Organisation
internationale de la Francophonie
Représentation permanente auprès des Nations Unies
TRADUCTION
NON OFFICIELLE
du
document, présenté le 4 février 2002 par
le
Président du Comité préparatoire, intitulé
Liste des questions
et propositions pour discussion
Note introductive
Cette liste
de questions et de propositions d’actions a été préparée
sur la base des discussions tenues la semaine dernière et du dialogue
de toutes les parties prenantes. L’objectif principal de la liste est de faciliter
les délibérations des groupes de discussion interactive, qui se
tiendront les 4 et 5 février.
Les délégués
pourraient souhaiter concentrer leur attention, en premier lieu, sur les propositions
qui apparaissent en caractères gras au début de chaque
section, afin de définir des objectifs clairs, des échéances,
des arrangements de suivi, des mécanismes de coordination et de mise
en œuvre, des procédures innovantes pour impliquer les partenaires et
des arrangements pour des financements systématiques et prévisibles,
ainsi que des transferts de technologies qui pourraient être requis pour
lancer ces initiatives.
Les participants
aux groupes de discussions ne sont pas supposés négocier, mais
formuler de brefs commentaires sur les propositions d’actions et d’engagements,
les questions clés, le sectionnement et la structure de la liste, en
vue de guider le Président dans la préparation du rapport qu’il
doit soumettre au comité préparatoire le jeudi 7 février
2002.
Chaque groupe
de discussion se verra confier un nombre de sections de cette liste. La répartition
des sections entre les deux groupes de discussion sera annoncée par le
Président le lundi 4 février matin.
Généralités
Le Sommet
devrait réaffirmer fortement l’engagement en faveur des principes de
Rio et de la mise en œuvre complète de l’Agenda 21 et des autres résultats
de la CNUED.
Le Sommet
devrait reconnaître que la paix, la sécurité et la stabilité
sont essentiels pour la réalisation du développement durable,
et s’assurer que celui-ci profite à tous.
A- Faire
en sorte que la globalisation bénéficie au développement
durable
- Entamer l’élaboration
d’un accord cadre multilatéral et mondial sur l’accès du public
à l’information et sur la participation à la prise des décisions,
se basant sur les expériences existantes, comme la Convention Aarhus
et d’autres initiatives régionales concernant la mise en œuvre du principe
10 de la Déclaration de Rio.
- Lancer des négociations
pour la conclusion d’un accord multilatéral sur la responsabilité
des sociétés multinationales.
- Supprimer les subventions
qui faussent le commerce (trade distorting subsidies) et permettre un accès
total et prévisible des produits et services des pays en développement
à tous les marchés des pays développés, dès
que possible et pas plus tard que 2005, particulièrement dans les secteurs
où les pays en développement disposent d’avantages compétitifs,
tels que l’agriculture et les textiles, de même que pour les biens produits
par des petits producteurs dans les pays les moins avancés.
- Eliminer toutes les exceptions
au traitement hors-taxe et hors-quota des exportations des PMA. Aider les
pays en développement, en particulier les PMA, dans leurs efforts pour
s’intégrer entièrement dans le système commercial mondial
et participer effectivement aux négociations commerciales multilatérales
et promouvoir la mise en œuvre du programme d’action de Bruxelles en faveur
des PMA pour la décennie 2000-2010.
- Assurer l’universalité
de l’OMC, veiller à ce que la conduite des travaux y soit transparente,
non discriminatoire, équitable et prévisible, et à ce
que la participation des pays en développement, notamment des PMA,
des petits Etats insulaires en développement et des pays à économie
en transition, soit totale dans les négociations commerciales et dans
la prise de décisions.
- Aider les pays en développement
à réduire le fossé numérique et à maîtriser
les potentialités des nouvelles technologies de l’information et de
la communication pour le développement. Les producteurs, en particulier,
devraient être aidés dans l’utilisation des TIC en vue d’obtenir
un accès aux marchés internationaux, et en être des acteurs
(for inputs and outputs)
- Promouvoir la gestion
d’une politique macro-économique coordonnée, aux niveaux national
et international, qui tienne compte des préoccupations suscitées
par la mondialisation et le développement durable.
- Promouvoir la mise en
oeuvre de l’Agenda de Doha pour le développement et l’opportunité
qu’il offre à l’OMC de jouer un rôle plus important pour faire
en sorte que la mondialisation soit au service du développement durable,
y compris en identifiant des mesures de nature à appuyer et à
compléter cet Agenda et en maintenant les besoins et les intérêts
des pays en développement au cœur du programme de travail de l’OMC.
- Promouvoir des partenariats
public-privé et des initiatives volontaires par lesquelles les acteurs
économiques, en particulier les sociétés multinationales,
sont soutenus et encouragés à assumer leurs responsabilités
dans les domaines social, environnemental et économiques dans les pays
en développement. Ceci pourrait inclure le développement de
procédures d’évaluation visant à promouvoir la réalisation
de cet objectif.
- Promouvoir une OMC renforcée
en vue de s’assurer qu’elle fournit un cadre institutionnel pour la réalisation
d’un système commercial international non biaisé, non discriminatoire,
et basé sur des règles (rule-based)
B-
Eradication de la pauvreté, agriculture durable et modes de vie (livelihoods)
- Lancer un partenariat
mondial privé-public en vue de développer et diffuser des technologies
abordables pour une amélioration de la productivité agricole
et une gestion écologique, particulièrement en faveur des zones
écologiquement éprouvées connaissant une pauvreté
endémique.
- Lancer une initiative
mondiale visant à inverser la tendance à la baisse du financement
public pour la recherche agricole, en vue d’une agriculture et d’un développement
rural durables.
- Lancer une campagne
d’alphabétisation, axée principalement sur les femmes, en vue
de réduire le pourcentage de l’analphabétisme.
- Lancer des programmes
en vue d’améliorer l’accès des pauvres à la terre et
à l’eau et d’autres ressources agricoles et fournir une assistance
pour accéder à des systèmes d’irrigation abordables et
efficaces.
- Lancer des programmes
visant à améliorer la productivité de la terre et de
l’eau dans l’agriculture, la foresterie et la pêche artisanale, etc
particulièrement à travers des approches communautaires.
