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Nations Unies
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E/CN.17/2001/PC/12
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Conseil
économique et social
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Distr.
générale
2 mars 2001
Français
Original: anglais |
Commission du développement
durable
constituée en comité préparatoire
au Sommet mondial du développement durable
Session d'organisation
30 avril-2 mai 2001
Protection
de l'atmosphère*
Rapport
du Secrétaire général
Table des matières
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Paragraphes
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Page
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Introduction
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1
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2
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| I.
Tendances générales
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2-15
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2
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A/ Précipitations
aux niveaux mondial et régional
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5
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2
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B/ Concentrations
de gaz à effet de serre au niveau mondial
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6-8
|
2
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C/ Concentrations
de composés néfastes dans la couche d'ozone stratosphérique
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9-15
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3
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| II.
Pollution atmosphérique au niveau régional
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16-20
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4
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| III.
Pollution atmosphérique en milieu urbain
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21-23
|
5
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| IV.
Questions nécessitant un examen plus approfondi
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24-25
|
5
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* Le
présent rapport a été établi par l'Organisation
météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies
pour l'environnement (PNUE), organes chargés de la coordination pour
le chapitre 9 d'Action 21, en collaboration avec d'autres institutions des Nations
Unies et organisations internationales. Il constitue un bref aperçu destiné
à informer la Commission du développement durable des faits importants
sur le sujet.
Introduction
- L'objet du présent
rapport est de présenter un résumé succinct des faits
concernant la protection de l'atmosphère. Il s'inspire principalement
du rapport détaillé présenté à la neuvième
session de la Commission du développement durable, et des documents
plus récents publiés par le Groupe d'experts intergouvernemental
sur l'évolution du climat (GIEC), mis en place par le Programme des
Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et l'Organisation météorologique
mondiale (OMM). Concernant la situation de l'atmosphère, les diverses
tendances observées au cours des décennies précédentes
se sont poursuivies durant les années 90 et depuis la Conférence
des Nations Unies sur l'environnement et le développement de Rio.
I. Tendances
générales
- Le climat de la terre
est resté relativement stable depuis la dernière période
de glaciation, puisque les variations de température ont été
de moins de 1 °C par siècle au cours des 10 000 dernières
années. Pendant cette période, la société moderne
a évolué et, dans la plupart des cas, s'est bien adaptée
au climat local et à ses variations naturelles. Mais actuellement,
le climat terrestre est en train de changer. Au 20e siècle, la température
de la surface terrestre1
a été clairement plus élevée que pendant n'importe
quel autre siècle au cours des 1000 dernières années,
c'est-à-dire que le climat du 20e siècle a été
vraiment atypique. Selon le GIEC, la couche atmosphérique proche de
la terre s'est réchauffée en moyenne entre 0,4° et 0,8 °C
au cours des 100 dernières années, l'air se réchauffant
plus au-dessus des zones émergées qu'au-dessus des océans,
et les deux dernières décennies ont été les plus
chaudes de ce siècle. Des recherches récentes de l'OMM montrent
que les dix années les plus chaudes ont été enregistrées
depuis 1983 et pour huit d'entre elles depuis 1990. À l'aube du nouveau
siècle, la température globale moyenne est supérieure
de 0,6 °C à celle estimée pour le début du 20e siècle.
L'année 2000 a elle aussi été une année chaude,
malgré l'effet persistant de refroidissement dû au phénomène
tropical de La Niña dans le Pacifique et, pour la 22e année
consécutive, la température moyenne générale de
l'air a été supérieure à la normale constatée
au cours de la période 1961-1990.
- Outre la preuve directe
du réchauffement général de l'atmosphère à
la surface de la terre fournie par les mesures de température, il existe
des indices d'une montée du niveau des océans (due, en partie
du moins, à la dilatation thermique), d'une diminution de nombreux
glaciers dans le monde et d'un amincissement de la banquise dans l'Arctique.
- Les augmentations
de température modifieront la répartition des vecteurs de la
malaria et d'autres maladies tropicales, et auront des effets défavorables
sur l'agriculture dans des régions du globe déjà vulnérables.
