C. Questions portées à l’attention du Conseil
Décision 7/3. Tourisme et développement durable
1. La Commission du développement durable :
a) Rappelle les conclusions de la dix-neuvième session extraordinaire
de l’Assemblée générale consacrée à
l’examen et à l’évaluation d’ensemble de la mise en oeuvre
d’Action 2114, et en particulier le paragraphe
69 de l’annexe à la résolution S/19-2 de l’Assemblée
générale, en date du 28 juin 1997, dans lequel l’Assemblée
priait la Commission du développement durable d’énoncer un
programme de travail international concret sur le tourisme écologiquement
viable, qu’elle définirait en coopération avec l’Organisation
mondiale du tourisme, la Conférence des Nations Unies pour l’environnement,
la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité
biologique15 et les autres organes compétents.
Dans ce même paragraphe, elle soulignait également que la
formulation et l’application des politiques devraient se faire en coopération
avec toutes les parties intéressées, en particulier avec
le secteur privé, les collectivités locales et les communautés
autochtones;
b) Rappelle également que dans ses résolutions 53/200,
en date du 15 décembre 1998, et 53/24, en date du 10 novembre 1998,
l’Assemblée générale a proclamé l’année
2002 Année internationale de l’écotourisme et Année
internationale de la montagne;
c) Note avec satisfaction les résultats du dialogue que les
représentants des différents groupes intéressés
ont engagé lors de la présente session de la Commission,
ainsi que les progrès accomplis jusqu’à présent par
les grands groupes en ce qui concerne la promotion d’un développement
viable du tourisme.
2. La Commission décide d’adopter un programme de travail international
pour la promotion d’un tourisme écologiquement viable, incorporant
les éléments dont il est fait état ci-après,
et d’en entreprendre la mise en oeuvre à l’aide de moyens et de
ressources appropriés, en particulier en faveur des pays en développement,
les résultats de ce programme de travail devant être évalués
en 2002 à l’occasion de l’examen des progrès réalisés
durant les 10 années qui se sont écoulées depuis la
Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement.
3. La Commission engage instamment les gouvernements :
a) À favoriser la promotion d’un tourisme écologiquement
viable, notamment grâce à l’élaboration et à
l’application de politiques et de stratégies nationales ou de plans-cadres
pour le développement viable du tourisme fondés sur Action
21, qui permettent d’encourager leur industrie du tourisme, de favoriser
la mobilisation d’investissements étrangers directs et l’utilisation
de technologies appropriées non préjudiciables à l’environnement,
ainsi que d’orienter et d’encadrer la participation active des grands groupes,
y compris les conseils nationaux du tourisme et, selon le cas, les agences
et organisations de tourisme, le secteur privé ainsi que les collectivités
locales et les communautés autochtones;
b) À engager des consultations, selon que de besoin, avec tous
les grands groupes et collectivités locales concernés par
le développement du tourisme, notamment pour ce qui est de la formulation
des politiques, de la planification, de la gestion et du partage des bénéfices,
selon des modalités qui puissent refléter la nécessité
d’harmoniser les relations entre la population, la collectivité
et l’environnement;
c) À oeuvrer en partenariat avec les grands groupes, en particulier
au niveau local, en vue d’assurer leur participation active à la
planification et au développement des activités liées
au tourisme;
d) À renforcer les capacités des communautés autochtones
et des collectivités locales, afin de faciliter la participation
active de ces dernières, à tous les niveaux du processus
de développement du tourisme, notamment en ce qui concerne la prise
des décisions et le partage des bénéfices, ainsi qu’à
mieux faire connaître les coûts et bénéfices
sociaux, économiques et environnementaux qui en résultent;
e) À créer le cadre institutionnel, juridique, économique,
social et environnemental approprié en élaborant et en appliquant
un ensemble d’instruments, selon que de besoin, notamment en ce qui concerne
l’aménagement foncier et la mise en valeur des zones côtières,
les instruments économiques, l’évaluation de l’impact social
et environnemental des infrastructures touristiques, y compris par la prise
en compte de leurs aspects sexospécifiques, et l’instauration d’initiatives
et d’accords volontaires;
f) À tirer parti des perspectives d’élimination de la
pauvreté offertes par le tourisme en élaborant des stratégies
appropriées en coopération avec tous les grands groupes,
et avec les communautés autochtones et les collectivités
locales;
g) À faire place à l’accord conclu par les grands groupes
en vue de promouvoir le développement d’un tourisme durable par
l’intermédiaire de la musique, de l’art et du théâtre
et à participer à ces activités éducatives;
h) À faciliter, dans le cas de certaines destinations, la projection
en vol de films vidéo éducatifs et d’autres documents sur
le développement durable relatif au tourisme et à encourager
les compagnies aériennes à projeter régulièrement
ces films sur tous les vols internationaux et nationaux;
i) À faciliter l’instauration de conditions favorables aux petites
et moyennes entreprises, principales sources d’emploi dans le secteur du
