Communication externe grand public
La communication environnementale se fait traditionnellement par la diffusion de rapports environnementaux, destinés au grand public, présentant la politique environnementale de l'entreprise et un bilan global de ses principaux facteurs d'impact. Ce type de communication est essentiellement l'apanage des grands groupes (Rhône-Poulenc, Elf Atochem, 3M, Total...).
Les PME pratiquent peu ce type de communication grand public, et ce pour plusieurs raisons :
Si la demande d'information de la part du grand public n'est pas pressante, l'entreprise se trouve par contre confrontée à des demandes spécifiques de la part de ses parties intéressées. Dans ce cas, on ne se trouve plus dans une configuration de "communication-valorisation", mais de "communication-justification".
Chaque partie intéressée accorde son propre degré de priorité aux facteurs d'impact de l'entreprise. Ainsi, par exemple, les pouvoirs publics seront-ils centrés sur la conformité réglementaire, les assureurs sur le risque de pollution accidentelle, l'association locale de pêcheurs sur les effluents liquides rejetés dans le cours d'eau proche, le voisinage sur les émanations d'odeurs ou le bruit...
Sur la base de l'information collectée lors de la première et de la deuxième phase, l'entreprise doit être à même de répondre de façon ciblée à la demande de chacun de ses interlocuteurs. Nous proposons pour cela une organisation de l'information permettant de sélectionner les données nécessaires à une communication ciblée : les données brutes, indicateurs et indices, résultats de la phase de collecte de l'information, ainsi que les éventuelles actions programmées ou réalisées pour corriger les écarts, forment un corps central d'information, décrivant tous les champs de l'activité : cette information est organisée par catégorie de facteurs d'impact. Pour répondre aux attentes spécifiques des parties intéressées, on doit pouvoir répartir l'information par interlocuteur (figure 70).

Plusieurs critères vont jouer dans la sélection de l'information :

Une présélection par partie intéressée paraît difficile, dans la mesure où les demandes des parties intéressées vont largement varier en fonction du contexte de l'activité de l'entreprise et de chaque cas particulier. Il ne semble donc pas approprié de construire a priori des corps d'indicateurs spécifiques. En revanche, suite à chaque réponse à une demande, l'entreprise peut mémoriser l'information communiquée, et ainsi former ses propres corps d'indicateurs. Cette information lui permet de faire l'historique de ses relations avec une partie intéressée donnée.
Globalement, le principe de la communication ciblée permet à l'entreprise de répondre rapidement et précisément à toute sollicitation extérieure. Cette approche peut notamment présenter un intérêt en cas de situation de crise, l'information courante se trouvant immédiatement disponible.
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