- Lutter contre le VIH/SIDA
en tant que partie intégrante de toutes les stratégies nationales
de réduction de la pauvreté, de développement durable
et de croissance économique, en mettant en place une réponse
durable et multi-sectorielle au VIH/SIDA, proportionnelle à l’épidémie
elle-même.
- Promouvoir le développement
rural, à travers des réformes agraires qui reconnaissent et
protègent les systèmes de gestion des biens indigènes
et communautaires.
- Accroître la disponibilité
des produits alimentaires dans les zones où ils sont produits, réduisant
ainsi les coûts de transport et la dépendance excessive vis à
vis des marchés internationaux.
- Etendre le droit à
un logement stable en faveur des pauvres des villes, en tant qu’élément
essentiel de l’amélioration de l’accès au logement et aux services
sociaux de base et de l’augmentation des opportunités d’emploi, de
crédit et de revenu.
- Promouvoir des programmes
d’éducation rurale plus exhaustifs, particulièrement en faveur
des pauvres des zones rurales.
- Renforcer l’infrastructure
rurale et les systèmes de crédit en faveur des pauvres des zones
rurales.
- Développer les
approches des diverses parties prenantes et une coopération entre les
secteurs publics et privés en vue d’améliorer les résultats
(outreach) des connaissances et techniques agricoles
de base des petits exploitants agricoles et des pauvres dans les zones rurales.
- Promouvoir la réalisation
de l’objectif de la Déclaration du Millénaire pour ce qui est
de la réduction de la pauvreté. Ceci inclurait l’amélioration
de l’accès aux services de santé de base, le développement
rural durable, le développement agricole et la sécurité
alimentaire, un plus grand accès à l’eau saine et aux services
d’assainissement, la réduction de la vulnérabilité des
populations aux catastrophes naturelles et aux risques environnementaux, la
réhabilitation et la restauration des sols dégradés et
la lutte contre la désertification.
- Améliorer la coopération
internationale en vue de combattre les plantations illicites, compte tenu
de leur impact négatif sur les plans social, économique et environnemental.
- Promouvoir des mesures
visant à doter les communautés locales pauvres de suffisamment
de pouvoirs politiques, juridiques et financiers, en vue d’initier et permettre
des changements réels dans les domaines social et environnemental.
- Fournir un appui adéquat
pour la réhabilitation et la reconstruction post-conflit et pour combattre
la prolifération illicite des armes légères, des armes
de petits calibres et des mines antipersonnel, particulièrement en
Afrique.
- Minimiser l’impact des
sanctions économiques sur les activités des pays en developpement
en vue de réaliser le developpement durable.
C- Changer
les modes non-durables de consommation et de production
- Faire adopter des politiques
et des mesures par les pays développés visant à changer
les modes non-durables de production et de consommation à travers des
politiques en matière de technologie, de commerce et d’éducation
qui, notamment : (a) augmentent la conscience du consommateur sur l’importance
des modes durables de production et de consommation ; (b) améliorent
le rôle des médias et des autres instruments d’information du
public ; (c) aident les petites et moyennes entreprises (PME) et offrent
des motivations aux industries et aux institutions de recherche et de développement,
financées par les pouvoirs publics ; (d) aident les PME à
accroître leur productivité industrielle et leur compétitivité ;
et (e) accroissent la responsabilité des sociétés.
- Utiliser des instruments
économiques et des motivations de marché, telles que les taxes,
les marchés publics, les prix des ressources naturelles et permettre
des schémas commerciaux en vue de promouvoir un changement vers une
consommation et une production plus durables.
- Eliminer les subventions
qui favorisent les modes non durables de consommation et de production.
- Mettre en place et appuyer
des centres nationaux de " production propre " pour aider
les entreprises, particulierement les PME, à identifier, acquérir,
adapter et intégrer des technologies permettant d’améliorer
la productivité, de réduire la pollution et de préserver
les ressources naturelles.
- Offrir des motivations
aux industries et aux institutions de recherche et de developpement, financées
par des fonds publics, en vue de s’engager dans des alliances stratégiques
permettant d’accroître la recherche et le developpement de technologies
pour une production plus propre et d’accélérer la commercialisation
et la diffusion de ces technologies.
- Encourage le secteur
industriel à adopter des initiatives volontaires, y compris la certification,
tel que ISO 14000.
- Formuler, financer et
mettre en œuvre des stratégies de gestion de déchets solides,
avec un accent particulier sur la minimisation et le recyclage des déchets.
- Apporter un soutien international
à des motivations favorisant les petits projets de recyclage de déchets
dans les pays en developpement qui pourraient contribuer à la gestion
des déchets urbains et générer des opportunités
de revenus.
- Aider les PME dans les
pays en developpement et à économie en transition, à
travers des programmes d’information et de formation, à saisir les
opportunités d’affaires résultant de l’intérêt
grandissant que porte le consommateur à la consommation durable.
- Améliorer le rôle
des médias et autres instruments d’information du public dans le renforcement
de la conscientisation du consommateur sur les questions liées à
la consommation et à la production durables, en particulier sur les
produits et les services " verts ".
- Favoriser, dans les
pays développés, le quadruplement de l’efficacité de
l’énergie et des ressources dans les deux ou trois prochaines décennies,
et décupler, à long terme, le rendement des ressources dans
les pays développés. A mesure que les techniques d’efficacité
sont vérifiées, promouvoir leur transfert vers les pays en développement.
- Promouvoir la responsabilité
et l’imputabilité (accountability) des entreprises à travers
des initiatives telles que le " Contrat mondial " et " global
reporting initiative ", et des instruments
tels que la gestion comptable de l’environnement et les rapports sur
l’environnement.
- Promouvoir la conception
et l’étiquetage écologiques de produits écologiquement
conçus et favoriser d’autres instruments d’information du consommateur,
transparents, vérifiables et non discriminatoires, en vue d’assurer
qu’ils ne sont pas utilisés comme barrières commerciales déguisées.
- Promouvoir des valeurs
régionales, culturelles et spirituelles dans les initiatives en faveur
du developpement durable.
