| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: BIOCNEDD |
| Version
validée par les autorités du pays |
06-2002 |
Bilan de la mise en uvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse du NIGER
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Situation : 11°37' et 23°23' LN et 0°16' et 16° LE
Superficie : 1.267.000 km2
Population : 10.355.156 habitants (estimation 2001)
Taux d'accroissement : 3,2% (chiffre de 1997)
Taux de croissance de la population urbaine : 23% (chiffre de 1995)
Population urbaine : 18% (chiffre de 1997)
Taux de croissance du PIB : 2%
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITÉS ET PROTOCOLES SIGNÉS ET/OU RATIFIÉS PAR LE NIGER
Protocole de Montréal (signé en 1992)
L'amendement de Londres (ratification en 1997)
Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (ratification en 1995)
Convention sur la Diversité Biologique (ratification en 1995)
Convention sur la Lutte Contre la Désertification (ratification le 19 janvier 1996)
Convention sur le Droit de la Mer (Ratification 1982)
Convention de Lomé IV de 1989
Convention de Bâle
Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer des déchets dangereux en Afrique et le contrôle de leurs mouvements transfrontières (ratification le 24 juillet 1996)
Convention de Ramsar sur les Zones Humides d'Importances Internationale, particulièrement comme habitat de la sauvagine
Convention Internationale sur la Protection des Végétaux
Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Menacées d'Extinction (CITES)
Convention de Vienne sur la Couche d'Ozone (ratifiée en janvier 1993)
Amendement de Copenhague (pas encore ratifié).
SOCIAL
Le Niger est caractérisé par sa croissance démographique rapide. Celle ci est chiffrée à 3.2% en 1997. La population est passée de 7 511 000 habitants en 1990 à 9 330 000 habitants en 1997, dont 18% vivent dans les villes. Niamey, la capitale connaît la plus forte croissance : 4.8% entre 1977 et 1988. De manière générale, cela pose des problèmes d'urbanisation aigus.
Ainsi seuls 57% de la population ont accès à l'eau potable et 17% à l'assainissement. Le déphasage entre cette croissance démographique et la croissance économique a pour principaux corollaires une situation sociale peu reluisante qui se ressent dans des domaines tels l'éducation, la santé et l'importance de la masse de pauvres.
En matière de santé, les insuffisances recensées sont liées au manque de structures sanitaires et à leur mauvaise gestion, au faible accès des populations démunies aux médicaments, à la faiblesse des ressources affectées à ce secteur (5 à 6% du budget de l'Etat nigérien ), etc.
Dans le domaine de l'éducation, on peut noter un taux d'analphabétisme élevé (85% de la population) et un taux de scolarisation faible 34% en 2000. Cependant, dans le but de mieux sensibiliser l'opinion publique sur les enjeux du développement durable, le gouvernement nigérien a aussi choisi d'utiliser l'école comme un moyen d'information et de diffusion. Ainsi, dans plusieurs établissements scolaires, les programmes sont en partie axés sur ces thèmes de l'environnement et du développement durable.
La faible valeur du PNB (207$ par habitant) témoigne de l'importance de la pauvreté au Niger. En 1994, environ 34% de la population étaient touchés par la pauvreté absolue et 63% par la pauvreté relative. Afin de juguler ce problème, deux types de stratégies ont été définis : l'amélioration de la sphère économique des pauvres et le développement des secteurs sociaux. Dans le premier cas, il s'agit de lutter contre le chômage en créant de nouveaux emplois en milieu rural, en appuyant et en organisant le secteur informel, etc. dans le second cas, il s'agit d'arriver à mettre en place des structures sociales fonctionnelles de qualité, afin de faire accéder les plus pauvres aux services vitaux.
ECONOMIE
Dans un pays dont les 2/3 du territoire sont situés dans le désert, l'exercice de l'activité agricole n'est pas sans problèmes. En effet, les terres agricoles ne représentent que 2 à 3% des surfaces nationales. En sus des aléas climatiques et de la dégradation généralisée d'environnement liée à la désertification, le Niger doit faire face à d'autres difficultés liées à l'enclavement de son territoire, ce qui rend la commercialisation des produits agricoles problématique, à des systèmes de production peu performants, de la forte croissance démographique, au faible niveau de connaissance des agriculteurs etc. Les stratégies de sortie de crise identifiées par le gouvernement nigérien ont rapport avec l'organisation des producteurs, l'amélioration et l'intensification des systèmes de production agricoles, etc.
ENVIRONNEMENT
La superficie occupée par les forêts au Niger était estimée en 1996 aux alentours de 136 459 km², contre 160 000 km². Le rythme de déboisement annuel est de l'ordre de 11% (celui du reboisement est de 0.25%). Ce fort taux de déboisement s'explique par l'exploitation abusive du bois dont l'intérêt économique n'est plus à démontrer. D'ailleurs, ce secteur contribue au PIB à hauteur de 20%.
Le gouvernement a engagé une série de réflexions et de rencontres ( dont le débat de Maradi en 1984) sur l'état de dégradation avancée des ressources en rapport avec la désertification. Ainsi, plusieurs programmes ont été mis en place, dont celui dit programme Energie- Domestique.
L'objectif est de mieux contrôler la déplétion des ressources (rien que les prélèvements de bois de feu atteignent 200 Millions de tonnes par an) et de proposer des énergies de substitution aux ménages. D'un point de vue institutionnel, le Programme d'Action National de Lutte Contre la Désertification et de Gestion des Ressources Naturelles (PAN/LCD-GRN) , et le Programme Energie et Développement Durable (PEDD)sont prévus pour jouer un rôle dans ce domaine.
INSTITUTIONS
Les textes qui régissent la gestion de l'environnement et des ressources naturelles sont entre autres le Code Rural, le Code Forestier, la Loi-Cadre sur la gestion de l'environnement etc. Par ailleurs, l'organe responsable au plan national était le Comité National Chargé du Suivi de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (COMNAT) qui a laissé la place en 1996 au Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable (CNEDD) à qui est confiée l'application du Plan National de l'Environnement pour le Développement Durable (PNEDD).
GROUPES SOCIAUX / ACTEURS
Les principaux acteurs sont les ONG, les syndicats, les Associations, les Collectifs locaux et les groupes sensibles tels ceux des femmes et des jeunes.
Pour ce qui est des ONG, le Gouvernement prévoit la mise en place d'un cadre de concertation au niveau national, afin qu'elles puissent mieux intervenir dans la gestion des affaires du pays.
Les jeunes sont également impliqués à travers leurs diverses associations (scolaires et universitaires, scout etc). De façon générale, les actions initiées en faveur de ces jeunes vont dans le sens de la résorption du taux de chômage qui se situe aux alentours de 15% (chiffres de 1996).