| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 06-2002 |
| Source : Profil du Maroc. Application d'action 21 : Examen des progrès accomplis depuis la conférence des nations unies sur l'environnement et le développement, 1992 | |
Bilan de la mise en uvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse du MAROC
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Situation :
Superficie :
Population :
Taux d'accroissement :
Taux de croissance de la population urbaine :
Population urbaine :
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITÉS ET PROTOCOLES SIGNÉS ET/OU RATIFIÉS PAR LE MAROC
Convention sur la diversité biologique (ratification en 1995) ;
Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Menacées d'Extinction (CITES) (ratification en 1992) ;
Convention de Ramsar sur les zones humides d'importance internationale, particulièrement comme habitat de la sauvagine ;
Convention de lutte contre la désertification (ratification en 1996) ;
Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS, 1974) ;
Convention internationale sur le règlement international pour prévenir les abordages en mer (COLREG 72)
Convention internationale sur les lignes de charge (1966)
Convention internationale sur le jaugeage des navires (1969) ;
Convention internationale sur la sécurité des conteneurs ;
Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL, 1973) ;
Convention internationale pour la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion des déchets ;
Convention internationale sur l'intervention en haute mer en cas d'accident entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures ;
Convention internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures ;
Protocole relatif à la convention internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (1984) ;
Convention portant création d'un fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FUNDS, 1971) ;
Protocoles de 1976 et 1984 relatifs à la convention FUNDS ;
Protocole de 1992 relatif à la convention FUNDS en cours de ratification ;
Convention internationale pour la protection de la Méditerranée contre la pollution ;
Protocole relatif à la prévention de la pollution de la Méditerranée par les opérations d'immersion effectuées par les navires et aéronefs ;
Protocole relatif à la coopération en matière de lutte contre la pollution de la Méditerranée par les hydrocarbures et autres substances en nuisibles en cas de situation critique ;
Protocole relatif relatif à la protection de la Méditerranée contre la pollution tellurique ;
Protocole concernant les aires spécialement protégées en Méditerranée ;
Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (en cours de ratification) ;
Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille ;
Accord de Lisbonne pour la protection des cotes et des eaux de l'Atlantique du Nord-Est contre la pollution entre l'Espagne, la France, le Maroc, le Portugal et la CEE (non encore en vigueur) ;
Le Plan d'Urgence Régional (Algérie, Maroc, Tunisie) pour la mise en place d'une organisation de lutte à l'échelle régionale ;
Convention de Barcelone et ses différents protocoles ;
Accord de coopération et d'assistance (Maroc, Algérie, Tunisie) entre les organismes portuaires (Mars 1994) ;
Création d'un réseau régional d'observation de la qualité du milieu marin ;
La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ;
Accord de coopération maroco-espagnol en matière de lutte anti-pollution et sauvetage ne mer (signature le 06/02/96) ;
Formation en coopération avec la France (Cedre, INFOPOL) ;
Coopération avec le Canada dans le domaine de la réhabilitation des plages sensibles ;
Projet SIG (Système d'Informations Géographiques) en coopération avec la France ;
Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et leur élimination (ratification en 1995).
SOCIAL
Dans le domaine de la santé, de grands efforts ont été accomplis ces dernières années. Entre autres actions, on peut noter la mise en place de nouvelles infrastructures, la lutte contre les maladies diarrhéiques, l'amélioration de l'assainissement dans les villes, la vaccination et l'augmentation de l'enveloppe financière destinée au développement du secteur sanitaire (le budget à cette fin est passé de 760 Millions de Dirhams à 2 700 Millions de Dirhams en 1993).
En matière d'éducation, les objectifs prioritaires sont la promotion de l'éducation en milieu rural et sur celle des jeunes filles. De plus, dans les écoles secondaires, un projet d'Education Relative à l'Environnement a été introduit.
Face à une urbanisation rapide et afin de répondre à un besoin croissant en logements, une nouvelle politique a été mise en place. Elle met l'accent sur le logement social, la lutte contre la prolifération de l'habitat irrégulier et le renforcement des mécanismes de contrôle.
ECONOMIE
Les points stratégiques de la politique agricole du Maroc concernent l'amélioration de la productivité dans la perspective de la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles, le développement de l'élevage etc. En outre, deux programmes axés sur l'électrification et l'alimentation en eau potable en milieu rural sont mis en application.
