| Résumé des rapports pays à la Commission du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 08-2002 |
| Source : Profil de Sao Tome et Principe. Application d'action 21 : Examen des progrès accomplis depuis la conférence des nations unies sur l'environnement et le développement, 1992 | |
Bilan de la mise en uvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse de Sao Tome et Principe
PRESENTATION GENERALE
Situation : Dans le Golfe de Guinée
Superficie :
Population :
Taux d'accroissement : 2,5 %
Taux de croissance de la population urbaine :
Population urbaine : 55,6 % (chiffre de 2000)
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR SAO TOME ET PRINCIPE
Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ;
Convention sur la diversité biologique ;
Convention-Cadre des Nations Unies sur le changement climatique ;
Convention de lutte contre la désertification ;
Convention Internationale sur le Commerce des Espèces de Faune et de Flore Sauvages menacées d'Extinction ;
Convention de Vienne sur la protection de la couche dozone ;
Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche dozone.
SOCIAL
La masse de pauvres n'a pas cessé d'augmenter depuis 1987. En effet, à cette date, elle concernait 36 % de la population. Trois ans après, c'est à dire en 1990, ce taux est passé à 41 % et à 48 % en 1992. Actuellement, il est de 53,8 %. 15,1 % des ménages sont touchés par lextrême pauvreté et ce sont les ménages dirigés par les femmes qui souffrent le plus de cette situation, ils en constituent 55,7 %. Les autres groupes les plus touchés par la pauvreté sont constitués par les travailleurs agricoles, les pêcheurs, les personnes âgées de plus de 60 ans, les fonctionnaires des niveaux les plus bas. Cette pauvreté découle de plusieurs causes, dont les conséquences de l'application des politiques d'ajustement structurel, la dévaluation de la monnaie, le niveau assez bas des salaires. Afin de renverser la situation, une Stratégie de Lutte contre la Pauvreté a été élaborée. Ce schéma privilégie quatre axes prioritaires à explorer. Il s'agit de prime abord daccélérer la croissance économique en la portant à un niveau supérieur à celui de la croissance démographique qui est de 2,5 %. Ainsi, les autorités misent sur une croissance économique d'au moins 7 %, en partie en favorisant l'amélioration des performances du secteur privé. Le deuxième aspect concerne la diversification des sources de revenu, en garantissant la sécurité alimentaire, en élevant le niveau de vie de la population et en promouvant les femmes et les jeunes. Le troisième axe concerne le développement des ressources humaines, grâce à une bonne politique d'éducation et de formation, et l'amélioration de l'accès aux services sociaux de base. Enfin, il s'agira de mettre en place une politique efficace de bonne gouvernance.
Les objectifs à atteindre d'ici 2008 en matière dapprovisionnement en eau concernent en gros l'amélioration de la qualité et de la quantité mise à la disposition des consommateurs qui est fixée à 80 litres par habitant. Il s'agit également, pour les dix prochaines années, de réduire la prévalante des maladies d'origine hydrique de 90 %.
Dans
le domaine de l'éducation, six objectifs ont été définis
: la généralisation de l'enseignement élémentaire,
l'amélioration de la qualité de l'enseignement dispensé
dans le secondaire, l'amélioration de la gestion, de la planification
et du financement du système éducatif, la promotion de l'alphabétisation,
la formation des ressources humaines dans les filières intéressant
le développement du pays et enfin la réhabilitation des centres
de formation.
ECONOMIE
Etant donné que la majorité de la population est active dans le secteur rural, compte tenu du fait que c'est dans cette frange de la population que l'on trouve le plus de pauvres, il devient donc aisé de comprendre que la redynamisation de ce secteur soit considéré comme un objectif prioritaire. C'est la Carte de Politique Agricole et du Développement Rural qui définit les axes à privilégier par les autorités. On peut citer : l'augmentation et la diversification de la production ; le développement des filières aval de l'agriculture à savoir le transport, la transformation, la conservation et la commercialisation des récoltes ; la poursuite de la réforme foncière.
Le secteur de la pêche a aussi son importance dans l'économie et dans la vie des populations pour qui elle est une source importance de protéines animales. Les objectifs visés concernent donc l'amélioration des conditions de vie et de travail des pêcheurs et l'application idoine du Plan Directeur des Pêches, grâce au renforcement du cadre institutionnel.
Les autorités prévoient aussi de faire du tourisme un secteur phare de l'économie, en augmentant sa participation au PIB jusqu'à hauteur de 5 à 7 %. Pour y arriver, il est envisagé de mener une étude sur le potentiel touristique exploitable, d'élaborer une stratégie permettant d'optimiser le développement du secteur et de mettre en place un programme de formation professionnelle.
ENVIRONNEMENT
La grande richesse de la faune et de la flore est menacée par diverses actions anthropiques dont les coupes excessives, l'extraction abusive du sable de plage qui conduit à des pertes d'habitat pour certaines espèces (comme les tortues marines) et à une intense érosion côtière qui elle, a pour effet de détruire les voies de communication.
Les objectifs généraux en matière d'environnement et de gestion des ressources naturelles concernent l'amélioration de la connaissance du potentiel de ressources disponibles et la mise en place d'un Système National d'Information Géographique et Environnemental ; la mise en place d'un Système National d'Aires Protégées et leur conservation ; la lutte contre l'érosion et la protection des zones côtières.
INSTITUTIONS
En 1997, le Plan National de l'Environnement pour le Développement Durable (PNEDD) a été conçu. Son élaboration a vu la participation de toutes les forces vives de la nation. Grâce à ce plan, le pays dispose d'une stratégie de gestion durable des ressources naturelles, les aspects environnementaux sont intégrés dans le processus de décision dans tous les secteurs du développement et un organe de coordination des actions en faveur de l'environnement et du développement durable a été mis en place.
Une Commission Nationale pour le Développement Durable est en phase d'être créée. Elle devrait voir la participation de représentants de l'Administration, des ONG et de la société civile en général. En outre, il est aussi prévu de mettre en place des instruments normatifs et financiers (qui vont accompagner la mise en application de la politique nationale d'environnement) et de rendre les textes dans ce domaine plus accessibles et mieux connus des populations.
On note plusieurs lois sectorielles : la Loi de Base de l'Environnement, la Loi sur les Exploitations Inertes, la Loi sur la Chasse, la Loi sur les Résidus, la Loi sur l'Impact Environnemental. S'appuyant sur la loi sur l'environnement, de nouvelles lois ont été adoptées, telles celles sur la législation forestière, la chasse et la création de parcs nationaux.
GROUPES/ACTEURS
C'est pour appuyer l'effort des femmes dans le processus de développement du pays qu'un programme d'appui à la promotion de la femme et de la famille a été proposé. Parmi les actions prioritaires identifiées, on note le relèvement du niveau de scolarité des femmes, la réduction de 80 % d'ici 2025 du taux de chômage dans ce groupe, et en même temps l'augmentation de 25 % du nombre de femmes actives dans la micro-entreprise.