| Résumé des rapports pays à la Commisssion du développement durable ONU | |
| réalisé par Agora 21 | Rédacteur
: Mme Aissatou THIOUBOU |
| Version provisoire | 06-2002 |
| Source : Profil pays élaboré à la demande de la Division du Développement Durable des Nations Unies | |
Bilan de la mise en œuvre de l'Agenda 21 depuis Rio 1992 :
Rapport de synthèse du BURKINA FASO
PRESENTATION GENERALE
Situation :
Superficie: 274 000 km²
Population : 10 316 600 (chiffres de 1996)
Taux d'accroissement : 2.64 %
Taux de croissance de la population urbaine :
Population urbaine : 1 913 000 (chiffres prévision 2000)
Taux de croissance du PIB :
CONVENTIONS INTERNATIONALES, TRAITES ET PROTOCOLES SIGNES ET/OU RATIFIES PAR LE BURKINA FASO
SOCIAL
Le niveau de pauvreté est assez élevé au Burkina. Environ 45.3 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé en 1998 autour de 72690 Francs CFA (environ 700 FF) par personne et par an, et ce malgré une forte croissance notée au plan macro-économique. De ce fait, on note une déficience notoire en infrastructures de base dans les secteurs sociaux.
La stratégie de réduction de la pauvreté est élaborée dans le cadre de l'Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Dans ce cadre, les objectifs prioritaires définis se rapportent à la mise en place de conditions favorables et permettant un investissement dans les secteurs tels l'éducation, la santé et l'environnement. Par ailleurs, des structures de coordination des activités initiées au sein des ministères concernés ont été créées. En outre, une démarche participative a été initiée afin d'associer tous les acteurs à la base dans la mise en place de la stratégie. L'accent est mis aussi sur la promotion de l'activité agricole, afin de résorber le déficit alimentaire et de fournir une alimentation équilibrée à la population.
Dans le domaine de l'éducation, des efforts d'investissement constants menés ces dernières années par le gouvernement ont permis de porter le taux de scolarisation à 41 % (le taux de scolarisation des filles est de 35 %). Egalement, dès les années 1990, il a été conçu et expérimenté dans certaines provinces du pays le Programme de Formation et d'Information de l'Environnement (PFIE) en relation avec le Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS). Le PFIE se lance comme défi d'informer et de sensibiliser les populations jeunes dans le cadre de la protection de l'environnement et de la gestion des ressources naturelles. La stratégie identifiée est d'introduire la thématique environnementale dans les programmes scolaires.
ECONOMIE
L'agriculture est le pilier de l'économie burkinabé en ce sens qu'elle constitue l'activité principale de plus de 90 % de la population, contribue à hauteur de 40 % au PIB du pays et fournit 50 % des recettes d'exportation. Elle est essentiellement d'ordre pluvial et céréalière (à 85 % de l'ensemble des cultures et 99 % des surfaces totales cultivées). On note cependant quelques cultures de rente telles le coton, le soja, l'arachide etc. Cependant, l'activité agricole est fortement perturbée par la récession pluviométrique des années précédentes, la dégradation des ressources pédologiques auxquels s'ajoute des facteurs d'ordre socio-économique tels le niveau archaïque des instruments de travail et la dégradation des termes de l'échange. Les initiatives prises par le gouvernement afin de juguler ces problèmes concernent entre autres la diversification des cultures dans le but affirmé d'augmenter les revenus des paysans, le développement d'autres types d'activités afin de diversifier les sources de revenus et la sensibilisation des producteurs afin de renforcer leurs connaissances dans ce domaine etc.
ENVIRONNEMENT
La question énergétique occupe une place de choix dans la stratégie du gouvernement burkinabé. En effet, les différentes études réalisées montrent que le potentiel en bois est fortement entamé. Estimé à environ 16 620 000 d'ha dont 880 000 ha classés en réserves naturelles, le potentiel a depuis subi une forte dégradation due à l'effet des sécheresses consécutives mais aussi et surtout à la demande sans cesse croissante de la demande en bois de feu et en charbon de bois. La demande en charbon de bois a connu une évolution de 5.5 % au cours des 36 dernières années, tandis que celle du bois est estimée à 2.76 % pour la même période.
La politique initiée par les autorités compétentes afin de limiter les prélèvements s'articule autour de trois points focaux: la limitation et le contrôle de la demande en bois, la protection des ressources forestières existantes et la diversification des sources d'énergie grâce à la promotion des énergies renouvelables comme le solaire et l'éolienne et l'énergie hydroélectrique. Dans ce cadre précis, des appareils fonctionnant avec le solaire, tels les chauffe eau et les séchoirs à fruits et à légumes ont fait leur apparition en milieu rural surtout. Pour ce qui est de l'énergie éolienne, son utilisation est limitée sur le plan agricole au fonctionnement des pompes par exemple.
Pour ce qui est des gaz à effet de serre, le Burkina est en voie de ratifier le protocole de Kyoto. Les diverses mesures prises dans ce cadre sont relatives à la réduction de la consommation des gaz responsables grâce à la modernisation des systèmes de transport, à la promotion des instruments d'économie d'énergie au sein des ménages (entre autres grâce aux foyers améliorés), au renforcement des puits de carbone par un reboisement adéquat et à la promotion des énergies vertes.
INSTITUTIONS
L'organe de coordination des activités liées au développement durable est le Conseil National de Gestion pour l'Environnement (CONAGESE). Cependant, on note une diversité de structures chargées de piloter et d'exécuter des projets ou programmes précis. C 'est le cas des divers comités chargés de l'application et du suivi des conventions signées et ratifiées par le Burkina (diversité biologique, désertification etc.). Il y a également le comité de coordination des politiques sectorielles agricoles qui est chargé de coordonner l'activité des différents ministères dans ce domaine.
GROUPES ACTEURS
Dans le cadre de l'élaboration du Plan d'Action National pour l'Environnement (PANE), une démarche participative a été adoptée. Plusieurs niveaux de concertation dans les régions et provinces du pays ont été organisés. Au total, ce sont 6000 villages, 350 départements de l'ensemble des 30 provinces du pays qui ont été visités. A cela s'ajoute la formation de journalistes chargés de relayer l'information grâce à des productions sur des thèmes environnementaux spécifiques.