tourisme, en réduisant les charges administratives, en facilitant
l’accès au capital et en dispensant une formation à la gestion
et à d’autres tâches, compte tenu des emplois que pourrait
créer l’essor d’un tourisme durable;
j) À prendre des dispositions fermes et appropriées,
telles que des lois et mesures précises, contre tout type d’activités
touristiques illégales, abusives ou fondées sur l’exploitation,
notamment l’exploitation sexuelle, et à reconnaître que de
telles activités ont des conséquences particulièrement
préjudiciables et constituent une grave menace sur les plans social,
sanitaire et culturel, et que tous les pays ont un rôle à
jouer dans les efforts visant à les éliminer;
k) À participer aux travaux internationaux et régionaux
traitant de questions relatives au développement d’un tourisme durable;
à envisager la ratification ou l’adoption et à promouvoir
l’application, s’il y a lieu, de normes ou de directives se rapportant
à l’industrie des voyages et du tourisme, notamment dans les domaines
du travail et de la santé; et à appuyer des initiatives,
en particulier par l’intermédiaire d’organisations telles que l’Organisation
internationale du Travail et l’Organisation mondiale de la santé,
susceptibles de contribuer rapidement et concrètement au développement
d’un tourisme durable;
l) À appuyer l’adoption de mesures appropriées visant
à mieux informer les touristes sur les valeurs culturelles, écologiques
et autres et à fournir des renseignements précis sur la sécurité
des destinations touristiques, pour permettre aux consommateurs de faire
leur choix en connaissance de cause.
4. La Commission engage l’industrie du tourisme :
a) À créer des formes de tourisme qui ne soient pas préjudiciables
sur les plans écologique, social et culturel et à poursuivre
l’organisation et l’exécution d’initiatives volontaires favorisant
le développement d’un tourisme durable, étant entendu que
ces types de tourisme et d’initiatives devraient pour le moins satisfaire
aux normes locales, nationales, régionales ou internationales en
la matière;
b) À oeuvrer résolument en faveur d’un tourisme durable
en établissant des principes directeurs et des objectifs dans ce
domaine et en informant les touristes des valeurs écologiques et
culturelles des régions de destination;
c) À mettre au point des modes de gestion volontaires reposant
sur le principe d’écoefficacité afin de réduire les
coûts et de promouvoir des formes de tourismes écologiquement
viables;
d) À prendre des mesures efficaces visant à réduire
le volume des déchets liés aux activités touristiques;
e) À élaborer des plans tenant compte de l’environnement,
en collaboration avec les autorités chargées de la planification,
en utilisant des plans, des matériaux et des technologies ménageant
l’environnement afin de ne pas dénaturer les ressources écologiques
ou culturelles qui attirent les touristes et assurent la subsistance des
communautés locales, et à prendre des mesures qui permettent
de remettre en état les destinations touristiques dont l’environnement
a été dégradé;
f) À ne plus cautionner les formes de tourisme illégales,
abusives ou fondées sur l’exploitation;
g) À appliquer les normes nationales ou internationales du travail,
voire à aller au-delà.
5. La Commission invite, selon qu’il conviendra, les gouvernements,
les grands groupes ainsi que les organismes des Nations Unies, agissant
en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale du Tourisme,
tout en se fondant sur les activités pertinentes du Programme des
Nations Unies pour l’environnement, de l’Organisation des Nations Unies
pour l’éducation, la science et la culture, de la Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement, de l’Organisation
internationale du Travail et du Programme des Nations Unies pour le développement
et celles réalisées en application de la Convention sur la
diversité biologique et d’autres conventions pertinentes ou par
d’autres organisations, et en prenant note du Programme d’action pour le
développement durable des petits États insulaires en développement16
adopté à la Barbade en 1994 à envisager de prendre
les initiatives ci-après et à tenir la Commission du développement
durable informée des progrès qu’ils auront accomplis :
a) Promouvoir le développement du tourisme durable afin d’augmenter
les avantages que les communautés d’accueil peuvent retirer des
ressources touristiques et maintenir l’intégrité culturelle
et écologique des communautés d’accueil; encourager les grands
groupes à coopérer à tous les niveaux afin de faciliter
l’adoption d’initiatives au titre du volet local d’Action 21 et de promouvoir
la création de liens avec l’économie locale en vue d’assurer
une meilleure répartition des bénéfices retirés;
il conviendrait de s’employer davantage à faire appel à la
main-d’oeuvre locale et à utiliser les ressources et compétences
locales;
b) Appuyer les efforts déployés au plan national par
les pays, en particulier par les pays en développement et les pays
en transition, et les grands groupes en vue de développer le tourisme
durable au moyen d’activités et de programmes de renforcement des
capacités pertinentes, d’une aide financière et technique
multilatérale et bilatérale, et de techniques appropriées
dans tous les aspects du développement du tourisme durable, y compris
