| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 08-2002 |
| Source : APPLICATION D'ACTION 21:EXAMEN DES PROGRÈS ACCOMPLIS DEPUIS LA CONFÉRENCE DES NATIONS UNIES SUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT, 1992 | |
Bilan de la mise en uvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse du Mali
PRESENTATION GENERALE (pas d'informations)
Situation :
Superficie :
Population : 10,4 Millions
Taux d'accroissement : 2,9 %
Taux de croissance de la population urbaine : 21,9 %
Population urbaine :
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR LE MALI
Convention sur la diversité biologique (ratification le 29 Septembre 1993)
Convention sur la sécurité nucléaire (ratification le 13 Mai 1996)
Accord Intergouvernemental Régional Africain de Coopération pour la recherche, le Développement et la Formation relatif à la science et à la technologie nucléaire (AFRA) (signature le 02 Décembre 1996)
Convention sur l'Interdiction du Développement de la Production et du Stockage des Armes Chimiques et sur leur destruction (signature le 13 Janvier 1993)
Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification (ratification le 31 Octobre 1995)
Convention de Vienne, Protocole de Montréal sur les substances appauvrissant la couche d'ozone (signature le 28 Octobre 1994)
Convention des Nations Unies sur le Changement Climatique (ratification le 28 Décembre 1994)
Convention sur l'Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) (ratification le 30 Décembre 1994)
Convention sur la prolifération et l'utilisation des armes légères
Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination envers les femmes et des enfants
Convention de Genève de 1949 et les deux protocoles additionnels de 1977
Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel, 1997
Moratoire de la CEDEAO sur la prolifération des armes légères.
Convention de Bâle (ratification le 13 Décembre 2000)
Convention de Bamako sur l'interdiction d'importer en Afrique des déchets dangereux et sur le contrôle de leurs mouvements transfrontaliers et la gestion des déchets dangereux en Afrique (signature le 30 Janvier 1991)
Convention de Rotterdam sur la procédure de consentement préalable
Convention sur les Polluants Organiques Persistants
Convention internationale pour la protection des végétaux (ratification le 31 Août 1987)
Convention sur les criquets migrateurs africains
Convention sur les espèces d'animaux qui migrent et l'accord sur les oiseaux migrateurs d'Afrique
Convention relative à la préservation de la faune et de la flore dans leur habitat naturel
Convention africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles
Convention de Ramsar sur les zones humides d'importance internationale (ratification le 25 Septembre 1987)
Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et national qui identifie les sites de valeur mondiale (signature le 5 Avril 1977)
Convention sur le Commerce International des Espèces animales à travers un système de permis et de certificats (ratification le 16 Octobre 1994)
Convention relative à la protection des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (ratification le 01 Octobre 1987)
Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (signature en Mai 2001)
Convention International sur le Commerce des Espèces menacées d'Extinction (CITES) (ratification le 16 Octobre 1994)
SOCIAL
La déclaration de politique de population a été adoptée le 8 Mai 1991. La population du Mali est estimée à l'heure actuelle à 10,4 Millions d'habitants. Le taux de croissance annuel est de 2,9 %. Le taux de mortalité est en baisse ces dernières années, la mortalité infantile était de 12,25 %, tandis que le taux de mortalité des enfants de 1 à 4 ans est de 13,11 %. Malgré une bonne politique de planning familial, le taux de fécondité est toujours de 6,7 %. Le taux d'urbanisation est de 21,9 % par an, ce qui témoigne de l'ampleur de l'exode rural.
Le taux de couverture sanitaire est de 40 %, en d'autres termes, "plus de 40 % de la population sont à moins de 15 km d'un centre de santé". En 1998, le pays comptait 347 centres de santé communautaires (CSCOM) et centres de santé d'arrondissement revitalisés (CSAR), auxquels s'ajoutent près de 340 centres médicaux et paramédicaux privés. Beaucoup d'autres progrès ont été accomplis, notamment dans la lutte contre les maladies diarrhéiques qui ont baissé de 9,26 %, les infections respiratoires qui ont chuté de 15,19 %, le VIH/SIDA dont le taux de prévalence est de 4 %, tandis que la poliomyélite et la dracunculose ont été éradiquées. Un plan décennal de développement sanitaire et social (PRODESS) a été conçu dont les objectifs sont entre autres de promouvoir la participation des populations locales à l'effort de santé publique, d'améliorer la qualité des services de santé et de lutter efficacement contre les maladies endémiques etc.
