| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 08-2002 |
| Source : IMPLEMENTATION OF AGENDA 21:REVIEW OF PROGRESS MADE SINCE THE UNITED NATIONS CONFERENCE ON ENVIRONMENT AND DEVELOPMENT, 1992 | |
Bilan de la mise en uvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse de l'Egypte
PRESENTATION GENERALE (pas d'informations)
Situation :
Superficie :
Population :
Taux d'accroissement :
Taux de croissance de la population urbaine :
Population urbaine :
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR L'EGYPTE
Convention cadre pour le changement climatique (ratification le 05 Décembre 1994) ;
Protocole de Montréal (ratification le 02 Août 1998) ;
Protocole de Kyoto (1999) ;
Convention sur la diversité biologique (ratification en 1994) ;
Convention de lutte contre la désertification (ratification le 07 Juillet 1995) ;
Accord sur l'Organisation du Plan de Protection du Proche Orient (ratifié en 1995) ;
Accord relatif à la mise en uvre du chapitre XI de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 Décembre 1982 (signé en 1995) ;
Protocole 1996 relatif à la convention sur la prévention de la pollution marine par immersion de substances dangereuses (signé en 1996) ;
Amendement au protocole pour la protection de la Mer Méditerranéenne contre la pollution tellurique (signé en 1996) ;
Convention régionale pour la protection de la Mer Rouge et de l'environnement du Golfe d'Aden (convention de Jeddah) adopté en 1982, entré en vigueur en 1990 ;
Protocole sur la prévention de la pollution de la Mer Méditerranée par les hydrocarbures et autres substances nuisibles (signé en 1996) ;
Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et leur élimination (ratifié en 1993) ;
Amendement à la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur élimination (signé en 1995) ;
Protocole de 1992 à la Convention Internationale sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (ratification en 1995) ;
Convention internationale sur la prévention, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (entré en vigueur en 1996) ;
Amendement au Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Ratification en 1993 (Londres) et en 1994 (Copenhague) ;
Protocole concernant les aires spécialement protégées et la diversité biologique dans la Méditerranée (signature en 1995).
SOCIAL
Sur le plan démographique, grâce aux efforts consentis en matière de planning familial et de sensibilisation, le taux de natalité a connu une baisse notable, passant de 30,9 pour mille en 1990, à 26,9 pour mille en 2000. Il en est de même du taux de mortalité, qui est passé de 7,1 pour mille en 1990 à 6,1 pour mille en 2000.
Dans le domaine de l'éducation, l'accent est mis sur l'amélioration du taux de scolarisation. Ainsi, pour l'éducation au niveau primaire, le taux de scolarisation est passé en 1999de 88 % pour les garçons et 76,9 % pour les filles, à 96,1 % en 2000. Plus de 3 000 écoles ont été rénovées. Elles viennent s'ajouter aux 30 570 écoles existantes (contre 25 606 à la rentrée 91/92). Egalement, près de 2 000 bibliothèques ont été construites. Des efforts ont été consentis dans le sens du renforcement des capacités des enseignants. 1152 enseignants ont subi une formation à lextérieur du pays (Royaume Uni, France et Etats-Unis). Le taux d'analphabétisme est passé de 39,4 % en 1996 à 34,2 % en 1999. Les autorités prévoient de l'éradiquer d'ici 2005.
Le taux de chômage est passé de 9,8 % en 1993/94 à 7,5 % en 1999/2000. Un autre indicateur qui montre les avancées dans ce domaine est le nombre de voitures personnelles par famille. En 1983, environ seule une famille sur 17 possédait une voiture, tandis qu'à l'heure actuelle, on dénombre une voiture pour 11 familles.
