions
les mieux adaptées aux différents problèmes soulevés.
Les journées du cadre, où participent les autorités
administratives et traditionnelles locales, les associations des étudiants,
des femmes et des jeunes du royaume, est un cercle où un travail
de concertation, de recherche et d'étude qui y est fait dépasse
largement ce qu'un seul groupe peut concevoir et réaliser. Ces journées
sont organisées suivant une périodicité fixée
à l'unanimité par les différents groupes membres de
la Coordination. Chaque édition se déroule autour d'un thème
central judicieusement choisi compte tenu de ce que sera Baham à
l'horizon 2010. Deux éditions au cours des quelles les travaux se
déroulent en atelier ont déjà eu lieu:
(1) La Coordination est composée
de six groupes de cadres dont un groupe de femmes cadres.
(2) Baham est un royaume
regroupant 16 villages avec une superficie de 82 km2. Sa population est
d'environ 20 000 habitants.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
14h – 16 h présentation de 20-25
minutes
The European Environmental Reference Centre - Access to EEA's Environmental Resources.
by Stefan JENSEN, ETC/CDS Hannover,
Germany
for the European Environment Agency,
Denmark
In October 1999, the EEA
launched its European Environmental Reference Centre (E2RC). The presentation
will explain the motivation and the approach followed on this path and
make a special reference to the usage of metainformation to harmonize the
access to heterogeneous
environmental sources.
The E2RC is a portal for
environmental information on the European scale. Here, the products of
EEA and its EIONET network are made available to the public following the
spirit of the Aarhus convention. The entire content of this web-site is
stored in a database, together
with the most elementary
metadata. Users can choose between various applications to retrieve information
the way they would like to. The usability is increased through the usage
of a multilingual environmental thesaurus which provides terminology support
for 12 languages.
As part of this access system, the ETC/CDS harmonises environmental metadata since 1996. The work in the early stage was directed to initial networking. The GELOS element set for environmental meta information was promoted strongly and extended for various interested parties to what we know as the CDS data model. Tools have been developed to support metadata collection (WinCDS), indexing (GEMET) and retrieval (WebCDS).
Several member states proceeded along these developments with the design and introduction of own national environmental meta information system. Driving force for all these activities is to keep track of the own main environmental resources and facilitate a better exchange and access to environmental information. On behalf of this, ETC/CDS has linked with the major groups dealing with environmental data.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
14h – 16 h présentation de 20-25
minutes
Développement
durable et information pour la prise de décisions
Traitement
et diffusion de l'information : outils et réseaux
L'approche
du ministère français chargé de l'environnement
Benoît David, MATE, Paris, France
L'organisation
des systèmes d'information du ministère français chargé
de l'environnement est fondée sur la constitution de réseaux
de partenaires afin d'associer tous les acteurs participant à la
connaissance ou contribuant aux politiques publiques de l'environnement.
Trois réseaux thématiques ont été définis,
ils correspondent aux trois directions techniques d'administration centrale
sur les thèmes suivants :
1.
la nature et les paysages,
2.
l'eau,
3.
la prévention des pollution et des risques.
Les
centres nationaux de référence assurent l'interface entre
ses réseaux avec le réseau EIONET de l'agence européenne
sur l'environnement.
Le Réseau National des Données sur l'Eau (RNDE) a été le premier constitué. Il regroupe quinze partenaires et a pour objectif de faciliter l'accès aux informations disponibles sur l'eau, que ce soit pour connaître l'état du milieu, orienter des politiques ou en mesurer les effets. Il organise un réseau de banques de données constitué des six banques de bassin (correspondant chacune à un grand bassin hydrographique), de cinq banques thématiques nationales et d'une banque nationale de synthèses qui permet de répondre aux demandes nationales et internationales. Il assure l'harmonisation des données grâce à un langage commun et à des référentiels géographiques.
Un portail sur Internet (http://www.rnde.tm.fr) fournit un point d'entrée unique à tous les sites de diffusion de données sur l'eau et met à disposition diverses informations (descriptions des différentes banques, documentation sur le langage commun et les référentiels géographiques, accès cartographique à la signalétique des stations de mesure des réseaux nationaux, ...).
Les deux autres réseaux sont moins avancés mais se constituent progressivement.
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
14h - 16h présentation de 25
minutes
Outils pour l'évaluation de l'impact des transports sur l'environnement et les populations
Jacques BEAUMONT et Michel MAURIN, INRETS, Lyon, France
Dans le domaine des transports
les contraintes environnementales sont importantes et de natures très
diverses et parfois antagonistes.
Ceci explique l'apparition d'une demande de plus en plus forte pour
un outil d'utilisation et
d'aide à la décision qui allie simplicité d'utilisation
et validité.
Dans cette optique l'INRETS
vient d'engager un projet de recherche dont l'objectif est d'élaborer
des
indicateurs par type de
nuisances agrégeant un certain nombre d'indices concernant différents
types
d'effets, puis de construire
des indicateurs globaux permettant de foumir un diagnostic de situation
synthétique. Cet
outil doit notamment permettre de comparer les impacts de différents
modes, techno-
logies ou politiques de
transports avec une dimension prospective
Parmi les nuisances nous
impliquons le bruit, la pollution de l'air, l'effet de serre, la pollution
de
l'eau et des sols, les atteintes
au paysage, les effets de coupure des infrastructures, les vibrations.