La montée du niveau des océans exposera les pays de faible altitude
à des risques d'inondations graves, de choléra et d'autres maladies
véhiculées par l'eau. En outre, on prévoit une augmentation
de la fréquence et/ou de la gravité des phénomènes
météorologiques extrêmes avec des conséquences
importantes sur la santé et surtout pour les pauvres qui en seront
les premières victimes.
A. Précipitations
aux niveaux mondial et régional
- On observe que les
précipitations changent de façon systématique, de vastes
régions des cinq continents connaissant de fortes tendances à
la hausse, ou à la baisse. Au cours du 20e siècle, les précipitations
ont augmenté de 0,5% à 1% par décennie dans la plupart
des pays situés à des latitudes moyennes et hautes des continents
de l'hémisphère Nord ainsi que dans une grande partie de l'Australie
et de l'Amérique du Sud, à l'exception de la côte occidentale
de ces deux continents. Durant le 20e siècle, les pluies ont diminué
dans la plupart des régions tropicales et subtropicales au nord de
l'équateur, y compris en Afrique, en Asie de l'Est et sur le continent
américain, malgré une tendance à la hausse intervenue
dans certaines zones ces dernières années. En Europe occidentale,
en Afrique australe et dans certaines régions de l'Asie centrale, aucune
tendance particulière ne semble se dégager.
B. Concentrations
de gaz à effet de serre au niveau mondial
- Les concentrations
de gaz à effet de serre dans l'atmosphère ont augmenté
en raison des activités humaines et, principalement, du fait de l'utilisation
de combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz), de la déforestation
et des pratiques agricoles.
- La concentration
de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère dépasse
maintenant les 360 parties par million, contre 270 avant l'ère industrielle.
L'augmentation de la teneur en isotopes de carbone du CO2 atmosphérique
prouve que le phénomène est anthropique. Comme le CO2 a
une durée de vie effective d'une centaine d'années dans l'atmosphère,
sa concentration moyenne globale ne réagit que très lentement
à l'évolution des émissions. Il s'ensuit qu'un tiers
environ du surcroît de concentration anthropique observé actuellement
subsistera encore dans un siècle. Le CO2 est aujourd'hui
le gaz anthropique à effet de serre qui contribue directement le plus
massivement au forçage radiatif et il en sera sans doute de même
pendant quelque temps encore. La stabilisation des émissions de CO2
aux niveaux actuels aurait pour effet de ralentir le changement climatique
attendu, mais n'empêcherait pas les concentrations atmosphériques
d'augmenter. Pour que les concentrations de CO2 restent stables,
il faudrait réduire les émissions d'environ 60 à 70 %
par rapport aux niveaux actuels.
- Outre la concentration
plus élevée de CO2 dans l'atmosphère (environ
30 %), celle du méthane a plus que doublé, tandis que celle
d'oxyde d'azote (N2O) a augmenté de 15 % environ. Le
méthane et le N2O sont également des gaz à
effet de serre. Dans certaines régions, principalement de l'hémisphère
Nord, les combustibles fossiles ont par ailleurs provoqué une augmentation
des concentrations de sulfate aérosols dans l'atmosphère. Quoi
qu'il en soit, si les gaz à effet de serre ont tendance à réchauffer
l'atmosphère près de la surface de la terre, les aérosols
peuvent provoquer un refroidissement.
C. Concentrations de
composés néfastes dans la couche d'ozone stratosphérique
- L'abondance générale
de composés chlorés appauvrissant la couche d'ozone dans la
stratosphère a apparemment connu son maximum et amorcé une lente
baisse. Les concentrations de composés chlorés n'augmentent
plus du fait de la très forte baisse de la consommation mondiale de
chlorofluorocarbones (CFC) qui est passée d'environ 1,1 million de
tonnes en 1986 à 156 000 tonnes en 1998. Les parties à la Convention
de Vienne pour la protection de la couche d'ozone2
ont réduit de 85 % la production des produits chimiques responsables
de l'appauvrissement de la couche d'ozone. Les 15 % restants sont produits
et consommés surtout dans les pays en développement qui ont
jusqu'en 2010 pour éliminer l'essentiel des principales substances
menaçant l'ozone. En juillet 2000, 176 pays avaient ratifié
la Convention de Vienne et 175 le Protocole de Montréal relatif à
des substances qui appauvrissent la couche d'ozone3.
