Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU
réalisé par Agora 21 Rédacteur :
Mme Aissatou THIOUBOU
Version provisoire 08-2002
Source : Profil du Gabon. Application d'action 21 : Examen des progrès accomplis depuis la conférence des nations unies sur l'environnement et le développement, 1992 (texte envoyé par Mr Emile Doumba, Ministre chargé de l'Environnement, Gabon )

 

 

 

Bilan de la mise en œuvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :

Rapport de synthèse du Gabon

PRESENTATION GENERALE

Situation :

Superficie : 267 667 km²

Population : 1 126 500

Taux d'accroissement : 2,5 %

Taux de croissance de la population urbaine : 5;2 %

Population urbaine : 73 %

Taux de croissance du PIB : 3,5 % (chiffre de 1998)

 

CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR LE GABON

SOCIAL

Le Gabon comptait une population de 1126500 habitants en 2000. Le taux d'accroissement moyen annuel est de 2,5 %. Cette population est essentiellement jeune, puisque 41 % ont moins de 15 ans. 26 % de femmes sont chefs de ménage. La densité générale est faible, elle est de 4,2 habitants au km². Par ailleurs, la majorité de la population, entre 73 % et 80 % vit en ville. Libreville, la capitale, et Port Gentil regroupent les ¾ de la population urbaine et plus de la moitié du pays. L’électricité est accessible à environ 74 % des habitants. Mais ce chiffre traduit mal le déséquilibre entre les villes, où ce taux est de 90 %, et les zones rurales, où il n'est que de 30 %. Pour ce qui est de l’alimentation en eau des ménages, le taux d’accès est de 77 L'approvisionnement se fait aux bornes fontaines (33 %), aux robinets (40 %), aux forages et autres pompes dans les villages (4 %), dans les fleuves et rivières (11 %), à la source (8 %) et enfin aux puits ouverts (2 %). Par contre, en distinguant les urbains des ruraux, on se rend compte que les premiers ont recours aux robinets (52 %) et aux bornes fontaines (41 %), tandis que pour les seconds, les rivières (35 %), les sources (22 %) et les puits (5 %) constituent les principales sources d'approvisionnement en eau. Dans le domaine du logement d’importantes pénuries sont enregistrées. Les statistiques indiquent que plus de 150000 logements par an sont nécessaires afin de combler le déficit actuel.

Dans le domaine de l'éducation, on note d'importants progrès qui ont permis d'améliorer la disponibilité en infrastructures au niveau national. Ainsi, face à la pénurie en salles de classes que connaissait le pays avant 1990, près de 1244 salles de classe ont été construites, ce qui a ainsi permis d'améliorer la capacité d'accueil. Il est également envisagé de renforcer la formation dans des secteurs ciblés tels l'agriculture et les métiers de la mer. Par contre, le problème du déficit en enseignants n'a toujours pas trouvé solution, ce qui se ressent sur la qualité de l'enseignement de base dispensé. Il faut dire que le budget consacré à ce secteur était de 3,5 % du budget national en 1992. Le taux d'alphabétisation est quand même assez élevé. De 76 % chez les hommes en 1992, il est passé à 94,2 % en 2000, tandis que chez les femmes, ce taux est passé au cours de la même période de 50 à 92,8 %.

La pauvreté absolue, en d'autres termes celle qui concerne les familles vivant avec moins de 30.174 F CFA par personne et par mois frappe près de 27 % des ménages. Le taux de chômage est de 20 %. Afin de réduire les effets de la pauvreté sur la société, les autorités ont élaboré le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) qui concerne la période jusqu'en 2025. Il est placé dans le cadre du Pacte National de Solidarité et de Développement (PNSD) dont la mise en œuvre date de 1998. Parmi les objectifs à atteindre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, figurent en bonne place le renforcement des secteurs de l’économie où les pauvres sont les plus actifs (agriculture, tourisme, pêche), la construction d'infrastructures dans les zones peu pourvues, l'amélioration des capacités institutionnelles et le renforcement des principes de bonne gouvernance.

ECONOMIE

L'économie gabonaise repose sur l'exploitation et l'exportation des ressources naturelles qu'il possède, à savoir le pétrole, le manganèse et le bois. Cependant, la chute du cours de ces matières premières sur le marché mondial, combinée à la fluctuation du dollar, ont pour effet de rendre l'économie très instable. Le poids de la dette extérieure est aussi un handicap certain, puisque celle-ci absorbe près de la moitié des recettes budgétaires de l'Etat. Le Gabon applique également depuis quelques années un programme d'ajustement structurel, tel que stipulé par les institutions de Bretton Woods. Une coopération est aussi établie avec l'OMC, mais aussi les organisations sous-régionales, telles la CEMAC, la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale et l'UEMOA l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine. Au niveau interne, une charte des investissements a été promulguée en 1998 et le système fiscal et douanier réformé.

