Titre du projet :
 
Amélioration du cadre de vie dans les tissus anciens des centres urbains au Mali
     
  Collectivité territoriale impliquée
  Organisations techniques responsables
  Domaines d'intervention
  Description de l'action
  Résultats
  Formation et renforcement des capacités
  Prochaines étapes
  Remarques et commentaires
  Contacts

    Collectivités territoriales impliquées    
     
 
  • Communes urbaines

  • Coopératives d’Assainissement

 
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    Organisations techniques responsables    
     
 
  • Financement : Office Malien de l’Habitat (OMH ) et Réseau des Caisses d’Epargne et de Crédit du Mali «  Nyèsigiso »

  • Aspects techniques : Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances( DNACPN), Bureaux d’Etudes et Entreprises( GIE) locales.

 
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    Domaines d'intervention    
     
 

Assainissement

1/ Enjeux pour le Développement Durable et les acteurs concernés :

A Bamako, la forte croissance de la population de depuis 30 ans non accompagnée par le développement d’infrastructures de base a abouti au surpeuplement des tissus anciens, devenus citées dortoirs, et à la création de quartiers spontanés dont l’existence même est parfois ignorée. La pression humaine qui s’exerce dans ces milieux a accéléré la dégradation des rares infrastructures de base disponibles avec comme conséquence, la détérioration du cadre de vie et de l’état de santé des habitants.


Cette situation se fait le plus sentir dans les quartiers dits spontanés recevant pas ou peu d’attentions des autorités à cause de leur statut « d’illégaux » ; et pourtant c’est  dans ces quartiers que s’exerce la pression des migrants ruraux démunis et donc incapables de payer le loyer de logements décents.


Pour faire face à la dégradation continue du cadre de vie et de la sécurité dans les dits quartiers spontanés, le gouvernement du Mali a lancé l’opération « sauvons notre quartier », une politique de développement urbain basée sur une approche participative d’amélioration du cadre de vie mettant en avant l’engagement des bénéficiaires eux- mêmes.

L’OMH dont l’une des vocations est le financement des infrastructures et équipement de base dans le cadre des opérations d’habitat socio- économiques, a décidé d’accompagner cette politique du gouvernement en apportant un soutien financier sous forme de prêt remboursable par tempérament aux associations et collectivités décentralisées.

2/ Chapitre concerné de l’Agenda 21 :

Chapitre 21 relatif à la gestion écologiquement rationnelle des déchets solides et des eaux usées.

 
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    Description de l'action    
     
 

1/ Origine et motivation du projet :

La première expérience, la construction d’un réseau de mini- égouts pour une gestion rationnelle des eaux usées, a été conduite dans le Quartier de Banconi Flabougou dans le District Bamako. Dans ce quartier, avant le projet, les eaux usées stagnantes rendaient les ruelles impraticables toute l’année ; les maladies liées à l’hygiène de l’environnement telles que les diarrhées, le paludisme et le trachome, faisaient des ravages dans la population en général et les groupes vulnérables ( femmes en ceinte et enfants de 0- 5 ans) en particulier. Les habitants conscients de la gravité de la situation en ont fait une priorité.

2/ Etat des lieux:

Bâti au mépris des risques et de toute règle urbanistique, le quartier de Banconi est très peuplé ; en effet, collines et bas fonds sont occupés par les populations. Ces dernières majoritairement analphabètes ont un revenu très modeste ( plus de 50% ont un revenu mensuel inférieur à 50 000 F CFA).

Seulement 1,1 % des habitants disposent d’eau courante à domicile ; la consommation d’eau journalière est environ 37 litres par personne et par jour.

Seulement 13,3 % des ménages ont une installation d’évacuation des eaux usées, malheureusement 94,40 % de ces installations sont défectueuses.

Le paludisme et les diarrhées, constituent la 1e et la 2e cause de morbidité et de mortalité au sein des couches vulnérables.

3/ Objectifs du projet :

    Objectif global :

  • Amélioration du cadre de vie des populations bénéficiaires.
  • Objectifs spécifiques :

  • Elimination des eaux usées stagnantes dans les rues ;
  • Promotion de l’hygiène générale ;
  • Lutte contre les maladies

4/ Déroulement et mise en œuvre :

L’exécution du projet est caractérisée par une répartition très claire des rôles et responsabilités des différents acteurs concernés, ainsi :

    a/ L’Office Malien de l’Habitat ( OMH) se charge de :

  • L’incitation de bénéficiaires à s’organiser en coopératives, associations, groupements…
  • La mise à disposition des ressources à travers le réseau des caisses d’Epargne et de Crédits et autres structures de financement pour les études et les travaux ;
  • La facilitation de l’ensemble des opérations ;
  • La prise en charge d’une partie du taux d’intérêt correspondant au coût de gestion du crédit ;
  • Le paiement de l’Epargne caution.
  • b/ Les autorités municipales  se chargent de :