D- Promouvoir
la santé pour le développement durable
- Lancer une initiative
mondiale pour fournir une assistance financière et technique aux pays
en developpement et à économie en transition pour supprimer
progressivement le plomb dans les carburants et la réduction du souffre
et du benzène dans les hydrocarbures et des particules dans les gaz
d’échappement, en vue de réduire leur impact sur la santé.
- Lancer des programmes
régionaux permettant d’améliorer la qualité de l’air
d’intérieur (indoor air) à travers notamment des foyers améliorés
et le remplacement de la biomasse-énergie traditionnelle par des combustibles
propres et abordables.
- Lancer un partenariat
public-privé pour le développement et la diffusion de technologies
d’assainissement et de gestion des déchets dans les zones rurales et
urbaines des pays en développement.
- Maintenir la qualité
chimique et biologique des ressources hydrauliques dans des normes acceptables.
- Appliquer des normes
et des directives de sécurité en matière alimentaire
et d’élevage en conformité avec la commission Codex Alimentarius
Commission FAO/OMS.
- Réduire les maladies
respiratoires dues à la mauvaise qualité de l’air et renforcer
les mesures traitant des problèmes qui dépassent les frontières
nationales telles que la pollution de l’air.
- Utiliser de façon
optimale le lieu de travail comme une base pour s’attaquer à des problèmes
de santé publique tel que le VIH/SIDA.
- Promouvoir le plein accès
des populations pauvres et les habitants des bidonvilles à l’eau
potable et abordable et à des services d’assainissement adéquats
dans les pays en developpement d’ici 2012.
- Promouvoir l’intégration
des préoccupations de santé environnementale dans l’appui à
la mise en œuvre du programme GAP.
- Prendre des mesures pour
renforcer la capacité des systèmes de santé à
fournir des services médicaux de base, ainsi que le rôle de ces
systèmes en matière de santé environnementale.
- Promouvoir l’éradication
d’une façon écologique des menaces à la santé
telle que la fièvre dingue, la malaria et autres maladies non-transmissibles,
d’ici 2020.
E- Energie, transport
et protection de l’atmosphère
-
Lancer
une alliance mondiale sur l’énergie renouvelable et l’énergie
conventionnelle propre et efficace, en vue de fournir, d’ici 2015, des services
énergétiques à la moitié des 2 milliards de
personnes, principalement dans les zones rurales et reculées des
pays en developpement, qui n’ont pas accès actuellement aux services
énergétiques modernes.
-
Lancer un partenariat mondial en vue de financer l’énergie pour le
développement durable (principalement pour l’énergie renouvelable
et les technologies pour une énergie efficace) et pour partager des
technologies énergétiques propres à l’échelle
mondiale, tel que proposé dans les recommandations de la table ronde
de Delhi sur l’énergie et le developpement durable.
-
Lancer une initiative
mondiale en vue d’encourager l’utilisation du gaz naturel, particulièrement
dans les zones urbaines des pays en développement.
-
Lancer un programme de travail pour donner un caractère plus durable
au secteur énergétique mondial, avec pour objectif d’améliorer
l’accès aux services énergétiques dans les zones rurales
et peri-urbaines, en intensifiant la coopération régionale
et internationale en vue d’accroître l’efficacité énergétique
et assurer le développement et le déploiement continu de technologies
de produits fossiles plus propres et plus efficaces et d’augmenter la part
de l’énergie renouvelable dans la masse des ressources énergétiques
disponibles.
- Lancer un mécanisme
par lequel la communauté internationale fournirait une assistance financière
pour le developpement des infrastructures nécessaires dans les pays
en développement.
- Lancer une initiative
mondiale permettant de promouvoir l’investissement dans le développement
de systèmes de transport public de masse dans les pays en développement.
-
Lancer une initiative mondiale pour des carburants sans plomb, grâce
à un engagement de la communauté internationale de fournir
une assistance technique, technologique et financière aux pays en
développement.
- Développer et
diffuser des technologies d’énergie renouvelable afin d’augmenter la
part de l’énergie renouvelable dans la production et la consommation
d’énergie et accélérer le développement, la diffusion
et l’utilisation de technologies énergétiques efficaces.
- Augmenter, dans tous
les pays, l’utilisation des ressources d’énergie renouvelable afin
d’atteindre d’ici 2010 au moins 5% de la consommation totale d’énergie.
-
Fournir
la technologie la plus récente (savoir, équipements et éléments)
en matière d’efficacité et de conservation énergétiques
aux pays en développement, en particulier à ceux qui sont
vulnérables aux impacts des changements climatiques et aux impacts
des mesures prises afin de répondre aux changements climatiques,
avant la fin de la période du premier engagement concernant les pays
de l’annexe B du protocole de Kyoto.
-
Adopter
des politiques permettant de réduire les distorsions du marché,
y compris à travers des réformes fiscales et une élimination
progressive des subventions nuisibles, où qu’elles existent, afin
de refléter le contenu en carbone et ses impacts sur l’environnement
(progrès substantiels dans ce domaine devant être réalisés
avant la fin de la période du premier engagement concernant les pays
de l’annexe B du protocole de Kyoto).
- Fournir aux pays en développement
des alternatives abordables, accessibles, rentables, sans risques et écologiques,
aux substances qui nuisent à la couche d’ozone.
- Mettre en œuvre des stratégies
de transport prenant en compte les réalités nationales et locales,
de manière à améliorer l’efficacité du transport,
tout en améliorant la qualité de l’air et la santé publique.
- Promouvoir un appui financier
et technologique de la communauté internationale pour mettre en ouvre
les recommandations et conclusions de la CDD 9 sur l’énergie et le
développement durable.
- Promouvoir des arrangements
innovants de financement de l’énergie en milieu rural, notamment le
micro crédit, les fonds renouvelables, des arrangements et motivations
de groupements sous forme d’accords de franchise.
- Promouvoir la coopération
entre les principaux pays consommateurs et producteurs de pétrole en
vue de réduire les instabilités de l’offre et de la demande
sur les marchés internationaux.
- Renforcer le mécanisme
établi par la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal
sur la protection de la couche d’ozone.
- Ratification par tous
les pays du Protocole de Kyoto d’ici 2002, en vue de son entrée en
vigueur avant la tenue du Sommet mondial sur le developpement durable.
