| Nations Unies |
E/CN.17/2002/PC.2/6/Add.2 |
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Conseil économique et social |
Distr.
générale Français |
Commission
du développement durable constituée
en comité préparatoire du Sommet mondial
pour le développement durable
Deuxième
session préparatoire
28
janvier-8 février 2002
Deuxième session de la Commission du développement durable constituée
en comité préparatoire du Sommet mondial pour le développement
durable
dialogue multipartite
Note du Secrétaire général
Additif
Document de concertation établi par les jeunes*
Examen du chapitre 25 dAction 21 par lorganisation International Youth :
travailler ensemble pour trouver la voie du progrès
* Le présent document a été établi par le Groupe
de travail spécial chargé dexaminer le chapitre 25 dAction
21, de lorganisation International Youth, coalition internationale dorganisations
de jeunes du monde entier. Les opinions qui y sont exprimées ne représentent
pas nécessairement celles de lOrganisation des Nations Unies.
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Introduction
1/ Le chapitre 25 dAction 211 commence par la déclaration suivante : « Il est indispensable dassocier la jeunesse daujourdhui aux décisions en matière denvironnement et de développement et à lapplication des programmes, pour [en] assurer la réussite à long terme ». Il na jamais été aussi manifeste que la jeunesse daujourdhui entend assumer cette responsabilité. Les nombreuses réunions qui ont rassemblé des jeunes du monde entier témoignent de leur engagement en faveur du développement durable et de lénergie quils déploient pour comprendre les problèmes et leur trouver une solution. Parmi ces manifestations, on compte notamment la Retraite mondiale des jeunes organisée par le Programme des Nations Unies pour lenvironnement (PNUE) à loccasion de la vingt et unième session de son conseil dadministration, tenue en janvier-février 2001; le Sommet de la jeunesse sur lenvironnement et le développement durable, tenu à Borgholm en mai 2001; la quatrième session du Forum mondial des jeunes du système des Nations Unies, tenu à Dakar en août 2001; le Sommet Planète Terre de la jeunesse, tenu à Bakou en septembre 2001; et le Forum des jeunes organisé par lOrganisation des Nations Unies pour léducation, la science et la culture (UNESCO) lors de la trente et unième session de sa conférence générale, en octobre 2001. Le présent document sappuie sur les nombreuses déclarations, recommandations et appels à laction concernant les jeunes, issus des réunions tenues récemment par les jeunes de la planète.
2/ Le secrétariat du Sommet mondial pour le développement durable, qui doit avoir lieu à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002, a demandé aux jeunes du monde entier de collaborer entre eux et de mobiliser les réseaux existants de jeunes pour établir le présent document qui, de même que ceux que présenteront les huit autres grands groupes définis dans Action 21, constitue une évaluation indépendante des progrès réalisés dans lapplication des chapitres du programme daction relatifs à ces groupes. Ce document est présenté étant entendu quil sera traduit et distribué lors de la deuxième session de la Commission du développement durable constituée en comité préparatoire du Sommet mondial, qui aura lieu en janvier 2002, et, éventuellement, lors des sessions suivantes.
3/ Les jeunes sont conscients du fait que les documents présentés par les grands groupes sont vraisemblablement les seuls du Sommet à être établis par des parties nappartenant pas au système des Nations Unies. Les jeunes dans leur ensemble sont reconnaissants de la chance qui leur est offerte et espèrent sincèrement quon se référera à leur étude lorsque les questions qui les préoccupent seront abordées au Sommet de Johannesburg.
4/ Le secrétariat ayant demandé létablissement de cette étude, un groupe de travail spécial chargé dexaminer les progrès réalisés dans lapplication du chapitre 25 dAction 21 a été constitué à cet effet. Pour accomplir cette tâche, des jeunes du monde entier ont formé six groupes de rédaction régionaux (Amérique du Sud, Afrique, Asie et Pacifique, Asie du Sud-Ouest, Europe orientale, Europe occidentale et Amérique du Nord). Certains des participants représentaient des grands groupements ou organisations de jeunes, tandis que dautres contribuaient à titre individuel et exprimaient leurs propres opinions. Nombre dentre eux avaient assisté à des réunions mondiales de la jeunesse tenues récemment ou faisaient partie de réseaux de jeunes comme le Conseil consultatif de la jeunesse du PNUE. Ils ont travaillé en communiquant par lInternet et par téléconférences. On trouvera à lannexe la liste des jeunes ayant participé à létablissement du document.
5/ De lavis des jeunes, la présente étude, qui est un document de concertation supposant un dialogue interactif, est également une première étape dans la collaboration entre les jeunes, le Bureau du Sommet, le secrétariat du Sommet, les gouvernements et les autres parties prenantes du processus menant au Sommet mondial. Ils attendent avec beaucoup dintérêt la poursuite de ce dialogue dans le cadre des concertations entre les parties prenantes qui se tiendront lors des sessions de la Commission constituée en comité préparatoire et à dautres occasions, et plus particulièrement la création de partenariats en vue de lapplication des solutions.
6/ Le Groupe de travail spécial a suivi les suggestions formulées par le secrétariat; il a fait le bilan des progrès réalisés dans lapplication du chapitre 25 dAction 21 et étudié les priorités futures. Ce rapport est composé de trois grandes parties, se rapportant directement aux principaux domaines dans lesquels des mesures sont recommandées au chapitre 25. Il sagit notamment de laccès des jeunes à lenseignement et de leur sensibilisation au développement durable, de leur accès à linformation et de leur participation à tous les niveaux de la prise de décisions, ainsi que de lemploi des jeunes. La quatrième partie traite de domaines qui ne sont pas abordés au chapitre 25 mais qui doivent être traités, car les jeunes peuvent y jouer un rôle important.
6/ Chacune des parties suit un format précis. Elles commencent par une description des engagements pris dans Action 21 en ce qui concerne la question examinée, suivie dune brève analyse des progrès réalisés et des problèmes qui restent à résoudre. Dans chaque partie, la section la plus importante est celle où sont énoncées les recommandations concernant lapplication des solutions.
7/ La structure du document reflète trois notions importantes que les jeunes du monde souhaitent partager avec les autres parties prenantes à la préparation du Sommet de Johannesburg, à savoir les notions durgence, de partenariat et de mise en oeuvre. Le message communiqué est simple, et le Groupe de travail spécial espère quil restera au premier plan de tous les débats touchant le Sommet de Johannesburg. Les jeunes sont fermement décidés à travailler avec les autres parties prenantes pour trouver la voie du progrès.