Dans le domaine éducatif, les objectifs fixés par les autorités concernent surtout laugmentation du taux de scolarisation, l'amélioration de la qualité de l'enseignement dispensé, l'encouragement à la participation des femmes dans la gestion du système éducatif etc.
La pauvreté touche près de 64 % des maliens, dont 1/3 vit dans l'extrême pauvreté. La pauvreté touche plus les femmes que les hommes, et plus les ruraux (88 % des pauvres recensés) que les citadins. Egalement, chez les travailleurs du secteur primaire que la masse de pauvres est la plus élevée. Parmi les causes de cette pauvreté figurent en bonne place les sécheresses persistantes, les problèmes d'enclavement qui tiennent la majorité de la population loin des infrastructures, sans compter les problèmes macro-économiques liés à la lourdeur de la dette au moment où l'APD, principale source de financement du développement continue de régresser. Pour lutter contre la pauvreté, un Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) a été adopté. Il s'agit de ramener le taux de pauvreté à 47,5 % en 2006. Pour ce faire, il faudra porter le taux de croissance économique de 6,7 % par an entre 2002 et 2006, maintenir le taux d'inflation à 3 % et le déficit de la balance de paiements à moins de 9 % du PIB à l'horizon 2006, renforcer le niveau d'équipement, développer les ressources humaines et les services sociaux etc.
ECONOMIE
Le Mali bénéficie de l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), programme initié par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International en vue de réduire "la charge que présente la dette extérieure" pays. Il applique également une politique d'ajustement structurel depuis 1982.
L'agriculture occupe une place de choix dans l'économie malienne. L'agriculture pluviale est pratiquée, mais aussi l'irrigation qui permet de faire face aux irrégularités du régime pluviométrique. Ainsi, les types d'irrigation pratiqués sont la maîtrise totale (80 000 ha), la submersion contrôlée (90000 ha), les bas-fonds et la culture de décrue (60000 ha). Le potentiel hydro-agricole est estimé à plus de 2 Millions d'ha. Il existe plus de 200 barrages et beaucoup d'autres petits ouvrages de bas-fonds. Des mesures de renforcement de ce secteur ont été prises, afin de mieux gérer ces ressources, de lutter contre l'insécurité alimentaire et la pauvreté. Il s'agit par exemple d'améliorer les systèmes de production, de faciliter l'accès à la terre, mais aussi aux moyens de production à ceux qui en ont besoin, de soutenir les principales filières (céréales, coton, horticulture...) et de diversifier les cultures.
ENVIRONNEMENT
On dénombre une vingtaine de programmes majeurs destinés à la lutte contre la sécheresse et la désertification, ce qui témoigne de l'importance accordée à ce phénomène par les autorités de ce pays, vu qu'il concerne près de 2/3 du territoire national. Lune des grandes causes est le déboisement. Au Mali 4 970 255 ha ont été classés en 16 aires protégées. On dénombre aussi 104 forêts classées qui couvent une superficie totale de 1 110 780 ha. Ce potentiel a été cependant largement entamé, à cause notamment de la forte consommation en ligneux utilisés comme combustible domestique. En effet, le combustible vert représente 95 % de l'énergie consommée par les maliens. C'est pourquoi, afin de sauver le potentiel restant, de vastes campagnes de reboisement sont initiées, qui ont permis de planter une superficie moyenne de 2893,3 ha, 426000 m d'arbres. En outre, près de 1 480 000 plants ont été produits. Il y a également le volet qui concerne la protection et la restauration des sols. En effet, la salinisation est responsable de la dégradation de 4 à 7 % des terres irriguées. Des systèmes d'exploitation des sols peu adaptés contribuent aussi beaucoup à laffaiblissement du potentiel pédologique.
Dans le cadre plus global de la lutte contre la désertification, les efforts sont concentrés autour de la mise en uvre de la convention de lutte contre la désertification que le Mali a ratifié en 1995. Sur le terrain, l'accent est mis sur l'introduction de foyers améliorés, la promotion de sources d'énergie propres comme le biogaz et l'énergie solaire etc. Malheureusement, en raison de l'insuffisance de moyens financiers et du manque de coordination des actions initiées et des projets sur le terrain, les résultats escomptés n'ont pas été atteints.