Pour mener à bien
ce projet l'INRETS envisage une large concertation qui se traduira par
la consul-
tation des utilisateurs
potentiels, des experts scientifiques et de la population en général.
Jacques Beaumont
Premières réflexions
pour la construction d'un outil synthétique:
La problématique
des indices et indicateurs d'impact sur l'environnement commence par un
problème
de vocabulaire et de terminologie,
car de nombreux outils ont été développés dans
des contextes
séparés les
uns des autres et l'on assiste à quelques "empiètements et
interférences" terminologiques:
il suffit de citer pêle-mêle
les variables, indices, indicateurs, données, paramètres,
. . . sans compter la
nécessité
de tenir compte de démarches analogues dans les autres langues et
pays.
Ceci devrait être
résolu, pour cela nous proposons une analyse détaillée
des principales étapes de
transformation des données
que l'on est amené à engager à partir des données
brutes de recueil, avant
de défïnir les
indices par grands types de nuisances, indicateurs et outils de synthèse.
Une terminolo-
gie satisfaisante devrait
résulter de l'identification et de la progression de ces étapes
majeures, en
marquant ces étapes.
La réflexion conceme
aussi les qualités formelles de ces outils et la recherche d'une
bonne adéquation
entre ces qualités
et les attentes qui sont exprimées par les partenaires.
Michel Maurin
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
14h - 16h présentation de 25
minutes
Fiabilité des données de base et diffusion grand public
Guy JACQUET, RHEA, France
Le Web permet de mettre à
disposition du grand public des informations qui étaient auparavant
réservées à des usages professionnels ; elles n'étaient
communiquées au grand public que par des ouvrages de vulgarisation
ou des dossiers de journalistes : ceux-ci en assuraient l’interprétation
; les données de base de par leur volume et leur complexité
étaient jugées inaccessibles au grand public.
Pour ces usages professionnels,
des moyens spécifiques, donc chers étaient utilisés;
certaines entreprises se sont ainsi faits une spécialité
de diffusion de ces informations par Minitel en France, ou par d'autres
services onéreux.
Qu’advient-il lorsque ces données deviennent accessibles au plus grand nombre, et donc par voie de conséquence aux professionnels ?
Cette question touche tous les aspects de la vie, et pour y répondre, on peut aussi bien s’appuyer sur des exemples liées aux cours boursiers, aux services d'informations sur les entreprises, que sur des exemples liées à la qualité des eaux de baignade. Comme RHEA est une entreprise qui, en France et aux Etats Unis, crée des informations pour des gestionnaires de l'hydro-sphère (les services d’annonce des crues, les services d’assainissement des grandes collectivités territoriales, les gestionnaires de grand aménagements hydrauliques, les agences de l'Eau...), ce sont ces exemples que nous allons traiter pour tenter de répondre à la question.
Les données de base étant considérés comme des informations internes, elles étaient accessibles à des personnes connaissant leur domaine de validité, dès qu'elles deviennent publiques, leur interprétation peut conduire à des erreurs dramatiques, et nous prendrons comme exemples IFLOWS, le système d'accès aux risques de crue dans les Etats de la chaîne des Appalaches.
Deux types d'acteurs n'ont pas saisi les risques impliqués par la diffusion des informations internes : les informaticiens, qui n'ont jamais eu en charge la qualité de l'information, mais seulement sa diffusion, et les acteurs de services connexes aux usages qui y voient un moyen bon marché d'atteindre une plus grande notoriété, voire d'étendre leur domaine d'intervention, sans disposer des moyens de vérification des données qu'ils fournissent.
Comme il est hors de question de limiter l'accès à ces données de base, les solutions passent par le renforcement de la fiabilité grâce à un contrôle de qualité intégré (pour faire le pendant d'IFLOWS, l'exemple de www.3riverswetweather.org sera donné), et par une rigueur particulière des services propriétaires de ces informations pour leur donner une précision uniforme ne laissant pas la place à des extrapolations douteuses ( on donnera l'exemple de King County, la région de Seatlle dans l'Etat de Washington) ). ces solutions sont particulièrement d'actualité, au moment où les administrations françaises permettent l'accès à leurs données de base
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Mardi 27 juin
: territoires, collectivités, connaissances
16h30 - 18h présentation de
15-20 minutes
Alliance pour la Soutenabilité globale / Alliance for Global Sustainability (AGS)
Prof. Claude FRIEDLI, Novatlantis, EPFL,
Suisse
Trois universités,
the Massachusetts Institute of Technology (MIT-USA), the University of
Tokyo (UT-JP) et les Ecoles Polytechniques Fédérales (EPF-CH)
ont signé en 1994 un accord de collaboration dans le domaine du
développement durable.
Le but de l'Alliance for
Global Sustainability (AGS) dépasse la simple collaboration scientifique
qui génère éventuellement un transfert des connaissances
vers le milieu économique.
AGS veut mettre en réseau
les milieux des sciences et de l'éducation, de la politique, de
l'économie et de la société autour d'un même
paradigme nouveau: le développement durable.
Pour ce faire, l'Alliance tend à:
Les projets en cours
comprenant des recherches interdisciplinaires dans les domaines de l'environnement,
de l'énergie, des technologies propres, de la mobilité et
du management, sont esquissés. Une série de nouvelles activités
dans le domaine de l'éducation est résentée.