I. Accès à lenseignement et sensibilisation des jeunes à la question du développement durable
Éducation et sensibilisation : engagements pris dans Action 21
9/ Le chapitre 25 dAction 21 comporte plusieurs parties traitant de léducation et de son importance pour les communautés denfants et de jeunes. Lors de la Conférence des Nations Unies sur lenvironnement et le développement (Sommet Planète Terre), tenue à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992, les dirigeants de tous les pays ont reconnu le lien vital entre laccès à un enseignement de qualité et la santé ainsi que le bien-être de la communauté mondiale des jeunes. Ils ont également reconnu la nécessité de renforcer les capacités de cette communauté afin de progresser vers un développement durable au niveau mondial. En ce qui concerne lenseignement et la sensibilisation au développement durable, le chapitre 25 dit :
a) « Chaque pays devrait, dici à lan 2000, veiller à ce que plus de la moitié de ses jeunes garçons et filles soient inscrits dans des établissements denseignement secondaire et bénéficient dun enseignement secondaire approprié ou dune formation scolaire ou professionnelle équivalente, en augmentant les effectifs tous les ans » (par. 25.5);
b) « Les gouvernements devraient, en conformité avec leurs stratégies, prendre des mesures en vue :
Dassurer aux jeunes laccès à tous les types denseignement, en mettant en place, le cas échéant, des structures denseignement parallèles; faire en sorte que lenseignement tienne compte des besoins sociaux et économiques des jeunes et insister, tout au long de la scolarité, sur les notions de protection de lenvironnement et de développement durable; développer la formation professionnelle en appliquant des méthodes nouvelles visant à mettre en valeur les compétences pratiques (activités de surveillance de lenvironnement, par exemple) » [par. 25.9 d)];
c) « De créer des groupes détude comprenant des jeunes et des représentants dorganisations non gouvernementales de jeunes en vue de mettre au point des programmes denseignement et de sensibilisation sadressant spécialement aux jeunes et portant sur les grands problèmes de la jeunesse. Ces groupes détude devraient faire appel à des méthodes denseignement de type scolaire et non scolaire afin de toucher le plus grand nombre de jeunes possible. Les organes dinformation nationaux et locaux, les organisations non gouvernementales, les entreprises et dautres organismes devraient leur apporter leur soutien » [par. 25.9 f)].
10/ Le chapitre 36 dAction 21 est entièrement consacré à la promotion de léducation, de la sensibilisation du public et de la formation dans le domaine du développement durable. Les domaines daction qui y sont décrits portent sur trois éléments, à savoir réorienter léducation vers un développement durable, mieux sensibiliser le public et promouvoir la formation. La déclaration suivante concerne spécifiquement les jeunes :
« Les autorités compétentes devraient veiller à ce que chaque école bénéficie dune aide pour la mise au point de plans de travail portant sur lactivité écologique, avec la participation des étudiants et du corps enseignant. Les écoles devraient faire participer leurs élèves aux études et activités locales et régionales consacrées à lhygiène du milieu, y compris leau potable, lassainissement et lalimentation, ainsi quaux écosystèmes, en leur donnant parallèlement la possibilité de fournir des services et de prendre part à la recherche dans les parcs nationaux, les parcs animaliers, les sites du patrimoine écologique, etc. » [par. 36 e)].
Éducation et sensibilisation : progrès réalisés et sujets de préoccupation
11/ Le mot « éducation » revient plus de 600 fois dans Action 21, le seul mot plus fréquemment utilisé étant « gouvernement ». Limportance de lenseignement scolaire et non scolaire dans la progression vers un développement durable est reconnue pratiquement à tous les chapitres. Et pourtant, nombreux sont les gouvernements nationaux qui nont pas encore pris des mesures énergiques pour élaborer des stratégies dans ce domaine.
12/ LUNESCO évalue à 130 millions le nombre denfants, en majorité des filles, qui ne sont pas scolarisés. Laccès à lenseignement est particulièrement difficile pour les enfants appartenant à une minorité ethnique, les enfants handicapés et les enfants atteints du virus de limmunodéficience humaine/syndrome dimmunodéficience acquise (VIH/sida). Lenseignement portant sur le développement durable fait cruellement défaut. Les jeunes estiment que les engagements en matière déducation pris dans Action 21 nont pas été convenablement remplis depuis 1992. Les principaux domaines de préoccupation quils ont identifiés sont les suivants :
Laccès à léducation scolaire de base et linscription dans des établissements scolaires reste très faible dans de nombreux pays, tant pour les garçons que pour les filles;
Dans de nombreux pays, la qualité de lenseignement est compromise du fait que les éducateurs ne sont pas suffisamment valorisés socialement et financièrement. En outre, aucun enseignement sur lenvironnement et le développement durable nest dispensé aux enseignants pendant leur formation;
Les éducateurs et les étudiants ne sont pas sûrs de pouvoir se faire entendre dans les débats internationaux sur le développement durable qui se tiennent aux Nations Unies, car ils ne figurent pas parmi les grands groupes;
Le système déducation scolaire reste passablement traditionnel et rigide et ne favorise pas lintégration du savoir, la créativité ou lapprentissage résultant de lexpérience, qui ont cependant leur importance dans léducation aux questions de développement durable. Ces questions ne sont pas suffisamment intégrées au système éducatif traditionnel;
Près de 10 ans après la Conférence de Rio et près de 30 ans après la Conférence des Nations Unies sur lenvironnement tenue à Stockholm en 1972, peu de gens ont une bonne appréhension de la notion de développement durable ou de limportance quelle revêt, et presque personne na entendu parler dAction 21;
Léducation et la sensibilisation dans le domaine du développement durable sont difficiles à organiser car les informations scientifiques, sociologiques et économiques sur les mesures à prendre pour que le monde soriente vers la durabilité sont limitées;
Chez les jeunes, le manque daccès à linformation sur les questions de développement durable aux niveaux local, national et international fait quils ne sont pas conscients de la question et limite leur capacité daction;
La capacité des organisations de jeunes à mettre au point des programmes déducation scolaire et non scolaire dispensée « pour et par des jeunes » sur le sujet de la durabilité est considérablement restreinte à cause du manque de ressources et parce que limportance de ce type de programme nest pas reconnue;
Léducation non scolaire des jeunes provient, pour une large part, des médias, de la publicité et des sociétés de commercialisation de masse, principaux détenteurs des ressources financières. Les associations à but non lucratif qui se consacrent à léducation dans le domaine du développement durable ne possèdent ni les mêmes ressources ni le même pouvoir dinfluence, ce qui les empêche daller contre les messages souvent contraires au principe de durabilité qui prédominent dans de nombreuses cultures. La privatisation des services déducation est également en train de devenir une source de préoccupation étant donné la culture mercantile qui prévaut dans le monde.
Éducation et sensibilisation : actions proposées et identification des partenaires de la mise en oeuvre
13/ La communauté internationale des jeunes considère que les actions suivantes amélioreraient grandement la mise en oeuvre des engagements déducation et de sensibilisation en vue dun développement durable tels quils figurent dans Action 21.
