EXPOSE SUR LA SOCIETE CIVILE EN MAURITANIE

ET SON ROLE DANS LE DEVELOPPEMENT PRESENTE

MR Ahmed Vall BOUMOUZOUNA, PRESIDENT ONG

" AGIR EN FVEUR DE L’ENVIRONNEMENT "

La Mauritanie est depuis plus d’une décennie engagée dans des politiques de réformes ambitieuses qui ont touche l’ensemble de la vie politique, économique et sociale du pays.

Le processus de démocratisation de la vie publique a commencé à partir de 1986 par la création des collectivités décentralisées au niveau des chefs-lieux des régions et achevé en 1988 pour couvrir l’ensemble du territoire national.

En 1991, une démocratie pluraliste a été mise en place avec l’adoption d’une constitution qui garantit les libertés fondamentales et la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et qui institue le suffrage universel pour l’élection du Président de la République et des représentants du peuple à l’assemblée nationale et au Sénat.

Parallèlement à la démocratisation de la vie politique, le programme des réformes économiques engagé depuis 1992 a permis d’assainir la situation financière de l’Etat et des principales entreprises publiques, de stabiliser le cadre macro-économique de libéraliser les marchés et les prix, d’améliorer l’environnement juridique et judiciaire des affaires, de favoriser le développement du secteur privé, d’améliorer l’offre des infrastructures et de recentrer l’Etat sur ses missions essentielles de régulation, d’affectation des ressources et de développement des services sociaux de base.

Les performances économiques réalisées grâce à la libéralisation des énergies et de l’initiative privée ont permis de favoriser l’émergence d’une société civile qui cherche à occuper sa place dans le paysage socio-économique.

Le concept de la société civile en Mauritanie, au sens large, couvre les élus locaux et nationaux, les ONG, les organisations socio-professionnelles, les leaders religieux, les universitaires, les structures du secteur privé et la presse indépendante.

1 – Les élus :

Ces élus sont de deux sortes : les élus locaux, les maires et conseillers municipaux chargés de la conception et de la mise en œuvre des projets de développement dans leurs communes et les élus nationaux, députés et sénateurs qui forment ensemble le parlement, organe législatif, chargé de l’approbation des lois et du contrôle et suivi de l’action gouvernementale.

2 – Les ONG ou les associations de développement

Leur nombre avoisine les 622 mais un seul petit nombre d’entre elles est opérationnel. Elles sont actives dans les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle (environnement, santé, éducation, patrimoine culturel, lutte contre la pauvreté, promotion féminine, droits des enfants, indigence, les handicapés …). Ces associations sont regroupées dans 25 réseaux et collectifs d’ONG.

3 – Les Organisations socio-professionnelles :

Elles englobent notamment les coopératives, les groupements d’intérêts économiques, les syndicats, les ordres des professions libérales. Ces OSP sont impliquées dans toutes les activités économiques et sociales.

Il convient de rappeler ici que la femme occupe une place prépondérante au niveau des coopératives grâce à la politique du gouvernement concrétisée par les programmes du Secrétariat d’Etat à la promotion féminine. Ces programmes concernent la protection de la femme et de l’enfant, les centres de promotion féminine, l’encouragement de la scolarisation des filles, la sensibilisation et l’encadrement des femmes à mener des actions productives.

4 – Les Leaders religieux :

La religion est ancrée dans les mœurs mauritaniennes et de ce fait, ‘lavis des religieux est requis concernant toutes les questions.

Ils jouent un rôle très important dans la sensibilisation et l’encadrement pour toutes les œuvres de grande portée.

5 – Les Universitaires :

Les professeurs à l’université et les dirigeant de bureaux d’études ou de centres de recherches représentent la classe intellectuelle mauritanienne et développement une grande expérience dans tous les domaines concernés par le développement.

6 – Le Secteur privé :

Constitue de toutes les entreprises, sociétés et groupes actifs dans les secteurs privatisés de l’économie nationale. C’est un secteur assez influant et présente des potentialités prometteuses. Il est représenté par des fédérations professionnelles, des confédérations puissantes et soucieuses de leurs intérêts.

7 – La presse indépendante :

Née avec le processus démocratique et constitue l’une de ses piliers. Plus de 60 hebdomadaires et mensuels sont recensés et son regroupés au sein de l’association de la presse indépendante. Ils participent activement aux débats nationaux et couvrent tous les grands événements.

Conclusion :

La société civile en Mauritanie est relativement jeune et se heurte à diverses contraintes liées au manque de moyens financiers et organisation..

En dépit de ces contraintes, la société civile prend en charge des actions communautaires génératrices de revenu grâce à l’appui de l’Etat et des partenaires au développement.

Ces actions menées essentiellement par les coopératives et associations féminines, couvrent l’agriculture irriguée et maraîchère, l’élevage, la protection de l’environnement (enlèvement des ordures, assainissement, aménagement des espaces verts, reboisement etc.) et, l’action socio - sanitaire (assistance à la femme et aux enfants, alphabétisation).

Aussi, les coopératives et associations féminines prennent en charge la sensibilisation et l’encadrement des populations plus précisément sur les maladies sexuellement transmissibles comme le SIDA, sur les maladies infantiles et plus généralement sur les questions sociales.