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Nations Unies |
E/CN.17/2002/PC.2/5/Add.3 |
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Conseil économique et social |
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Distr. générale |
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Déclaration
arabe au Sommet mondial
pour le développement durable
Les Ministres arabes responsables du développement, de la planification et de l’environnement, réunis le 24 octobre 2001 au siège de la Ligue des États arabes, au Caire, pour établir le texte de la déclaration arabe au Sommet mondial pour le développement durable, qui se tiendra à Johannesburg (Afrique du Sud) du 2 au 11 septembre 2002,
Rappelant les déclarations pertinentes, notamment la Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement (Stockholm, 1972); la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement (1992); la Déclaration de la Barbade, adoptée à la Conférence mondiale sur le développement durable des petits États insulaires en développement (Bridgetown, 1994); la Déclaration arabe sur l’environnement et le développement (Tunis, 1986); la Déclaration arabe sur l’environnement et le développement et les perspectives d’avenir (Le Caire, 1991); la Déclaration ministérielle de Malmö, adoptée à l’occasion du premier Forum ministériel mondial pour l’environnement (2000); la Déclaration de Djedda, adoptée au Forum mondial sur l’environnement d’un point de vue islamique (2000); la Déclaration de Téhéran sur l’environnement, la religion et la culture (2001); la Déclaration d’Abou Dhabi sur l’avenir des activités relatives à l’environnement dans le monde arabe (2001); et la Déclaration de Rabat sur les possibilités d’investissement aux fins du développement durable dans les zones non irriguées (2001); ainsi que l’adoption de la Déclaration de Djedda par l’Organisation de la Conférence islamique (Doha, novembre 2000); l’adoption de la Déclaration d’Abou Dhabi par la Conférence arabe au sommet (Amman, mars 2001); et la décision qui a été prise de charger le Conseil des ministres arabes responsables de l’environnement d’achever les préparatifs du Sommet mondial pour le développement durable entrepris par les pays arabes,
Ayant examiné le rapport sur l’avenir des activités relatives à l’environnement dans le monde arabe (2001); les rapports sur les perspectives mondiales en matière d’environnement (2000); le rapport du Forum des personnalités arabes influentes sur le développement durable (Beyrouth, 2001); le rapport de la Table ronde des personnalités africaines influentes (Le Caire, 2001); le rapport de la Table ronde des partenaires concernés par le développement durable (Bahreïn, 2001); les résultats et les recommandations des forums arabes de la société civile (2001), des industriels (2001), et des parlementaires arabes (2001); et le rapport arabe sur le développement durable établi par le secrétariat conjoint (2001),
Renouvelant l’engagement qui a été pris de travailler ensemble en tenant compte des responsabilités communes, mais différenciées, entre pays développés et pays en développement en ce qui concerne la réalisation du développement durable,
Attendant avec intérêt le Sommet mondial pour le développement durable, qui permettra d’examiner et d’évaluer la mise en oeuvre d’Action 21 au cours des 10 dernières années et offrira à la communauté internationale une autre possibilité d’établir des programmes concrets et applicables visant à parvenir au développement durable par l’adoption de mesures qui aident les États à tenir leurs engagements et renforcent la coopération internationale en vue de surmonter les problèmes qui se posent à tous les pays, en particulier les pays en développement,
Notant que, en raison de son désir de participer d’une manière efficace au Sommet mondial pour le développement durable, la Ligue des États arabes, représentée par le Conseil des ministres arabes responsables de l’environnement, a coopéré au niveau arabe avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement et la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale, ainsi qu’avec les organisations arabes, régionales et internationales intéressées, pour organiser des forums régionaux destinés aux parties concernées par le développement durable, ce qui a permis d’examiner les progrès accomplis en ce qui concerne la mise en oeuvre d’Action 21 dans divers domaines, l’énumération des obstacles et des problèmes rencontrés, l’élaboration des stratégies, la définition des objectifs et des priorités d’une action conjointe, et la présentation de l’idée que les pays arabes ont du cadre général de coopération internationale et du mécanisme établi à cette fin,