Nous souhaitons apporter notre soutien aux actions proposées dans les déclarations de la jeunesse suivantes :
En mars 2001, le Festival international des étudiants de Trondheim (Norvège) (ISFiT) a réuni 460 étudiants originaires de 106 pays. Soutenue par des étudiants du monde entier, la Déclaration de Trondheim de 2001 affirme que le monde de léducation devrait être reconnu comme une force fondamentale dans la mise en oeuvre du développement durable et, par conséquent, donner lieu à la création dun dixième grand groupe. Les jeunes continuent à soutenir cette action. Parmi les partenaires de la mise en oeuvre figurent des associations nationales et internationales déducateurs et denseignants, ainsi que des délégations nationales participant aux processus délaboration et de prise de décisions de nouveaux accords du WSSD;
La Déclaration daction du Traité de Bakou (Azerbaïdjan) rédigée lors du Sommet de la Terre de la jeunesse qui sest tenu dans cette ville en septembre 2001, recommande que les programmes touchant au développement durable soient en partie enseignés dans le cadre de projets « dapprentissage par la pratique ». Les jeunes demandent que les étudiants, les enseignants et les administrateurs travaillent ensemble pour sassurer que lapprentissage selon des méthodes locales, appliquées et actives devienne un instrument au service de la durabilité;
Le Groupe de travail spécial préconise pour les jeunes un accès élargi aux technologies de linformation et à lInternet, dont il reconnaît limportance en tant quinstrument déducation et de communication. Les jeunes participant à la quatrième session du Forum mondial des jeunes du système des Nations Unies, à Dakar (Sénégal), en août 2001, recommandent un soutien technique, technologique, matériel et financier accru, grâce à la création dun fonds pour léducation et les technologies de linformation et de la communication (TIC), qui favorise la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et létablissement de partenariats gouvernement-secteur privé au sein des centres de formation aux TIC (voir Strategy Youth Empowerment [A/C.3/56/2, annexe I, par. 18 a)];
La jeunesse doit participer aux initiatives éducatives mises au point par les gouvernements et les organisations non gouvernementales à lintention des jeunes. Limportance de léducation de la jeunesse par les jeunes doit être reconnue par les autres organisations travaillant dans le domaine de léducation pour le développement durable. Le Forum des jeunes de lUNESCO, qui sest déroulé lors de la trente et unième session de la Conférence générale de cette organisation, à Paris (France), en octobre 2001, reconnaît limportance de léducation mutuelle : les jeunes susceptibles de former dautres jeunes constituent une ressource sous-estimée. Le Forum préconise également une meilleure reconnaissance de lenseignement non formel par une coopération plus étroite entre les établissements denseignement formel et les représentations régionales ou nationales des organisations non gouvernementales de jeunesse.
15/ En outre, le Groupe de travail spécial propose également les actions suivantes :
Intégrer les principes du développement durable dans le système denseignement formel. Lintégration des questions relatives à la durabilité dans lenseignement postsecondaire revêt une importance particulière, surtout dans les disciplines telles que le droit, lingénierie, les sciences, le commerce et léconomie et la sociologie. Prévoir simplement des programmes consacrés à létude/la science de lenvironnement nest pas suffisant;
Créer des centres de coopération internationale pour la recherche (tels quun centre mondial des sciences et de léducation pour le développement durable) chargés délaborer et tester des idées sur la façon dont le monde pourrait concrètement progresser vers la durabilité;
Encourager les médias à diffuser des informations sur les questions relatives au développement durable et, en particulier, des idées sur la façon dévoluer en passant de léchelle individuelle au niveau international et de devenir un instrument pédagogique grâce à la radio et la télévision interactives et Internet;
Encourager le secteur privé et les syndicats à inclure le développement durable dans leur programme déducation et de formation;
Offrir plus de possibilités de bourses et de financement aux jeunes intéressés par la poursuite de travaux universitaires et de recherches dans le domaine du développement durable;
Sefforcer de réduire les disparités entre les hommes et les femmes sur le plan de léducation et, notamment, de laccès au développement technologique;
Reconnaître que léducation est un droit fondamental et quelle est indispensable pour que les jeunes puissent trouver un emploi intéressant et participer dans lavenir aux processus de décision. Ceci implique un soutien aux jeunes qui nont pas eu loccasion de bénéficier de lenseignement, tels que les jeunes de la rue, les populations migrantes et toutes les autres personnes extérieures aux systèmes denseignement formel;
Élaborer, au niveau de lÉtat, des stratégies « déducation pour lenvironnement » destinées à consolider et coordonner les efforts. Élaborer une série dindicateurs internationaux destinés à mesurer les progrès effectués vers une éducation pour le développement durable et qui seraient plus complets que ceux de la batterie actuelle de la Commission du développement durable;
Tirer profit du prochain Sommet mondial pour le développement durable pour que, dans lenseignement, la durabilité soit considérée comme un thème prioritaire de discussion, et élaborer un plan daction international concret et complet concernant la durabilité dans lenseignement.
II. Accès à linformation et engagements à tous les niveaux de prise de décisions
Information et engagement : engagements figurant dans Action 21
16/ Plusieurs des objectifs et actions décrits au chapitre 25 font directement référence à la participation et lengagement des jeunes à tous les niveaux de prise de décisions. Si la participation de la jeunesse daujourdhui est indispensable au succès à long terme dAction 21, alors il est clair quil faut mettre en place des processus favorisant un dialogue sur sa mise en oeuvre entre la communauté des jeunes et tous les niveaux de gouvernement. Le chapitre 25 aborde la question de laccès des jeunes à linformation et à la prise de décisions dans le cadre des engagements suivants :
a) « Chaque pays devrait, en consultation avec les jeunes, établir un cadre visant à promouvoir le dialogue entre eux et les autorités à tous les niveaux, et créer des mécanismes leur permettant daccéder à linformation et dexprimer leurs points de vue sur les décisions que prend le gouvernement, notamment dans le cadre de la mise en oeuvre dAction 21 » (par. 25.4);
b) « Chaque pays devrait, tout comme lONU dailleurs, encourager la création de mécanismes visant à faire participer les jeunes à tous les processus de prise de décisions de lOrganisation, afin de pouvoir influer sur ces derniers » (par. 25.7);
c) « Les gouvernements devraient, en conformité avec leurs stratégies, prendre les mesures ci-après :
i) Établir dici à 1993, des mécanismes visant à consulter et, éventuellement, à faire participer les jeunes garçons et filles aux processus de prise de décisions en matière denvironnement et prendre des dispositions pour quils puissent intervenir aux échelons local, national et régional [par. 25.9 a)];
ii) Promouvoir le dialogue avec les associations de jeunes dans le cadre de lélaboration et de lévaluation de plans et programmes sur lenvironnement ou de lexamen de questions liées au développement [par. 25.9 b)];
iii) Examiner, en vue de les intégrer aux politiques pertinentes, les recommandations des conférences internationales, régionales et nationales de jeunes et dautres instances qui présentent le point de vue des jeunes sur les questions liées au développement économique et social et à la gestion des ressources [par. 25.9 c)];
iv) Donner leur appui aux programmes, projets, réseaux, organisations nationales et organisations non gouvernementales de jeunes afin quils voient comment intégrer les programmes et leurs besoins dans ce domaine et inciter les jeunes à participer au choix des projets, à leur conception, à leur application et à leur suivi [par. 25.9 g)];
v) Inclure des représentants de jeunes dans les délégations qui participent aux réunions internationales, conformément aux résolutions pertinentes adoptées par lAssemblée générale en 1968, 1977, 1985 et 1989 » [par. 25.9 h)].
Information et engagement : progrès réalisés et préoccupations persistantes
17/ Au cours de ces dernières années, le nombre de participants et dactions entreprises par des jeunes, en particulier dans le mouvement écologique, a fortement diminué. De nombreuses organisations, internationales comme locales, ont reconnu lattachement de la jeunesse au développement durable et incorporé le travail des jeunes dans leurs processus. Parmi les meilleurs exemples internationaux on peut citer : le Conseil consultatif de la jeunesse du PNUE et sa contribution à la vingt et unième session du Conseil dadministration en février 2001, le projet technique sur six ans de lOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture visant à permettre aux jeunes de devenir des partenaires actifs dans la sécurité alimentaire et lUnité de coordination jeunesse (de lUNESCO) qui fournit des informations sur les activités de lONU liées à la jeunesse. Aux niveaux national et local, certains gouvernements ont mis en place des tables rondes ou des parlements des jeunes. Toutefois, ces fonctions ne sont assurées fréquemment que sous forme de consultations sporadiques qui interviennent après que les décisions et processus clefs aient déjà été définis. Souvent les jeunes ne savent pas de quelle façon leur apport a été mis en oeuvre, pour autant quil lait été, ni ce quil a résulté de leur travail.