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Global system on sustainable development
Nazli CHOUCRI, MIT, Boston, USA
À cet égard, un ensemble de fonctionnalités pour la gestion de la connaissance, la recherche, et la navigation permettent à des utilisateurs de personnaliser les contributions de leurs propres sites dans le système et/ou de faire des requêtes spécifiques sur de la base de connaissance de GSSD.
Spécifiquement, GSSD se compose de six ensembles de possibilités qui, conjointement, servent de système intégré et évolutif de la connaissance:
1. Une stratégie pour l'intégration et l'organisation de la connaissance dans le domaine du développement durable, en termes multidimensionnels, multisectoriels, et internationaux.
2. Une base de connaissance intégrée et largement internationale, ainsi que multidisciplinaire sur le développement durable;
3. Une méthode pour représenter cette connaissance par une pluralité de concepts corrélés, et des relations qui sont organisées sous une forme interne cohérente et hiérarchique.
4. Un ensemble de fonctionnalités de sélection et de recherche se composant des moteurs et d’outils de recherche qui fonctionnent à partir de la base de connaissance du système de qualité contrôlée.
5. Capacités avancées permettant des capacités alternatives multilingues de recherche et de navigation. Cette fonctionnalité devrait être disponible en ligne en septembre 1999.
6. Une plate-forme pour l’hébergement de rapports sur des approches nouvelles et innovatrices de la gestion de la durabilité à tous les niveaux et dans tous les contextes.
Pourquoi utiliser GSSD?
Les problèmes globaux sont invariablement complexes et exigent une approche globale multidisciplinaire pour l'analyse, la prise de décision, et la mise en œuvre des solutions. Ceci signifie que les parties concernées gouvernementales, scientifiques et industrielles parviennent à un accord commun des problèmes et des défis fondamentaux, tout en ayant accès aux bases de connaissances appropriées, aux données de base, à l'expertise et aux perspectives appropriées. Tout ceci doit avoir lieu, comme dans la réalité, en temps réel.
Ces défis sont particulièrement décourageants dans le domaine de la durabilité où les incertitudes sérieuses existent dans la théorie et dans la pratique, aussi bien que des conflits puissants qui existent dans la politique et la stratégie. Les différentes parties concernées dans les différentes régions du monde ont différentes vues et priorités au sujet de ce qui est « vrai » de ce qui est « important » et ce qui peut ou devrait être fait en conséquence.
En outre, les possibilités de communication rendues disponibles par l'Internet augmentent l'accessibilité à la connaissance, aux données, à l'information…, aux utilisateurs dans toutes les régions du monde - en dépit de la grande inégalité dans la fiabilité, le coût, et l’étendue de la connectivité. Mais, l’hétérogénéité du World Wide Web (WWW), la distribution du contenu au sein des divers nœuds du Web - et la qualité variable du contenu - peuvent compromettre l’utilisation de ce service, à moins que quelques formes de cohérences, de contrôle de qualité, et de méthodes de suivi soient appliquées d'une façon fiable et cohérente.
Pourquoi se concentrer sur la connaissance ?
Chacun reconnaît que
la connaissance est la clé du changement technologique et du développement
économique durable - dans tous les contextes et à tous les
niveaux, aussi bien dans les pays industrialisés que ceux qui sont
en cours d’industrialisation.
En dépit des avancées en technologies de l'information et de la communication, les principales barrières politiques, stratégiques, économiques et institutionnelles, continuent à empêcher l'utilisation de la connaissance pour la prise de décision. Celles-ci renforcent les difficultés d'introduire la connaissance existante dans les débats politiques. Dans son Rapport annuel 1998 sur le développement, la Banque Mondiale signale les dangers croissants de l’augmentation de l’écart de la connaissance entre les nations riches et pauvres - un problème qui est maintenant identifié comme une des entraves les plus sérieuses au développement. En effet, les barrières à la connaissance accentuent les défis existants au développement.
La complexité d'un problème global, par définition, exige l'application de quelques formes de cohérence intellectuelle - une condition qui est particulièrement contraignante dans le domaine du « développement durable ». Dans le domaine de la durabilité, toutefois défini dans son ensemble, la prise de décisions et la définition des politiques ne s’appuient que rarement sur la gamme complète de la connaissance appropriée, ressources critiques et capacités globales.
Oralité et NTIC
Mamadou SAMBA, Cyberpenc, Sénégal
Le XXIe siècle est marqué par un important bouleversement - dans le bon sens toutefois - dans la diffusion des savoirs et des connaissances avec l'avènement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Ces dernières ont de façon considérable, relativisé les notions de temps et d'espace. Ce qui donne au monde l'image d'un village planétaire.
"Penser mondialement et agir localement" l'on a dit. Dans ce contexte de globalisation, de mondialisation, Yoff se veut non pas un quartier du village planétaire mais un planétaire village. Ce qui est loin d'être un jeu de mots mais un objectif, un idéal réalisable à partir d'une appropriation efficiente, judicieuse des NTIC et de façon pragmatique.