- Appuyer l’initiative
du Conseil de l’Arctique visant à évaluer les conséquences
économiques, sociales et environnementales du changement climatique
sur l’Arctique, particulierement sur les populations indigènes qui
y vivent.
F- Conservation
et gestion des ressources naturelles comme base du developpement.
- Elaborer un cadre
de principes pour une gestion mondiale qui protége tous les écosystèmes
tout en répondant aux besoins et aspirations sociales et économiques
et qui soit basé sur une approche ecosystémique telle que définie
par la Convention sur la biodiversité (CBD).
- Elaborer un cadre
efficace, transparent et prévisible pour un accès aux ressources
génétiques et un partage des bénéfices que promet
leur utilisation, et encourage les organes internationaux compétents,
tels que la CBD et l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle
(OMPI), à développer des politiques permettant d’atteindre ces
objectifs, y compris la possibilité de divulguer le nom du pays ou
l’origine des ressources génétiques figurant sur les demandes
de droit de propriété intellectuelle.
- Lancer un processus
permettant de définir les droits de propriété intellectuelle
liés aux ressources biologiques afin de s’assurer que les bénéfices
générés par l’utilisation des produits génétiques
sont équitablement partagés avec les populations locales.
- Lancer des schémas
régulateurs, à l’échelle nationale et internationale,
ainsi que des programmes permettant de mettre fin à la dégradation
de la biodiversité ; s’assurer du partage des bénéfices
générés par l’utilisation de la biodiversité et
prévenir la bio-piraterie.
- Lancer une stratégie
pour le développement durable des écosystèmes montagneux
dans l’esprit de l’année internationale des montagnes, 2002, notamment
en encouragent des approches globales de gestion qui tiennent compte de la
fragilité de ces écosystèmes.
- Elaborer un régime
de responsabilité pour tout dommage qui résulte, directement
ou indirectement, du transport international de déchets dangereux et
de matières radioactives à travers le territoire national d’un
pays affecté.
- Lancer un fond spécial
mondial en vue d’aider les pays vulnérables à s’adapter aux
changements climatiques et à réhabiliter les communautés
suite à des catastrophes naturelles liées au nombre croissant
et à l’intensité des tempêtes.
- Ratification par tous
les Etats du Protocole de Carthagène sur la bio-sécurité
et assurer sa mise en œuvre.
- Améliorer, adopter
et utiliser des indicateurs et des données sur la dégradation
et l’amélioration des sols en vue d’évaluer et de gérer
ces processus et leurs impacts.
- Intégrer l’agriculture
dans les autres aspects de la gestion des sols et de la préservation
des écosystèmes en vue de promouvoir à la fois la durabilité
environnementale et la production agricole.
- Améliorer les
politiques et les législations pour une approche plus systématique
du développement durable des montagnes en abordant, de manière
intégrée, des problèmes tels que les droits de propriété,
les incitations économiques, l’habilitation politique et la préservation
du patrimoine culturel.
- Gérer les risques
des catastrophes, qu’elles soient générées par l’homme
ou par la nature, en mettant l’accent sur la prévention, l’atténuation
des effets, l’évaluation de la vulnérabilité et l’élaboration
de stratégies adaptées et autres mesures visant à réduire
les pertes humaines et économiques.
- Promouvoir une approche
intégrée de l’utilisation, la conservation et la gestion durables
des ressources naturelles, y compris des forêts, des pêches, des
minéraux et des métaux, de l’énergie et de la biodiversité,
appuyée par le developpement d’un réseau de zones protégées.
- Promouvoir la réalisation
de l’objectif de développement, agréé au niveau international,
visant à inverser la tendance actuelle de dégradation de la
biodiversité aux niveaux mondial et national, d’ici 2015, et établir
un cadre de principe pour une gestion mondiale protectrice de tous les écosystèmes
et qui tienne compte des aspirations et des besoins sociaux-économiques.
- Soutenir la FAO dans
les efforts qu’elle entreprend pour mettre en œuvre le traité sur les
ressources provenant des plantes génétiques, notamment en mettant
à disposition les moyens financiers requis.
- Améliorer la coopération,
la coordination et les synergies entres les organisations internationales
et les instruments relatifs aux forêts, dans le cadre du partenariat
pour les forêts (Collaborative Partnership on Forests, CPF).
- Intensifier les efforts
collectifs pour la gestion, la conservation et le développement
durables de tous les types de forêts, ainsi que la coopération
internationale en faveur d’une gestion durable des forêts et d’une application
du plan d’action du FNUF, notamment en ce qui concerne la réhabilitation
des sols et des forêts dégradés, d’ici 2005.
- Promouvoir un partenariat
et une coopération responsables et innovants entre tous les secteurs
intéressés dans des domaines tels que l’exploitation minière,
la propriété foncière, la gestion des ressources, les
comportements en matière de production et de consommation, le suivi
des activités des sociétés et la corruption.
- Appuyer la Déclaration
de Bahia adoptée par le Forum intergouvernemental sur la sécurité
chimique (FISC) lors de son troisième forum tenu à Salvador,
Brésil en 2000, et favoriser une coopération étroite
et un partenariat entre le FISC, l’IOMC et le
PNUE .
- Promouvoir la ratification
et la mise en œuvre rapides des instruments existants sur les produits chimiques,
y compris les conventions de Basel, PIC, et POP ainsi
que les amendements y relatifs.
- Promouvoir des partenariats
et des mesures concrètes avec le secteur industriel, en vue d’éviter
et d’éliminer les substances et les déchets chimiques nuisibles
et dangereux.
- Promouvoir un régime
institutionnel cohérent, global et efficace dans le domaine des déchets
et de leur gestion.
- Encourage la diffusion
des connaissances scientifiques permettant de réduire de façon
efficace les catastrophes naturelles et d’assurer une meilleure gestion des
ressources naturelles.
- Renforcer la coopération
entre les pays en vue de prévenir et de réduire les catastrophes
naturelles, notamment dans la mise en place de systèmes d’alerte rapide
et de projets conjoints de recherche.
- Améliorer les
infrastructures de logement et la planification urbaine et peri-urbaine en
vue de réduire la vulnérabilité des pauvres aux catastrophes
naturelles.