- Selon le Groupe d'experts
de l'évaluation scientifique, créé dans le cadre du Protocole
de Montréal, les concentrations de chlore sont en baisse, mais celles
de brome sont en hausse. Or, le brome est un agent de destruction de l'ozone
beaucoup plus redoutable que le chlore.
- On peut mesurer le
succès du Protocole de Montréal, de ses amendements et ajustements
subséquents à ce qu'en son absence, le volume de substances
appauvrissant la couche d'ozone présent dans la stratosphère
serait en 2050 cinq fois supérieur au volume actuel. En effet, l'appauvrissement
de la couche d'ozone serait de 50 % dans les zones de latitude moyenne
de l'hémisphère Nord et de 70 % pour celles des latitudes
moyennes de l'hémisphère Sud, soit des niveaux au phénomène
10 fois plus grave qu'actuellement. Il en résulterait un doublement
des rayonnements ultraviolets de longueurs d'onde relativement courtes (UVB)
que subit la Terre dans les régions de latitude moyenne de l'hémisphère
Nord et un quadruplement dans l'hémisphère Sud. Les conséquences
sur la santé humaine seraient très graves : 19 millions de cas
supplémentaires de cancer de la peau sans présence de mélanome,
1,5 million de cas supplémentaires de mélanome et 129 millions
de cas supplémentaires de cataracte oculaire.
- La destruction marquée
de l'ozone dans la stratosphère au-dessus de l'Antarctique (le " trou
d'ozone ") a été détectée pour la première
fois au milieu des années 80 à partir de mesures effectuées
au sol par les stations du réseau Veille de l'atmosphère globale
de l'OMM. La stratosphère contient 90 % de l'ozone atmosphérique.
L'apparition saisonnière du trou dans la couche d'ozone au-dessus de
l'Antarctique (pendant le printemps dans l'hémisphère Sud) s'est
répétée jusqu'à présent. Ce phénomène
nécessite des températures inférieures à -78 °C,
permettant la formation de nuages polaires dans la stratosphère, l'apparition
de taux de concentration de chlore supérieurs à 2 parties par
milliard par volume et ponctuation de la lumière du soleil qui provoque
une réaction chimique du chlore détruisant l'ozone. La concentration
de chlore (actuellement 4 parties par milliard) est une conséquence
directe de l'utilisation de CFC comme réfrigérants, isolants,
agents nettoyant et propulseurs dans les aérosols.
- La superficie maximale
du trou d'ozone peut dépasser 20 millions de kilomètres carrés
avec parfois, dans certaines zones, une absence quasi totale d'ozone dans
la stratosphère. La Convention de Vienne qui est entrée en vigueur
en 1985, et le Protocole de Montréal (1987) et les amendements subséquents
dont elle a fait l'objet ont effectivement permis de réduire les rejets
de CFC dans l'atmosphère. Mais ces derniers ont une durée de
vie si longue que la concentration des composés chlorés qui
leur sont avoués, ne devrait pas diminuer en dessous du seuil fatidique
de 2 parties par million avant le milieu de ce siècle. On prévoit
donc que les concentrations d'ozone relevées au-dessus de l'Antarctique
au printemps resteront faibles pendant un certain temps.
- Heureusement pour
la plupart des populations, cet appauvrissement extrême de la couche
d'ozone atmosphérique et l'augmentation consécutive des rayons
ultraviolets nocifs qui atteignent la surface de la terre se produisent dans
des zones largement inhabitées. On ne sait pas actuellement s'ils ont
une incidence sur les écosystèmes marins, mais des études
sont en cours dans plusieurs pays pour déterminer si c'est le cas.
