Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU
réalisé par Agora 21 Rédacteur :
Mme Aissatou THIOUBOU
Version provisoire 06-2002
Source : Saint Lucia national report to the World Summit on Sustainable Development, Juillet 2001


 

Bilan de la mise en œuvre de l'Agenda 21 depuis Rio 92 :

Rapport de synthèse de Sainte Lucie

 


PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Situation : 62° Ouest et 13.6° Nord

Superficie : 616 km²

Population : 153 819 (chiffres de 1999)

Taux d'accroissement : 1.2 % (1999)

Taux de croissance de la population urbaine :

Population urbaine :

Taux de croissance du PIB :


CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR SAINTE LUCIE



SOCIAL

Sainte Lucie a vu sa croissance démographique passer de 1.6 % en 1998 à 1.2 % en 1999. Au même moment, les taux de natalité et de mortalité se stabilisaient respectivement autour de 22.2 % et 6.2 %.


Par contre, la consommation de drogue et le crime ont augmenté au cours des dernières années. Comme la plupart des Etats des Caraïbes, le pays est de par sa position géographique assez vulnérable au trafic de drogue. Les facteurs outre géographiques concernent la faiblesse des systèmes de contrôle aussi bien des côtes que des banques, le développement du tourisme, la montée du chômage. Ce sont les populations jeunes qui sont les plus touchées, puisque selon les statistiques officielles, environ 60 % des prisonniers ont moins de 25 ans.


Dans le domaine de la santé, la pandémie du Sida constitue un souci majeur pour les autorités. Le nombre de cas a augmenté tandis que la capacité de surveillance ne s'est pas accrue. En 2000, 265 cas d'infection au HIV ont été recensés, parmi lesquels 52 % ont contracté la maladie.


Créer un lien cohérent entre le développement durable et l'éducation constitue une des préoccupations des autorités du pays. Ainsi, plusieurs initiatives allant dans le sens de promouvoir une conscience environnementale dans les écoles ont été prises. Par exemple un concours inter-scolaire intitulé « technologies innovatrices pour la gestion des déchets solides dans l'environnement scolaire » a été organisé, dans le but affirmé de pousser les populations à un changement d'attitude. De même, l'Ecole des Sciences et des Mathématiques a choisi d'introduire des concepts d'environnement et de développement durable dans certains de ses programmes d'enseignement. L'unique contrainte relative à la mise en application effective de ce type de projet concerne la carence en ressources humaines compétentes.


ECONOMIE

Entre 1993 et 1999, l'économie du pays a connu deux phases marquées. Entre 1993 et 1997, on a noté une faible croissance, 1.3 % due à la baisse des tarifs préférentiels de la banane et à la rude compétition sur les marchés d'exportation. A partir de 1997, une reprise s'est opérée. Elle s'est traduite par une croissance de 3 %. En général la structure de l'économie a largement évolué, passant d'une économie dominée par le secteur primaire à une économie où le tourisme et les services jouent le rôle dominant.


L'innovation apportée dans la conduite des politiques économiques a consisté en 1999 à introduire une taxe perçue par les services douaniers sur certains produits importés. Cette taxe doit servir à financer la conservation et la préservation de l'environnement. Néanmoins, il faut noter que que le secteur privé ne participe pas pleinement à la gestion de l'environnement, et ceci à cause de l'absence d'une loi spécifique allant dans ce sens. C'est pourquoi la pollution des rivières et des fleuves est fréquente du fait des déversements effectués par les industries. Les recommandations faites vont dans le sens de la mise en place d'un cadre favorable (mesures d'incitation en faveur des entreprises qui intègrent cette dimension dans leur fonctionnement, revue des impacts des politiques et des stratégies économiques etc.) permettant de faire participer activement le secteur privé à l'effort de développement durable.