G-
Gérer les ressources mondiales d’eau douce
- Lancer des programmes
et des initiatives internationales en vue d’aider les pays à protéger
les environnements fragiles et à les garder dans leur état d’origine
afin de fournir une eau propre et recueillir les avantages qui en découlent.
- Lancer des formes
nouvelles de partenariat entre des firmes privées nationales et internationales,
des sociétés coopératives et des organisations gouvernementales
et non gouvernementales, en vue d’améliorer une distribution efficace
et équitable des ressources en eau aux usagers.
- Adopter des arrangements
permettant une meilleure gouvernance, des partenariats publics et privés
mobilisant des ressources financières pour l’infrastructure et les
services, des partenariats pour le renforcement des capacités et le
partage des technologies et des connaissances, conformément aux recommandations
de la conférence internationale sur l’eau douce, tenue à Bonn,
Allemagne, en décembre 2001.
- Appuyer les initiatives
régionales de coopération entreprises par les Etats sur les
cours d’eau internationaux et renforcer la coopération multilatérale
pour la gestion durable des ressources naturelles, y compris les sols et l’eau.
- Développer des
plans intégrés de gestion de l’eau, d’ici 2005, y compris des
objectifs nationaux visant à améliorer l’équité
et l’efficacité de l’utilisation des ressources hydrauliques, gardant
à l’esprit, dans l’attribution de ces ressources, la nécessité
de maintenir un équilibre entre les demandes concurrentes y compris
celles de l’entretien de l’écosystème, ainsi que la valeur sociale,
environnementale et économique de l’eau. Ceci inclurait la prise en
compte de la préservation de la biodiversité et la gestion durable
des autres ressources, telles que les sols, les forêts, les marais et
les montagnes situées sur le bassin d’une rivière dans l’approche
de gestion des cours d’eaux partagés.
- Promulguer et appliquer
une législation sur l’eau et renforcer les capacités et services
locaux de gestion de l’eau.
- Entreprendre une action
de suivi et d’évaluation de la quantité et de la qualité
des ressources en eau, dans le cadre du suivi du Sommet mondial sur le développement
mondial.
- Fournir des incitations
aux entreprises agricoles pour surveiller l’utilisation et la qualité
de l’eau, en améliorer l’efficacité et réduire la pollution.
- Améliorer l’accès
à l’eau et son utilisation aux niveaux des communautés, des
bassins versants et des bassins fluviaux.
- Promouvoir les objectifs
du Millénaire relatifs à l’offre et à l’assainissement
de l’eau douce, y compris les mesures clairement définies et assorties
d’échéances de mise en œuvre, ainsi que les sources de financement
et les technologies, et ce en vue de soutenir les efforts entrepris par les
pays en vue de réaliser ces objectifs.
- Promouvoir les initiatives
de coopération régionale entreprises par les Etats en lien avec
les cours d’eau internationaux et renforcer la coopération multilatérale
pour la gestion durable des ressources naturelles, y compris les sols et l’eau.
- Fournir une assistance
au développement et une aide technique en vue de renforcer les
capacités pour une gestion, une utilisation et une distribution durables
de l’eau et aider les institutions locales et régionales à développer
leurs propres solutions et modèles.
- Etendre les capacités
des pays à réduire les effets des inondations et de la sécheresse
à travers une meilleure gestion des risques et de l’eau, ainsi qu’à
travers une meilleure collaboration entre les organisations qui traitent de
la gestion des catastrophes et de l’eau.
H-
Développement durable des petits Etats insulaires en développement
(PEID) et gestion des océans, des ressources marines et des zones côtières.
- Lancer des mécanismes
ou instruments financiers spéciaux en vue d’aider les pays en développement,
en particulier les PMA et les PEID, et de leur permettre de développer
leurs capacités nationales pour une gestion et une utilisation durables
de leurs ressources de pêche.
- Lancer un partenariat
mondial, d’ici 2003, pour la mise en œuvre du programme d’action mondial pour
la protection de l’environnement marin, contre la pollution émanant
de l’activité sur terre (" from land based activities "),
et ce aux niveaux national et régional.
- Lancer des stratégies
régionales, avec des actions à moyen et à long terme,
et des systèmes d’alerte rapide, en vue de prévenir et de faire
face aux situations d’urgence découlant du phénomène
El Niño.
- Améliorer la gestion
des zones marines et côtières protégées et augmenter
leur nombre, étant donné que les réserves protégées
ou " zones interdites à l’exploitation " (" no-take
areas ") ont connu un développement de la diversité
et de la productivité des organismes marins.
- Résoudre les problèmes
de pêche IUU, et celui des bateaux de pêches à très
grande capacité de production, y compris l’élimination de subventions
nuisibles qui contribuent à la sur-pêche, et redoubler d’efforts
pour mettre en ouvre l’Accord de conformité et les plans d’action de
la FAO.
- Utiliser les techniques
d’évaluation d’impact environnemental plus largement à l’échelle
régionale pour des projets qui pourraient être potentiellement
nuisibles à l’environnement marin et à ses ressources vivantes.
- Evaluer la vulnérabilité
et quantifier les progrès réalisés en matière
de développement durable par tous les pays en développement,
et mettre en place une base de données sur les index de vulnérabilité
pour tous les pays en développement.
- Promouvoir une mise en
œuvre complète et immédiate du plan d’action de la Barbade (PADB),
avec l’aide de la communauté internationale, ainsi que des résultats
de la vingt deuxième Session spéciale de l’Assemblée
générale et de l’examen d’ensemble du PADB lors d’une deuxième
conférence des Nations Unies en 2004.
- Appuyer la mise en ouvre
complète du programme d’action mondial pour la protection de l’environnement
marin contre les activités menées sur terre, empêchée
faute de financements suffisants, et favoriser des investissements importants
pour faire face aux sources de pollution provenant des activités sur
terre.
- Appuyer et faire avancer
les actions spécifiques contenues dans la déclaration de Montréal,
issue de la première conférence intergouvernementale d’examen
du programme d’action mondial en faveur de l’environnement marin, en vue d’assurer
la durabilité du patrimoine mondial (global commons).
