| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 08-2002 |
| Source : Profil de Madagascar. Application d'action 21 : Examen des progrès accomplis depuis la conférence des nations unies sur l'environnement et le développement, 1992 | |
Bilan de la mise en uvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse de Madagascar
PRESENTATION GENERALE (pas d'informations)
Situation :
Superficie :
Population :
Taux d'accroissement :
Taux de croissance de la population urbaine :
Population urbaine :
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR MADAGASCAR
Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone (adhésion ratifiée le 2 Mai 1996) ;
Convention internationale sur la diversité biologique ;
Convention de lutte contre la désertification (ratification le 4 Septembre 1996).
SOCIAL
Madagascar a adopté sa loi nationale de population en 1990. Il s'en est suivi un renforcement institutionnel destiné à mieux faire prendre en compte ce secteur dans le processus de développement durable. De plus, un grand effort de sensibilisation autour des relations entre population, pauvreté et environnement a été mené avec comme populations cibles les décideurs, les ONG, les associations, les populations, les associations etc.
Une étude de diagnostic sur la pauvreté a été réalisée. Parmi les stratégies de lutte contre la pauvreté définies dans le cadre du Programme Environnemental 1, figure l'amélioration des conditions de vie des populations, surtout en milieu rural. Pour ce faire, 1200 projets portant sur la conservation des sols, l'agroforesterie, l'aménagement de petits bassins versants, adduction d'eau, etc. ont été financés et réalisés. Au total, l'impact de ces projets a concerné 45 000 familles et une superficie de 17 000 ha.
A une association nationale de droit privé a été confiée la gestion des aires protégées. Elle a ainsi permis « de créer 1000 emplois nouveaux chez les habitants riverains, de faire bénéficier 60 000 familles d'activités sociales, 16 000 d'activités de développement et 5500 autres de retombées financières provenant des droits d'entrée dans les aires protégées ».
Dans le domaine sanitaire, les objectifs sont triples : promouvoir la santé communautaire en privilégiant la participation des populations locales, améliorer la santé des groupes vulnérables, les enfants notamment et enfin améliorer les conditions hygiéniques, surtout dans les villes. Pour ce qui est du premier point, l'accent est mis sur l'efficacité du système d'information, l'amélioration de la stratégie de communication et la sensibilisation (surtout sur les MST/SIDA auprès des groupes à risque dont les jeunes, les militaires, les pénitenciers etc.). Dans le second cas, les efforts vont dans le sens de la lutte contre la malnutrition et les maladies, grâce à un programme élargi de vaccination contre la tuberculose, la coqueluche, la rougeole, la diphtérie etc. Enfin, il s'agit pour les autorités d'une part de renforcer de revitaliser les districts sanitaires, comme le stipule le plan de développement des districts sanitaires, et d'autre part d'améliorer les conditions d'hygiène dans les villes, grâce à l'extension du système d'assainissement dans les villes et dans les campagnes à la latrinisation dans les écoles et les ménages. En outre, plus de 2 500 000 habitants ont été concernées par les opérations de pulvérisation dans le cadre de la lutte anti-vectorielle.
Dans le domaine de l'éducation, les autorités envisagent l'enseignement de l'environnement dans les établissements d'enseignement secondaire et les écoles de formation professionnelle. De ce fait, les enseignants ont subi une formation à ce propos et du matériel didactique diffusé. Un centre de formation aux sciences de l'information géographique et de l'environnement a été crée.
Les autorités prévoient la construction de 35 000 logements soit dans des villes déjà existantes, soit dans de nouvelles villes. Il est également prévu d'actualiser les textes domaniaux et cadastraux et le code de lurbanisme, afin de mieux intégrer la dimension environnementale dans l'urbanisme.