Le combat contre la pauvreté trouve sa légitimité dans les articles 17, 23 et 25 de la Constitution égyptienne qui stipulent que les plans de développement doivent "garantir l'augmentation du revenu national et du niveau de vie, l'équité, et la responsabilité de lEtat en matière de sécurité sociale." Le plan de lutte contre la pauvreté comporte plusieurs thèmes : amélioration du niveau d'éducation et lutte contre l'analphabétisme, construction de services sanitaires, planning familial, augmentation du niveau de vie, amélioration des conditions des femmes et création d'emplois en faveur des jeunes en âge de travailler. En gros, trois types de plans de développement ont la faveur des autorités : les plans économiques (dont le rôle est de promouvoir une utilisation rationnelle des ressources en vue de l'augmentation des revenus des nationaux), les plans d'équité destinés à assurer un meilleur partage du revenu national, et des plans de lutte contre le chômage. En outre, un programme de sécurité sociale a été mis en place, qui permet aux plus démunis de bénéficier d'une pension minimum de 50 livres égyptiennes par mois.
Dans le domaine de la santé, les indicateurs pour l'année 2000 permettent de mesurer les progrès accomplis. A titre d'exemple, le pourcentage d'occupation des lits est de 76 %, le service public gère 70 % des lits (contre 60 % en 1981). 752 ambulances ont été recensées et 44 % de la population sont couverts par une assurance. Les insuffisances budgétaires souvent notées se ressentent sur l'équipement médical et la qualité du service.
En matière d'habitat, la politique mise en place par les autorités met l'accent entre autres sur une redistribution équilibrée de la population en fonction de la disponibilité des ressources naturelles et économiques, la création de conditions d'un développement régional et urbain équilibré et assurer le développement équilibré entre les zones habitables et les zones non-habitables (dans ce cadre 17 villes nouvelles ont été créées et 44 autres sont en cours de planification), la création de nouvelles villes dans les régions désertiques etc. Parmi les projets urbains, celui de Manshiet Nasser qui est un quartier irrégulier situé à l'Est du Caire. Très densément peuplé (800 habitants/ha pour une population de 350 000 habitants), cette bourgade fait face à de nombreux problèmes d'urbanisation tels l'insuffisance d'espaces publics, de services, de pollution etc. Les autorités envisagent la construction de 6 000 habitations, en plus d'écoles et d'hôpitaux. La méthode participative est de rigueur dans la recherche de solutions dans cette cité.
ECONOMIE
Les progrès accomplis par l'Egypte dans ce domaine se mesurent aussi dans la baisse du taux d'inflation (de 21 % en 91/92, il est tombé à 6,4 % en 96/97), la réduction du déficit budgétaire de l'Etat (il est passé de 17 % en 1990/91, à moins de 1 % du PNB en 1996/97) et le service de la dette qui a été réduit de 50 % etc.
Pour ce qui est de l'industrie, une attention particulière est accordée à la pollution par les usines. C'est le secteur public qui pollue le plus, avec plus de 60 % de la pollution émise. A ce titre, plusieurs programmes ont été mis en application. Ainsi, en 1999, des industries ont été inspectées, afin de déterminer leur niveau de pollution, et des enquêtes ont été réalisées pour le canal de drainage Kutchner à Gharbia et Kafr El Sheikh. En dehors de ce programme d'inspection, on note d'autres programmes notamment ceux relatifs à la promotion de technologies propres dans les industries, qui a concerné les zones industrielles de cinq villes, celui de la réduction et de l'élimination des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, notamment à destination des trois secteurs industriels ciblés que sont l'industrie de caoutchouc mousse, celle de la réfrigération et celle utilisant des isolants et de solvants. En plus de cela, une base de données sur les déchets dangereux, conformément aux recommandations de la convention de Bâle.
Le secteur touristique joue un rôle important dans l'économie égyptienne, notamment dans la création d'emplois et la rentrée de devises. C'est pour cette raison que les autorités ont choisi de développer cette activité, notamment le long des côtes de la mer rouge, mais tout en préservant les ressources naturelles des régions concernées. Ainsi, une nouvelle loi a été adoptée, la loi environnementale 4 qui oblige chaque nouveau projet touristique à soumettre une étude d'évaluation d'impacts environnementaux intéressant les différentes phases du projet. L'Agence de l'Environnement est chargée de prendre en contact avec les gouvernorats, afin de les aider dans le contrôle des impacts environnementaux dus au tourisme.