Il ne faut pas toujours se fier à la mode, surtout pour nous africains, confrontés à de très nombreuses priorités (éducation, santé, pauvreté, inégalités sociales...). Ces NTIC ne peuvent nous servir que dans le cadre d'une appropriation de l'informatique dans un premier temps et de l'Internet - le courrier électronique particulièrement - dans un second temps. Ainsi, ce projet doit être un outil d'analyse, de gestion et de planification à partir de sa banque de données, pour tous les acteurs de développement présents et particulièrement pour le Comité de développement local.
De l'oral au virtuel en passant par l'écrit, il y a plusieurs feux. Il faut être vigilant et se conformer à la réglementation, feu rouge, vert, orange au risque d'accident. Et priorité à gauche c'est-à-dire donner à la citation de Amadou Hampaté BA: "En Afrique, un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle" son sens véritable. En d'autres termes, ces NTIC peuvent et doivent permettre aux générations nouvelles de recueillir, de transcrire et de coucher sur papier tous les savoirs traditionnels locaux et ce dans tous les domaines. C'est leur héritage. L'assertion de ce grand sage d'Afrique n'a de sens que dans le cas où elle nous pousse à agir en utilisant les NTIC pour la conservation de ce que nos sociétés ont de riche, de capital. On dit que " les paroles s 'envolent et l 'écrit reste ", nous y ajoutons que " le virtuel se cache ". Ne nous leurrons pas et, de grâce, soyons réalistes et concrets.
Ce n'est pas fortuit que nous utilisons, pour le cybercentre communautaire, le terme CYBERPENC (mot-valise de cybernétique et de pënc - lisez pinth - qui veut dire place publique, arbre à palabre où l'on discute de la vie dans une société africaine comme la nôtre, les lébou de Yoff - presqu'île du Cap-Vert actuelle région de Dakar, Sénégal ).
L'objectif étant que "La palabre orale, et ses rituels, équilibrait le village. La palabre informatisée, et ses codes, doit recréer une "agora informationnelle"" pour reprendre Simon Nora et Alain Minc (1). Peut-être même que nous devons employer le verbe équilibrer au présent et non pas à l'imparfait. En fait, l'originalité de Yoff est que ces deux systèmes coexistent au grand bonheur de toutes les générations. C'est un village ubiquiste comme disait un ami français.
L'ensemble de ce site peut être divisé en cinq grands chapitres qui chacun à son tour en sous-chapitres. Le premier chapitre est relatif à la présentation géographique et socioculturelle de Yoff de même qu'à une présentation politico-administrative pour mieux connaître la société au sein de laquelle ce projet est développé. Le second chapitre a trait aux différents acteurs du développement à savoir les organisations communautaires de base et autres structures développées dans les pages spéciales et leurs activités au niveau de chaque secteur de l'économie. Quant au troisième chapitre, il donne une présentation de la monographie de Yoff c'est-à-dire les études sectorielles. Le quatrième chapitre présente les partenaires avec qui ces acteurs mènent des projets et programmes. Le cinquième chapitre est l'agenda, le planning des activités d'où le nom Journal Penc‘m-Yoff qui comptera plusieurs rubriques. L'annexe peut être le glossaire qui donne le lexique des termes utilisés.
Il s'agit pour nous non seulement
de faire l'information par et pour nous-mêmes mais aussi et surtout
de " diffuser du Sud vers le Nord " pour reprendre les termes de Mactar
Silla (ancien directeur de TV5 Afrique). Il s'agit là d'un
acquis considérable, d'un enjeu qu'il convient de faire fructifier
afin que le Sud, qui a toujours écouté et vu le Nord, arrive
enfin à lui parler et à lui donner à voir de plus
en plus et de mieux en mieux, établissant ainsi le pont du dialogue
[...](2). C'est cela aussi démocratiser l'accès à
l'lnternet.
En somme, le cyberpënc à travers une appropriation pragmatique des nouvelles technologies de l'information et de la communication, par l'élaboration d'une banque de données permettant une gestion, une analyse et une planification rigoureuses, doit servir de baromètre, d'observatoire à cette économie qui tend vers un développement durable.
(1) L'informatisation de la société, Simon Nora & Alain Minc, Points, 1978
(2) Le paria du village planétaire, Mactar Silla, Edition NEA-Sénégal, 994
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Mercredi 28
juin : technologies et mise en oeuvre
9 h - 10h30 présentation de
20 minutes
L'interopérabilité des SIG
Djamel BENSLIMANE, Université
de Bourgogne, Dijon, France
Le domaine de l'informatique attaché aux systèmes d'information
a connu une profonde mutation depuis une dizaine d'années.
Les besoins d'ouverture et de communication entre les systèmes
d'information sont devenus importants voire vitaux. Les nouvelles applications
telles que les systèmes d'aide à la décision,
les systèmes d'aide au commandement, les applications de simulation,
le commerce électronique nécessitent une communication entre
systèmes d'information. En effet, ces dernières ont besoin
d'accès coordonnés à différentes sources de
données afin de synthétiser les informations provenant de
ces sources. Par exemple, l'étude d'implantation d'un centre commercial
requiert un accès aux sources de données stockant des informations
sur les parcelles, sur les voies d'accès, la densité
et la répartition de la population, sur l'occupation du sol
et les zones de chalandise (aires d'attraction) des autres centres. Le
partage des informations présente des intérêts économiques
non négligeables puisqu'il permet de réduire les coûts
d'acquisition, et de mise-à-jour des bases de données. Il
nécessite également une
communication inter-système. En conséquence, les systèmes
d'information actuels doivent désormais être coopératifs
mais leur répartition et leurs hétérogénéités
sont des obstacles majeurs à leur coopération.L'interopérabilité
fournit à différents niveaux des solutions pour répondre
aux besoins de coopération des systèmes d'information.
