[Original en vis-à-vis] [Traduction en plein texte]

Chapitre premier

I Questions appelant une décision du Conseil économique et social ou portées à son attention

        C. Questions portées à l’attention du Conseil
         
    Décision 7/3. Tourisme et développement durable

    1. La Commission du développement durable :

    a) Rappelle les conclusions de la dix-neuvième session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée à l’examen et à l’évaluation d’ensemble de la mise en oeuvre d’Action 2114, et en particulier le paragraphe 69 de l’annexe à la résolution S/19-2 de l’Assemblée générale, en date du 28 juin 1997, dans lequel l’Assemblée priait la Commission du développement durable d’énoncer un programme de travail international concret sur le tourisme écologiquement viable, qu’elle définirait en coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme, la Conférence des Nations Unies pour l’environnement, la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique15 et les autres organes compétents. Dans ce même paragraphe, elle soulignait également que la formulation et l’application des politiques devraient se faire en coopération avec toutes les parties intéressées, en particulier avec le secteur privé, les collectivités locales et les communautés autochtones;
    b) Rappelle également que dans ses résolutions 53/200, en date du 15 décembre 1998, et 53/24, en date du 10 novembre 1998, l’Assemblée générale a proclamé l’année 2002 Année internationale de l’écotourisme et Année internationale de la montagne;
    c) Note avec satisfaction les résultats du dialogue que les représentants des différents groupes intéressés ont engagé lors de la présente session de la Commission, ainsi que les progrès accomplis jusqu’à présent par les grands groupes en ce qui concerne la promotion d’un développement viable du tourisme.

    2. La Commission décide d’adopter un programme de travail international pour la promotion d’un tourisme écologiquement viable, incorporant les éléments dont il est fait état ci-après, et d’en entreprendre la mise en oeuvre à l’aide de moyens et de ressources appropriés, en particulier en faveur des pays en développement, les résultats de ce programme de travail devant être évalués en 2002 à l’occasion de l’examen des progrès réalisés durant les 10 années qui se sont écoulées depuis la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement.

    3. La Commission engage instamment les gouvernements :

    a) À favoriser la promotion d’un tourisme écologiquement viable, notamment grâce à l’élaboration et à l’application de politiques et de stratégies nationales ou de plans-cadres pour le développement viable du tourisme fondés sur Action 21, qui permettent d’encourager leur industrie du tourisme, de favoriser la mobilisation d’investissements étrangers directs et l’utilisation de technologies appropriées non préjudiciables à l’environnement, ainsi que d’orienter et d’encadrer la participation active des grands groupes, y compris les conseils nationaux du tourisme et, selon le cas, les agences et organisations de tourisme, le secteur privé ainsi que les collectivités locales et les communautés autochtones;
    b) À engager des consultations, selon que de besoin, avec tous les grands groupes et collectivités locales concernés par le développement du tourisme, notamment pour ce qui est de la formulation des politiques, de la planification, de la gestion et du partage des bénéfices, selon des modalités qui puissent refléter la nécessité d’harmoniser les relations entre la population, la collectivité et l’environnement;
    c) À oeuvrer en partenariat avec les grands groupes, en particulier au niveau local, en vue d’assurer leur participation active à la planification et au développement des activités liées au tourisme;
    d) À renforcer les capacités des communautés autochtones et des collectivités locales, afin de faciliter la participation active de ces dernières, à tous les niveaux du processus de développement du tourisme, notamment en ce qui concerne la prise des décisions et le partage des bénéfices, ainsi qu’à mieux faire connaître les coûts et bénéfices sociaux, économiques et environnementaux qui en résultent;
    e) À créer le cadre institutionnel, juridique, économique, social et environnemental approprié en élaborant et en appliquant un ensemble d’instruments, selon que de besoin, notamment en ce qui concerne l’aménagement foncier et la mise en valeur des zones côtières, les instruments économiques, l’évaluation de l’impact social et environnemental des infrastructures touristiques, y compris par la prise en compte de leurs aspects sexospécifiques, et l’instauration d’initiatives et d’accords volontaires;
    f) À tirer parti des perspectives d’élimination de la pauvreté offertes par le tourisme en élaborant des stratégies appropriées en coopération avec tous les grands groupes, et avec les communautés autochtones et les collectivités locales;
    g) À faire place à l’accord conclu par les grands groupes en vue de promouvoir le développement d’un tourisme durable par l’intermédiaire de la musique, de l’art et du théâtre et à participer à ces activités éducatives;
    h) À faciliter, dans le cas de certaines destinations, la projection en vol de films vidéo éducatifs et d’autres documents sur le développement durable relatif au tourisme et à encourager les compagnies aériennes à projeter régulièrement ces films sur tous les vols internationaux et nationaux;
    i) À faciliter l’instauration de conditions favorables aux petites et moyennes entreprises, principales sources d’emploi dans le secteur du tourisme, en réduisant les charges administratives, en facilitant l’accès au capital et en dispensant une formation à la gestion et à d’autres tâches, compte tenu des emplois que pourrait créer l’essor d’un tourisme durable;
    j) À prendre des dispositions fermes et appropriées, telles que des lois et mesures précises, contre tout type d’activités touristiques illégales, abusives ou fondées sur l’exploitation, notamment l’exploitation sexuelle, et à reconnaître que de telles activités ont des conséquences particulièrement préjudiciables et constituent une grave menace sur les plans social, sanitaire et culturel, et que tous les pays ont un rôle à jouer dans les efforts visant à les éliminer;
    k) À participer aux travaux internationaux et régionaux traitant de questions relatives au développement d’un tourisme durable; à envisager la ratification ou l’adoption et à promouvoir l’application, s’il y a lieu, de normes ou de directives se rapportant à l’industrie des voyages et du tourisme, notamment dans les domaines du travail et de la santé; et à appuyer des initiatives, en particulier par l’intermédiaire d’organisations telles que l’Organisation internationale du Travail et l’Organisation mondiale de la santé, susceptibles de contribuer rapidement et concrètement au développement d’un tourisme durable;
    l) À appuyer l’adoption de mesures appropriées visant à mieux informer les touristes sur les valeurs culturelles, écologiques et autres et à fournir des renseignements précis sur la sécurité des destinations touristiques, pour permettre aux consommateurs de faire leur choix en connaissance de cause.