  • La sensibilisation de la population ;
  • L’établissement d’attestation de propriétés de logement qui seront déposées dans les caisses en guise de garantie des prêts ;
  • La signature d’un acte de cautionnement de prêt.
  • c/ Les coopératives d’Assainissement se chargent de :

  • L’identification et du recensement des bénéficiaires ;
  • Démarches pour les études et l’exécution des travaux ;
  • D’établissement de convention( OMH, Caisse, Exécutants, Fournisseurs ) ;
  • Suivi de l’exécution des travaux ;
  • Signature et remise au Réseau des Caisses d’Epargne et de Crédits, des décomptes établis par les services techniques pour le paiement des exécutants ;
  • La réception des équipements ;
  • Suivi de l’entretien des équipements.
  • d/ Caisses d’Epargne et de Crédits se chargent de :

  • Ouverture d’une ligne de crédit au nom des coopératives d’Assainissement à concurrence du montant du projet approuvé par les services techniques et l’OMH ;
  • Paiements des décomptes établis par les services techniques, acceptés par l’exécutant et visés par la coopérative ;
  • L’établissement de contrats individuels avec les bénéficiaires des prêts ;
  • Recouvrement du montant du prêt auprès des coopératives d’Assainissement.
  • e/ Bureaux d’Etudes, Consultants se chargent de:

  • L’exécution des études ;
  • L’élaboration des documents techniques ;
  • Contrôle et suivi de l’exécution des travaux ;
  • L’évaluation des réalisations pour le compte d l’OMH.
  • f/ ONG, GIE et Autres groupements locaux se chargent de :

  • L’exécution des travaux ;
  • L’entretien des équipements réalisés.
  • g/ Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances(DNACPN) et ses Démembrements se chargent de :

  • L’approbation des études, plans ;
  • La supervision de l’exécution des études et travaux ;
  • L’évaluation des réalisations ;
  • Suivi de l’entretien des équipements réalisés.
 
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    Résultats    
     
 

1/ Aspects positifs :

  • Elimination des eaux usées rendant les rues du quartier praticables toute l’année
  • Amélioration de l’hygiène publique
  • Libération d’espace de jeux et de culte
  • Présence permanente au sein de la communauté de structures organisées (coopératives) pour faire face à tout problème d’intérêt commun
  • Prise en charge de la totalité du financement du projet par les populations bénéficiaires.
  • Formation des GIE, ONG et autres acteurs locaux

2/ Aspects négatifs :

  • Difficultés de recouvrement des créances dans les délais prévus ;
  • Absence de système d’entretien viable des équipements réalisés.
  • Coût élevé des infrastructures.

 

 
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    Formation et renforcement des capacités    
     
 

Un des résultats majeurs du projet c’est le renforcement des capacités locales notamment :

  • Les ONG et les Entreprises locales (GIE) en matière d’études, d’exécution de travaux et formulation/gestion de projets ;
  • Les populations locales en terme d’organisation et de gestion
 
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    Prochaines étapes    
     
 

    A/ Leçons apprises :

Les populations les plus démunies sont capables de financer totalement ou partiellement des projets d’amélioration de leur cadre de vie lorsqu’elles sont convaincues des avantages.

L’implication des ressources humaines locales constitue une source fondamentale de motivation des populations et un gage de viabilité du projet.

    B/ Développements prévus :

Suite au franc succès de la première expérience, plusieurs quartiers et communes en ont fait la demande et se sont engagés dans le processus.

    C/ Possibilités de transfert d’expérience :

Une étude est en cours pour l’élaboration de directives de généralisation du système de mini- égouts dans les centres urbains du Mali.

La condition majeure de réussite demeure l’adaptation de l’approche aux conditions locales des bénéficiaires.

    D/ Attente vis à vis des organisations internationales :

Echange d’expériences, formation et renforcement des capacités.

 
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    Remarques et commentaires    
     
 

Cette expérience malienne connaît quelques difficultés inhérentes à toute nouvelle expérience humaine, mais elle a eu le mérite de prouver, contrairement à la conception courante, que les populations les moins nanties sont prêtes à prendre en charge l’amélioration de leur cadre de vie pourvue qu’elles soient convaincues des avantages qu’elles en tirent.

 
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    Contacts    
     
 

Mr Ousmane TOURE
Directeur National de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances

BP E : 31 14Bamako- Mali

Tél/fax( bureau) : (223) 21 37 04
Tél( domicile) : (223) 28 63 16

E-mail : dnacpn@datatech.toolnet.org

 
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