Elle traduit la capacité d'un système d'information à
fonctionner avec d'autres de natures différentes. Elle a pour principal
objectif de permettre à un utilisateur d'utiliser de façon
transparente des données issues d'un ensemble de systèmes
d'information autonomes, répartis et hétérogènes.
Ainsi, elle vise à développer des architectures et des outils
pour le partage, l'échange et le contrôle des données.
Dans le domaine des systèmes d'information non classiques, les
systèmes d'information géographique (SIG) sont fortement
demandeurs de techniques d'interopérabilité. Ces systèmes
manipulant des données
localisées dans l'espace, permettent le stockage, la manipulation,
l'interrogation et la restitution de données géographiques.
Les applications qui utilisent les SIG dépassent de loin la seule
cartographie, elles servent par exemple la gestion et l'aménagement
du territoire, la gestion des ressources naturelles, la gestion des infrastructures
urbaines, le suivi de pollution, le transport de matières dangereuses,
les systèmes d'intervention de gestion des risques et des catastrophes
etc. Ces applications sont utilisées dans des activités
humaines très variées ayant trait par exemple à l'urbanisme,
l'environnement, les transports, les armées, la santé etc.
Le partage des données spatiales est donc un besoin primordial.
En effet dans le domaine des SIG, les motivations majeures de l'interopérabilité
sont "décuplées".
Les données spatiales étant très coûteuses
à acquérir, à maintenir et à mettre à
jour, leur partage entre plusieurs applications dans une même
organisation ou entre organisations est donc une nécessité.
Côté applications, la majorité des métiers
ont recours à l'informatique leur besoins s'étendent des
données classiques vers les
données géographiques. Ainsi, une multitude d'applications
nécessitant des accès coordonnés à plusieurs
sources d'information apparaissent. Les problèmes d'hétérogénéité
posés par le partage des informations doivent être revues
dans le cadre des SIG car les données spatiales présentent
des particularités qui rendent inéfficaces les solutions
traditionnelles. Notre expose a pour principal objectif la présentation
d'un état de l'art de l'interoperabilité des SIG.
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Mercredi 28
juin : technologies et mise en oeuvre
9 h - 10h30 présentation de
20 minutes
LA TELE-GEOMATIQUE
POUR LA PRISE DE DECISION
EN DEVELOPPEMENT DURABLE
CERES, Abdelmoneim KAANICHE, Tunis,
Tunisie
Le développement durable constitue un processus évolutif
et très complexe faisant appel à plusieurs disciplines et
à différentes données : économiques, sociales
et environnementales.
La décision dans ce domaine débouche toujours sur le
choix d'une variante d'un schéma de développement tant au
niveau national que local . La portée et la complexité des
décisions au niveau stratégique ainsi qu'au niveau opérationnel,
justifient la réalisation et le développement d'un système
d'aide à la décision. Pour plus d’efficacité, les
décisions doivent être prises rapidement et en temps réel
en prenant en considération plusieurs paramètres ensemble.
La télé-géomatique est la nouvelle discipline qui
répond parfaitement à ces exigences. Pour ce faire, nous
avons adopté l’approche « Données-Informations-Connaissance-Intelligence
».
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Mercredi 28 juin
: Technologies et mise en oeuvre
9h - 10h30 présentation de 20
minutes
Coopération sur les logiciels libres
Bernard LANG, AFUL, INRIA, Lyon, France
L'intervention sera consacrée essentiellement aux conclusions du groupe de travail de la Commission Européenne sur les logiciels libres. Sera évoquée également l'évolution politique en France : La proposition de loi du Sénat, la proposition de l'Assemblée Nationale, la mission sur les logiciels libres dans l'administration française lancée récemment par le Premier Ministre. La future conférence sur le sujet en Tunisie sera mentionnée en conclusion.
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Mercredi 28 juin
: technologies et mise en œuvre
11h 00 – 12h30 présentation
de 15-20 minutes
Renforcer les réseaux de coopération régionaux
Yvonne ADJOVI PARAISO, Arise, Bénin
Les réseaux régionaux se révèlent être une étape importante dans le processus du global au local et conformément au chapitre 40B de l'agenda 21 sur l'Amélioration de la disponibilité de l'information. Ils sont une plate forme d'action et d'intégration, de partage et d'échange servant de relais pour une information ciblée et adaptée, et d'un accès facile. Ils sont aussi et surtout un espace géographique dont les membres ont en partage non seulement des objectifs communs mais aussi des préoccupations et des sensibilités communes. La promotion des réseaux régionaux et leur renforcement par un cadre institutionnel qui les reconnaisse et des moyens adéquats est une efficace pour le développement durable.
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Mercredi 28 juin
: technologies et mise en œuvre
11h 00 – 12h30 présentation
de 15-20 minutes
Projets de coopération régionale au sein des réseaux : Programme Régional Environnement de la Commission de l'Océan Indien
Hamidkhan ABDULLAKHAN, Ile Maurice
1. Région COI (Commission de l'Océan Indien)
2. Programme Régional
Environnement (PRE-COI/UE)
i.
lntroduction: Financement, objectifs, mode de mise en oeuvre
ii.