18/ Une des façons des plus aisées pour évaluer les progrès réalisés concernant la participation des jeunes à tous les niveaux de prise de décisions consiste simplement à recenser combien de délégations gouvernementales à la seconde session de la Commission constituée en comité préparatoire comportaient des représentants jeunes. Lors de la session dorganisation dudit comité préparatoire, tenue en avril-mai 2001, on a compté pas plus de quatre ou cinq pays ayant respecté leur engagement dAction 21 dinclure des jeunes représentants dans leur délégation aux réunions internationales. Hélas, ceci est le reflet de lengagement de la jeunesse aux niveaux régional et national de prise de décisions, ainsi que de la situation en matière daccès aux informations qui pourraient permettre aux jeunes de comprendre le processus et tirer parti de leur participation.
19/ Des jeunes du monde entier ont exprimé des préoccupations très similaires concernant leur accès à linformation et leur participation utile ou réelle à la prise de décisions. Préoccupation parmi lesquelles on peut citer notamment les suivantes :
On note la persistance dun manque daccès aux informations qui permettraient à la jeunesse de comprendre les processus de décision et de contribuer véritablement à lélaboration des politiques;
Lors de lélaboration des stratégies nationales de développement durable, les jeunes nont pas été inclus dans les organes consultatifs et nont pas plus participé aux autres aspects du processus de prise de décisions;
On observe de la part des gouvernements une tendance de plus en plus marquée à se contenter uniquement, pour consulter le public, à mettre en place des sites sur Internet. Dans de nombreux pays, la seule possibilité de contribuer aux politiques sur le développement durable et aux problèmes concernant le Sommet mondial pour le développement durable est un portail Internet où il nest possible dapporter sa contribution que pendant quelques semaines. Sil sagit effectivement dune forme de consultation, elle se déroule souvent sans véritable sensibilisation du public et ne peut être considérée en soi comme une stratégie appropriée pour faire participer la jeunesse ou la société civile dans son ensemble;
Lengagement de la jeunesse continue à être fragmenté et, au mieux, sporadique. Un soupçon de participation ici ou là ne serait être véritablement utile et ne pourrait être considéré que comme une façon de faire participer les jeunes dans le seul but de satisfaire une obligation ou en tant quacte symbolique sans véritable conséquence, ni reconnaissance des jeunes en tant que partenaires dans la mise au point de solutions;
Souvent, les jeunes ne sont intégrés quau dernier stade de lélaboration des politiques et de la prise de décisions. Leurs travaux se déroulent fréquemment dans le cadre de « manifestations parallèles » et ne sont pas intégrés dans les processus officiels;
Malgré le fait que nombre de manifestations internationales de la jeunesse aient débouché sur dexcellentes recommandations en vue de progresser, rares sont les exemples de gouvernements ayant obtenu ou reconnu ce type de contribution de la part de la jeunesse, ou ayant précisé de quelle façon ils utiliseraient cette contribution dans lélaboration de leurs politiques;
On continue à constater de la part des gouvernements un manque de détermination à mettre en place, en consultation avec les jeunes, un processus favorisant le dialogue entre la jeunesse et les autorités à tous les niveaux et à créer des mécanismes permettant aux jeunes daccéder à linformation et leur offrant la possibilité de faire part de leur avis concernant les décisions du gouvernement, y compris la mise en oeuvre dAction 21;
On constate labsence persistante dun soutien aux projets, réseaux et organisations non gouvernementales nationales de jeunes qui permettrait une implication de ces derniers dans lidentification, la conception, la mise en oeuvre et le suivi des projets.
Information et participation des jeunes : mesures proposées et partenaires dexécution envisageables
20/ Les jeunes estiment que les mesures ci-après contribueraient au respect des engagements énoncés dans Action 21 concernant laccès des jeunes à linformation et leur participation aux choix collectifs :
Reconnaître quà lheure actuelle, les jeunes ne disposent pas déléments dinformation suffisants pour comprendre larrière-plan des décisions. Regrettablement, on attribue souvent cette situation à un manque de volonté de faire participer les jeunes à lélaboration et à la mise en oeuvre des politiques;
Procéder à un examen systématique des circuits dinformation et de diffusion et des cadres de gestion. Aider à la mise au point de mécanismes efficaces de communication et de partage dinformations en concertation avec les jeunes, afin de faciliter laccès au savoir et le transfert de connaissances;
Recenser les filières dinformation existantes et les intégrer dans les voies officielles de diffusion de linformation;
Continuer à faciliter les interactions et les échanges dinformations entre les grands groupes définis par Action 21 et les autres organisations prenant part aux préparatifs du Sommet;
Fournir aux jeunes de meilleurs éléments dinformation afin quils puissent participer plus efficacement à lélaboration, la mise en oeuvre et lévaluation des politiques et programmes;
Faciliter et appuyer les échanges dinformations entre jeunes de divers pays. Le partage dinformations entre les jeunes des pays industrialisés et ceux des pays en développement est un bon moyen de faire comprendre à ces jeunes la situation mondiale en matière de développement durable et de leur permettre de formuler des recommandations en connaissance de cause;
Offrir des ressources et un appui permettant aux jeunes de se familiariser avec les questions touchant le Sommet. Appuyer les initiatives de sensibilisation et de diffusion dinformations lancées « pour les jeunes par les jeunes »;
Appuyer la Stratégie de Dakar pour le renforcement de la capacité daction des jeunes, qui recommande que les administrations publiques conçoivent et mettent en oeuvre des programmes propres à renforcer les capacités institutionnelles des organisations de jeunesse (voir A/C.3/56/2, annexe I, par. 54). Le Groupe de travail spécial appuie la création de conseils de la jeunesse indépendants et démocratiques à léchelle locale et nationale, ainsi que la mise en place de programmes régionaux là où il nen existe pas;
Faire figurer des représentants des jeunes, sélectionnés par leurs pairs dune manière ouverte et démocratique, dans les délégations des gouvernements à toutes les conférences préparatoires internationales et régionales du Sommet;
Prier le Groupe de la jeunesse du Secrétariat de lONU, avec laide des organisations de jeunesse compétentes, de servir de bureau déchanges dinformations pour organisations de jeunesse au profit des représentants de jeunes;
Appuyer la recommandation de Dakar visant à envoyer un plus grand nombre de jeunes représentants au Groupe de la jeunesse du Secrétariat de lONU en mettant en place un dispositif de placement à lintention des membres des organisations de jeunes et en renforçant le statut du Groupe de la jeunesse au sein du système des Nations Unies afin quil coordonne la participation de tous les jeunes aux travaux de lOrganisation des Nations Unies (par. 52);
Enfin, le Groupe de travail spécial prie les gouvernements, lOrganisation des Nations Unies et les organisations de la société civile daider les jeunes à mobiliser des ressources à lappui de programmes étendus et diversifiés de renforcement de la capacité daction des jeunes.