Soulignant que bien des progrès ont été accomplis dans le monde arabe dans le domaine du développement durable, sur les plans économique, social et environnemental; que ces progrès, qui sont tangibles dans la vie des habitants de la région dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’économie, se manifestent par une augmentation du revenu par habitant; de meilleurs services municipaux et de santé; le recul de l’analphabétisme; l’amélioration de la situation des femmes en ce qui concerne l’éducation et les possibilités d’emploi; un ralentissement relatif de l’accroissement de la population et une hausse de l’âge moyen de la population; la création et la modernisation d’institutions responsables de l’environnement et du développement; la promulgation et l’amélioration de législations; le renforcement des capacités; une participation effective à la mise en oeuvre des conventions régionales et internationales; une coopération régionale accrue dans divers domaines, notamment celui de la zone arabe de libre-échange; la mise en place, par un certain nombre de pays arabes, de projets communs concernant les transports, l’alimentation en électricité et l’approvisionnement en gaz naturel; et le renforcement des conseils ministériels arabes responsables de la coopération régionale dans les domaines du développement, de l’économie, de la planification, de l’agriculture, de l’environnement, de la santé, de l’information et des services; et que la région arabe a déployé des efforts prometteurs en vue de rationaliser l’exploitation des ressources naturelles et de renforcer le rôle du secteur privé, de la société civile et de la participation populaire,
Conscients que, malgré les progrès enregistrés, les efforts visant à promouvoir le développement durable dans le monde arabe se heurtent à de nombreux obstacles, dont certains se font sentir pendant de longues années, les principaux obstacles étant les suivants :
– L’instabilité dans la région, due à l’absence de paix et de sécurité et à l’incapacité de la communauté internationale de régler la question de Palestine et des territoires arabes occupés d’une manière juste et dans le cadre des résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies;
– Le problème de la pauvreté dans certains pays arabes, qui est aggravé par l’analphabétisme, l’accroissement de la population, le chômage, l’alourdissement de la dette et du fardeau que représente le service de cette dette, et l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles;
– L’augmentation persistante de la population dans les villes arabes; la poursuite de l’exode rural; la multiplication des taudis; l’augmentation de la pression à laquelle sont soumis les écosystèmes, ainsi que les équipements et les services collectifs; la pollution atmosphérique; et l’accumulation des déchets;
– Le fait que la région arabe est exposée d’une manière générale à des conditions climatiques très dures, notamment la baisse du niveau des pluies par rapport au niveau annuel moyen, la forte hausse de la température en été, et les taux d’évaporation et d’évapotranspiration élevés, d’où la récurrence des sécheresses et la progression de la désertification;
– Le caractère limité et la mauvaise exploitation des ressources naturelles, y compris la rareté et la pollution des ressources en eau, la pénurie de terres arables, la dégradation des sols, et l’absence de sources d’énergie non renouvelables dans certains pays arabes;
– La faiblesse des moyens dont disposent certains établissements arabes d’enseignement et de recherche et le fait qu’ils accusent un retard par rapport aux progrès scientifiques et techniques enregistrés au niveau mondial, notamment en ce qui concerne les moyens indispensables à la réalisation du développement durable dans le monde arabe;
– Le peu d’expérience de la société civile et le fait qu’elle n’ait pas participé effectivement à l’élaboration et à l’application des stratégies et programmes de développement durable;
– Le caractère inadapté de certaines techniques et expériences importées de pays avancés, compte tenu de la situation économique, sociale et environnementale dans le monde arabe, et l’absence de compétences nationales capables d’exploiter de telles techniques;
– L’insuffisance des ressources financières disponibles et la dégradation de l’infrastructure dans de nombreux pays arabes;
– L’embargo économique imposé à certains pays arabes,
Conscients qu’il existe de nombreuses difficultés, mais aussi des possibilités qui permettraient de surmonter les problèmes, de parvenir au développement durable et de préserver l’environnement dans le monde arabe, les plus importantes étant :
1. La pauvreté, qui entrave sérieusement le développement durable dans le monde arabe, d’où la nécessité de rationaliser l’utilisation des ressources disponibles, de créer des conditions favorables à l’investissement sur les plans local et régional, de créer un mécanisme de solidarité sociale à l’échelle nationale, de promouvoir la complémentarité entre pays arabes dans divers domaines, et d’accorder la priorité à la main-d’oeuvre arabe pour essayer d’endiguer le chômage et la propagation de la pauvreté;
2. L’augmentation constante de la population dans la région arabe par rapport aux ressources naturelles disponibles et l’absence d’un plan de gestion rationnelle des ressources humaines;