les études d’impact sur l’environnement et la gestion et l’éducation
dans le domaine du tourisme;
c) Encourager les touristes à adopter un comportement plus responsable
en faisant respecter les lois nationales, les valeurs culturelles et les
normes et traditions sociales, ainsi qu’en sensibilisant l’opinion, en
sus des autres mesures prises;
d) Faire appliquer au développement du tourisme au niveau local
des méthodes de planification intégrées, notamment
en encourageant l’utilisation du volet local d’Action 21 comme outil de
planification, de mise en oeuvre et de suivi du développement du
tourisme durable et en prenant conscience des possibilités d’intégration
de ce volet local au "Programme Action 21 pour l’industrie touristique"
ainsi qu’à d’autres initiatives de ce genre;
e) Orienter comme il convient les activités de recherche et
rassembler et diffuser des informations sur les meilleures pratiques et
techniques, notamment sur les instruments de nature à réduire
au maximum les méfaits écologiques, sociaux et culturels
du tourisme dans les pays développés, en développement
et en transition, et à promouvoir l’impact positif qu’il peut avoir
dans ces pays;
f) Encourager l’échange d’informations sur les services de transport,
de logement et autres, les programmes de sensibilisation et les services
d’éducation, ainsi que les différentes initiatives et méthodes
volontaires permettant de réduire au maximum les effets des catastrophes
naturelles sur le tourisme. Il conviendrait d’étudier, en consultation
avec les partenaires compétents, les formes que cet échange
d’informations pourrait prendre en mettant en oeuvre des moyens tels que
les arrangements bilatéraux et multilatéraux;
g) Réaliser des études sur les mesures de nature à
promouvoir le tourisme durable, telles que la planification communautaire
des écosystèmes fragiles, tels que les littoraux, et élaborer
des instruments permettant d’aider les autorités locales à
adopter des modes de gestion appropriés et à recenser les
moyens dont elles disposent pour développer le tourisme;
h) Développer ou appuyer les initiatives intégrées,
de préférence dans le cadre de projets pilotes, pour renforcer
la diffusion des innovations et éviter autant que faire se peut
les doubles emplois et le gaspillage de ressources;
i) Entreprendre des activités qui pourraient faciliter les préparatifs
de l’Année internationale de l’écotourisme et de l’Année
internationale de la montagne, ainsi que l’Initiative internationale en
faveur des récifs coralliens;
j) Préciser les notions de tourisme durable et d’écotourisme;
k) Élaborer des indicateurs servant à mesurer le développement
du tourisme durable, en s’inspirant des travaux de l’Organisation mondiale
du Tourisme et d’autres organisations compétentes, et en tenant
compte des indicateurs du développement durable en cours de validation;
l) Entreprendre une étude et une évaluation d’ensemble
des résultats des initiatives volontaires et directives existantes
concernant la durabilité économique, socioculturelle et écologique
du tourisme, qui doivent être présentés à la
Commission du développement durable, afin de recenser les meilleures
pratiques qui permettraient de sensibiliser l’opinion au développement
du tourisme durable;
m) Envisager de créer un réseau mondial, en tenant compte
des travaux de l’Organisation mondiale du Tourisme, des mécanismes
régionaux et de tous les grands groupes, selon qu’il conviendra,
en vue de promouvoir un échange d’informations et d’opinions sur
le développement du tourisme durable, y compris sur l’écotourisme;
n) Coopérer avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement
à l’élaboration de principes directeurs devant orienter le
développement du tourisme durable;
o) Encourager les entreprises et les industries à adopter des
pratiques fondées sur le principe de l’écoefficacité,
afin de diminuer l’impact sur l’environnement des activités touristiques,
l’objectif étant en particulier de réduire le volume des
déchets d’emballage, notamment dans les petits États insulaires
en développement.
6. La Commission invite l’Organisation mondiale du Tourisme à
envisager d’associer les grands groupes, selon que de besoin, à
la formulation, à la mise en oeuvre et au suivi du Code mondial
de déontologie touristique, notamment des dispositions relatives
à un code de conduite des touristes.
7. La Commission invite les organismes compétents, en particulier
l’Organisation maritime internationale, à évaluer si les
réglementations sur la pollution marine et le respect de leurs dispositions
suffisent à protéger les zones côtières fragiles
contre les conséquences néfastes de l’exploitation touristique
de navires.
8. La Commission invite la Conférence des Parties à la
Convention sur la diversité biologique à se pencher de nouveau,
dans le cadre du processus d’échange de données d’expérience,
sur les connaissances et les meilleures pratiques existant dans le domaine
du tourisme durable et de la préservation de la diversité
biologique en vue de contribuer à l’élaboration de directives
internationales applicables aux activités liées au développement
du tourisme durable dans les écosystèmes terrestres, maritimes
et côtiers vulnérables et les habitats d’une importance majeure
pour la diversité biologique et dans les zones protégées,
y compris les écosystèmes montagneux fragiles.
