Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU
réalisé par Agora 21 Rédacteur :
Mme Aissatou THIOUBOU
Version provisoire 08-2002
Source : IMPLEMENTATION OF AGENDA 21:REVIEW OF PROGRESS MADE SINCE THE UNITED NATIONS CONFERENCE ON ENVIRONMENT AND DEVELOPMENT, 1992
 

 

 

Bilan de la mise en œuvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :

Rapport de synthèse de Maurice

 

PRESENTATION GENERALE

Situation :

Superficie :

Population : 1 200 000

Taux d'accroissement : 3 %

Taux de croissance de la population urbaine :

Population urbaine :

Taux de croissance du PIB :

CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR MAURICE

SOCIAL

La population mauricienne, estimée à 700 000 habitants en 1962, a atteint 1 200 000 habitants en 2000. Le taux de croissance démographique annuel est passé au cours de cette même période de 3 à 1 %, ce qui est le fruit de l'application d'un programme national de planning familial, qui a aussi permis de faire baisser le taux de fertilité, qui a régressé de 6 enfants par couple en 1962 à seulement 2 actuellement. En fait, l'île Maurice a déjà réussi sa transition démographique en un laps de temps très court.

Les causes de mortalité les plus fréquentes, comme l'indiquent les statistiques de 1993 sont les maladies liées au cœur (11,6 %), les maladies respiratoires chroniques (8,1 %), les diabètes (5,2 %), les accidents de la route (3,2 %).

Parmi les priorités sanitaires, on note la lutte contre les maladies non transmissibles et les problèmes d'ordre périnatal. La lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme s'inscrivent aussi en ligne de fond dans la politique du gouvernement. Pour le premier cas de figure, les mesures prises vont dans le sens de bannir les spots publicitaires à la radio, de décourager le sponsoring des événements sportifs par les marques de tabac, de promouvoir des espaces non fumeurs dans les lieux publics, comme les aéroports, les écoles, etc. A cela il faut ajouter les mesures préventives contre l'alcoolisme, à savoir la réglementation des heures d'ouverture des bars, le contrôle des licences, la revue en hausse des taxes sur l'alcool. Parmi les contraintes inhérentes au fonctionnement de ce secteur, on note l'absence d'écoles de médecine et le manque d'opportunités de formation pour le personnel.

Un paquet d'actions en faveur des groupes vulnérables a été initié, afin de permettre à ces derniers d'améliorer leur qualité de vie. Parmi ces actions, on souligne la distribution de couvertures et de fauteuils roulants aux personnes âgées et aux nécessiteux, l'octroi de pensions aux veufs, orphelins, handicapés et autres personnes en situation difficile.

Parmi les objectifs éducatifs identifiés, les points suivants figurent en bonne place : personnel en nombre suffisant et bien formé, mise en place d'infrastructures nécessaires aux programmes de formation, la bonne coordination entre la formation des ressources humaines et les programmes de développement gouvernementaux, adéquation de la formation dispensée dans les écoles avec les besoins de l'industrie locale, introduction de l'environnement dans les programmes scolaires des écoles primaires afin de renforcer la conscience environnementale parmi les jeunes, etc.

Les stratégies en matière d'habitat concernent pour la plupart la satisfaction des besoins en eau et en assainissement (par la suppression des latrines à fosse) des populations urbaines, l'organisation de la collecte des déchets et d’un service de transport adéquat. Pour les populations défavorisées, en milieu rural comme en milieu urbain, les efforts s'orientent davantage vers la facilité de l'accès à des logements décents, durables et de qualité. Il faut dire qu'à l'heure actuelle, ¾ des mauriciens possèdent leur propre logement.

ECONOMIE

L’île Maurice est membre de la convention de Lomé, ce qui fait qu'elle profite d'entrées hors taxe et de quota dans les marchés européens. Avec le Protocole sur le Sucre, elle bénéficie également d'un prix négocié et d’un quota pour le sucre. Elle est membre de la COMESA (Marché Commun pour l'Afrique de l'Est et du Centre), de l’Association des pays aux confins de l’Océan Indien (l’Indian Ocean Rim) et de l’Initiative Transfrontière en Afrique (Cross Border Initiative).

