[Source: Annexe XVI du rapport de la quatrième Réunion des Parties]
Déclaration du représentant
du Royaume-Uni au nom de la Communauté européenne. (Cette
déclaration a été appuyée par les représentants
de l'Australie, de l'Autriche, des
Etats-Unis d'Amérique,
de la Hongrie, de la Suisse et de la Turquie.)
"Comme nous l'avons déjà
clairement indiqué à plusieurs occasions, la Communauté
européenne et ses Etats membres n'acceptent pas que la
République fédérale
de Yougoslavie assure automatiquement la continuité de la République
fédérative socialiste de Yougoslavie.
A cet égard, nous
prenons acte de la Résolution A/47/1 de l'Assemblée générale
adoptée le 22 septembre 1992 aux termes de laquelle l'Assemblée
a
estimé que la République
fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro)
ne peut assurer automatiquement la continuité de la République
fédérative
socialiste de Yougoslavie
à l'Organisation des Nations Unies, et décidé que
la République fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro)
devrait
donc demander à devenir
membre de l'Organisation des Nations Unies et qu'elle ne participait pas
aux travaux de l'Assemblée générale.
La Communauté européenne
et ses Etats membres ont également pris acte de l'avis du Conseiller
juridique de l'Organisation des Nations Unies sur
l'applicabilité de
la résolution de l'Assemblée générale aux autres
organismes des Nations Unies. Nous considérons la Résolution
47/1 de l'Assemblée
générale comme
un modèle pour la suite à donner à cette question
en temps utile et selon que de besoin au sein des institutions spécialisées
et autres
organismes des Nations Unies.
Nous n'acceptons pas des représentants de la République fédérale
de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) puissent
être fondés
à représenter la Yougoslavie à la présente
réunion. La présence du représentant en cause ne préjuge
en rien toute mesure ultérieure que
la Communauté et
ses Etats membres pourraient prendre."
Déclaration du représentant de la Yougoslavie
"Nous déplorons les
déclarations de certains pays concernant la question du statut de
la République fédérale de Yougoslavie. Nous tenons
à
souligner que cette attitude,
ainsi que les sanctions imposées à la Yougoslavie sont par
essence contraires au fondement même de la Convention de
Vienne et du Protocole de
Montréal.
La présente conférence
est consacrée à la protection de la couche d'ozone - une
question de portée mondiale - et soulever des problèmes politiques
ne contribue pas à
la réalisation des objectifs de la présente réunion.
La Yougoslavie respecte les
résolutions de l'Organisation des Nations Unies. Elle ne siège
pas - provisoirement nous l'espérons - à l'Assemblée
générale,
mais elle n'a pas été exclue de l'Organisation des Nations
Unies et de ses organes et elle s'emploie activement à en réaliser
les objectifs.
Par ailleurs, nous voudrions
apporter une contribution concrète aux travaux de la présente
conférence, conscients de l'intérêt qu'elle représente,
tant à l'échelle
planétaire que pour nous-mêmes."