    4. La Commission engage l’industrie du tourisme :

    a) À créer des formes de tourisme qui ne soient pas préjudiciables sur les plans écologique, social et culturel et à poursuivre l’organisation et l’exécution d’initiatives volontaires favorisant le développement d’un tourisme durable, étant entendu que ces types de tourisme et d’initiatives devraient pour le moins satisfaire aux normes locales, nationales, régionales ou internationales en la matière;
    b) À oeuvrer résolument en faveur d’un tourisme durable en établissant des principes directeurs et des objectifs dans ce domaine et en informant les touristes des valeurs écologiques et culturelles des régions de destination;
    c) À mettre au point des modes de gestion volontaires reposant sur le principe d’écoefficacité afin de réduire les coûts et de promouvoir des formes de tourismes écologiquement viables;
    d) À prendre des mesures efficaces visant à réduire le volume des déchets liés aux activités touristiques;
    e) À élaborer des plans tenant compte de l’environnement, en collaboration avec les autorités chargées de la planification, en utilisant des plans, des matériaux et des technologies ménageant l’environnement afin de ne pas dénaturer les ressources écologiques ou culturelles qui attirent les touristes et assurent la subsistance des communautés locales, et à prendre des mesures qui permettent de remettre en état les destinations touristiques dont l’environnement a été dégradé;
    f) À ne plus cautionner les formes de tourisme illégales, abusives ou fondées sur l’exploitation;
    g) À appliquer les normes nationales ou internationales du travail, voire à aller au-delà.

    5. La Commission invite, selon qu’il conviendra, les gouvernements, les grands groupes ainsi que les organismes des Nations Unies, agissant en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale du Tourisme, tout en se fondant sur les activités pertinentes du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, de l’Organisation internationale du Travail et du Programme des Nations Unies pour le développement et celles réalisées en application de la Convention sur la diversité biologique et d’autres conventions pertinentes ou par d’autres organisations, et en prenant note du Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement16 adopté à la Barbade en 1994 à envisager de prendre les initiatives ci-après et à tenir la Commission du développement durable informée des progrès qu’ils auront accomplis :