Pour ce qui est de l'industrie, les efforts vont dans le sens de la modernisation, de la consolidation et de la diversification du secteur. On note l'existence de plusieurs lois, notamment celle dite Loi de développement industriel qui comprend entre autres le Plan Stratégique de l'Entreprise Locale, le Plan de Développement et de Modernisation de l'Entreprise, le Plan de la Petite et Moyenne Entreprise etc.

Le secteur touristique occupe une place de choix dans l'économie mauricienne. Il pèse pour 292 Millions de dollars dans l'économie, ce qui représentait 47 % du PNB du pays en 1994. Compte tenu de l'importance avérée de ce secteur, des progrès ont été faits dans le sens de la promotion du développement durable. Ainsi, les études d'impact sont instaurées comme préalable à l’exécution des projets, selon la Loi de Protection de l'Environnement de 1991.

ENVIRONNEMENT

L'île Maurice compte 57 059 ha de forêt, dont 34 540 entre les mains de propriétaires privés. L'Etat en possède 22 500 ha, dont 4600 ont été classés en réserves et parcs naturels. On note également 12 400 ha de plantations forestières, peuplées à 80 % de Pelliottii, auxquels s'ajoutent environ 8000 m3 de bois utilitaire qui sont exploités annuellement. Malgré cela, la demande en bois des populations et des industries n'est pas satisfaite, ce qui oblige le pays à se tourner vers l'importation. Pour améliorer la situation, le service forestier national envisage entre autres la plantation ou le reboisement annuel de 200 ha de forêts, la production 1,2 Millions de plants et de 15 000 m3 de bois et de perches etc.

Du point de vue de la protection de la biodiversité, il est prévu des plans d'aménagement de plusieurs îlots, de même que le renforcement de la protection des espèces d'oiseaux en voie de disparition. Sur le plan institutionnel, la Loi sur les parcs nationaux et la faune sauvage a été votée en 1993.

La protection des océans et des côtes constitue aussi une des préoccupations des autorités. Les actions entreprises concernent la prévention de la pollution des eaux du littoral et de la réduction des déchets. De manière plus globale, l'accent est mis sur la prévention et la réduction du risque naturel et environnemental. Ainsi, il est question d'améliorer les réseaux de communication, de promouvoir l'échange et la propagation d'informations sur la prévention des désastres, y compris un plan d'alerte précoce, l'évaluation du risque etc.

INSTITUTIONS

Le Ministère de l'Environnement a été crée en 1989. Depuis 1990, la Loi de Protection de l'Environnement est officiellement votée, et depuis 1988, le Plan National d'Action Environnemental a été adopté. Il définit les principaux objectifs à atteindre par le pays dans le cadre de la protection de l'environnement. Il s'agit de maintenir la qualité de l'environnement tout en continuant à satisfaire les besoins d'une population croissante, de privilégier la prévention sur les actions curatives, de minimiser les impacts sur l'environnement des activités humaines comme la déforestation, l'agriculture, l'urbanisation, le tourisme etc., d'incorporer une dimension environnementale dans la planification des projets, à travers les EIA.

GROUPES/ACTEURS

Le pourcentage de femmes dans le gouvernement est passé de 24 % en 1992, à 26 % en 1996. Au niveau du gouvernement local, le chiffre est resté autour de 1,4 %. Pendant ce temps, dans le Parlement, leur nombre est passé de 3,3 % en 1992, à 9,7 % en 1996.

Les femmes ont été les pionnières de la défense des causes environnementales et de la prise de conscience de cette problématique. Les principaux programmes en faveur des femmes sont en rapport avec l’amélioration du niveau d'éducation environnementale des femmes, la prise en compte des aspects genre dans la formulation de stratégies pour l'utilisation durable des ressources naturelles, la formation des femmes dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, l’élévation de la capacité des femmes à s'imposer comme stakeholder de l'environnement, faciliter l’accès à part égal des hommes que des femmes aux programmes de renforcement des capacités.