- Les substances qui appauvrissent
la couche d'ozone, parmi lesquelles les CFC, étant remplacées
par des hydrofluorocarbones (HFC) et, dans une moindre mesure, par des perfluorocarbones
(PFC), on constate une augmentation de la concentration de ces dernières
substances dans l'atmosphère. Or, les HFC, comme les PFC, représentent
un potentiel important de réchauffement de la planète, et c'est
pourquoi le Protocole de Kyoto4
relatif à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques5 les a inclus
dans un groupe de six gaz dont les pays industrialisés sont appelés
à réduire les émissions. Le Groupe d'experts chargé
de l'évaluation scientifique issu du Protocole de Montréal et
le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ont
procédé à une estimation du potentiel de réchauffement
des produits de substitution aux substances appauvrissant la couche d'ozone.
En outre, le Groupe d'experts de l'évaluation technologique et économique
créé dans le cadre du Protocole de Montréal et le Groupe
d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ont effectué
une évaluation des solutions susceptibles de réduire la contribution
de ces produits de substitution au réchauffement global de la planète.
Ces trois Groupes collaborent étroitement, dans le cadre des deux Protocoles,
à la recherche d'une solution au problème HFC et PFC.
II. Pollution atmosphérique
au niveau régional
- La pollution atmosphérique
à grande échelle est un phénomène qui touche surtout
la partie est de l'Amérique du Nord, l'Europe et, de plus en plus,
l'Asie de l'Est. Même si l'on relève des cas de " pollution "
régionale naturelle causés par des feux de forêt et de
prairies déclenchés par la foudre, la pollution régionale
chronique qui suscite tant d'inquiétude, est souvent la conséquence
d'activités humaines.
- Dans les trois régions
mentionnées, l'industrialisation intense, le grand nombre d'habitants
et la forte densité de population, ajoutée à l'automobile
omniprésente forment une combinaison qui sont à l'origine de
taux de pollution élevés dans de vastes zones. Le soufre, les
oxydes d'azote, les métaux lourds et les composés organiques
sont parmi les principaux polluants. Le soufre et l'azote, transportés
par les vents, peuvent entraîner la chute de pluies acides à
des centaines de milliers de kilomètres de leur lieu d'origine. On
pense que ces pluies ont contribué à la disparition des poissons
de milliers de lacs en Europe et en Amérique du Nord et causé
des dommages importants aux forêts.
- Des progrès
sensibles ont été réalisés en matière de
réduction de la pollution atmosphérique régionale en
Amérique du Nord et en Europe, où un certain nombre d'accords
internationaux limitent maintenant les émissions de soufre, d'oxydes
d'azote, de composés organiques volatils, de métaux lourds et
de polluants organiques persistants. Ces accords ont permis des réductions
importantes puisqu'en Europe, par exemple, les émissions de soufre
sont passées de plus de 40 millions de tonnes par an à 22 millions
entre 1990 et 1998.
- Ce n'est que plus
récemment que la pollution régionale est devenue une préoccupation
importante dans de nombreux pays en développement. Dans un certain
nombre de régions, comme l'Asie de l'Est et du Sud-Est, la partie méridionale
de l'Amérique du Sud et l'Afrique australe, des accords ont été
signés en vue de résoudre le problème. Néanmoins,
en raison d'une industrialisation et d'une urbanisation rapides, c'est en
Asie de l'Est que la situation est la plus préoccupante, en particulier
en Asie du Sud-Est, région qui souffre également des conséquences
de grandes opérations épisodiques de brûlage de la biomasse.
- Chaque écosystème
réagit différemment à une même quantité
de pluie acide ou d'autres polluants. Les cartes de sensibilité où
sont indiqués les écosystèmes les plus sensibles, montrent
qu'en 1990, les zones à risque étaient peu nombreuses en Asie
de l'Est et du Sud-Est, alors que d'après les scénarios de retombées
établis pour 2025, de vastes zones devraient alors être concernées.
III. Pollution
atmosphérique en milieu urbain
- Une proportion de plus
en plus grande de la population mondiale vit en milieu urbain. Selon l'ONU6,
on prévoit que sur 8,1 milliards d'habitants, 4,9 milliards vivront
dans les villes d'ici 2030, contre 2,9 milliards sur les 6,1 milliards d'individus
que l'on compte actuellement. L'urbanisation croissante entraîne une
augmentation de la pollution atmosphérique des villes imputable aux
secteurs des transports, de l'énergie et de l'industrie. Dans certaines
des plus grandes agglomérations du monde, telles que Los Angeles, Mexico
et Beijing, le relief et le climat locaux aggravent le degré de pollution
urbaine, dont les caractéristiques varient énormément
selon la localisation, le temps et la ville considérée.