ECONOMIE
Les objectifs en matière agricole sont définies par la politique du développement agricole rural durable. Il s'agit en gros d'augmenter les revenus des paysans, tout en assurant une protection durable des ressources naturelles. Dans cet ordre d'idées, le remplacement des pesticides et autres produits chimiques utilisés dans l'agriculture par des produits biologiques est considéré comme prioritaire, de même que la protection des sols et la lutte contre l'érosion hydrique. Il s'y ajoute le projet de renforcement de la lutte anti-acridienne, en collaboration avec la FAO.
ENVIRONNEMENT
La biodiversité est très menacée par la pratique des feux de brousse, des défrichements abusifs et l'exploitation non contrôlée des forêts. Pour lutter contre cette dégradation, les autorités ont crée une quarantaine d'aires protégées qui couvrent une superficie de plus d'un Million d'ha. La promotion de l'écotourisme au sein de ces espaces, la mobilisation des populations riveraines des aires protégées autour de projets de développement agricole qui permettront de les sédentariser, l'amélioration des techniques agricoles, notamment la recherche de solutions alternatives au brûlis sont parmi les éléments de la stratégie de protection de ces ressources.
Vu sa position géographique, Madagascar accorde une importance capitale à la gestion des ressources côtières et marines. Des études ont été réalisées sur certaines espèces, dont les langoustes néritiques et les holuthuries et un inventaire du récif corallien achevé. De plus, une collaboration avec le Programme Régional Environnement de la Commission de l'Océan Indien permettra de mettre en uvre une politique d'aménagement à la fois aux niveau national et régional.
Pour s'assurer une protection contre les déchets dangereux, les autorités ont mis en place un cadre législatif qui oblige les industriels qui désirent s'installer dans le pays de procéder à des études d'impact de leurs activités sur l'environnement, et de proposer des solutions quant au traitement des déchets. La politique de développement industriel se base sur le principe du pollueur/payeur pour fixer les limites d'utilisation des produits polluants.
Dans le domaine énergétique, des efforts sont consentis vont dans le sens de la réduction de la consommation en bois. Dans ce cadre, l'économie du bois par l'utilisation de fours et foyers améliorés. L'Association Nationale d'Actions Environnementales (ANAE) a aidé à la formation des paysans dans la fabrication de ces outils. En outre, la Charte de l'Energie prévoit de définir une politique énergétique en conformité non seulement avec le besoin d'efficience économique, de rationalité technique, mais aussi en respect avec l'environnement.
INSTITUTIONS
Il est prévu de faire adopter un code de l'environnement, mais après que l'inventaire des textes sectoriels régissant la gestion des ressources aura été fait. Des efforts sont aussi consentis afin de s'aligner à la législation internationale. Ainsi, plusieurs protocoles et conventions internationaux ont été signés, dans des secteurs aussi variés que la diversité biologique, la gestion des déchets dangereux etc. On note également le Plan d'Action Environnemental dont l'élaboration a commencé dès 1987 et qui a vu la participation de plus de 150 techniciens et autres représentants d'ONG et de bailleurs de fonds. Les objectifs à atteindre dans le cadre de ce programme concernent "conservation et gestion du patrimoine de la diversité biologique, promotion du développement durable par une meilleure gestion des ressources naturelles, amélioration des conditions de vie dans les zones rurales et urbaines, développement des ressources humaines et des capacités institutionnelles".
GROUPES/ACTEURS
Les femmes sont incontournables dans le processus de développement durable. C'est pourquoi le gouvernement mise sur le renforcement de leurs capacités, afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle. Dans cet ordre d'idées, elles ont reçu des formations diverses en comptabilité, techniques agricoles, transformation alimentaire etc. Par ailleurs, l'accent est mis sur les aspects sanitaires (contrôle des naissances, protection contre les MST/SIDA) et éducatifs. Le cadre législatif a été amélioré et la problématique genre mieux intégrée dans le Programme Environnemental. Parmi les indicateurs choisis afin de mesurer les progrès accomplis, figurent le pourcentage de femme dans les instances de décision, leur participation à la vie active du pays et enfin le développement d'associations regroupant des femmes.