ENVIRONNEMENT
L'un des points focaux de la politique égyptienne en matière d'environnement est la lutte contre la sécheresse et la désertification. Un Plan National d'Actions pour la lutte contre la désertification est en cours de préparation. La stratégie nationale inclue les points suivants : l'amélioration de l'utilisation efficace des ressources naturelles, la protection des zones fertiles, la réhabilitation des surfaces dégradées (il est prévu de réhabiliter 75 000 ha chaque année) et le soutien à la recherche. Parmi les projets identifiés, figurent le projet de modernisation de l'agriculture égyptienne dans la vallée et le Delta du Nil, destiné à accroître la productivité agricole, le projet d'identification et de stabilisation des dunes de sable, le projet de reboisement et celui du système d'information sur la désertification etc.
La disponibilité en ressources en eau en quantité suffisante est aussi un point sensible de développement de l'Egypte. La politique nationale de l'eau, qui a été définie pour la période allant jusqu'en 2007, comporte trois volets : l'utilisation optimale des ressources disponibles, la protection de la qualité de l'eau et la réduction de la pollution, et enfin le développement de nouvelles ressources en eau, en coopération avec les pays du bassin du Nil. L'Egypte est membre de plusieurs organisations internationales et sous-régionales. Faisant partie des 10 pays partageant l'eau du Nil, elle est membre de l'Initiative du Bassin du Nil née en 1999 et d'autres réseaux regroupant les pays du monde arabe et de la Méditerranée. Par ailleurs, dans le cadre du renforcement des capacités, près de 200 cours portant sur le thème de l'eau sont dispensés au bénéfice de près de 2500 stagiaires.
En ce qui concerne l'énergie, l'Egypte a déjà défini les grandes lignes de sa politique dans ce domaine. Il s'agit pour les autorités d'augmenter la capacité de production d'énergie hydroélectrique grâce à la construction de barrages sur le Nil et ses affluents, la maximisation de l'utilisation du gaz pour la production d'énergie, la promotion des énergies nouvelles et renouvelables, la mise en place de réseaux électriques en collaboration avec les pays voisins et lamélioration de l'efficacité de la production d'énergie etc.
L'électrification rurale est aussi un des objectifs fixés par les autorités. En 2001, près de 98 % de la population du pays avaient accès à l'électricité dans leurs foyers. Cela résulte en partie de la politique mise en place qui permet aux plus démunis de bénéficier de réductions sur le prix délectricité.
INSTITUTIONS
C'est le Ministère de l'Environnement qui est responsable de la gestion des affaires environnementales. Pour la mise en uvre de l'Agenda 21, c'est l'Agence Egyptienne pour l'Environnement, organe exécutif de ce Ministère qui en est chargée. Elle reçoit le soutien de plusieurs partenaires internationaux dont DANIDA, l'USAID etc.
GROUPES/ACTEURS
Les femmes égyptiennes sont peu représentées dans les instances de décision. Au niveau ministériel, elles sont 6 %, seulement 40 % au niveau subministériel, 2 % au Parlement, 15,3 % de l'ensemble des postes diplomatiques en 1995. Les femmes sont également les plus frappées par l'analphabétisme (50,18 %) que les hommes (29 %). Dans le domaine du travail, elles représentent 15,3 % de la population active. En 1986, elles étaient les plus touchées par le chômage (25,5 %) que les hommes (9,3 %). En 1996, ces taux étaient respectivement de 20,4 % et 6,9 %.
La gouvernement égyptien a ratifié la convention sur l'élimination de toute forme de discrimination envers les femmes en 1981. En vertu des recommandations issues de cette convention et de celles qui ont suivi, les objectifs fixés par les autorités concernent l'augmentation de la proportion de femmes dans les instances de décision, l'identification, l'élimination des obstacles à la participation des femmes au processus de développement durable et létablissement de mécanismes dévaluation des impacts des politiques et programmes d'environnement et de développement sur les femmes.
Pour les jeunes et les enfants, un processus est mis en place, qui permet de renforcer le dialogue avec eux, à tous les niveaux. Laccent est aussi sur leur accès à l'information contenue dans lAgenda 21, de sorte qu'ils puissent donner leurs avis et opinions pour ce qui est de sa mise en uvre.