3. La forte proportion de jeunes qui caractérise la société arabe et qui, bien qu’il s’agisse d’un indicateur positif en termes de ressources humaines, pose un problème majeur, à savoir la mise en place d’un environnement favorable à l’éducation et à la formation et la création de possibilités d’emploi;
4. L’accélération persistante de l’exode rural, ce qui signifie qu’il faut donner la priorité aux zones rurales lors de l’élaboration des programmes de santé, d’éducation et de développement et qu’il faut accorder une attention particulière à la création d’infrastructures et d’équipements collectifs pour répondre aux besoins des populations arabes vivant en milieu rural et freiner l’exode rural;
5. L’utilisation irrationnelle des ressources naturelles, notamment l’eau, le sol et l’énergie, d’où la nécessité de sensibiliser l’opinion et d’améliorer la gestion de ces ressources, de promouvoir des schémas de production et de consommation durables, et d’encourager la coopération et la complémentarité entre pays arabes en vue de préserver ces ressources et de les exploiter aux fins du développement durable;
6. La mondialisation et ses conséquences, qui peuvent entraver le développement durable dans la région arabe, et la nécessité pour cette région de faire le point de sa situation économique et institutionnelle et de créer un bloc régional arabe fort, fondé sur les caractéristiques culturelles, civilisationnelles et économiques de la région;
7. L’établissement d’une puissante entité économique arabe, ce qui appelle le renforcement des éléments constitutifs du marché commun arabe et de leur complémentarité, de façon à créer un vaste marché pour les produits arabes et de consolider la position des États arabes dans leurs négociations avec les associations régionales et les blocs économiques, y compris l’Organisation mondiale du commerce;
8. Le transfert, l’adaptation et la maîtrise des technologies en tenant compte de la situation économique, sociale et environnementale des États arabes; l’étude des technologies qui seront importées et l’évaluation de leurs applications et de leurs effets potentiels; et la correction de toutes les déficiences inhérentes à ces technologies avant l’utilisation de ces dernières dans la région;
9. Le maintien du patrimoine culturel et religieux propre à la région arabe et son utilisation aux fins du développement durable,
Déclarent ce qui suit :
1. Assurer la paix et la sécurité d’une manière juste et éliminer les foyers de tensions et les armes de destruction massive, au premier rang desquelles figurent les armes nucléaires, au Moyen-Orient;
2. Atténuer la pauvreté et le chômage;
3. Établir un équilibre entre les taux d’accroissement de la population et les ressources naturelles disponibles;
4. Éliminer l’analphabétisme, établir des méthodes et des programmes pédagogiques, et promouvoir la recherche et l’éducation scientifiques et techniques en vue de répondre aux besoins en matière de développement durable;
5. Appuyer et promouvoir les institutions responsables de l’environnement et du développement, favoriser le renforcement des capacités humaines et établir fermement le principe de citoyenneté de l’environnement;
6. Limiter la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles et s’efforcer d’en assurer la gestion durable de façon à garantir la sécurité alimentaire des populations arabes et à satisfaire leurs besoins en eau, à préserver les écosystèmes et la diversité biologique et à maîtriser la désertification;
7. Développer et intégrer les secteurs de production arabes, utiliser des systèmes de gestion de l’environnement intégrés et des méthodes de production non polluantes, améliorer la productivité afin d’accroître la compétitivité des produits arabes, renforcer les moyens de prévoir les accidents industriels et les catastrophes naturelles et se préparer à de telles éventualités;
8. Promouvoir le rôle du secteur privé et des institutions et groupes de la société civile, encourager leur participation à l’élaboration et à l’application de plans de développement durable, et renforcer le rôle et le statut des femmes dans la société;
1. Renforcer la coopération et la coordination arabes avec les organisations régionales et internationales et d’autres pays, en particulier les pays islamiques et le Groupe des 77 et la Chine, de manière à avoir une meilleure position lors des négociations aux réunions internationales, et s’efforcer d’obtenir l’appui de ces groupes à l’occasion des initiatives prises par les États arabes en vue d’instaurer une paix juste et globale dans la région arabe et le monde en général, sur la base de la légitimité internationale;
2. Appliquer des politiques intégrées visant à atténuer la pauvreté, notamment en prenant des mesures visant à : faciliter l’ajustement aux politiques de réforme économique, améliorer les compétences professionnelles et le niveau de l’éducation technique et de l’éducation générale, créer des possibilités de travail pour les ressortissants de pays arabes, assurer l’exploitation rationnelle des ressources disponibles, promouvoir la solidarité sociale, créer des solutions pratiques au problème de la dette, et promouvoir la participation du secteur privé et de la société civile à l’élaboration et à l’application des programmes de développement durable;