    a) Promouvoir le développement du tourisme durable afin d’augmenter les avantages que les communautés d’accueil peuvent retirer des ressources touristiques et maintenir l’intégrité culturelle et écologique des communautés d’accueil; encourager les grands groupes à coopérer à tous les niveaux afin de faciliter l’adoption d’initiatives au titre du volet local d’Action 21 et de promouvoir la création de liens avec l’économie locale en vue d’assurer une meilleure répartition des bénéfices retirés; il conviendrait de s’employer davantage à faire appel à la main-d’oeuvre locale et à utiliser les ressources et compétences locales;
    b) Appuyer les efforts déployés au plan national par les pays, en particulier par les pays en développement et les pays en transition, et les grands groupes en vue de développer le tourisme durable au moyen d’activités et de programmes de renforcement des capacités pertinentes, d’une aide financière et technique multilatérale et bilatérale, et de techniques appropriées dans tous les aspects du développement du tourisme durable, y compris les études d’impact sur l’environnement et la gestion et l’éducation dans le domaine du tourisme;
    c) Encourager les touristes à adopter un comportement plus responsable en faisant respecter les lois nationales, les valeurs culturelles et les normes et traditions sociales, ainsi qu’en sensibilisant l’opinion, en sus des autres mesures prises;
    d) Faire appliquer au développement du tourisme au niveau local des méthodes de planification intégrées, notamment en encourageant l’utilisation du volet local d’Action 21 comme outil de planification, de mise en oeuvre et de suivi du développement du tourisme durable et en prenant conscience des possibilités d’intégration de ce volet local au "Programme Action 21 pour l’industrie touristique" ainsi qu’à d’autres initiatives de ce genre;
    e) Orienter comme il convient les activités de recherche et rassembler et diffuser des informations sur les meilleures pratiques et techniques, notamment sur les instruments de nature à réduire au maximum les méfaits écologiques, sociaux et culturels du tourisme dans les pays développés, en développement et en transition, et à promouvoir l’impact positif qu’il peut avoir dans ces pays;
    f) Encourager l’échange d’informations sur les services de transport, de logement et autres, les programmes de sensibilisation et les services d’éducation, ainsi que les différentes initiatives et méthodes volontaires permettant de réduire au maximum les effets des catastrophes naturelles sur le tourisme. Il conviendrait d’étudier, en consultation avec les partenaires compétents, les formes que cet échange d’informations pourrait prendre en mettant en oeuvre des moyens tels que les arrangements bilatéraux et multilatéraux;
    g) Réaliser des études sur les mesures de nature à promouvoir le tourisme durable, telles que la planification communautaire des écosystèmes fragiles, tels que les littoraux, et élaborer des instruments permettant d’aider les autorités locales à adopter des modes de gestion appropriés et à recenser les moyens dont elles disposent pour développer le tourisme;
    h) Développer ou appuyer les initiatives intégrées, de préférence dans le cadre de projets pilotes, pour renforcer la diffusion des innovations et éviter autant que faire se peut les doubles emplois et le gaspillage de ressources;
    i) Entreprendre des activités qui pourraient faciliter les préparatifs de l’Année internationale de l’écotourisme et de l’Année internationale de la montagne, ainsi que l’Initiative internationale en faveur des récifs coralliens;
    j) Préciser les notions de tourisme durable et d’écotourisme;
    k) Élaborer des indicateurs servant à mesurer le développement du tourisme durable, en s’inspirant des travaux de l’Organisation mondiale du Tourisme et d’autres organisations compétentes, et en tenant compte des indicateurs du développement durable en cours de validation;
    l) Entreprendre une étude et une évaluation d’ensemble des résultats des initiatives volontaires et directives existantes concernant la durabilité économique, socioculturelle et écologique du tourisme, qui doivent être présentés à la Commission du développement durable, afin de recenser les meilleures pratiques qui permettraient de sensibiliser l’opinion au développement du tourisme durable;
    m) Envisager de créer un réseau mondial, en tenant compte des travaux de l’Organisation mondiale du Tourisme, des mécanismes régionaux et de tous les grands groupes, selon qu’il conviendra, en vue de promouvoir un échange d’informations et d’opinions sur le développement du tourisme durable, y compris sur l’écotourisme;
    n) Coopérer avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement à l’élaboration de principes directeurs devant orienter le développement du tourisme durable;
    o) Encourager les entreprises et les industries à adopter des pratiques fondées sur le principe de l’écoefficacité, afin de diminuer l’impact sur l’environnement des activités touristiques, l’objectif étant en particulier de réduire le volume des déchets d’emballage, notamment dans les petits États insulaires en développement.