9. La Commission accueille avec satisfaction les travaux réalisés
par les grands groupes, en particulier les associations professionnelles
commerciales et touristiques, les organisations non gouvernementales et
les autres groupes s’occupant de voyages et de tourisme pour contribuer
aux efforts déployés en faveur d’un tourisme durable, y compris
au moyen d’initiatives pédagogiques et de plans d’action s’inscrivant
dans le cadre d’Action 21 et d’autres documents pertinents, et leur sait
particulièrement gré de s’être engagés à
poursuivre leur collaboration avec tous les grands groupes afin d’aller
plus loin et à rendre compte à la Commission du développement
durable de leurs progrès.
10. La Commission invite le Secrétariat de l’Organisation des
Nations Unies et l’Organisation mondiale du tourisme, agissant en consultation
avec les grands groupes et les autres organisations internationales compétentes,
à faciliter, ensemble, la création d’un groupe de travail
spécial à composition non limitée sur le tourisme
chargé d’évaluer les retombées financières
et de déterminer les moyens par lesquels les communautés
autochtones et locales peuvent retirer le plus grand profit; à préparer
une initiative conjointe visant à améliorer l’accès
à l’information et le renforcement des capacités de participation,
et à aborder les autres questions concernant l’application du programme
international de travail sur le développement du tourisme durable.
Annexe
Synthèse relative au tourisme présentée par
les Coprésidents à l’issue des travaux menés
du 22 au 26 février 1999 par le Groupe de travail spécial
intersessions sur les modes de consommation et de production et
le tourisme
Introduction
-
À l’issue de sa dix-neuvième session extraordinaire, tenue
en 1997 et consacrée à l’examen et à l’évaluation
d’ensemble de la mise en oeuvre d’Action 21, l’Assemblée générale
a demandé à la Commission du développement durable,
au paragraphe 69 de l’annexe à sa résolution S/19-2 du 28
juin 1997 sur le Programme relatif à la poursuite de la mise en
oeuvre d’Action 21, d’énoncer un programme de travail international
concret sur le tourisme écologiquement viable, qu’elle définirait
en coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme, la Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement, le Programme
des Nations Unies pour l’environnement, la Conférence des Parties
à la Convention sur la diversité biologique et les autres
organes compétents. Plus récemment, par ses résolutions
53/200 du 15 décembre 1998 et 53/24 du 10 novembre 1998, respectivement,
elle a proclamé 2002 Année internationale de l’écotourisme
et Année internationale de la montagne. Dans sa résolution
1998/40 du 30 juillet 1998, le Conseil économique et social a demandé
que la Commission du développement durable, lorsqu’elle examinerait
la question du tourisme à sa septième session, recommande
à l’Assemblée générale, par l’intermédiaire
du Conseil, des mesures et des activités d’accompagnement qui contribueraient
au succès de l’Année internationale de l’écotourisme.
De nombreuses délégations ont souligné que la formulation
et l’application des politiques devraient se faire en coopération
avec toutes les parties intéressées, en particulier avec
le secteur privé, les collectivités locales et les communautés
autochtones, dans le cadre d’Action 21.
-
Le débat sur le tourisme et le développement durable s’est
déroulé sur la base des recommandations et des propositions
présentées dans le rapport du Secrétaire général
sur le tourisme et le développement durable et ses trois additifs17.
En outre, de nombreuses délégations de pays développés
et de pays en développement on présenté des informations
pleines d’intérêt sur les activités, les politiques
et les stratégies adoptées chez elles en matière de
développement durable du tourisme.
Généralités
-
De nombreuses délégations ont fait observer que le tourisme
était, effectivement et potentiellement, un facteur important de
croissance économique soutenue et de développement durable.
Dans plusieurs pays en développement, il était devenu un
facteur économique dominant, apportant aux collectivités
locales de nouvelles infrastructures, des emplois, des revenus en devises
étrangères, des recettes fiscales et autres avantages importants.
Les pays en développement traversaient une période difficile
du point de vue non seulement de la gestion de l’environnement mais aussi
du bien-être socioéconomique de la population et de la croissance
du marché touristique. Améliorer la vie de la population
: voilà le plus grand défi qui se posait au secteur du tourisme
dans ces pays, et c’est pourquoi la création d’emplois durables,
la promotion de nouvelles entreprises et des formations adéquates
revêtaient une importance cruciale.
-
Par ailleurs, nombre de délégations ont fait observer que
le tourisme était l’un des secteurs de l’économie mondiale
qui se développait le plus rapidement et qu’il avait d’importantes
répercussions économiques, socioculturelles et écologiques.
Plusieurs ont fait observer qu’une croissance ininterrompue de l’industrie
touristique avait d’importantes incidences sur la réalisation d’un
développement durable, en particulier dans les petits États
insulaires en développement et les destinations touristiques écologiquement
fragiles.
-
De nombreux pays ont fait valoir que le secteur touristique pouvait être
un moteur important du développement économique pour bien
des États en développement, étant donné sa
contribution potentielle à la création de revenus et d’emplois.
