| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 06-2002 |
| Source : Evaluation des dix ans (1992-2002) de mise en oeuvre de l'Agenda 21. Synthèse et recommandations, Septembre 2001 | |
Bilan de la mise en œuvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse du BURUNDI
PRÉSENTATION GÉNÉRALE
Situation :
Superficie :
Population :
Taux d'accroissement :
Taux de croissance de la population urbaine :
Population urbaine :
Taux de croissance du PIB : -8.6 % en 1996
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR LE BURUNDI (pas d'informations)
SOCIAL
Le déséquilibre économique né de la guerre est à l'origine de la grande pauvreté qui touche la majorité des habitants. D'ailleurs, le Burundi est classé parmi les pays les plus pauvres du monde. Ce sont les femmes, les personnes handicapées et les enfants qui sont le plus touchés par le phénomène. Les répercussions sur la situation sanitaire sont nombreuses.
Les conditions précaires (insalubrité, manque d'eau et de nourriture...) prévalant dans les camps de regroupement des personnes déplacées favorisent l'installation d'une situation endémique. Le paludisme avec 32.5 % de prévalence vient en tête des maladies les plus fréquentes. La maladie se retrouve depuis quelques temps sur les hauts plateaux où la riziculture a été introduite ces dernières années. Le Sida a aussi beaucoup évolué. Près de 360 000 personnes vivent avec le virus dont 55 % de femmes.
Les recommandations des experts pour faire face à ces difficultés intègrent à la fois la prévention du risque induit par les projets sur l'environnement, la redynamisation des services de santé, la mise en œuvre d'une bonne politique sanitaire et pharmaceutique, le renforcement des moyens d'information et de communication etc.
ECONOMIE
Le pays est complètement ruiné par la guerre, au moment où le taux de croissance démographique est estimé à 3 %. En effet, on assiste à une destruction massive du tissu économique due à la chute des productions issues aussi bien de l'agriculture que de l'industrie, mais aussi à cause de l'arrêt de l'aide internationale qui représentait 80 % des investissements du pays. La conséquence immédiate est la baisse du PIB dont le taux de croissance est passé de 1.2 % en 1992 à - 8.6 % en 1996. Il s'y ajoute la masse de la dette qui empêche la création d'emplois. L'inflation forte et la montée des prix ont également réduit le pouvoir d'achat des populations. En matière de commerce, la conjonction de plusieurs facteurs est à l'origine de nombreuses contre performances de ce secteur. C'est par exemple l'embargo des pays de la sous région et de la communauté internationale, la faillite des secteurs agricoles et industriels.
Les solutions préconisées passent entre autres par la stabilité politique, le retour des investissements dans la perspective de la création d'emplois, la promotion des secteurs agricoles et industriels (petites et moyennes entreprises), l'élaboration d'une politique nationale de l'emploi.
ENVIRONNEMENT
Dans le domaine de l'environnement, plusieurs mesures allant dans le sens de la protection des ressources naturelles ont été prises. Cependant, l'absence d'un lien cohérent entre les impératifs de préservation de l'environnement d'un côté et les politiques sectorielles de l'autre, constitue un obstacle sérieux au développement durable. L'une des conséquences majeures de ce déséquilibre est que 30 000 ha de forêts ont déjà été déboisées.
INSTITUTIONS (pas d'informations)
GROUPES/ACTEURS (pas d'informations)