    6. La Commission invite l’Organisation mondiale du Tourisme à envisager d’associer les grands groupes, selon que de besoin, à la formulation, à la mise en oeuvre et au suivi du Code mondial de déontologie touristique, notamment des dispositions relatives à un code de conduite des touristes.

    7. La Commission invite les organismes compétents, en particulier l’Organisation maritime internationale, à évaluer si les réglementations sur la pollution marine et le respect de leurs dispositions suffisent à protéger les zones côtières fragiles contre les conséquences néfastes de l’exploitation touristique de navires.

    8. La Commission invite la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique à se pencher de nouveau, dans le cadre du processus d’échange de données d’expérience, sur les connaissances et les meilleures pratiques existant dans le domaine du tourisme durable et de la préservation de la diversité biologique en vue de contribuer à l’élaboration de directives internationales applicables aux activités liées au développement du tourisme durable dans les écosystèmes terrestres, maritimes et côtiers vulnérables et les habitats d’une importance majeure pour la diversité biologique et dans les zones protégées, y compris les écosystèmes montagneux fragiles.

    9. La Commission accueille avec satisfaction les travaux réalisés par les grands groupes, en particulier les associations professionnelles commerciales et touristiques, les organisations non gouvernementales et les autres groupes s’occupant de voyages et de tourisme pour contribuer aux efforts déployés en faveur d’un tourisme durable, y compris au moyen d’initiatives pédagogiques et de plans d’action s’inscrivant dans le cadre d’Action 21 et d’autres documents pertinents, et leur sait particulièrement gré de s’être engagés à poursuivre leur collaboration avec tous les grands groupes afin d’aller plus loin et à rendre compte à la Commission du développement durable de leurs progrès.

    10. La Commission invite le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation mondiale du tourisme, agissant en consultation avec les grands groupes et les autres organisations internationales compétentes, à faciliter, ensemble, la création d’un groupe de travail spécial à composition non limitée sur le tourisme chargé d’évaluer les retombées financières et de déterminer les moyens par lesquels les communautés autochtones et locales peuvent retirer le plus grand profit; à préparer une initiative conjointe visant à améliorer l’accès à l’information et le renforcement des capacités de participation, et à aborder les autres questions concernant l’application du programme international de travail sur le développement du tourisme durable.

    Annexe

    Synthèse relative au tourisme présentée par les Coprésidents à l’issue des travaux menés du 22 au 26 février 1999 par le Groupe de travail spécial intersessions sur les modes de consommation et de production et le tourisme

    Introduction

  1. À l’issue de sa dix-neuvième session extraordinaire, tenue en 1997 et consacrée à l’examen et à l’évaluation d’ensemble de la mise en oeuvre d’Action 21, l’Assemblée générale a demandé à la Commission du développement durable, au paragraphe 69 de l’annexe à sa résolution S/19-2 du 28 juin 1997 sur le Programme relatif à la poursuite de la mise en oeuvre d’Action 21, d’énoncer un programme de travail international concret sur le tourisme écologiquement viable, qu’elle définirait en coopération avec l’Organisation mondiale du tourisme, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique et les autres organes compétents. Plus récemment, par ses résolutions 53/200 du 15 décembre 1998 et 53/24 du 10 novembre 1998, respectivement, elle a proclamé 2002 Année internationale de l’écotourisme et Année internationale de la montagne. Dans sa résolution 1998/40 du 30 juillet 1998, le Conseil économique et social a demandé que la Commission du développement durable, lorsqu’elle examinerait la question du tourisme à sa septième session, recommande à l’Assemblée générale, par l’intermédiaire du Conseil, des mesures et des activités d’accompagnement qui contribueraient au succès de l’Année internationale de l’écotourisme. De nombreuses délégations ont souligné que la formulation et l’application des politiques devraient se faire en coopération avec toutes les parties intéressées, en particulier avec le secteur privé, les collectivités locales et les communautés autochtones, dans le cadre d’Action 21.

  2. Le débat sur le tourisme et le développement durable s’est déroulé sur la base des recommandations et des propositions présentées dans le rapport du Secrétaire général sur le tourisme et le développement durable et ses trois additifs17. En outre, de nombreuses délégations de pays développés et de pays en développement on présenté des informations pleines d’intérêt sur les activités, les politiques et les stratégies adoptées chez elles en matière de développement durable du tourisme.

