PREMIER MINISTRE
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MISSION INTERMINISTERIELLE
DE L’EFFET DE SERRE
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Paris le 30 Octobre 1998
Communiqué de Presse
CONFERENCE DE BUENOS AIRES :
L’UNION EUROPEENNE AU SERVICE DES ACCORDS DE KYOTO
A partir du lundi 2 novembre et ce,
jusqu’au 13 novembre, s’ouvre à Buenos Aires la 4ème Conférence
des Parties de la Convention sur les Changements Climatiques.
Ministres et hautes autres personnalités
de pas moins de 180 pays vont se réunir afin d’ouvrir la voie aux
réductions ambitieuses de gaz à effet de serre, décidées
par le Protocole de Kyoto en décembre dernier. Il s’agit donc pour
l’ensemble des parties d’établir des règles pour atteindre
ces objectifs, encourager la réduction des émissions et limiter
ainsi le réchauffement climatique.
Ce débat sera une occasion nouvelle
pour la France et l’Europe de manifester une vision commune et d’attester
de l’efficacité du système européen. Il est bon de
rappeler que l’Europe à Kyoto a été pour beaucoup
dans l’implication des pays industrialisés en faveur des réductions
d’émissions.
La position française étroitement
coordonnée avec celle des autres Etats membres de l’Union Européenne
s’articule à Buenos Aires autour de 4 objectifs prioritaires :
- oeuvrer à la définition
d’un cadre favorable à une meilleure intégration des pays
non encore engagés dans la réduction des gaz à effet
de serre : proposition d’un concept de convergence à long terme.
- obtenir qu’une réflexion
soit entreprise sur la question des politiques et mesures : proposition
d’un système équitable ( constitution d’un groupe ad-hoc)
pour s’assurer que l’effort principal de la lutte contre l’effet de serre
soit réalisé majoritairement par le recours à des
politiques et mesures nationales.
- mettre tout en oeuvre pour
assurer le respect des engagements et définir les modalités
de sanctions en cas de non conformité : proposition de création
d’un groupe de travail spécial.
- régir en cohérence
les " mécanismes de flexibilité ", de façon à
ce qu’ils contribuent à la réalisation des engagements et
non à s’en éloigner. Celui du Mécanisme de Développement
Propre devra être le pivot : définition de règles et
modalités concrètes de mise en oeuvre avec un souci d’équité
pour les pays en développement.