De plus, pour certains pays, en particulier les pays pauvres en ressources
naturelles comme les petits États insulaires en développement,
le tourisme pouvait représenter la seule option possible à
court et à moyen terme. On a noté toutefois avec préoccupation
qu’une dépendance excessive vis-à-vis du tourisme, en particulier
du tourisme de masse, comportait des risques non négligeables pour
les économies, puisque des phénomènes comme une récession
économique ou des catastrophes naturelles pouvaient avoir des effets
dévastateurs sur le secteur du tourisme.
-
Maintes délégations ont fait observer que le tourisme international
pouvait être à la fois bénéfique et nuisible
sur le plan socioculturel pour les régions d’accueil. Parallèlement
à ses retombées favorables sur le développement social,
sous la forme de création d’emplois, de redistribution des revenus
et d’atténuation de la pauvreté, il risquait d’avoir des
incidences socioculturelles négatives, telles que la toxicomanie,
le travail des enfants, la prostitution, la surpopulation, la surexploitation
des ressources et la remise en question des cultures locales.
-
Selon plusieurs délégations, l’un des aspects importants
à considérer dans le développement durable du tourisme
était la charge que les régions d’accueil pouvaient supporter
du point de vue écologique et social, et le fait que la notion de
charge limite devait tenir compte de la capacité d’une collectivité
locale d’absorber les flux touristiques sans que la culture locale s’en
trouve submergée ou écrasée, ni les ressources naturelles
menacées.
-
Par ailleurs, de nombreux pays ont déclaré que l’industrie
touristique pouvait créer de graves problèmes quant à
la gestion de l’environnement, du fait de sa consommation de ressources,
de la pollution et des déchets résultant du développement
des infrastructures et des installations touristiques, du transport et
des activités touristiques. Sans une planification et une gestion
adéquates, le développement du tourisme risquait de favoriser
une exploitation intensive ou impropre de la terre, facteur de déforestation,
d’érosion des sols et d’amenuisement de la diversité biologique.
L’ironie de la situation était que les atteintes à l’environnement
menaçaient la viabilité même de l’industrie touristique,
celle-ci étant fortement tributaire du milieu naturel.
-
Pour nombre de pays, le développement des zones côtières
pour les besoins du tourisme était une source de préoccupation
particulière. Un développement du tourisme mal planifié
pouvait détruire la beauté naturelle de ces régions,
favoriser la destruction des plages et la dégradation du littoral
et compromettre les moyens d’existence des collectivités côtières.
Le traitement et l’élimination des déchets liquides et solides
produits par l’industrie touristique posaient un grave problème,
en particulier pour les pays les moins avancés qui n’avaient pas
les infrastructures matérielles voulues ni la capacité suffisante
de traitement de déchets. L’évacuation des effluents non
traités dans les zones terrestres ou maritimes environnantes se
traduisait souvent par la pollution des rares ressources en eau douce de
l’arrière-pays, la disparition de précieuses espèces
de la faune marine, la destruction des récifs coralliens et un processus
d’envasement et d’érosion des plages côtières.
-
Certaines délégations, notant que l’ONU avait déclaré
2002 Année internationale de la montagne, ont souligné qu’il
y avait des raisons évidentes d’établir des liens avec l’Année
internationale de l’écotourisme, également prévue
en 2002. Les régions montagneuses intervenaient pour une part non
négligeable dans l’industrie touristique. Ces écosystèmes
isolés, fragiles et très riches en diversité biologique
abritaient des cultures et des traditions tout à fait particulières,
qui attiraient les touristes vivant dans un monde de plus en plus urbanisé.
En l’absence d’une gestion adéquate, et sans une prise en compte
des collectivités locales, de la nécessité d’un contrôle
local des ressources, du rôle essentiel des femmes, d’une répartition
équitable des profits et d’infrastructures adaptées, le développement
du tourisme dans les régions montagneuses constituait une menace
pour les écosystèmes et les cultures.
-
De nombreux pays ont mis l’accent sur l’urgence du problème des
ressources en eau douce. L’industrie touristique étant très
grande consommatrice d’eau douce, le problème de l’approvisionnement
ne pouvait que s’aggraver à mesure que l’industrie se développait
à l’échelon mondial si les dispositions voulues n’étaient
pas prises pour limiter la consommation d’eau de l’hôtellerie et
des autres activités touristiques. Certaines autres délégations
ont fait observer que, même si le secteur du tourisme ne contribuait
que modestement au réchauffement climatique mondial, une aggravation
de la pollution atmosphérique pouvait se produire au niveau mondial,
en raison par exemple de l’augmentation des émissions de gaz carbonique
(CO2) liées à la consommation d’énergie
pour les transports à but touristique, la climatisation et le chauffage
des installations touristiques.
