Le
Mali est le berceau de grandes civilisations. Entre le IIIème
et le XVIème siècles se sont succédés
les empires du Wagadou ou Ghana, du Mali et du Songhoï. A la
fin du XIXème siècle la pénétration
coloniale s'est traduite par la création de la colonie du Soudan
français. Le pays accéda à
l'indépendance en 1960 sous le nom Mali après l'éclatement de
l'éphémère fédération du Mali qui
unissait le Soudan et le Sénégal.
Pays enclavé
au cœur de l'Afrique Occidentale couvre une superficie de 1.241.000
Km². Il se situe
entre 11 et 25 degrés de latitude Nord 0 et 14 degré de longitude
Ouest et 0 et 50 degrés de longitude
Est. Pays Sahéliens, le Mali est largement tributaire des conditions
climatiques et plus particulièrement
de la pluviométrie.
- Le climat,
de type intertropical continental, est caractérisé par l'alternance
d'une longue saison sèche
et d'une saison des pluies de 2 mois au Nord à 5-6 mois au sud.
- La pluviométrie très irrégulière dans l'espace et dans le
temps varie de moins de 100 mm au Nord à plus de 1200 mm au
Sud .
- Depuis l'apparition des périodes de sécheresse en 1970 on
observe l'instauration d'un climat plus aride sur l'ensemble
du territoire, déplacement des isohyètes de 200 Km vers le Sud.
Pays
sahélien, le Mali est confronté à un processus de désertification
et à une forte dégradation de ses ressources naturelles et à
de nombreux problèmes environnementaux urbains et industriels.
Il est réparti entre quatre zones bio-climatiques : les zones
saharienne (plus de 500 000 km2 dans la partie septentrionale
du territoire), sahélienne, soudanienne et guinéenne.
La
pluviométrie varie entre moins de 100 mm au nord et plus de
1200 mm au sud ; la végétation varie elle de la forêt sèche
claire au Sud à la steppe désertique au Sahara. L'espace est
profondément marqué par la présence des fleuves Sénégal et Niger
et leurs affluents qui charrient annuellement 48 milliards de
m3. Une des particularité du Mali se trouve dans le delta intérieur
du Niger avec plus de 40 000 km2.
Les
ressources en eau souterraine sont importantes, 2 720 milliards
de m3 dont 66 milliards sont constitués de ressources renouvelables.
La répartition de la population (estimée à 8 911 000 d'habitants
en 1995) est très contrastée : à peine 1 habitant au km2 dans
le nord du pays contre souvent plus de 20 habitants au km2 en
moyenne dans le sud. Le taux d'accroissement naturel de 3,7
% est l'un des les plus élevés d'Afrique.
Le
Mali détient l'un des plus faibles taux de scolarisation et
de couverture sanitaire. Le taux d'urbanisation est encore faible,
cependant le rythme de gonflement des villes est très rapide
estimé à plus de 5% par an en moyenne. Cette croissance urbaine
forte est soutenue en partie par un fort exode rural qui s'amplifie
de plus en plus vers notamment les capitales régionales. A partir
des années 1970 et 1980 le Mali a été secoué par une grave crise
économique généralisée, caractérisée par une baisse du PIB par
habitant, un recul des investissements et d'importants déséquilibres
macro-économiques .
Depuis
1982 il a engagé des réformes économiques qui ont conduit à
des ajustements structurels. Les événements politiques intervenus
en 1991 ont permis l'instauration d'un régime démocratique,
l'amorce d'une politique de décentralisation en vue d'une plus
grande participation des populations à leur propre processus
de développement essentiellement basé sur l'exploitation des
ressources naturelles. En 1995, la performance macro-économique
a été remarquable.
L'économie
a connu une croissance de 6% en termes réels , le déficit budgétaire
global a été ramené de 13.7% du PNB en 1994 à 10.5%. Cette performance
va permettre d'accroître le revenu par habitant , actuellement
de 250$, de 1.5% pour les prochaines années. Toutefois , la
grande ouverture de la partie sahélienne aux influences désertiques
du nord, l'irrégularité des pluies et la fragilité des sols,
les conflits entre les utilisateurs des ressources et les problèmes
fonciers sont à la base du caractère aléatoire de l'activité
agro-pastorale sur une bonne partie du territoire. Le secteur
agro-pastoral occupe environ 80% de la population et contribuait
en 1993 pour près de la moitié du PIB (797,7 Milliards FCFA,
soit un revenu par tête de 341,5 US$) et pour les trois quart
des exportations du pays.
Le
développement des activités artisanales et d'une industrie naissante
constituent de nouveaux atouts pour le développement économique
du Mali. Le secteur industriel et celui des services ont connu
respectivement une croissance de 5.3 % et 5 % par an approximativement
, tandis-que dans le secteur agricole , la croissance annuelle
était d'environ 1.7 % entre 1990 et 1994 . La péjoration climatique
intervenue à partir des années soixante dix et quatre-vingt,
la forte pression démographique, le développement des villes
et de l'agriculture, des industries et de l'artisanat ont eu
entre autres conséquences l'avancée de la désertification et
la dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie
des populations urbaines et rurales .