- Renforcer le processus
consultatif de l’Assemblée générale sur les Océans
en vue d’atteindre des résultats pratiques et intégrés
en faveur de l’environnement marin. Ceci inclurait le renforcement de la coordination
au niveau de tout le système des Nations Unies et de la coopération
à l’échelle internationale et régionale à travers
une collaboration plus soutenue entre et au sein des organes, programmes et
processus.
- Promouvoir des pêcheries
responsables et durables dans le contexte de la Déclaration de Reykjavik
sur les pêcheries responsables dans les écosystèmes marins,
du code de conduite et des directives techniques de la FAO en cours d’élaboration
sur les meilleures pratiques et sur les considérations de gestion basées
sur les écosystèmes.
- Appuyer les efforts visant
l’application des principes directeurs et règlements contenus dans
l’accord des Nations Unies sur les réserves de poissons.
- Renforcer la coopération
régionale, y compris les programmes régionaux sur les mers,
sensibiliser davantage le public et créer un cadre de gestion mondial
de l’environnement océanique, tout en tenant compte des aspirations
et besoins socio-économiques.
- Promouvoir la productivité
et la biodiversité des zones océaniques et côtières
importantes et vulnérables, telles que les barrières de corail,
en utilisant une série d’instruments notamment les Zones Maritimes
Protégées, à la lumière du Mandat de Djakarta.
- Finaliser et mettre en
œuvre les conventions de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) relatives
à la pollution émanant des bateaux, telle que les rejets d’eaux
utilisées comme lest et les " antifoulants " nuisibles.
- Promouvoir une coopération
plus efficace dans le domaine des Océans entre les organisations du
système des Nations Unies et entre les Nations Unies et les autres
organes régionaux et internationaux, y compris les universités
et les institutions scientifiques.
- Développer les
capacités de recherche scientifique dans le domaine marin, à
l’échelle régionale et sous régionale, en vue de développer
et transférer les technologies appropriées concernant les ressources
marines vivantes et non vivantes.
- Fournir un plus grand
appui aux organisations régionales de gestion des pêcheries,
y compris au programme régional de la Caraïbe de gestion des pêcheries,
récemment mis en place.
- Renforcer la capacité
régionale des Etats côtiers et insulaires en développement
de définir et de gérer d’une manière durable leurs Zones
Economiques Exclusives et de participer aux initiatives de gestion régionale.
I. Moyens de mise en
oeuvre
Financements
- Lancer un Fonds d’affectation
spéciale en vue de fournir des ressources financières pour la
mise en œuvre complète de l’Agenda 21.
- Lancer une initiative
pour promouvoir des motivations en direction du secteur privé afin
d’augmenter le flux de capitaux étrangers vers les pays en développement,
en particulier ceux qui n’ont pas pu attirer de tels flux.
- Inverser, de façon
urgente, la tendance à la baisse de l’APD, avec un engagement des pays
développés à atteindre l’objectif de l’ONU de 0,7% du
PNB d’ici 2010.
- Réalisation de
l’attribution de 0,15-0,20% du PNB des pays développés aux PMA,
comme réitéré par le Programme d’action de Bruxelles.
- Promouvoir la mobilisation
de ressources nouvelles et additionnelles pour le financement du développement
durable.
- Promouvoir l’augmentation
substantielle de ressources qui seront fournies au Fonds pour l’environnement
mondial lors de son prochain réapprovisionnement en octobre 2002.
- Augmenter l’efficacité
de l’APD, par exemple à travers l’établissement de liens entre
l’APD et la mise en œuvre des objectifs du développement, en particulier
des objectifs liés à la pauvreté, agréés
lors du Sommet du Millénaire et par d’autres enceintes des Nations
Unies telle que la Troisième Conférence des Nations Unies des
Pays les Moins Avancés.
- Créer un environnement
national qui attire les capitaux étrangers, y compris des institutions
financières ainsi que des politiques financières et fiscales
saines, des droits de propriété sûrs, des systèmes
de comptabilité et de rapports financiers, et des bourses d’assurances.
- Améliorer les
politiques de prêts des institutions financières internationales
et revoir leurs conditionnalités.
- Promouvoir des sources
novatrices de financement pour le développement durable y compris la
taxe Tobin et le paiement de services environnementaux.
- Améliorer la coordination
de l’aide des pays donateurs aux pays en développement et à
économie en transition, pour assurer l’usage efficace de ressources
financières limitées, en coopération étroite avec
les pays récipiendaires.
- Mettre en œuvre et étendre
davantage l’initiative des PPTE, comme un grand pas vers une gouvernance financière
plus stable.
- Adopter des moyens novateurs
pour l’allègement du fardeau de la dette, entre autres à travers
d’arrangements ‘‘dette / développement durable’’.
- Aider les pays en possession
d’écosystèmes présentant une importance mondiale, prenant
compte du rôle que ces écosystèmes jouent dans la fourniture
de services écologiques mondiaux ainsi que leurs contributions au bien
être de l’écosystème mondial.
Transfert de technologies
- Lancer des mécanismes
pour le développement, le transfert et la diffusion de technologies
écologiquement saines aux pays en développement d’ici 2004,
y compris des services de conseil technique et d’expert conseil, de banque
technologique, de soutien à la commercialisation, de conseil juridique,
de recherche et de développement ainsi que de facilités et de
services de laboratoires, d’aide à la formulation et à la négociation
de projets, de recherche et de mise en relation de technologie.
- Lancer des partenariats
public-privé mondiaux pour le développement et la diffusion
de technologies abordables et écologiques pour améliorer la
productivité.
- Lancer un mécanisme
pour s’occuper des questions de brevets relatifs au transfert de biotechnologies
aux pays en développement.
- Lancer une initiative
pour développer et renforcer la mise en réseau de structures
de soutien institutionnel apparentée, y compris les systèmes
d’informations, les centres de technologies et les institutions de recherche
et de développement pour promouvoir un plus grand transfert de technologies
écologiques vers les pays en développement
- Lancer un processus
pour motiver les grandes sociétés et les sociétés
transnationales en vue de faciliter l’accès des PME aux technologies
écologiques, notamment en les intégrant et en les aidant à
se maintenir dans les chaînes de production et de distribution.
- Lancer une initiative
internationale pour créer un réseau de technologie et de science.