ENVIRONNEMENT

En matière d'environnement, l'une des principales préoccupations du moment concerne le changement climatique et son lot de corollaires tels la montée du niveau des mers. C'est ce qui explique que Sainte Lucie soit signataire de toutes les conventions internationales et sous-régionales (Projet caribéen d'adaptation au changement climatique) relatives à ce phénomène. Une politique d'adaptation et un plan d'actions reprenant les recommandations au plan institutionnel, fiscal et éducationnel issues de la Convention Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique est en train d'être mis en place. Ceci viendra combler une grande lacune, l'absence d'une réglementation précise sur les changements climatiques.


Pour ce qui est de la conservation des ressources marines et côtières, on note l'existence de plusieurs programmes et projets sectoriels de gestion. Ainsi, le Plan de gestion des pêches a été conçu en 1997 par le Département des pêches rattaché au Ministère de l'Agriculture, des Forêts, et des Pêches qui a eu à gérer parallèlement d'autres projets tels la zone d'aménagement de la Soufrerie Marine (SMMA) et la zone d'aménagement marine de Canaries et Anse-La-Raye (CAMMA), deux projets dont les principaux objectifs sont la promotion d'une utilisation durable des ressources mais aussi la gestion des conflits entre les utilisateurs de ces ressources auxquels s'ajoutent les conflits entre les organes chargés de gérer ces ressources. De manière générale, il est à déplorer l'absence d'une législation dans la perspective d'une protection efficace de la zone côtière et de ses ressources.


Pour ce qui est des ressources en eau, les difficultés rencontrées concernent la baisse de qualité due aux mauvaises pratiques agricoles mais aussi l'augmentation de la demande due au développement du tourisme et à la croissance démographique. Un organe a été mis en place qui est chargé de la gestion des ressources. Il s'agit de la Compagnie de l'Eau et de l'Assainissement (WASCO). Elle a comme objectifs globaux de gérer de façon optimale les ressources disponibles et de mettre en place un système d'assainissement efficace. A cela s'ajoute un paquet de réformes institutionnelles. Ces réformes vont du financement et de la possibilité de participation du secteur privé à la mise en place d'un réseau d'adduction dans les zones vulnérables et la création d'une unité de maintenance.


En matière de gestion des terres, un comité national chargé du suivi de la mise en place de la politique nationale de gestion des terres a été installé. Il est assisté par onze sous-comités qui traitent chacun en ce qui le concerne un aspect précis de la gestion des terres : propriété foncière, fiscalité, occupation des sols etc. C'est le seul cadre de concertation dans lequel les problèmes liés à la gestion des terres sont discutés.

 

Enfin, cet arsenal institutionnel est complété par l'Office National de Gestion des Catastrophes (NEMO). Comme son nom l'indique, elle est chargée de la prévention, et de la mise en œuvre de mesures adéquates en cas de catastrophes d'ordre naturel ou anthropique. Des exercices de simulation ont ainsi été conduits afin de concevoir un système d'alerte adapté.


INSTITUTIONS

C'est la Division de l'Environnement et du Développement Durable rattachée au Ministère du Plan qui est chargée de la coordination du Plan National pour le Développement Durable. Ce plan est conçu selon une approche participative qui prône l'implication de tous les acteurs à l'effort de développement durable, mais aussi prenant en charge l'intégration de tous les aspects du développement : social, économique, environnemental, démographique, financier etc. Des efforts doivent encore être consentis dans le sens d'éviter que la planification ne se fasse plus à un niveau sectoriel et qu'il y ait assez d'organes chargés de traduire les politiques en projets et programmes.


GROUPES/ACTEURS

La population de Sainte Lucie est essentiellement jeune. 54 % sont âgés de 10 à 35 ans, d'où l'intérêt accordé à cette frange de la population qui est appelée à jouer un rôle de premier plan dans le processus de développement du pays. Une politique nationale de la jeunesse a été mise en route en 2000 sur la base de la consultation des organisations de jeunesse, l'église et de tous les autres acteurs impliqués. Les participants à ces consultations ont donc fait des recommandations allant dans le sens de la promotion de la participation des jeunes et des femmes au processus de développement.

 

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