| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 06-2002 |
| Source : Profil environnemental de l'Union des Comores | |
Bilan de la mise en œuvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse de l'Union des Comores
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Situation : entre 11° 20 et 13° 04 de latitude Sud et 43° 11 et 45° 19 de longitude Est
Superficie : 1660 km²
Population : 583 222 habitants (chiffres de 2001)
Taux d'accroissement : 2.7 %
Taux de croissance de la population urbaine : 6.5 % (taux d'urbanisation)
Population urbaine : 28.8 %
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR L'UNION DES COMORES
SOCIAL
D'une superficie totale de 2236 km², l'île de Comores est peuplée par 583 222 habitants (chiffres de 2001) répartis sur trois îles : Grande Comore, Anjouan et Mohéli. Cette population est assez dynamique. Selon les statistiques fournies, elle est passée de 53 000 habitants en 1860 à 119 030 en 1923 et 446 797 en 1991. Cela s'explique par un fort taux de natalité : 4,7 % en 1958, 4,50 % en 1980 et 4,3 % en 1991 et un taux de mortalité plus faible : 2,34 % en 1958, 1,7 % en 1980 et 1,2 % en 2000. Le taux d'accroissement actuel est de 2,7 %.
La densité moyenne est de 269 habitants par km². La majeure partie de la population vit en milieu rural : 71,2 % contre 28,8 % en milieu urbain. Le taux d'urbanisation est de 6,5 % par an. Des problèmes d'urbanisation existent, tels l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, la salubrité, etc. Les pertes d'eau enregistrées par le réseau de distribution d'eau et dues à la vétusté du matériel rendent le système peu efficace. D'un autre coté, rares sont les villes dotées d'un système d'assainissement fonctionnel existe. Cela découle en partie de l'absence d'un plan d'aménagement du territoire cohérent.
Environ 57 % des comoriens ont moins de 19 ans. Pourtant, le taux de scolarisation est en recul. Il passe de 67,5 % en 1991 à 64,2 % en 1987. En 1988, le taux net de scolarisation était de 55 % dans le primaire et 17 % dans le secondaire. Le taux d'alphabétisation des adultes quant à lui était estimé à 61.3 % en 1991.
Dans le domaine sanitaire, les statistiques révèlent l'existence d'un médecin pour 7500 habitants en 1989 et d'un lit pour 342 habitants à la même période.
ECONOMIE
L'agriculture constitue le fer de lance de l'économie à qui elle fournit 40 % du PIB. De plus, elle constitue l'activité principale au niveau de l'île avec plus de 70 % de la population active qui l'exercent. Le secteur agricole fournit aussi 90 % des recettes d'exportation. Les principales cultures vivrières sont le mil, la manioc, le mais etc., mais ce sont les cultures d'exportation (vanille, girofle, ylang-ylang etc.) qui dominent. Les terres cultivées occupent 47 % de la superficie du pays. Cependant, compte tenu de la croissance démographique, les surfaces cultivables s'amenuisent sensiblement. Ainsi, si sur l'île de Mohéli les surfaces disponibles atteignent 1 ha par habitant, sur l'île de Grande Comore, on ne dénombre plus que 0.32 ha per personne, contre 0,2 ha par personne sur l'île d'Anjouan.
La pêche occupe aussi une place de choix dans l'économie comorienne. Elle fournit environ 12 % du PIB. Cependant, les moyens d'exploitation, le plus souvent artisanaux (la pêche artisanale a fourni 13 000 tonnes en l'an 2000) ne sont pas pour favoriser la conservation durable des ressources. C'est le cas de la pêche par empoisonnement et de la pêche à la dynamite. On note également d'autres types d'exploitation des ressources de la mer telles l'extraction du sable à des fins de construction, l'extraction de corail, etc. Toutes ces activités, menées de manière non rationnelle représentent un danger pour la protection des ressources, dans la mesure où elles sont menées sans pour autant que toutes les garanties de durabilité nécessaires soient prises. C'est pourquoi, il est recommandé la mise en place d'un plan d'aménagement intégré.
Le secteur tertiaire est aussi d'une grande importance, puisqu'il fournit 53,8 % du PIB.
ENVIRONNEMENT
A son appartenance au climat tropical à saisons contrastées, les Comores doivent une grande diversité biologique. La faune et la flore sont très riches. Plus de 2 000 espèces végétales, près de 98 d'espèces d'oiseaux et 24 espèces de serpents ont été inventoriées. Cependant, il faut noter que cet inventaire est loin d'être exhaustif, faute de moyens suffisants. Or, une meilleure connaissance des ressources permettrait de mettre en place un système de surveillance et de suivi plus efficace. D'ailleurs, plusieurs espèces sont menacées de disparition si des mesures ne sont pas prises dans le sens de la protection de ces ressources.
Le recul des espaces forestiers est aussi constaté. Sur les 30 000 ha de forets en 1950, il ne reste plus que 8 000 ha. Les causes sont liées au besoin de conquérir de plus en plus de terres agricoles, à l'utilisation du bois de feu comme combustible par la majorité des ménages aussi bien urbains que ruraux, par l'industrie et le secteur de la construction. Les conséquences sont une faible recharge des nappes et donc le tarissement des cours d'eau. C'est pourquoi, une politique énergétique efficace est de rigueur, afin de changer les habitudes de consommation des populations. Parmi les points forts de cette politique, la promotion des énergies de substitution telles que le solaire, d'autant que la moyenne de l'insolation sur l'île est de 2 600 heures. La production d'énergie hydro-électrique est aussi une possibilité, notamment sur les îles de Mohéli et d'Anjouan.
De manière générale, le problème de la dégradation des sols se pose avec acuité, due à l'érosion massive, à des pratiques culturales désastreuses telles la diminution du temps de jachère.
l'autre problème de type environnemental concerne la gestion des déchets ménagers, des déchets hospitaliers, des déchets industriels, mais aussi des eaux usées. C 'est la collecte de ces déchets qui pose problème. Ils sont accumulés dans des décharges anarchiques sans aucun traitement. Les conséquences sur la santé de ce genre de pratique ne sont plus à démontrer. L'autre risque non négligeable de pollution est constitué par le risque de marée noire, compte tenu de la position du pays sur la route des grands pétroliers venant du Golfe Persique. Afin de prévenir ces risques, il s'est associé aux autres pays membres de la Commission de l'Océan Indien dans le cadre d'un projet régional. Il s'y ajoute un autre type de risque d'ordre naturel : le volcanisme et les cyclones. Les Comores abritent l'un des plus grands volcans du monde, celui du Karthala.
INSTITUTIONS
Afin de mieux gérer les questions environnementales, les autorités comoriennes ont mis sur pied un ensemble de structures qui ont pour rôle de coordonner les décisions en matière d'environnement et de gestion des ressources naturelles. Ainsi, à coté de la Direction Nationale de l'Environnement et du Développement Durable, travaillent aussi la Commission Nationale pour le Développement Durable, les Commissions régionales pour le Développement Durable et les agences autonomes de mise en œuvre de la politique nationale.
GROUPES/ACTEURS
Au cours des dernières années, on a assisté à la naissance de plusieurs associations œuvrant dans le domaine de la défense de la nature et de la gestion de l'environnement. Dénommées localement "Ulanga", elles s'impliquent activement dans la gestion des déchets ménagers, la protection des espèces en voie de disparition. Leurs activités sont souvent limitées à l'éducation et à la sensibilisation, faute de moyens leur permettant d'étendre leurs activités et leur zone d'intervention.