[Source: Annexe V du rapport de la sixième Réunion des Parties]
des délégations de l'Argentine, du Brésil, du Chili, de la Chine, de la Colombie, de l'Inde, de la Malaisie, du Pérou, des Philippines et de l'Uruguay
Les pays visés à l'article 5 susmentionnés, qui sont Parties au Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone:
Invoquant l'esprit de partenariat
mondial forgé à la Conférence de Rio et fondé
sur des obligations communes mais différentes entre pays développés
et
pays en développement,
Conscients que le Fonds multilatéral a contribué de manière positive à encourager l'élimination des ODS dans les pays visés à l'article 5,
Préoccupés par la situation financière critique du Fonds multilatéral,
Préoccupés
également par les nouvelles restrictions imposées à
l'accès des pays visés à l'article 5 aux ressources
déjà maigres du Fonds, et ce pour des
considérations de
politique générale,
Pleinement conscients du
fait que cette tendance pourrait avoir une incidence très négative
sur l'engagement des pays visés à l'article 5 à éliminer
les
ODS,
Sachant qu'il est nécessaire
de canaliser les ressources du Fonds multilatéral conformément
à la stratégie industrielle adoptée par les pays visés
à
l'article 5, notamment dans
leurs programmes nationaux,
Constatant la nécessité
de donner aux industries nationales des preuves de crédibilité,
de fiabilité et de prévisibilité en ce qui concerne
l'appui financier
du Fonds pour couvrir les
surcoûts,
Prient instamment:
a) Les Parties visées à l'article 2 de verser les contributions
qu'elles se sont engagées à apporter au Fonds multilatéral
aux fins de l'application du Protocole de
Montréal, afin que les Parties visées à l'article
5 disposent de ressources suffisantes pour s'acquitter de leurs obligations
au titre du Protocole suivant le calendrier le
plus rapide possible et de la manière la plus écologiquement
rationnelle;
b) Les Parties d'évaluer soigneusement la nécessité
d'une nouvelle opération de reconstitution des ressources du Fonds
multilatéral en vue de faire face aux besoins
financiers et techniques des pays visés à l'article 5;
c) Les Parties de réaffirmer que, pour tous les secteurs et sous-secteurs
concernés par des projets d'élimination dans les pays visés
à l'article 5 soumis au Fonds
multilatéral pour financement, une période allant jusqu'à
quatre ans devrait être considérée pour le calcul des
surcoûts de fonctionnement, en tenant compte des
coûts au moment de l'exécution des projets; ce calcul devrait
se faire au cas par cas selon les caractéristiques particulières
des projets;
d) Les Parties d'examiner la nécessité d'obtenir un financement
approprié auprès du Fonds multilatéral pour tous les
projets qui, selon les stratégies industrielles et
les caractéristiques sociales, écologiques et économiques
propres aux pays visés à l'article 5, ont pour but l'élimination
d'ODS;
e) Les Parties de réaffirmer la nécessité d'assurer
que les pays visés à l'article 5 qui procèdent à
l'élimination d'ODS ne subissent pas de pertes de recettes
d'exportation;
f) Les Parties de confirmer que les sociétés qui pourraient
exporter des produits ne contenant pas d'ODS bénéficieront
pleinement du concours du Fonds multilatéral,
eu égard, entre autres, aux avantages que procure l'échange
de produits technologiquement avancés entre pays visés à
l'article 5 et à l'intérêt général en
matière de
protection de la couche d'ozone;
g) Les pays visés à l'article 2 d'assurer le transfert de
meilleures techniques de remplacement écologiquement sûres
aux pays visés à l'article 5 à des conditions qui
soient justes et les plus favorables;
h) Les Parties d'assurer que les techniques de remplacement financées
par le Fonds multilatéral aux fins de reconversion industrielle
sont appropriées et prévisibles
et qu'elles ne feront pas l'objet de restriction les années suivantes;
i) Les Parties d'examiner collectivement et de la manière la plus
démocratique la nécessité de mettre fin à la
tendance à conférer une nature sélective et restrictive
au
Fonds multilatéral, afin de préserver les engagements pris
au titre du Protocole de Montréal pour la protection de la couche
d'ozone.
Nairobi, 6-7 octobre 1994