III. Lemploi des jeunes
Lemploi des jeunes : engagements énoncés dans Action 21
21/ Le chapitre 25 dAction 21 comprend plusieurs sections consacrées à la relation capitale entre lemploi des jeunes et le développement durable. Parmi les engagements directs concernant lemploi des jeunes énoncés dans le chapitre 25 figurent les suivants :
a) « Chaque pays devrait prendre des initiatives visant à réduire le niveau actuel de chômage des jeunes, en particulier lorsquil dépasse de loin le taux de chômage général » (par. 25.6);
b) « Les gouvernements devraient, en conformité avec leurs stratégies, prendre les mesures ci-après :
Formuler et mettre en oeuvre, en coopération avec les organisations et les ministères compétents, et notamment avec des représentants de la jeunesse, des stratégies visant à créer des débouchés nouveaux sur le marché du travail et à assurer aux jeunes gens et jeunes filles la formation correspondante » [par. 25.9, alinéa e)].
Emploi des jeunes : progrès accomplis et autres considérations
22/ Bien que les jeunes des pays industrialisés et des pays en
développement naient pas vécu les mêmes expériences,
lavenir les préoccupe de la même façon pour ce qui
est de trouver un emploi décent et utile. À une époque
où la croissance ralentit dans de nombreux pays du monde, cette préoccupation
ne fait que saccentuer. Le Secrétaire général a résumé
le mieux la situation en indiquant que « Les jeunes représentent
plus de 40% de leffectif mondial total de chômeurs. On estime que
le monde compte aujourdhui quelque 66 millions de jeunes chômeurs,
soit une hausse de près de 10 millions depuis 1995 »
(juillet 2001).
23/ Les jeunes tiennent à saluer les efforts déjà entrepris pour élargir leurs perspectives demploi. Les chefs dÉtat et de gouvernement ont décidé de sattaquer au défi de lemploi des jeunes dans la Déclaration du Millénaire2 en décidant de « formuler et dappliquer des stratégies qui donnent aux jeunes partout dans le monde une chance réelle de trouver un travail décent et utile » (voir par. 20). Le Groupe de travail spécial se félicite de la création dun réseau pour lemploi des jeunes, dont le mandat a été défini par lAssemblée du Millénaire, et qui réunit un large éventail de partenaires de haut niveau et de niveau technique avec lOrganisation des Nations Unies, la Banque mondiale et le Bureau international du Travail assumant les fonctions de secrétariat commun. Cest précisément de ce type dinitiative, à savoir un partenariat réunissant les responsables les plus inventifs de lindustrie, de la société civile, des administrations publiques et des organisations internationales pour résoudre un problème délicat, dont on devrait sinspirer pour tracer des voies nouvelles au Sommet mondial pour le développement durable.
24/ En bref, les jeunes du monde entier continuent davoir les préoccupations suivantes dans le domaine de lemploi :
Le sous-emploi est un sujet de préoccupation majeur, du fait en particulier quil pousse des individus de plus en plus jeunes à aller semployer en nombre croissant dans le secteur informel. Ce secteur pose problème car il se caractérise le plus souvent par la modicité des prestations sociales, un bas niveau de salaire, la faible application des normes de santé et de sécurité, la précarité de lemploi et labsence de sécurité pour lavenir;
La parité est loin dêtre atteinte pour lemploi des jeunes. Les jeunes femmes sont souvent exclues des filières de recrutement et de formation professionnelle et continuent de se heurter à des facteurs culturels qui les cantonnent à certaines tâches. Aussi les jeunes femmes ont-elles peu de possibilités daccéder à des emplois mieux rémunérés et plus enrichissants;
On constate un découplage entre lévolution rapide des sociétés qui exige de nouvelles qualifications et les possibilités de formation et dappui à lapprentissage tout au long de la vie. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à obtenir des diplômes mais ne trouvent pas de travail pour autant malgré la pénurie de personnel qualifié. On observe chez eux un certain désenchantement, en particulier parmi ceux qui nont pas les moyens daccéder à léconomie du savoir et à la société de la communication fondées sur les nouvelles TIC;
Les structures dappui font défaut, quil sagisse de programmes dapprentissage et dencadrement, ou daide juridique et financière pour les jeunes qui souhaitent se lancer dans lentreprenariat ou créer de petites entreprises. Les perspectives demploi sont sous-évaluées dans ce secteur de léconomie;
Peu de collaboration sinstaure entre les jeunes et leurs aînés pour résoudre les problèmes demploi, car on part souvent de lidée que les jeunes, au lieu dêtre des partenaires du développement, ne sont quun groupe cible pour lequel il faut trouver du travail.
Emploi
des jeunes : mesures proposées et partenaires dexécution
envisageables
25/ Les jeunes proposent que les mesures spécifiques ci-après soient prises en partenariat avec dautres acteurs pour appuyer la réalisation des objectifs énoncés dans le chapitre 25 au sujet de lemploi des jeunes :
Élaborer à titre prioritaire des plans nationaux pour lemploi des jeunes comme le préconise la Déclaration du Millénaire. Mobiliser un engagement politique et mettre en place des mesures concrètes afin daccroître rapidement les perspectives demploi des jeunes. Le moment est venu de concrétiser les engagements politiques des responsables nationaux dans laction publique;
Appuyer les recommandations sur lemploi faites au titre de la Stratégie de Dakar pour le renforcement de la capacité daction des jeunes par les jeunes participant à la quatrième session du Forum mondial de la jeunesse du système des Nations Unies. Le Groupe de travail spécial se félicite en particulier de lappel qui a été lancé en faveur de la promotion de lesprit dentreprise chez les jeunes des deux sexes par la fourniture de données de meilleure qualité sur les débouchés commerciaux, la formation aux affaires, laccès au capital, lencadrement par des personnes qualifiées et dautres activités daide aux entreprises;
Promouvoir les programmes visant à satisfaire les besoins déducation de base et de recyclage auxquels les jeunes femmes peuvent prendre part, en particulier dans le domaine des sciences et de la technologie. Le Groupe de travail spécial appuie en particulier les recommandations faites par lOrganisation internationale du Travail dans son dossier « Créer des emplois décents pour les jeunes », cest-à-dire offrir aux étudiantes des services pour la garde denfants, avoir recours à de jeunes enseignantes pour que les stagiaires de sexe féminin se sentent plus en confiance et créer des groupes de soutien et des réseaux professionnels pour les femmes inscrites dans les programmes de formation, pour ne citer que quelques exemples;
Inciter les décideurs à sinspirer des pays qui obtiennent les meilleurs résultats. Les jeunes devraient être associés à lidentification, la promotion et la diffusion de ces meilleures pratiques;
Recenser les solutions possibles pour le secteur informel, comme les mesures dincitation à la transformation des initiatives du secteur informel en petites entreprises créatrices demplois. Élargir laccès aux formalités administratives et aux procédures réglementaires régissant linscription des entreprises et en faciliter lapplication;
Apporter un appui au Sommet sur lemploi des jeunes et faciliter la participation des jeunes de divers pays à cette manifestation. Le Sommet sur lemploi des jeunes se tiendra à Alexandrie (Égypte) en septembre 2002, peu après le Sommet mondial pour le développement durable et constituera un excellent cadre à la mise en commun des politiques et pratiques novatrices et au lancement de mesures énergiques;
Sappuyer sur le Sommet mondial pour le développement durable pour créer une grande dynamique de mobilisation politique et daction concrète afin délargir immédiatement les perspectives demploi des jeunes, en sattachant en particulier à renouveler les engagements pris en faveur du réseau pour lemploi des jeunes;
Reconnaître que les jeunes constituent un atout pour lédification de léconomie et que les jeunes daujourdhui sont plus éduqués et plus formés que jamais.