Outils: - Pré-audit environnemental au niveau de chaque pays
- Echange d'expériences (ateliers régionaux)
- Opérations pilotes
- Formation nationale et régionale (synergie avec UOI)
3. Acquis: - Politique Régionale
de Développement Durable (PRDD)
- Harmonisation des approches et normes:
- Manuel de suivi récif
- Manuel de suivi érosion
- Manuel de suivi pollution
- Manuel de suivi écotoxicologie marine
- Guide méthodologique pour l'élaboration des cartes de vulnérabilité
4. Perspective:
- Continuité réseau récif par le FEM
- Phase II PRE
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Mercredi 28 juin
: technologies et mises en oeuvre
14h - 16h présentation de 20
minutes
Le PNUE et la production plus propre
Clare COCAULT, PNUE-IE, Angers, France
1) Le rôle du PNUE et de la Division Technologie, Industrie et Économie pour la propagation des technologies plus propres.
2) Le Programme produire plus propre : promouvoir et renforcer les capacités au niveau des pays (réseau des centres produire plus propre, activités-pilote, base de données internationale et publications, groupes d'experts, échanges d'expériences ...)
3) Engagements internationaux récents pour encourager le développement
et la diffusion des technologies respectueuses de l'environnement (gouvernements,
institutions financières, grands groupes mondiaux et associations
des entreprises)
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Mercredi 28 juin
: technologies et mises en oeuvre
14h - 16h présentation de 20
minutes
Le développement durable, issue de secours pour un monde responsable
Cherif ZAOUCH, ALMAE, Tunis, Tunisie
La situation qui prévaut dans le monde depuis le début
de l' humanité laisse sceptique quant à une amélioration
de la situation sur notre planète.
Les hommes en charge des affaires du monde, où qu’ils soient
et de tout temps, ont toujours détruit, fait la guerre et servi
en premier lieu leur ego dévoyé ou décadent... Qu’est
ce qui les ferait subitement changer d’avis et de comportement, aujourd’hui
?
Les budgets que ces " distingués " (ir)responsables continuent
à consacrer à la technologie de guerre, pourraient couvrir
tous les besoins pour résoudre la plupart des maux qui empoisonnent
la terre et son humanité. Contre qui s’arment-t-ils encore si férocement
et dispendieusement ? alors que l’antagonisme Est-Ouest qui avait
suscité la paranoïa de la '' guerre froide '' et de la " course
aux armements " est maintenant caduque.
Cette attitude primaire et suicidaire, de ces hommes qui programment
le sort du monde, est la conséquence de leur ignorance et leur cupidité.
Ignorance qu’ils possèdent tous une conscience supérieure
qui pourrait leur faire transcender tous ces conflits superflus et inutiles,
qui ont opposé les peuples depuis les premiers pas de l’humanité.
Nous entrons dans une nouvelle ère dont les termes économiques, psychologiques et spirituels, sont totalement différents de ce qu’ils ont toujours été ; cela parce que nous avons fondamentalement changé de relation avec notre Milieu. Nous sommes devenu réellement planétaire.
II – les pays du tiers-monde sont sans ressource face à
la mondialisation
Les pays du tiers-monde, nouvellement indépendants, issus d’économies
complémentaires, insufflées (artificiellement et la plupart
du temps avec violence) par la colonisation, manquent encore de savoir
faire scientifique et technologique et surtout de capacité financière
pour rentrer en compétition avec un quelconque pays industriel en
matière de technologie conventionnelle, dite de pointe. Leur marché
est très limité et leur potentiel médiatique déficient
pour promouvoir leur production ; les pays du Maghreb, comptent prés
de 80 millions d’habitants, leur PNB représente la moitié
de celui de la Belgique qui n’a que 10 millions d’habitants.
La société occidentale ne peut pas être un modèle de développement pour les pays du 1/3 monde, les ressources de la planète ne suffiraient pas pour satisfaire la généralisation de ce type de société. Nous considérons que la mondialisation, version actuelle (Stock Market), est un marché de dupes, pour les pays du sud. Comment appréhender la compétitivité entre un pot de terre et un pot de fer. Dans le concept de compétitivité, il y a un principe machiavélique, la mort du perdant. C’est une dérive de l’homme moderne qui reste encore inspiré parce que formé depuis toujours par une stratégie de guerre, combien nombreuses et ravageuses durant le XX siècle. Il ne faut pas inoculer le virus de la surconsommation à l’occidentale à tous les peuples de la planète. La démarche logique et raisonnable, parce que nous en connaissons aujourd’hui les conséquences, serait plutôt d’épurer cette frénésie pathologique de la consommation des pays du Nord, il est vrai, fortement stimulée par la publicité qui s’ingénie à créer des besoins artificiels, pour encourager la production.
III – le développement durable, issue de secours
Le développement durable, les technologies appropriées présentent pour les pays du tiers-monde (et pour le reste du monde) la seule issue de secours honorable, pour permettre à notre planète d’être encore vivable dans un siècle ou deux. Préserver ses ressources, tout en améliorant la qualité de la vie qui doit se baser non pas sur une surproduction de produits manufacturés de qualité douteuse dont la seule motivation est la plus value de la cotation des actions en bourse, mais de biens issus d’une production réfléchie et de qualité qui n’a aucune incidence sur l’équilibre de l’environnement et l’épanouissement des êtres humains. Car c’est cela que devrait être notre principale préoccupation, la sauvegarde de notre écosystème (semble t il, unique dans l’univers). Toutes les activités humaines doivent impérativement tenir compte de cet axiome, et faire en sorte non pas seulement de le protéger, mais de l’améliorer.