L'agriculture occupe près de 300 000 gabonais. Elle fournissait en 1998 7,5 % du PNB. Les terres agricoles étaient estimées à 51570 km², soit 19,3 % du territoire national, et 25,30 ha par habitant. Cependant, cette activité ne permet pas au pays de s’autosuffire, puisque 80 % des besoins alimentaires sont importés.

ENVIRONNEMENT

Compte tenu de sa position géographique, le Gabon dispose d'une importante richesse faunistique et floristique. La forêt couvrait 200000 ha en 1999, soit 85 % de la surface du pays. On y dénombre 8000 espèces de plantes vasculaires, 150 espèces animales, dont des éléphants (60000 individus), des gorilles et des chimpanzés (30 000 têtes par espèce). Afin de sauvegarder ce patrimoine, près de 23000 ha (chiffre de 1996), soit 12 % de la superficie nationale ont été érigés en zones protégées. Il faut dire en effet que les agressions sont nombreuses. Il y a d'abord le déboisement au rythme de 150 km² par an. Il s'y ajoutent le braconnage et l'exploitation abusive des ressources de la forêt qui constituent une menace permanente sur les ressources biologiques. De nombreuses inventaires ont été réalisées en collaboration avec d'autres institutions, afin d'optimiser la gestion rationnelle de ces ressources. Un programme de lutte contre l'érosion hydrique, grâce à la remise en état des espaces végétalisés a été mis en place. De plus, le nouveau code forestier a été adopté et devrait permettre une gestion durable des ressources, en partie grâce à une approche intégrée qui permettra de prendre en compte les aspects physiques et socio-économiques dans la gestion des forêts.

Le potentiel de ressources en eau de surface représente 72 % du territoire national, soit 170 milliards de m3 par an. Seuls 50 % du potentiel est utilisé pour les différents usages. Ce taux a connu une variation entre 1999 où il était de 47 %, 2000 où il était chiffré à 49 % et 2001 ou il atteint 54 %. Cependant, cette eau n'est pas toujours propre à la consommation. Elle est sujette à d'importantes altérations physico-chimiques, mais aussi assez souvent à une contamination bactériologique, qui découle des rejets de déchets dans l'eau.

INSTITUTIONS

Au niveau international, le Gabon a ratifié la plupart des conventions internationales en matière de gestion des ressources naturelles et de promotion du développement durable. Au plan interne, le code de l'environnement sert de cadre juridique global, tandis que plusieurs décrets et lois commandent la gestion des ressources dans différents domaines sectoriels. Parmi les principaux textes de référence, on peut citer le Plan National d'Action Environnemental et la Stratégie Nationale pour la Biodiversité.

GROUPES/ACTEURS

Les femmes forment la majorité de la population : 52 %. Leur niveau de représentativité dans les instances de décision ne reflète cependant pas ce taux. Un regard sur la composition du gouvernement montre que sur ses 39 membres, seules 5 sont des femmes. A l'Assemblée Nationale, elles étaient 6 entre 1990 et 1996, soit 5 %, tandis qu'au Sénat, entre 1996 et 2002, elles n'étaient que 11 femmes sur un total de 91. Le chiffre le plus élevé quant à la représentativité des femmes est enregistré dans la fonction publique où elles constituent 33 % des effectifs. Dans les deux principales villes du pays, que sont Libreville et Port Gentil, les 2/5 des femmes exercent une activité. Elles travaillent pour elles mêmes (57 %), s’activent dans le commerce (37 %), dans l'administration (31 %), et dans l'agriculture (22 % contre 68 % en milieu rural). Le pourcentage de femmes instruites s'élève à 65,5 %, dont 93 % ont entre 15 et 19 ans. Parmi les mesures prises afin d'améliorer leurs conditions de vie, de faciliter leur insertion dans le tissu social et de leur permettre de prendre part activement au processus de développement durable. On peut mentionner par exemple la levée des contraintes d'accès à certains métiers d'ordinaire réservés aux hommes (l’armée), le renforcement des droits des femmes dans le domaine du travail, avec l'octroi du congé de maternité, l'interdiction du travail de nuit etc.

Les actions en faveur des jeunes se situent surtout dans le cadre de la résorption du chômage. Ainsi, des centres de formation dans le domaine de la pêche et des métiers du bois ont été crées, des financements ont été accordés à des jeunes qui souhaitaient s'installer dans le secteur agricole et enfin l'Etat encourage les entreprises à faire des efforts dans la création d'emplois en faveur des jeunes.

C'est la loi 35/62 qui porte création des ONG. Celles-ci travaillent étroitement avec les pouvoirs publics à tous les niveaux de prise de décision en matière de planification. Le Conseil Economique et Social, en tant que représentant de la société civile prend part activement au processus de prise de décision.

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