3. Élaborer une politique intégrée en matière de population et pallier le déséquilibre démographique qui existe entre les zones urbaines et les zones rurales;
4. Promulguer une législation contraignante; formuler, appliquer et évaluer périodiquement les politiques nationales et régionales intégrées; informer tous les groupes de la société; et mettre en oeuvre des politiques de développement rationnelles qui tiennent compte de la répartition et du caractère limité des ressources naturelles disponibles;
5. Appliquer des méthodes de gestion intégrées des ressources en eau et accroître les ressources en eau disponibles grâce au dessalement de l’eau de mer, au recyclage des eaux usées traitées et à la réduction des quantités d’eau gaspillées;
6. Élaborer des politiques économiques et environnementales qui tiennent compte de la préservation, du développement et de l’exploitation rationnelle des sources d’énergie non renouvelables et limitent leurs effets défavorables sur les êtres humains et l’environnement, et encourager l’exploitation des sources d’énergie renouvelables sur des bases économiques et environnementales saines;
7. Accorder une plus grande attention au développement humain dans la région arabe en renforçant les politiques nationales et régionales qui traitent de la santé, du bien-être des mères et de leurs enfants, et des soins destinés aux personnes âgées et à ceux qui ont besoin de soins particuliers en vue de préserver la cohésion de la famille; élaborer des programmes éducatifs à tous les niveaux; apporter un appui aux centres de recherche scientifique et technique; améliorer les compétences; élever le niveau culturel; et intensifier les activités de sensibilisation;
8. Déployer davantage d’efforts en vue d’assurer la complémentarité des stratégies en matière d’environnement et de santé, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en nourriture et en eau potable, le traitement des eaux usées et des déchets solides, la maîtrise ou l’atténuation des dangers potentiels que posent les produits chimiques, divers types de pollution et les substances génétiquement modifiées; et garantir la sûreté nucléaire dans la région arabe;
9. Encourager l’investissement dans la région arabe et y attirer les capitaux, en tenant compte des objectifs sociaux, économiques et environnementaux prévus dans les plans, les politiques et les programmes sectoriels; privilégier les nouveaux moyens susceptibles de promouvoir le développement durable; et limiter les incidences défavorables sur la santé et l’environnement;
10. Actualiser la législation; promouvoir la zone arabe de libre-échange; mettre au point des méthodes de production et de commercialisation des produits arabes pour les rendre plus compétitifs sur les marchés internationaux; et protéger les droits des petites et moyennes entreprises, notamment l’artisanat et les métiers traditionnels;
11. Améliorer sensiblement l’infrastructure et la structure institutionnelle et moderniser les moyens de transport et de communication afin de faciliter la circulation des personnes, des capitaux et de l’information et, partant, d’assurer la complémentarité, arabe et d’établir un véritable partenariat entre les secteurs privé et public;
12. Tout mettre en oeuvre pour adhérer aux conventions internationales multilatérales sur l’environnement et servir les intérêts des pays arabes; promouvoir la coopération régionale en matière de préservation de l’environnement; aider les pays arabes et les autres pays en développement à faire face aux effets économiques et sociaux des politiques et programmes internationaux de façon à ce qu’ils puissent faire face aux problèmes environnementaux mondiaux sans que leurs programmes de développement n’en pâtissent;
III. La réalisation du développement durable dans le contexte de la mondialisation, de la libéralisation du commerce international et de la révolution de l’information, et le renforcement de la coopération entre les peuples sur la base du dialogue et de la complémentarité entre les civilisations nécessitent la création de nouvelles possibilités pour les pays en développement et la mise au point de nouveaux mécanismes de bonne gouvernance fondés sur les principes internationaux et le respect des droits des peuples au développement durable, tels que définis dans la Déclaration de Rio, adoptée à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, comme suit :
A. Organisation mondiale du commerce
Les efforts de l’Organisation mondiale du commerce visant à réaliser les objectifs pour lesquels elle a été créée, à savoir l’ouverture des marchés aux exportations des États et l’élimination des entraves à la compétitivité des pays en développement.