IV.
Considérations qui ne figurent pas dans le chapitre 25
et qui sont importantes pour les jeunes
Considérations non incluses dans le chapitre 25 : engagements énoncés dans Action 21
26/ Outre les considérations relatives à léducation, à la sensibilisation à la notion de développement durable, à laccès à linformation, à la participation à la prise de décisions à tous les niveaux et à lemploi, le chapitre 25 contient des engagements importants à légard des jeunes, à savoir :
a) « Chaque pays devrait combattre les violations des droits de lhomme dont sont victimes les jeunes, en particulier les jeunes femmes et les jeunes filles, leur assurer une protection juridique, les doter des compétences et des moyens et leur apporter le soutien leur permettant de réaliser pleinement leur potentiel ainsi que leurs aspirations économiques et sociales » (par. 25.8);
b) « Les gouvernements devraient, en conformité avec leurs stratégies, prendre des mesures [pour] :
Donner leur appui aux programmes, projets, réseaux, organisations nationales et organisations non gouvernementales de jeunes afin quils voient comment intégrer les programmes et leurs besoins dans ce domaine et inciter les jeunes à participer au choix des projets, à leur conception, à leur application et à leur suivi » [par. 25.9 g)].
27/ Ces déclarations étant très vagues, il est difficile dévaluer les progrès accomplis dans la réalisation des engagements quelles traduisent. À partir de ce constat, les jeunes ont identifié certains points essentiels qui appellent des améliorations si on veut leur donner la possibilité effective de « réaliser pleinement leur potentiel ainsi que leurs aspirations économiques et sociales ». Ces questions doivent être envisagées expressément dans loptique des jeunes, soit parce que les jeunes sont en partie à lorigine des problèmes connexes, soit parce quils doivent faire directement face aux conséquences qui en résultent. Lidée est déjà exprimée au paragraphe 2 du chapitre 25 dAction 21 où lon fait remarquer que la jeunesse a une capacité de mobilisation et quelle apporte aussi un point de vue original dont il faut tenir compte. Il est évident que tout nouvel engagement auquel on souscrira ou toute nouvelle action qui sera entreprise pour sattaquer aux problèmes susmentionnés devra faire une place à la participation constructive des jeunes. Et réciproquement, si lon veut lutter contre la détérioration constante de la situation des jeunes dans le monde, il faudra traiter ces questions. Les sujets de discussion retenus dans la présente étude sont les suivants :
VIH/sida;
Schémas de consommation et modes de vie non viables;
Guerres, conflits et sécurité;
Commerce et stratégies délimination de la pauvreté;
Changements climatiques.
28/ De la même manière que dans les autres chapitres de la présente étude, les préoccupations des jeunes se rapportant à chacune de ces questions sont brièvement exposées et suivies de deux ou trois recommandations précises qui peuvent servir de base à un dialogue continu sur les actions à entreprendre et les solutions à mettre en oeuvre.
Considérations non incluses dans le chapitre 25 : autres sujets de préoccupation, mesures proposées et partenaires éventuels
VIH/sida
29/ Le VIH/sida décime la jeune génération. Dans leur déclaration consacrée à ce sujet (A/C.3/56/2; annexe II, par. 1 et 2), les participants à la quatrième session du Forum mondial des jeunes du système des Nations Unies ont affirmé que le VIH/sida constituait la plus grande menace pour la santé et la sécurité de la jeunesse actuelle étant donné que plus de la moitié de tous les nouveaux cas de décès dus à cette maladie se produisaient chez des personnes âgées de moins de 24 ans. Cette crise ravage la nouvelle génération de jeunes en Afrique et anéantit les acquis obtenus sur la voie dun développement durable. Elle fait également planer une menace mortelle dampleur croissante sur la jeunesse de tous les autres continents. Aussi, les mesures envisagées à loccasion du Sommet mondial pour le développement durable doivent-elles :
Éliminer les obstacles rencontrés par les jeunes en matière de prévention, notamment accroître la diffusion dinformations adaptées aux besoins des différentes cultures, ainsi que la distribution de fournitures et de soins médicaux pour lutter contre la transmission de la maladie;
Appliquer les dispositions envisagées dans les multiples documents établis par des jeunes sur le sida, y compris la note de position présentée par le Forum des jeunes (Youth Caucus) à la vingt-sixième session extraordinaire de lAssemblée générale consacrée au VIH/sida, qui sest tenue en juin 2001, la Déclaration de la jeunesse de lAsie et du Pacifique de 2001, la contribution des jeunes au Forum africain du développement tenu en 2000 et la Stratégie pour le renforcement de la capacité daction adoptée par le Forum mondial des jeunes à Dakar en 2001, cette liste nétant pas exhaustive;
Engager tous les pays à accroître les ressources financières quils consacrent au VIH/sida dans des proportions adaptées à la gravité de la pandémie. Les contributions versées au Fonds mondial pour la santé et la lutte contre le sida doivent être portées aux niveaux recommandé préconisés par le Secrétaire général. Les gouvernements et les organismes dassistance multilatéraux doivent bien savoir quil ny a pas de justification plus importante pour la remise de la dette des pays les moins avancés que la nécessité de dégager des fonds pour faire face à la crise du VIH/sida.
Schémas
de consommation et modes de vie
non viables
30/ Si chaque individu dans le monde consommait autant de ressources que lEuropéen ou le Nord-Américain moyen, il faudrait, daprès des estimations, six planètes supplémentaires pour assurer les apports nécessaires. Si lon ajoute ensuite à cette observation qui donne à réfléchir le fait que les productions cinématographiques et musicales, les campagnes de promotion commerciale et dautres formes de publicité sont largement axées sur les jeunes en tant quimportants consommateurs de marchandises, on voit bien quil est nécessaire dinclure cette catégorie de population dans les efforts visant à établir des modes de consommation viables. Dieu merci, un grand nombre de jeunes ont commencé à adopter des modes de consommation plus respectueux de lenvironnement et de léthique. Toutefois, cette modification dans les comportements des jeunes nest guère répandue et il convient donc de remédier à cette situation par le biais des mesures suivantes :
Les médias et lindustrie publicitaire doivent devenir des alliés lorsquil sagit de modifier les schémas de surconsommation, en particulier dans les pays développés. Le message selon lequel un mode de consommation viable consiste à trouver un équilibre entre nos droits en tant que consommateurs et notre devoir, en tant que citoyens, de choisir un mode de vie qui limite les répercussions négatives sur lenvironnement et respecte le droit de tous les individus de vivre et de travailler dans un environnement sûr et sain, doit être propagé;
Les gouvernements doivent encourager ladoption de modes de vie viables en utilisant des instruments appropriés, par exemple des lois protégeant lenvironnement, la suppression des subventions accordées pour les procédés de fabrication polluants, des taxes écologiques et des campagnes dinformation sur lécologie;
En 2001, le PNUE et lUNESCO ont lancé un projet détude conjoint sur les jeunes et la consommation viable intitulé « Lavenir est-il le vôtre? ». Il faudrait développer les études de ce type et les exploiter pour instaurer des partenariats avec dautres parties prenantes en vue délaborer des politiques permettant de promouvoir des modes de consommation viables.