La société occidentale s’enlise dans un système ravageur pour l’environnement. Il semble qu’elle ne puisse pas se défaire aisément de ce type de comportement, du fait de sa configuration socio-économique et culturelle. La formation de toutes les classes sociales confondues est moulée sur le modèle de la société de consommation. Ces contraintes lui dictent une fuite en avant pour maintenir ses privilèges économiques. Les pays occidentaux sont paradoxalement piégés par le système démocratique qui fait que ce sont les urnes qui décident des options politiques. Ce que veulent aujourd’hui les électeurs ce sont des emplois, et toujours plus de biens de consommation. Bien qu’une prise de conscience plus générale semble vouloir se profiler (O.G.M., hormones , vaches folles, poulet à la dioxyne /cf débats européens), à ce jour seule une minorité active (3 à 10%) à su raison garder et change ou s’efforce de changer son comportement, pour se conformer au principe de sauvegarde de l’environnement.
IV - Les technologies appropriées, les énergies renouvelables.
Les technologies appropriées, les énergies renouvelables devraient bénéficier de toutes les attentions, de la recherche et de la finance, pour nous permettre de sortir dans une décade ou deux, de ce guet-apens ou l’homme s’est fourvoyé par ignorance… et, cupidité.
C’est probablement les petits pays du tiers-monde qui pourraient ouvrir la voie à la mise en place du développement durable et des technologies appropriées. Ils n’ont rien à perdre (ou très peu) par l’abandon des paramètres de la société de consommation qui leur sont imposés de l’extérieur et qui ont du mal à s’implanter, hormis auprès d’une couche limitée de leur population (10 à 15 % tout au plus), constituée essentiellement par les courtiers des grandes entreprises occidentales.
Je vais énumérer quelques exemples simples de technologies appropriées susceptibles de résoudre des situations difficiles pour un pays comme la Tunisie dont les ressources naturelles sont très limitées :
1- Les ressources hydrauliques étant très réduites,
les pays du Maghreb et la Tunisie en particulier, devraient avoir comme
priorité l’économie et le recyclage de l’eau, tous azimuts
- Séparation des conduites des eaux usées, pour faciliter
leur recyclage,
- Généraliser les robinetteries à pression.
- Systématiser les techniques de la collecte des eaux de pluie
(citerne, lac collinaire, barrage souterrain etc…)
- Techniques économes en eau (anciennes et modernes), pour l’irrigation
- Techniques culturales pour limiter l’évaporation (paillage
etc..)
- Adoucissement des eaux saumâtres
2-- L’agriculture écologique (biologique,bio-dynamique etc..) devrait être introduite dans les programmes d’enseignement agronomique et dans les centres de formation des agriculteurs. Elle est une discipline majeure pour la sauvegarde de l’environnement et la santé de l’homme.
3- Les énergies renouvelables sont le gage de la pérennité des ressources en énergie. Les pays du Maghreb sont bien lotis en soleil et en vent. Il serait raisonnable qu’ils investissent massivement dans les énergies solaires et éoliennes. Il n’est pas de leur intérêt de plagier les technologies énergivores mises en place par les pays occidentaux, à une époque où le pétrole ne coûtait qu’un dollar cinquante le baril et moins.
4- Les techniques de recyclage devraient aussi êtres systématisées afin d’éviter les pollutions de toutes sortes et récupérer des matières premières. Les déchets représentent des gisements importants pour l’agriculture et l’industrie.
V – Conclusion
Avant l’apocalypse qui s’annonce et dont certains peuples, animaux
et plantes, vivent déjà les suffocantes prémisses
; un ultime espoir nous éclaire aujourd'hui, ce sont deux paramètres
conjugués :
- Le premier, ce sont les extraordinaires progrés des technologies
de la communication, de l’information et de l’éducation qui ont
atteint ces toutes dernières années des performances exceptionnelles.
- Le second, c’est l’ existence de ces milliers d’hommes et de femmes
à travers le monde (communauté scientifique, ONG etc.), dont
la prise de conscience environnementale est absolue et dont l’engagement
militant est sans équivoque. Ils et elles sont totalement dévoués
à cette cause et sont prêts à tout mettre en oeuvre
pour remédier aux phénomènes économiques et
aux comportements humains qui mettent en péril notre environnement
et nos cultures.
On pourrait, avec ces deux phénomènes bien agencés,
dispenser, en un temps raisonnable (peut être dix ou vingt ans),
les messages appropriés à toutes les catégories sociales
et à toutes les cultures à travers la planète. Leur
faire prendre conscience de l’enjeu que représente le respect de
l’être humain et de l’environnement, et les initier, à un
comportement plus raisonnable pour la réalisation de leurs besoins.
La tâche ne devrait pas être trop difficile, car ceux qui
doivent entendre raison ne sont pas très nombreux, à peine
quelques milliers de personnes, ce sont ceux qu’on appelle communément
" Les Décideurs ". Ce sont ceux-là précisément
qui déterminent le sort du monde. Tout le reste de l’humanité
aspire généralement à la paix.