B. Informatique
Les efforts de la communauté internationale visant à faciliter l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, ce qui aidera à rationaliser le transport et l’utilisation de l’énergie et facilitera l’application et le suivi des politiques de développement durable.
C. Gouvernance
et mécanismes
visant à la renforcer
1. Efforts visant à renforcer le rôle de la Ligue des États arabes et de ses différentes organisations et de ses conseils ministériels ayant un lien avec le développement durable et à développer leurs mécanismes opérationnels afin qu’ils puissent appliquer les stratégies et les programmes relatifs au développement durable de manière intégrée;
2. Développement des institutions qui oeuvrent dans le domaine du développement et de l’environnement dans le monde arabe et appui à leurs activités aux niveaux national et régional en vue de contribuer à la mobilisation des différents secteurs de la société avec les services gouvernementaux correspondants, de manière à assurer une bonne planification et l’application bien organisée des programmes de développement durable;
3. Le renforcement du partenariat avec les institutions de la société civile et le secteur privé afin d’élargir la base de la prise de décisions en matière de développement durable;
4. Efforts visant à renforcer le rôle de l’Organisation des Nations Unies et de ses différents organismes ayant un lien avec le développement durable, à développer leurs mécanismes opérationnels en vue de leur permettre d’appliquer les stratégies et programmes relatifs au développement durable de manière intégrée, et à leur demander de renforcer leur coopération avec la Ligue des États arabes et ses institutions spécialisées.
D. Mécanismes
de financement
dans le cadre régional
1. Développement des fonds existant dans les États arabes et musulmans qui participent au financement de projets de développement durable;
2. Attribution de la priorité en matière de financement au niveau national à l’exécution des projets relatifs au développement durable et à l’amélioration de l’environnement;
3. Focalisation sur les principes de la solidarité sociale, appui aux organisations non gouvernementales et fourniture à celles-ci d’incitations afin qu’elles contribuent au développement durable.
E. Mécanismes
de financement
dans le cadre international
1. Respect par les pays développés de l’engagement que leur a demandé de prendre l’Organisation des Nations Unies puis que la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement a réaffirmé, à savoir l’augmentation de l’aide publique au développement, afin qu’elle atteigne 0,7 % du produit intérieur brut des pays développés;
2. Augmentation des ressources du Fonds pour l’environnement mondial afin qu’il atteigne le niveau de l’aide officielle fournie aux pays en développement, vu son rôle important en tant que mécanisme financier de base pour le financement des activités de développement et les activités liées à l’environnement; allocation de ressources plus importantes en vue d’aider à appliquer les programmes qui entrent dans le cadre de conventions multilatérales; fourniture de possibilités égales et justes à tous les pays en développement afin qu’ils puissent bénéficier du Fonds pour l’environnement mondial; et simplification des procédures relatives à l’obtention d’un financement aux fins de projets de développement durable;
3. Encouragement de l’investissement étranger direct à l’appui des ressources financières nationales et des efforts faits par le secteur privé en vue de réaliser le développement durable;
4. Renforcement de liens entre les secrétariats des instruments internationaux relatifs à l’environnement et les organisations internationales et régionales spécialisées, en vue de permettre un appui accru en faveur des programmes de développement durable dans les pays en développement.
F. Mécanismes de surveillance et de suivi
1. Création de mécanismes de surveillance et de vérification des programmes de développement durable, évaluation continue de ces programmes et de leur développement afin de s’assurer de leur conformité et de leur efficacité s’agissant de la réalisation de leurs objectifs;
2. Élaboration d’ensemble d’indicateurs et de critères harmonisés en vue de mesurer dans quelle mesure le développement dans la région arabe est durable, et évaluation périodique en vue de réorienter le développement en cas de besoin.