-
De nombreux pays ont fait valoir que l’industrie touristique pouvait aussi
contribuer à la préservation et à la régénération
de richesses naturelles (parcs, zones protégées, sites culturels
et naturels, etc.) grâce à ses apports financiers, à
la mise en place d’infrastructures de protection de l’environnement et
à la gestion améliorée de l’environnement. Elle pouvait
également contribuer à sensibiliser la population locale
à la valeur financière et intrinsèque des sites naturels
et culturels, incitant ainsi les collectivités à recouvrer
leur patrimoine naturel et culturel grâce à la protection
et à la conservation de leur environnement. D’une façon générale,
il était de l’intérêt de l’industrie touristique de
préserver les ressources écologiques et socioculturelles
des destinations touristiques, qui représentaient l’essentiel de
leur fonds de commerce.
-
De nombreuses délégations ont essayé de donner une
définition du tourisme écologiquement viable. L’une d’elles
a proposé de le définir comme un tourisme "qui répond
aux besoins actuels des touristes et des régions d’accueil, tout
en préservant et en améliorant les perspectives d’avenir".
Pour d’autres, le tourisme, pour être durable, devait arriver à
équilibrer a) les profits et les investissements économiques,
b) la participation de la société, notamment des collectivités
locales, en lui apportant des bénéfices directs, et la préservation
et la consolidation de ses valeurs culturelles et de ses traditions, et
c) la conservation et la protection de l’environnement et de la diversité
biologique, en tenant compte des réglementations en faveur de la
gestion appropriée des habitats et de l’introduction d’une éducation
et d’une information visant à sensibiliser la population locale
et les visiteurs aux problèmes de l’environnement. Une délégation
a fait observer que l’écotourisme était une activité
économique qui permettait de réduire le plus possible l’impact
sur l’environnement, qui attachait beaucoup de prix à la conservation
des écosystèmes et y contribuait, et générait
des revenus pour les collectivités locales.
-
Une délégation a fait remarquer que l’écotourisme
permettait de créer de nouveaux types de tourisme, mais que certains
obstacles empêchaient de le promouvoir, notamment la réticence
des collectivités locales à abandonner le tourisme classique,
les refus d’adopter des codes de conduite propres à garantir la
qualité de l’écotourisme et les difficultés à
promouvoir l’écotourisme dans des zones peu susceptibles d’attirer
des visiteurs.
Les problèmes à surmonter
-
Certaines délégations ont fait observer qu’il y avait de
gros obstacles à surmonter dans le développement durable
du tourisme, notamment les suivants :
a) La concentration des services et des bénéfices
aux mains d’une poignée de grandes sociétés transnationales,
ce qui se traduisait souvent par la création d’enclaves ne présentant
aucun lien avec les autres secteurs socioéconomiques locaux;
b) L’absence d’une infrastructure touristique adéquate, considérée
comme un grave obstacle au développement du tourisme dans certains
pays, en particulier dans les pays en développement;
c) La nécessité de faciliter l’accès des petites
et moyennes entreprises à la publicité et aux mesures incitatives
instituées par les gouvernements;
d) La nécessité de faire participer les collectivités
locales, à tous les niveaux, à tous les aspects du développement
du tourisme : prise de décisions, planification, gestion, participation
au capital et partage des profits;
e) La nécessité de veiller à ce que la planification
du développement du tourisme préserve le legs du passé,
le patrimoine et l’intégrité naturels et culturels des destinations
touristiques et en respecte les normes socioculturelles, en particulier
dans les communautés autochtones;
f) La nécessité d’informer la population locale des avantages
qu’elle peut tirer du développement durable du tourisme, grâce
à des campagnes de sensibilisation;
g) La nécessité de faire comprendre au grand public ce
qu’est le tourisme écologiquement viable et d’encourager les touristes
à avoir des comportements plus responsables;
h) La nécessité de relier le secteur privé du
tourisme aux autres secteurs de l’économie et d’éviter que
les entrepreneurs locaux soient marginalisés du fait des investissements
étrangers dans l’industrie touristique;
i) La nécessité d’une coordination suffisante entre les
secteurs public et privé pour instaurer un tourisme écologiquement
viable;
j) L’absence d’une coopération régionale au service du
développement d’un tourisme écologiquement viable.
Mesures à prendre par les gouvernements
-
De nombreuses délégations ont souligné que, dans la
planification du développement, les gouvernements devraient accorder
l’attention et la priorité voulues au tourisme, afin qu’il s’articule
harmonieusement avec les grands objectifs économiques, sociaux et
écologiques, dans le cadre d’un plan directeur intégré.
À cet égard, les gouvernements devraient établir pour
le tourisme des stratégies ou des schémas directeurs nationaux
conformes à Action 21, pour focaliser et guider les initiatives
de toutes les parties prenantes.
-
Selon certaines délégations, les pays devraient étudier
les diverses options offertes pour le financement des projets d’infrastructures
touristiques : fonds alloués par les gouvernements, financement
par des institutions financières multilatérales et régionales,
participation du secteur privé grâce à la formule construire-exploiter-transférer,
et investissement étranger direct. Il existait aussi d’autres options
qui permettaient au secteur privé de financer, entre autres, la
formation professionnelle, l’éducation, la gestion et la commercialisation.