Guerres, conflits et sécurité
31/ Il est indéniable que, face aux guerres et aux conflits et dans les situations durgence humanitaires quils entraînent inévitablement, avec des courants de réfugiés, ce sont les jeunes qui sont le plus vulnérables et le plus infortunés. En outre, les jeunes nignorent pas que la Charte sur laquelle lOrganisation des Nations Unies est fondée commence en ces termes : « Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre... ».
32/ Les jeunes observent actuellement avec un sentiment dhorreur les événements qui se produisent dans le monde autour deux. On est invité à prêter attention aux recommandations suivantes :
Utiliser les mécanismes de concertation pacifique mis en place par lOrganisation des Nations Unies pour les problèmes et les désaccords. Faire le lien entre les guerres qui se produisent dans le monde et le modèle de développement actuel fondé sur lexploitation et la discrimination. Noter que les jeunes nacceptent aucune justification pour les meurtres dinnocents;
Réorienter les dépenses militaires qui sont actuellement effectuées dans le monde vers des initiatives et des instruments qui encouragent le développement durable. Le volume des ressources que lon consacre aux choses reflète limportance quon y attache. Or, à lheure actuelle, il semble que les gouvernements du monde entier privilégient la guerre par rapport au développement;
Renforcer les contrôles sur le trafic et la distribution darmes et sur le commerce de la drogue, qui permet de financer ces activités. Combattre lintolérance, lanalphabétisme, la discrimination et lingérence dintérêts économiques et financiers extérieurs dans les pays en développement, qui sont des sources importantes de conflit.
Commerce et stratégies délimination de la pauvreté
33/ Plus dun milliard dêtres humains vivent dans la pauvreté, population composée en grande partie de jeunes. Ce sont les plus faibles qui sont le plus écrasés par le fardeau de la pauvreté. Les incidences de la pauvreté tuent des milliers denfants chaque jour. Trois quarts des jeunes vivent dans des zones rurales où ils souffrent constamment de malnutrition. Les mégapoles sont bondées de jeunes qui vivent dans la rue, souvent durement affectés par un environnement nocif où ils sont exposés à la drogue, à la violence et à lexploitation sexuelle, et sans lespoir de pouvoir accéder à des conditions de vie décentes. Les jeunes sont conscients que lélimination de la pauvreté est le premier pas vers un développement durable.
34/ Le processus de mondialisation engagé depuis la Conférence de Rio en 1992 a créé une multitude de possibilités mais il a aussi contribué à aggraver et à perpétuer la pauvreté et la marginalisation des peuples et des nations, ainsi quà accélérer la désintégration de lenvironnement au profit des pays du Nord. Les jeunes sont conscients que les gouvernements saffaiblissent et que linfluence des sociétés transnationales saccroît parallèlement.
35/ Les jeunes se rendent compte que le commerce a un rôle important à jouer dans la lutte contre la pauvreté mais nombre dentre eux ont subi les répercussions négatives du mouvement actuel de libéralisation et dexpansion des échanges qui néglige les besoins effectifs des populations locales. Les conditions daccès aux médicaments essentiels et aux connaissances locales, et lAccord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce3 ou les politiques commerciales concernant lagriculture qui compromettent la sécurité alimentaire au niveau local sont des exemples qui illustrent les contradictions entre les besoins locaux et les accords commerciaux internationaux.
36/ Face à une telle situation, les jeunes souhaitent faire les recommandations suivantes sur le traitement à réserver à cette question lors du Sommet :
Annulation immédiate de la dette extérieure des pays en développement pour leur permettre de mobiliser leurs propres ressources au service du développement durable. Les pays participant au Sommet devraient agir solidairement et demander au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale de prendre des dispositions immédiates dans ce sens;
Participation de lOrganisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale et du FMI aux préparatifs du Sommet, le but étant daccorder une place centrale à la réduction de la pauvreté dans leurs mandats, ce qui assurerait un alignement sur les objectifs de développement visés par les organismes des Nations Unies, tels quils sont énoncés dans Action 21 et la Déclaration du Millénaire;
Le Sommet doit créer une dynamique en faveur dun remodelage des accords commerciaux pour en faire des instruments de promotion dun développement économique et social plus soutenu qui soulignent la nécessité daccepter une prise en main des stratégies de réduction de la pauvreté par les autorités locales;
Revoir lobjet et lossature des réglementations internationales relatives au commerce et aider à mettre fin aux pressions implacables qui sexercent sur les pays en développement pour les amener à assumer de nouveaux engagements en matière de libéralisation du commerce à ce stade.
Changements climatiques
37/ Les changements climatiques sont perçus comme une menace non seulement pour la jeunesse mais pour la vie sur la Terre en général. La communauté des jeunes est déçue par linsuffisance de la mobilisation et de la coopération internationale que cette question importante a suscitées ces dernières années. Étant donné que les préoccupations écologiques sont essentielles dans le contexte du développement durable, les jeunes engagent les participants au Sommet à aborder cette question en :
Prenant acte du fait que les jeunes, dans plusieurs pays du monde, ont pris lan dernier une initiative intitulée « Pari », suivant laquelle ils pariaient à leurs gouvernements que les jeunes seraient capables de réduire leurs émissions de carbone de 8 %. Sils y parviennent avec les ressources modestes dont ils disposent, alors les gouvernements pourront faire de même. Les jeunes engagent les participants au Sommet à reconnaître quil sagit dune question de volonté et dengagement politiques;
Ratifiant le Protocole de Kyoto4 à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques5
, ce qui nest pas une solution suffisante en soi mais constitue tout au moins une avancée dans laction entreprise à légard des changements climatiques;
Cesser progressivement de recourir à des sources dénergie non durables telles que lénergie nucléaire et les combustibles fossiles. Le moment est venu de promouvoir les sources dénergie de substitution, comme les énergies solaire et éolienne, par des actions concrètes.
V. Conclusions
38/ La déclaration écrite présentée par les jeunes lors de la réunion du Comité préparatoire sous-régional pour lAsie du Sud-Est, tenue du 17 au 19 octobre 2001, commence par une description de ce quest le secteur des jeunes et du rôle unique quil joue dans le développement durable. On y souligne que la valeur de la participation des jeunes au développement durable, telle quénoncée au chapitre 25 dAction 21, repose sur le principe que, par nature, les jeunes constituent le seul « secteur de transition » parmi les principales parties concernées. Par secteur de transition, lon sous-entend quaprès le temps de la jeunesse à proprement parler (de 15 à 24 ans selon les normes de lOrganisation des Nations Unies), tous les jeunes gens intègrent à terme le secteur principal dont ils ont choisi de faire partie en tant que membres adultes de leurs sociétés respectives. En tant que tel, le secteur des jeunes est des plus utiles au développement durable, car ce sont les jeunes qui assurent la continuité du dynamisme et de lentente nécessaires à la mise en oeuvre dAction 21.