La pêche quant à elle joue un rôle primordial dans l'économie marocaine. Elle représente 28 % de la valeur des exportations et 6 % de leur tonnage. Ainsi, de nombreuses mesures sont prises afin d'assurer la durabilité de cette activité. Parmi celles-ci, l'amélioration des instruments de travail des pêcheurs tels les filets.
Quant au tourisme, il a généré 13 Milliards de Dirhams en 1998, ce qui représente un apport de 8 % au PIB du pays, et il a permis de créer environ 600 000 emplois. En outre, le secteur touristique contribue pour une grande part à la gestion des ressources naturelles et la protection de l'environnement surtout dans les régions montagneuses ou forestières.
ENVIRONNEMENT
Le Maroc a ratifié la convention sur la désertification en 1996 et s'est doté à ce titre d'un plan national de lutte contre la désertification que viennent compléter un plan de reboisement, un plan d'aménagement des bassins versants et un plan d'alimentation en eau potable. Le Maroc est très touché par le phénomène de la désertification. Les quatre zones les plus touchées sont : le Sud, l'Est, le rif et le prérif. Dans la lutte contre la désertification, un certain nombre de contraintes ont été identifiées,qui entravent l'application des politiques dans ce domaine : la pauvreté des populations, le faible niveau de participation de celles-ci et l'insuffisance des moyens financiers injectés. Toujours dans ce cadre, des mesures sont prises afin de protéger les ressources forestières : délimitation de zones protégées, lutte anti-érosive et protection des ressources en sol, renforcement de l'équipement anti-incendie etc.
Dans le domaine de l'eau, c'est l'Office National de l'Eau Potable qui est chargé de la gestion et de la planification des ressources en eau. Les objectifs définis sont orientés selon deux axes : l'alimentation en eau potable des villes et des villages, et la gestion et l'aménagement des bassins versants. Dans le premier groupe d'objectifs, il s'agit d'atteindre un taux de branchement de 98 % en milieu urbain à l'horizon 2020 et de faire accéder 80 % de la population rurale à l'eau potable avant 2010. Pour ce faire, de nouveaux ouvrages d'adduction d'eau doivent être construits. Afin de mieux maîtriser les ressources en eau, un plan national d'aménagement des versants a été conçu. De nombreux ouvrages (barrages au nombre de 92, retenues d'eau) ont été ainsi construits sous l'égide de la Direction Nationale de l'Hydraulique qui a en outre la charge de la mobilisation et de la planification des ressources en eau et de la mise en uvre de la politique de l'eau sur l'ensemble du territoire national. Des campagnes d'économie de l'eau en vue de sensibiliser les populations sur les enjeux autour de ces questions sont régulièrement organisées. Par ailleurs, la maintenance des ouvrages, des barrages notamment constitue un des points focaux de la politique de l'eau. Un autre volet concerne l'assainissement et la lutte contre les pollutions. L'idée est de récupérer les eaux usées qui sont habituellement versées en mer, de les traiter et de les réutiliser comme eau d'irrigation. Les estimations faites montrent qu'ainsi, 25 000 ha de terre pourraient être irrigués.
Dans les régions montagneuses, le principal problème d'ordre environnemental est l'érosion des sols chiffrée entre moins de 500 tonnes/km² dans la zone de l'Anti-Atlas et plus de 2 000 tonnes/km² dans la zone rifaine. C'est pourquoi, des schémas directeurs d'aménagement intégré ont été conçus pour la plupart des bassins versants.
Dans le domaine de la protection des océans et du littoral, les actions entreprises concernent spécifiquement la lutte contre la pollution marine. Dans ce cadre précis, le Maroc a ratifié de nombreuses conventions sous-régionales et internationales visant à renforcer le cadre juridique et légal de protection des ressources. Ces conventions concernent les rejets en mer, l'assistance en cas de pollution en haute mer, etc.
INSTITUTIONS
La stratégie Nationale pour la Protection de l'Environnement et le Développement Durable (SNPEDR) dressée avec la collaboration du PNUD et de l'UNESCO entre Juin 1994 et Mai 1995 a permis de définir les grands axes de la politique du Maroc en matière de protection des ressources naturelles et ce grâce au diagnostic établi dans le cadre de cette étude. En outre, on note un nombre important de lois et de règlements établis afin de gérer au niveau sectoriel (eau, air, forêts, etc) les ressources de manière durable.
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