-
Certains pays ont fait observer que le recours à des instruments
économiques pour promouvoir le tourisme durable, en particulier
à la tarification de l’énergie et de l’eau aux coûts
intégraux, pourrait améliorer l’écorendement de l’industrie
touristique et générer des revenus supplémentaires
pouvant venir financer l’amélioration de la gestion de ces ressources.
En l’occurrence, les principes pollueur-payeur et utilisateur-payeur étaient
tout à fait indiqués, et il convenait de les appliquer et
de les promouvoir plus largement.
-
Les délégations ont été nombreuses à
estimer qu’il y avait lieu de mettre en oeuvre des politiques gouvernementales
pour encourager et soutenir les petites et moyennes entreprises dans l’industrie
touristique, surtout dans les pays en développement et les pays
en transition.
-
De nombreuses délégations ont fait valoir qu’il revenait
aux gouvernements de promouvoir les partenariats entre toutes les parties
prenantes, et qu’ils pouvaient contribuer dans une large mesure à
encourager, à soutenir et à faciliter la participation active
de toutes les parties prenantes, surtout les communautés autochtones
et les collectivités locales, à la planification, au développement
et à la gestion du tourisme.
-
Plusieurs délégations ont fait valoir qu’il faudrait transférer
une plus grande partie des profits du tourisme aux collectivités
locales, sous la forme de création d’emplois, de création
d’entreprises et de gains sociaux, si l’on voulait que les efforts visant
à promouvoir la participation communautaire portent leurs fruits.
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Certains pays ont insisté sur le fait que, dans certains cas, il
s’imposait de modérer la croissance du secteur touristique afin
de préserver le legs du passé, le patrimoine et l’intégrité
naturels et culturels des destinations touristiques, ainsi que leurs normes
socioculturelles, en particulier dans les communautés autochtones.
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De nombreux pays ont fait observer qu’il était nécessaire
d’encourager le renforcement des capacités pour le tourisme durable,
en particulier celles des administrations locales. Dans un grand nombre
de pays, ces dernières assumaient d’importantes responsabilités
dans le développement et la gestion du tourisme, et des programmes
de renforcement des capacités leur permettraient de mieux comprendre
leurs responsabilités en matière de tourisme écologiquement
viable.
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Certaines délégations ont fait valoir qu’il fallait accroître
les capacités qu’avaient les administrations locales et centrales
de suivre les résultats de l’industrie du tourisme et de mettre
au point des indicateurs du tourisme écologiquement viable pouvant
être utilisés pour la prise de décisions.
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De nombreuses délégations ont souligné que les gouvernements
devraient faire participer davantage les communautés locales aux
décisions relatives à ce qu’elles sont disposées à
offrir, à la manière de présenter leur patrimoine
culturel et, le cas échéant, aux aspects de leur culture
dont elles veulent interdire l’accès aux visiteurs.
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Certaines délégations estimaient que le tourisme, en particulier
le tourisme de masse, devait être réglementé et, si
nécessaire, interdit dans les zones vulnérables du point
de vue écologique et culturel. Dans les zones protégées
et dans les milieux naturels particulièrement diversifiés,
vulnérables ou attrayants, il ne devait être permis que s’il
répondait aux exigences de la protection de la nature et de la sauvegarde
de la diversité biologique. Dans les zones côtières
où il pouvait porter de graves atteintes à l’environnement,
il faudrait appliquer les principes de la gestion intégrée
des zones littorales. Les études d’impact sur l’environnement étant
un important outil de développement durable, il conviendrait d’en
réaliser.
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Nombre de délégations ont fait observer que les problèmes
de viabilité à long terme sous tous leurs aspects devaient
être intégrés dans les programmes d’enseignement à
tous les niveaux, pour favoriser la sensibilisation aux problèmes
de l’environnement ainsi que l’acquisition de compétences requises
pour promouvoir un tourisme écologiquement viable. Il importait
également de faire connaître au grand public ce qu’était
le tourisme écologiquement viable et d’encourager les touristes
à avoir des comportements plus responsables.
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De nombreux pays ont souligné qu’il fallait s’employer plus activement
à lutter contre les mauvais traitements et l’exploitation subis
en particulier par les femmes et les enfants et d’autres groupes défavorisés,
qui sont liés au tourisme et à les prévenir. Certaines
délégations ont été d’avis qu’aussi bien les
pays de départ que les pays de destination devaient contribuer à
combattre cette grave conséquence du tourisme international.
Mesures à prendre par le secteur privé
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De nombreuses délégations ont déclaré que l’industrie
du tourisme devait veiller à ce que les décisions relatives
à l’investissement, aux emplois, aux opérations et à
d’autres aspects de ses activités tiennent scrupuleusement compte
de toutes les conséquences de ces décisions pour le développement
à long terme et la viabilité économique des destinations
où elle opère.