-
Les polluants couramment rencontrés
en milieu urbain sont les hydrocarbures non méthaniques (HCNM), les
oxydes de soufre, le dioxyde de soufre et divers types de particules. Le brouillard
urbain, courant dans de nombreuses villes, est le résultat de l'action
de la lumière du soleil sur les HCNM et les oxydes d'azote, laquelle
peut entraîner également une augmentation dangereuse de la concentration
d'ozone. La pollution présente un danger pour la santé humaine
et le milieu bâti. Par exemple, plusieurs sites classés au patrimoine
mondial se trouvant dans des villes souffrent de la pollution et il se peut
que l'augmentation des maladies et des décès soit liée
à celle du degré de pollution atmosphérique (provenant,
par exemple, de la présence de fines particules diamètre inférieur
à 2,5 microns). Le fait que la pollution extérieure vienne
s'ajouter à la pollution intérieure est un problème spécifique
que l'on rencontre là où la biomasse et le charbon sont employés
pour la cuisine et le chauffage.
- De nombreuses villes
de pays développés et quelques villes de pays en développement
disposent maintenant de systèmes de surveillance qui donnent des informations
sur la qualité de l'air. Dans certaines villes, les autorités
peuvent prendre des mesures consistant, par exemple, à limiter la circulation
ou demander à certaines industries de ralentir leur activité
afin d'abaisser les niveaux de pollution. Pour aider les autorités,
l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié des directives
relatives à la qualité de l'air, fondées sur des études
sanitaires et collabore avec les services météorologiques nationaux
à l'amélioration des prévisions de pollution en milieu
urbain.
IV. Questions
nécessitant un examen plus approfondi
- Au vu des conclusions
récemment présentées par le Groupe d'experts intergouvernemental
sur l'évolution du climat dans son troisième rapport d'évaluation,
il apparaît clairement : que les changements climatiques prévus
représentent un risque important, en particulier pour les populations
pauvres et celles qui vivent dans les régions côtières
et qu'il faut accorder une plus grande attention à la capacité
d'adaptation et la vulnérabilité des populations, des systèmes
naturels et des régions, ainsi qu'aux relations entre les changements
climatiques, d'une part, et le développement durable et l'équité,
d'autre part.
- Les aspects fondamentaux
tels que le renforcement des capacités, l'éducation et la formation
et la sensibilisation du public, doivent être soigneusement pris en
compte, tout comme le besoin de comparaison croissant d'évaluation
des changements climatiques et environnementaux et de méthodes quantitatives
de comparaison et d'analyse permettant de faciliter la prise de décisions.
Notes
- Par température
de " la surface terrestre ", on entend généralement
celle de l’air mesurée à environ 2 mètres au-dessus du
sol. Elle peut elle-même varier de façon significative par rapport
à celle au même moment à proximité. Les mesures
utilisées pour un calcul de la température moyenne de l’air
au niveau du sol sont généralement les maximales et minimales
quotidiennes. Sur les océans, on utilise habituellement la température
à la surface de la mer, laquelle est mesurée à partir
de navires ou de bouées. La température à la surface
de la mer peut également varier par rapport à celle qui règne
à proximité, mais généralement moins qu’à
la surface de la terre. L’incidence de l’utilisation de la température
de la mer en surface, et non celle de l’air pour déterminer la tendance
de la température moyenne de l’air en surface, est à l’étude,
mais on pense qu’elle est réduite.
- Recueil des
Traités des Nations Unies, vol. 1513, No 26164.
- Recueil des
Traités des Nations Unies, vol. 1522, No 26369.
- FCCC/CP/1997/7/Add.1,
décision 1/CP.3; annexe.
- A/AC.237/18
(Part II)/Add.1 et Corr.1; annexe I.
- " World
Urbanization Prospects: The 1999 Revision: key findings " établi
par la Division de la population du Département des affaires économiques
et sociales du Secrétariat de l’ONU.