- Mettre en œuvre des programmes
d’aide pour améliorer la productivité industrielle et la compétitivité
dans les pays en développement et à économies en transition,
en particulier dans les industries avec un fort potentiel d’emplois et/ou
avec un impact écologique substantiel.
- Fournir aux pays en développement
un accès aux technologies écologiques qui relèvent du
domaine public.
Science,
Education et renforcement de capacité
- Lancer des partenariats
et un ‘‘système bancaire’’ pour une initiative mondiale de renforcement
des capacités, qui serait dispensée à travers des institutions
régionales et sous régionales efficaces, pour répondre
aux besoins immédiats et à long terme des populations dans les
pays en développement.
- Lancer un cadre pour
le renforcement des capacités, dans une approche intégrée
et participative, qui éduque l’individu pour le bien être de
la société, et encourage et habilite les populations à
prendre en charge les processus qui les concernent.
- Lancer un mécanisme
tripartite pour relier les pays possédant des capacités en matière
de matériel informatique, de compétences en logiciels, et besoin
d’utiliser les technologies de l’information et de la communication, à
travers le monde.
- Lancer les technologies
de l’information et de la communication pour connecter, d’une manière
rentable, les populations des Petits Etats Insulaires en Développement
au reste du monde afin de les faire bénéficier d’un maximum
de retombées économiques.
- Lancer un programme
international de soutien, comprenant la mobilisation de ressources financières
pour des centres régionaux d’excellence, qui contribuera au développement
de la capacité de connaissance des pays en développement.
- Attribuer au moins 20%
de l’APD à l’éducation pour le développement durable
ainsi que pour les initiatives des jeunes en faveur du développement
durable, tout en intégrant le développement durable dans tous
les programmes d’éducation.
- Habiliter les femmes
et les filles en améliorant l’accès à l’éducation,
la formation, le renforcement de capacités ainsi qu’à travers
leur contrôle et l’accès aux ressources productives.
- Améliorer les
programmes à l’école et dans le secteur privé, aussi
bien que l’éducation privilégiant l’expérience sur le
tas.
- Faire avancer l’éducation
formelle et informelle et la conscience concernant le développement
durable pour catalyser le changement de valeurs nécessaires au changement
de comportement.
- Développer des
programmes pour le renforcement des capacités, basés non seulement
sur l’investissement public, mais aussi sur l’augmentation de la croissance
dans les communautés et dans les secteurs privés, qui se traduit
en création d’emplois et en diversité des industries.
- Promouvoir la science
et la technologie pour s’assurer qu’elles intègrent les trois piliers
du développement durable, en utilisant des approches participatives
qui impliquent les parties prenantes en mettant l’accent sur le " mainstreaming "
de la sexospécificité et l’usage de données sexospécifiées.
- Développer de
plus grandes capacités en matière de science et de technologie
à travers la collaboration améliorée entre les institutions
de recherche, le secteur privé et le gouvernement, et faciliter la
collaboration améliorée et les partenariats entre et parmi les
scientifiques, les gouvernements et toutes les parties prenantes de la recherche
et du développement (R & D) et son usage extensif.
- Renforcer l’éducation,
la recherche et les institutions de développement régional dans
les pays en développement.
- Promouvoir des programmes
de développement social qui vainquent l’analphabétisme, particulièrement
dans les pays en développement, et assurent l’alphabétisation
universelle.
- Renforcer la coopération
internationale, y compris les partenariats de développement, par l’assistance
technique et le soutien aux efforts de renforcement des capacités dans
les domaines du commerce, de l’environnement et de la santé, dans les
pays en développement et dans les pays en transition.
- Renforcer les services
nationaux et régionaux de statistique et d’analyse et encourager le
soutien des bailleurs de fonds pour les programmes d’excellence dans le domaine
des technologies de l’information.
- Utiliser les indicateurs
nationaux du niveau de développement durable dans le contexte des évaluations
nationales pour suivre le progrès vers les objectifs de développement
durable.
J - Les
initiatives de développement durable en Afrique et la lutte contre la
désertification
- Lancer de nouveaux
et vastes programmes pour le renforcement des capacités, le transfert
de technologies et le financement du développement durable, spécialement
dans les zones de pauvreté, de la faim, de la santé, de la protection
de l’environnement et de la gestion des ressources.
- Lancer une initiative
pour doubler la production agricole en Afrique dans les cinq ans, à
travers la mise à disposition de ressources financières nouvelles
et additionnelles.
- Lancer de nouvelles
mesures pour assurer l’accès abordable des pays africains aux technologies
appropriées et écologiques.
- Lancer des systèmes
de transport améliorés et plus étendus pour les pays
africains.
- Lancer des mécanismes
pour assurer la mise en œuvre efficace et à temps de la Convention
des Nations Unies pour la lutte contre la désertification, afin de
restaurer la terre pour l’agriculture et de s’attaquer à la pauvreté
causée par la dégradation de la terre.
- Promouvoir le développement
de la micro, petite et moyenne entreprise, avec un accent spécial sur
l’agro-industrie, avec la participation des communautés concernées.
- Assurer des ressources
financières suffisantes et prévisibles pour la mise en œuvre
de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
- Renforcer la coopération
régionale entre les pays africains.
- Restructurer l’aide internationale
et établir des niveaux appropriés et efficaces d’aide pour réduire
la dépendance, promouvoir les objectifs de développement social
de base, tels que l’eau potable, l’alphabétisation et la santé
de base, et renforcer les efforts pour rendre les économies africaines
plus stables et compétitives.
- Fournir des ressources
financières nouvelles et additionnelles.
- Soutenir le Nouveau
Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD).
- Promouvoir l’adoption
de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification
en tant que Convention pour le développement durable et la proclamer
comme l’un des premiers outils pour l’éradication de la pauvreté,
particulièrement en Afrique.
- Désigner le Fonds
mondial pour l’environnement (GEF) comme mécanisme financier principal
de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification,
lors de sa prochaine assemblée (octobre 2002), serait essentiel.
K. Renforcement
de la gouvernance pour le développement durable aux niveaux national,
régional et international.
Note :
Suite aux décisions prises lors de sa première session, le
Comité préparatoire commencera l’examen des moyens de renforcement
du cadre institutionnel pour le développement durable ainsi que l’évaluation
et la définition du rôle et du programme de travail de la Commission
du développement durable à troisième session (25 mars-5
avril 2002).