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Certains pays ont fait remarquer que l’industrie touristique, en modifiant
les produits qu’elle mettait au point et offrait au public, pouvait influer
directement sur la nature du tourisme et orienter celui-ci vers des formes
écologiquement viables. Des techniques commerciales pouvaient être
utilisées pour élargir les initiatives prises par l’industrie
touristique en vue de promouvoir le développement durable, notamment
pour sensibiliser les clients aux incidences éventuelles de leur
séjour sur l’environnement et la société, et les inciter
à adopter des comportements responsables. Dans certains pays, l’industrie
du tourisme s’intéressait de plus en plus aux labels écologiques
en tant que moyens de promouvoir ses services et ses destinations. Toutefois,
certaines délégations ont fait observer que la notion de
label écologique et les questions qui y avaient trait étaient
encore à l’étude au Comité du commerce et de l’environnement
de l’Organisation mondiale du commerce.
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Nombre de délégations ont demandé instamment aux entreprises
touristiques d’intégrer des systèmes et des procédures
de gestion de l’environnement dans tous les aspects de leurs activités,
ce qui impliquerait, entre autres, de procéder à des audits
écologiques et sociaux et de former leur personnel aux principes
et pratiques de la gestion durable du tourisme. Il a également été
demandé aux entreprises touristiques de prendre toutes les mesures
voulues pour réduire le plus possible les déchets sous toutes
leurs formes, économiser l’énergie et les ressources en eau
douce, lutter contre les émissions nocives pour tous les milieux
ambiants et amortir l’impact du développement du tourisme sur l’environnement,
par exemple en utilisant des matériaux locaux et des techniques
adaptées aux conditions locales. On a encouragé l’industrie
touristique, en particulier les petites et moyennes entreprises, à
promouvoir la pratique de la gestion de l’environnement.
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Plusieurs délégations ont fait observer que l’industrie du
tourisme avait élaboré un certain nombre de codes de conduite
relatifs à l’environnement et pris de leur propre gré des
initiatives de soutien au tourisme écologiquement viable. Il a été
proposé que l’on procède à un inventaire et à
une évaluation de ces initiatives volontaires, et que l’on améliore
le suivi et le compte rendu des progrès accomplis par l’industrie
du tourisme en vue du tourisme écologiquement viable. Certaines
délégations ont demandé que l’on dresse un inventaire
de tous les codes de conduite, directives et initiatives volontaires existants
concernant le tourisme durable.
Mesures à prendre par la communauté internationale
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De nombreuses délégations ont souligné que la communauté
internationale devait s’employer à faire reconnaître la valeur
du tourisme en tant qu’outil économique de développement,
en particulier pour les pays en développement, ainsi que la fragilité
des ressources sur lesquelles il repose et, partant, la nécessité
d’un soutien international pour encourager son développement durable.
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De nombreuses délégations ont estimé que les organisations
internationales et les pays donateurs devaient intensifier leurs efforts
en matière de formation et de renforcement des capacités
pour le tourisme dans les pays en développement et qu’il fallait
réaliser des études sur des problèmes présentant
un intérêt particulier pour les pays en développement.
L’assistance technique et financière revêtait une importance
cruciale pour ce qui était de permettre aux pays en développement
de se doter d’un secteur touristique compétitif et viable.
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Certaines délégations ont déclaré que les directives
et accords internationaux, régionaux et multilatéraux relatifs
à la question du tourisme écologiquement viable devaient
être traduits en programmes concrets, qu’il revenait à l’industrie
touristique, aux gouvernements et à la société civile
de mettre en pratique. En outre, il y avait lieu de renforcer et de systématiser
le suivi de ces initiatives.
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De nombreuses délégations ont souligné que la communauté
internationale pouvait aider dans une mesure importante les pays en développement,
en particulier les pays les moins avancés, les pays en transition
et les petits États insulaires en développement, en apportant
une assistance technique et financière aux gouvernements à
tous les niveaux.
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Par ailleurs, les délégations ont été nombreuses
à souligner que la communauté internationale devait renforcer
la coopération pour le développement, de façon à
favoriser un développement du tourisme ménageant davantage
l’environnement, tout en mettant l’accent sur le soutien financier et les
mesures permettant d’accélérer le transfert de technologies
écologiquement rationnelles vers les pays en développement.
Des dispositions devraient être prises pour faciliter l’échange
international d’informations, de données d’expérience et
de compétences techniques, en particulier entre pays développés
et pays en développement. Selon certaines délégations,
la coopération internationale devait viser à rendre le tourisme
viable sous ses aspects économiques et sociaux également.
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Certaines délégations ont fait valoir que la coopération
régionale offrait une voie importante permettant de promouvoir le
développement du tourisme écologiquement viable.
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Une délégation a fait observer que, s’il était effectivement
important de prévoir différentes formes d’écotourisme
suivant les régions, il serait par ailleurs très utile d’avoir
des normes mondiales visant à atténuer les retombées
négatives de l’écotourisme, ainsi qu’un réseau international
d’échange d’informations et de vues.