L'alimentation en eau des hommes et des animaux constitue aussi l'un des points focaux de la politique de l'Etat. A l'heure actuelle, 22 % des villages sont équipés de systèmes d'exhaure. Il reste encore près de 3401 villages à équiper. En milieu urbain, ce taux passe à 52 %. 27 centres urbains sont équipés de systèmes d'adduction sur les 34 existants. Avec 5,64 Millions d'UBT, on estime à 200 m3 jour les besoins en eau du bétail. Seuls 10 à 15 % de ces besoins sont en mesure d'être satisfaits par le potentiel en eau de surface. Pour améliorer la situation, on note pas moins de vingt projets à caractère national ou international, qui interviennent soit dans le cadre de l'alimentation en eau potable et de l'hydraulique villageoise, soit en rapport avec la lutte contre l'érosion hydrique et la protection des bassins versants etc. Les autorités ont choisi une approche intégrée qui permet d'aborder toutes les questions relatives à l'eau. Ainsi, les actions entreprises vont dans le sens de combler certaines lacunes relatives à l'augmentation substantielle des stations hydrologiques et hydrogéologiques, de renforcer le cadre juridique, avec la mise en application du code de l'eau, de renforcer la coordination des activités des ministères impliqués dans la gestion des ressources en eau.
La diversité climatique (5 zones) est à l'origine de la diversité des paysages rencontrés au Mali. On dénombre pas moins de 44 régions naturelles et 49 zones agro-écologiques. Du point de vue des espèces, 1739 espèces de plantes, 136 espèces de mammifères et 640 espèces d'oiseaux ont été inventoriées. Ces ressources sont cependant menacées par l'exploitation irrationnelle de ces espèces, une législation inadaptée, la prévalence de la monoculture qui a des effets néfastes sur l'agrobiodiversité etc. Parmi les initiatives prises dans le cadre de la protection des espèces, on note essentiellement la délimitation de zones protégées, le renforcement des capacités humaines, la valorisation des connaissances traditionnelles dans le domaine de la conservation de la biodiversité et le renforcement de la préservation des variétés locales et des espèces animales menacées.
En matière de pollution de l'air, il faut noter que le secteur agricole est celui qui émet le plus des gaz à effet de serre, soit 87,5 % de l'ensemble des émissions. Il est suivi en cela par l'énergie, 11,17 %, et les procédés industriels, 1,33 %. Le Mali a signé la convention pour la protection de la couche d'ozone et initié d'autres activités, notamment de formation d'experts locaux, d'information et de sensibilisation de la population etc.
INSTITUTIONS
La Politique Nationale de Protection de l'Environnement (PNPE) sert de cadre de gestion des ressources naturelles et de promotion du développement durable. Elle a été adoptée en Août 1988. Il faut y ajouter les neufs Plans Nationaux d'Action qui concernent des secteurs de développement bien précis.
GROUPES/ACTEURS
Les communes urbaines et rurales jouent un rôle important dans le dispositif de mise en uvre du développement durable. Soutenues dans leurs actions par des partenaires internes comme les ONG, les Groupements d'Intérêt Economique (GIE), etc., et par les bailleurs de fonds, elles ont en charge la conception et l'application de programmes de développement en faveur de leurs localités.
Environ 1300 ONG ont été recensées, dont 146 interviennent directement sur le terrain, et dans des domaines aussi variés que la santé, l'éducation, le tourisme, l'eau etc. On note un comité de coordination des actions des ONG. Egalement, chaque année une concertation entre le gouvernement et les ONG est organisée, qui permettent d'engager le dialogue et de faciliter les échanges entre les deux parties.
En direction des femmes, le plan d'actions 1996-2000 rappelle que les actions prioritaires dans le cadre de leur promotion concernent le respect de leur droit, le renforcement de leur capacité de production en vue de lamélioration de leurs revenus, leur accès plus facile aux services sociaux etc. Comme programme majeur identifié, on note le Programme d'Appui au renforcement de l'équité hommes-femmes.