A la
lumière de ce qui se précède, les propositions énumérées
plus bas ne seront pas débattues lors des groupes de discussion interactifs
de la deuxième session du comité préparatoire. Ces propositions,
ainsi que les propositions pertinentes faites par le Secrétaire général
des Nations Unies dans ses rapports E/CN.17/2001/PC/3 et E.CN.17/2002/PC.2/7
(Parties VI et VIII (Section J)), seront débattues pendant les consultations
informelles organisées par les Vice-présidents (Nigéria
et Suède) du Comité préparatoire (à qui le Bureau
avait confié la direction de la facilitation des préparatifs pour
la troisième session du Comité préparatoire concernant
les questions institutionnelles) le 7 février 2002 et qui ont distribué
aux délégations, plus tôt, une liste de questions sur les
moyens de renforcer le cadre institutionnel pour le développement durable
ainsi que l’évaluation et la définition du rôle et programme
de travail de la CDD.
- Prendre un engagement
renouvelé assorti d’une échéance pour élaborer
et mettre en œuvre des stratégies nationales de développement
durable dans tous les pays et encourager, à cet égard le système
de l’ONU à aider les pays en développement et à économies
en transition.
- Encourager les agences
gouvernementales, les ONG et les autres groupes principaux, y compris le secteur
privé, qui mettent en place des stratégies de durabilité,
d’utiliser les directives élaborées récemment pour le
développement de stratégies nationales de développement
durable, en vue d’évaluer et développer davantage leurs propres
stratégies.
- Encourager le système
des Nations Unies à aider les pays en développement et les pays
à économies en transition dans l’élaboration et la mise
en œuvre de stratégies nationales de développement durable.
- Développer un
manuel sur le développement et la mise en œuvre du développement
durable au niveau national, qui sera lancé lors du Sommet mondial sur
le développement durable.
- Encourager et promouvoir
des synergies, eu égard à leurs mandats respectifs, entre la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCC),
la Convention sur la biodiversité et la Convention des Nations Unies
sur la lutte contre la désertification dans les pays qui font face
à une sérieuse sécheresse et/ou à la désertification,
à travers divers canaux pour atteindre le développement durable,
y compris l’élimination de la pauvreté, traiter la question
de la dégradation du sol, de la désertification, de l’accès
à l’eau, de l’alimentation et de la santé humaine.
- Un comité chargé
de la mise en œuvre de l’Agenda 21, qui pourrait avoir des sous-comités
régionaux, chargé, en autres, de l’évaluation des rapports
nationaux sur la mise en œuvre de l’Agenda 21 et de faire des recommandations
de fond.
- Renforcer le système
de gouvernance internationale pour le développement durable, de façon
à ce qu’un mécanisme institutionnel soit mis en place, disposant
de la capacité de faciliter la mise en œuvre des résultats du
Sommet mondial sur le développement durable. A cet égard, considérer
le besoin de renforcer la dimension sociale de la gouvernance globale.
- Entreprendre une révision
substantielle de toute l’architecture institutionnelle relative au développement
durable, aux niveaux global, régional, national et local, et qui comprendrait
les organismes essentiels à l’intérieur des Nations Unies, tels
que la CDD, le PNUD, le PNUE, ainsi que les autres organes subsidiaires de
l’ECOSOC, y compris les commissions régionales, le suivi du Sommet
du Millénaire et des grandes conférences de l’ONU, les institutions
financières etc.
- Envisager d’utiliser
les dialogues de l’ECOSOC sur les politiques pour analyser l’impact du développement
durable, avec la participation de tous les décideurs, et/ou un Groupe
de travail sur la Gouvernance internationale pour le développement
durable.
- Restructurer les arrangements
institutionnels existants qui gèrent le développement durable
pour réaliser effectivement les aspects du développement durable
interdépendants et se renforçant mutuellement.
- Améliorer les
liens et la coordination effective entre toutes les agences impliquées
dans la mise en œuvre du développement durable à l’intérieur
et en dehors du système des Nations Unies.
- Améliorer les
liens (même texte que paragraphe précédent)
- Améliorer le rôle
des institutions régionales, telles que les banques de développement
régional, les commissions régionales de l’ONU, et les autres
organisations régionales, en réponse à la demande croissante
pour la durabilité au niveau régional. A cet égard, des
programmes et activités régionaux doivent être activement
promus pour prendre en considération les questions transfrontalières.
- Développer des
termes de référence précis pour la gouvernance du développement
durable, des structures institutionnelles, et définir l’étendue
des responsabilités des principaux acteurs du développement
durable.
- Recommander l’établissement
d’un tribunal mondial du développement durable, sous les auspices des
Nations Unies, pour assurer un respect strict et le règlement des différents
relatifs au développement durable.
- Garantir les droits des
femmes et assurer leur pleine participation à l’avènement du
développement durable économique, écologique et social;
et parvenir à la parité des sexes dans les institutions gouvernementales
d’ici 2005.
- Créer des départements
ou des agences gouvernementales pour la jeunesse dans tous les pays d’ici
2005.
- Promouvoir et soutenir
une forme plus équilibrée de décentralisation de la responsabilité
dans laquelle la délégation du pouvoir et la fourniture de services
est accompagnée par un partage adéquat des ressources et d’autorité
à tous les niveaux.
- Ajouter la bonne gouvernance
comme quatrième pilier du développement durable.
- Renforcer de façon
significative le programme Capacité 21 du PNUD en tant que mécanisme
institutionnel clé pour la mise en œuvre de l’Agenda 21.
- Promouvoir le renforcement
accru des arrangements institutionnels entre l’ONU et l’OMC.
- Promouvoir le renforcement
accru du PNUE, eu égard au mandat respectif des Accords multilatéraux
concernant l’environnement.
- Promouvoir la participation
des principaux groupes dans les institutions à tous les niveaux.
- Améliorer les
mécanismes d’établissement de rapports et assurer une plus grande
responsabilité et un engagement plus important.
- Utiliser le forum de
l’ECOSOC ou créer un autre mécanisme pour fournir des évaluations
de la mise en œuvre du développement durable.