Pour faciliter cette tâche d'envergure, il faudra les convaincre
et leur démontrer la viabilité d’une telle entreprise, trouver
un petit territoire sur notre planète, un petit pays qui veuille
bien servir de modèle pour un tel scénario ( a guinea-pig
for paradise)
Il faudrait que les écologistes, les environnementalistes fassent
preuve de plus d’imagination et surtout plus de sagesse et abandonnent
leur sectarisme Ils doivent impérativement transcender les clivages
politiciens, se structurer et s’unir pour générer un mouvement
universel de solidarité, afin qu’ il puissent s’investir dans des
régions et promouvoir le développement durable. Les écologistes
devraient avoir « leur » mondialisation et ne pas rester des
spectateurs frustrés et critiques par apport à la destruction
systématique des écosystèmes terrestres par les mondialistes
spéculateurs et irresponsables, des places Boursières.
* E. Mail ; itta.cherif@planet.tn
** IFOAM : International Federation of Organic Agriculture Movment
*** ALMAE :Alliance Maghreb-Machrek pour l’ Eau
**** AgriBioMéditerranée – Tunisie : association tunisienne
pour le développement de l’ agriculture biologique
Expérience de transfert
de technologie en Europe :
le projet « RECYCLE
»
Pascal FORMISYN, ENSM-SE, Saint-Etienne,
France
en collaboration avec I. Ensuque (Pôle
de l’Eau Industrie), G.Colin (CETIM), D. Grange (ASTRE AQUEL S.A)
1 – Présentation générale
Le projet « Recycle » est un projet européen
de transfert interrégional de technologie de la Région Rhône-Alpes
vers deux régions de l’Union européenne : la communauté
de Valence en Espagne et la région de l’Oporto au Portugal.
Ce projet émarge à l’article 10 du FEDER (Fond Européen
de Développement Régional) et se réfère aux
« actions innovantes et de coopération », dépendant
de l’ancienne Direction Générale 16 (Politique régionale
et cohésion). Il s’intéresse au domaine des technologies
propres dans l’industrie mécanique et du traitement de surfaces
et a pour objectif la création d’un réseau interrégional
d’entreprises, de centres techniques, de recherche et de formation et d’organismes
publics.
L’aspect innovant du projet réside dans le transfert auprès
des industriels de :
? technologies de réduction à la source des déchets;
? procédés de production propres;
? incorporation de technologies de recyclage;
? traitement des effluents,
En effet, les pressions environnementales qui s’exercent aujourd’hui
sur les PMI/PME du secteur de la mécanique et du traitement de surface
incitent les industriels à reconsidérer l’intégration
des problèmes environnementaux dans leur stratégie de développement.
Les technologies propres s’inscrivent dans la politique d’harmonisation
européenne en terme de prise en compte de l’environnement et de
réglementation au travers de la Directive IPPC (96/61/EC).
Cette approche implique la réalisation d’actions orientées vers l’organisation et la planification des systèmes de production, la modification ou le remplacement d’équipements et d’installations, l’introduction de techniques de recyclage et de récupération de l’eau et des matières premières, ainsi que l’amélioration des techniques de traitement des effluents.
D’un budget global de 3,56 Millions € (participation de l’Union Européenne à hauteur de 1,75 Million €) , ce projet regroupe 12 partenaires principaux (5 Portugais, 3 Espagnols et 4 Français) et s’étale sur 30 mois.
2 – Objectifs du projet
Le projet RECYCLE a pour objectif la création d’un réseau entre les autorités régionales, les entreprises et le secteur mécanique des trois régions afin d’établir une coopération dans le transfert de connaissance et de technologies avec un respect plus grand de l’environnement.
Les objectifs génériques du projet sont :
? L’incorporation progressive de la directive européenne IPPC
(96/61/EC) et des futures directives.
? L’application du principe de prévention de la pollution au
travers des meilleures technologies disponibles et de technologies complémentaires.
? La définition de politiques environnementales et industrielles
dans chaque région en collaboration avec les autorités régionales.
? L’incorporation des résultats obtenus comme orientations prénormatives
des réglementations et directives.
Les objectifs spécifiques, qui constituent les phases de développement du projet, sont les suivants :
? L’adaptation des technologies dans les centres techniques.
? L’implantation de ces technologies dans les entreprises sélectionnées.
? La formation et l’assistance technique dans les centres techniques
et les entreprises.
? Les actions de diffusion.
Dans quatre domaines :
a) Minimisation ou réduction de la pollution à
la source
b) Fabrication propre
c) Incorporation de techniques de recyclage
d) Adaptation de technologies de traitement final des effluents
Enfin des objectifs long terme se dégagent :
? L’adaptation de la Directive Européenne IPPC (96/61/EC)
? La création d’un réseau permanent de coopération
muti-régional (RPCM RECYCLE) pour :
? l’adoption d’une stratégie commune eu égard à
la Directive IPPC
? l’incorporation du RPCM RECYCLE au comité consultatif créé
à l’intérieur de la Commission Européenne pour la
Directive IPPC.
? La mobilisation de tous les acteurs du projet RECYCLE pour consolider
une plate-forme technologique au service du secteur mécanique des
trois régions.