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La température moyenne sur Terre a augmenté de 0,6 °C depuis
la fin des années 1800. On s’attend à ce qu’elle continue
d'augmenter de 1,4 à 5,8 °C d’ici à l’an 2100, ce qui constitue
un changement rapide et profond.

Depuis
1988, le Groupe
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) évalue
l’état des connaissances scientifiques sur le climat et fournit
aux gouvernements des synthèses et des recommandations. Dans
son dernier rapport de 2007, le GIEC conclut que « l’essentiel
de l’élévation de la température moyenne du globe observée
depuis le milieu du XXe siècle est très probablement attribuable
à la hausse des concentrations de gaz à effet de serre (GES)
anthropiques ».

Les GES sont essentiels à la vie sur Terre : ils empêchent
une partie de la chaleur solaire de retourner dans l’espace
(c’est l’effet de serre naturel) et, sans eux, la Terre serait
froide et aride. Mais, depuis la révolution industrielle,
les activités humaines (combustion de quantités de plus en
plus élevées de pétrole, d’essence et de charbon, coupe des
forêts, certaines méthodes agricoles) ont augmenté les concentrations
de GES dans l’atmosphère, en particulier le dioxyde de carbone,
le méthane et le protoxyde d’azote, provoquant ainsi un réchauffement
climatique artificiel et avec des causes anthropiques.

Les changements climatiques auront de multiples conséquences
directes négatives, dont au premier plan une élévation du
niveau de la mer (de 9 à 88 cm d’ici l’an 2100) et une hausse
des événements extrêmes (tempêtes, inondations et sécheresses),
avec des impacts attendus désastreux : de la dégradation de
conditions de vie dans plusieurs régions du monde et l’extinction
de nombreuses espèces à la submersion de zones côtières voire
la disparition de certaines îles, causant des migrations massives.
Afin d’apporter une réponse globale au défi du réchauffement
climatique, la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques
(CCNUCC) a été adoptée en 1992 avec l’objectif de « stabiliser
les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère
à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse
du système climatique ». Ce traité international a été complété
en 1997 par le protocole
de Kyoto, entré en vigueur le 16 février 2005. Le Protocole,
qui contient des mesures légalement contraignantes, exige
des pays industrialisés (cités dans l’Annexe 1 du Protocole
et donc souvent nommés « pays de l’Annexe 1/ A1 ») qu’ils
réduisent leurs émissions d’ici 2012 de 5,2 % en moyenne par
rapport au niveau de 1990.
Le Protocole de Kyoto prenant fin en 2012, la communauté internationale
est, depuis la conférence de Bali, en décembre 2007, à la
recherche d’un nouveau régime sur le réchauffement climatique.
Trouver un tel accord est le but de la prochaine conférence
de Copenhague.
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