39/ Les préoccupations et les recommandations formulées dans le présent document reprennent les observations présentées ci-dessus. Des jeunes du monde entier ont collaboré, en très peu de temps et avec des ressources minimes, à la présentation des idées du Groupe de travail spécial, en vue de lexamen du chapitre 25 dAction 21. Nous avons étudié les questions de laccès à léducation et de la sensibilisation au développement durable, de laccès à linformation et de la participation à tous les niveaux de la prise de décisions et, enfin, de lemploi des jeunes. Chacun de ces points sont des thèmes majeurs du chapitre 25. La dernière section, intitulée « Autres préoccupations », vise à prendre en considération les préoccupations importantes pour les jeunes et le développement durable qui napparaissent pas au chapitre 25.
40/ Dans la mesure du possible, le Groupe de travail spécial sest efforcé de relier les préoccupations des jeunes dans ces domaines à des actions concrètes, et a proposé la création de partenariats à cet effet. Linitiative ne sécarte pas de leur aspiration initiale, quils réitéreront autant de fois quil sera nécessaire dans lespoir quelle demeurera la priorité de tous ceux qui participent aux préparatifs du Sommet, à savoir que le déroulement et les résultats de ce sommet doivent intégrer les trois points suivants :
Urgence, partenariat et mise en oeuvre
41/ Le Groupe de travail spécial souhaite également rappeler que, comme il est dit dans lintroduction, les jeunes considèrent ce document comme lamorce des travaux du Groupe avec les autres entités qui participent aux préparatifs du Sommet. Comme il sagit dun document de concertation, il est essentiel que le dialogue se poursuive entre les jeunes et les gouvernements, entre les jeunes et le Bureau chargé de lorganisation du Sommet, entre les jeunes et les divers organismes des Nations Unies, entre les jeunes et les autres grands groupes parties à Action 21, ainsi quentre les jeunes et toutes les autres parties prenantes au développement durable. Tout bien considéré, cet examen du chapitre 25 constitue lune des nombreuses preuves que les jeunes sont prêts à collaborer avec dautres entités par le biais de partenariats multiples en vue de sensibiliser les participants du Sommet à leur cause, de formuler des solutions et des politiques qui permettent daller de lavant et, surtout, dassurer la mise en application des textes essentiels issus du Sommet.
Annexe
Les membres des organisations citées ci-après ont créé un Groupe de travail spécial pour lexamen à léchelon international du chapitre 25 par les jeunes et participé à la rédaction du présent document :
Yvonne Khamati, World Youth Organization on Climate Change (WYOCC) (Kenya)
Philip Osano, EcoNews Africa, Vice-Président de la Conférence pour les jeunes de Borgholm (Kenya)
Tamoifo Nkom Marie, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE, Association Jeunesse Verte du Cameroun (Cameroun)
Shalala Oliver Sepiso, Université de Zambie, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE
Zwuzi Aloysius, rapporteur mondial pour la jeunesse à la Conférence pour les jeunes de Borgholm
Goldius Russell Baloyi, étudiant à lUniversité de lAfrique du Sud, participe aux initiatives Midrand Eco-City et Afribike (Afrique du Sud)
Appiah-Kubi Aaron, Université du Ghana (Ghana)
Alexandro Callejas, Mexican Youth Environmental Network (Mexique)
Linabel Segovia Sarlat, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE (Mexique)
Adriana Valenzuela, Directora Juvenil Nacional, Corporación Grupo Tayrona, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE (Colombie)
Cynthia Dabul, Profesional Council of Environmental Analysts of the Republic of Argentina (Argentine)
Ursula Carrascal, VIDA Instituto para la Protección del Medio Ambiente et membre associé du Consejo de Asesoramiento de la Juventud de la Programa de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (PNUMA) et du Comité Ambiental Juvenil del Perú (Pérou)
Roy Cabonegro, Secrétaire général de la Youth for Sustainable Development Assembly (Philippines)
Loraine Gatlabayan et Anthony Ambahan, Youth for Sustainable Development Assembly (Philippines)
Afifa Raihana, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE, Striving Towards Environmental Protection (organisation non gouvernementale) (Bangladesh)
Ankur Ankas, Youth Working for the Environment (organisation non gouvernementale) (Inde)
Swati Raut, Technology and Human Development Programme, Georgia Institute of Technology (Inde)
Rasangi Prematilaka, Mandate the Future (Sri Lanka)
Rieko Kubota, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE (Japon)
Heba El Naggar, Arab Office for Youth and Environment (organisation non gouvernementale) (Égypte)
Maan Dagher, Friends of Tannourine Cedars (Liban)
Laila Rastegar, Secrétaire adjointe aux affaires internationales, Green Front of Iran (République islamique dIran)
Sayana Bartanova, organisation non gouvernementale pour le développement durable, coordonnateur des « Baikal School Leaders of Sustainable Development », (Fédération de Russie)
Tomislav Tomasevic, Green Action/Friends of the Earth, coordonnateur national du South-East European Youth Network (Croatie)
Monika Kovacova, Daphne Institute for Applied Ecology (Slovaquie)
Miroslav Andrt (Tchécoslovaquie)
Tsvetan Ivanov Spassov, conseiller auprès des jeunes pour le PNUE (Bulgarie)
Anna Ripoll et Carlos-Luis Pérez Aguirre, Platform for Spanish Youth Review Spanish Youth Council (Espagne)
Jonas Meckling et Ina Epkenhans, Futur X Society for Intergenerational Equity (Allemagne)
Frank Mulder et Merel Bierkens, représentants de la jeunesse néerlandaise auprès de la Commission du développement durable (Pays-Bas)
Marte Lerberg Kopstad, International Student Festival de Trondheim, 2001 (Norvège)
Lindsay Cole, Sierra Youth Coalition et Canadian Youth Summit Team (Canada)
Clarisse Kehler Siebert et Megan Bradley, Canadian Youth Summit Team (Canada)
Heidi Karst, coordonnateur de projet pour le réseau MARE dans la région méditerranéenne (Canada)
Kristin Casper, United States Youth Rio+10 Planning Group (États-Unis dAmérique)
Leif Holmberg, Réseau JO02 du Swedish Youth Council, organisateur adjoint dans le cadre du Groupe de travail ad hoc pour lexamen à léchelon international du chapitre 25 par les jeunes
Julie Larsen, United Nations Association in Canada, organisateur adjoint dans le cadre du Groupe de travail ad hoc pour lexamen à léchelon international du chapitre 25 par les jeunes.
1Notes
Rapport
de la Conférence des Nations Unies sur lenvironnement et le développement,
Rio de Janeiro,
3-14 juin 1992, vol. I; Résolutions adoptées par
la Conférence, (publication des Nations Unies, numéro de vente :
F.93.I.8 et rectificatif), résolution 1, annexe II.
2 Voir résolution 55/2 de lAssemblée générale.
3 Voir Instruments juridiques énonçant les résultats des négociations commerciales multilatérales du Cycle dUruguay faits à Marrakech le 15 avril 1994 (publication du secrétariat du GATT, numéro de vente : GATT/1994-7).
4 FCCC/CP/1997/7/Add.1, décision 1/CP.3, annexe.
5 Organisation des Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1771, No 30822.
01-69458 (F) 110102 150102
*0169458*