  3. Généralités

  4. De nombreuses délégations ont fait observer que le tourisme était, effectivement et potentiellement, un facteur important de croissance économique soutenue et de développement durable. Dans plusieurs pays en développement, il était devenu un facteur économique dominant, apportant aux collectivités locales de nouvelles infrastructures, des emplois, des revenus en devises étrangères, des recettes fiscales et autres avantages importants. Les pays en développement traversaient une période difficile du point de vue non seulement de la gestion de l’environnement mais aussi du bien-être socioéconomique de la population et de la croissance du marché touristique. Améliorer la vie de la population : voilà le plus grand défi qui se posait au secteur du tourisme dans ces pays, et c’est pourquoi la création d’emplois durables, la promotion de nouvelles entreprises et des formations adéquates revêtaient une importance cruciale.

  5. Par ailleurs, nombre de délégations ont fait observer que le tourisme était l’un des secteurs de l’économie mondiale qui se développait le plus rapidement et qu’il avait d’importantes répercussions économiques, socioculturelles et écologiques. Plusieurs ont fait observer qu’une croissance ininterrompue de l’industrie touristique avait d’importantes incidences sur la réalisation d’un développement durable, en particulier dans les petits États insulaires en développement et les destinations touristiques écologiquement fragiles.

  6. De nombreux pays ont fait valoir que le secteur touristique pouvait être un moteur important du développement économique pour bien des États en développement, étant donné sa contribution potentielle à la création de revenus et d’emplois. De plus, pour certains pays, en particulier les pays pauvres en ressources naturelles comme les petits États insulaires en développement, le tourisme pouvait représenter la seule option possible à court et à moyen terme. On a noté toutefois avec préoccupation qu’une dépendance excessive vis-à-vis du tourisme, en particulier du tourisme de masse, comportait des risques non négligeables pour les économies, puisque des phénomènes comme une récession économique ou des catastrophes naturelles pouvaient avoir des effets dévastateurs sur le secteur du tourisme.

  7. Maintes délégations ont fait observer que le tourisme international pouvait être à la fois bénéfique et nuisible sur le plan socioculturel pour les régions d’accueil. Parallèlement à ses retombées favorables sur le développement social, sous la forme de création d’emplois, de redistribution des revenus et d’atténuation de la pauvreté, il risquait d’avoir des incidences socioculturelles négatives, telles que la toxicomanie, le travail des enfants, la prostitution, la surpopulation, la surexploitation des ressources et la remise en question des cultures locales.

  8. Selon plusieurs délégations, l’un des aspects importants à considérer dans le développement durable du tourisme était la charge que les régions d’accueil pouvaient supporter du point de vue écologique et social, et le fait que la notion de charge limite devait tenir compte de la capacité d’une collectivité locale d’absorber les flux touristiques sans que la culture locale s’en trouve submergée ou écrasée, ni les ressources naturelles menacées.

  9. Par ailleurs, de nombreux pays ont déclaré que l’industrie touristique pouvait créer de graves problèmes quant à la gestion de l’environnement, du fait de sa consommation de ressources, de la pollution et des déchets résultant du développement des infrastructures et des installations touristiques, du transport et des activités touristiques. Sans une planification et une gestion adéquates, le développement du tourisme risquait de favoriser une exploitation intensive ou impropre de la terre, facteur de déforestation, d’érosion des sols et d’amenuisement de la diversité biologique. L’ironie de la situation était que les atteintes à l’environnement menaçaient la viabilité même de l’industrie touristique, celle-ci étant fortement tributaire du milieu naturel.

  10. Pour nombre de pays, le développement des zones côtières pour les besoins du tourisme était une source de préoccupation particulière. Un développement du tourisme mal planifié pouvait détruire la beauté naturelle de ces régions, favoriser la destruction des plages et la dégradation du littoral et compromettre les moyens d’existence des collectivités côtières. Le traitement et l’élimination des déchets liquides et solides produits par l’industrie touristique posaient un grave problème, en particulier pour les pays les moins avancés qui n’avaient pas les infrastructures matérielles voulues ni la capacité suffisante de traitement de déchets. L’évacuation des effluents non traités dans les zones terrestres ou maritimes environnantes se traduisait souvent par la pollution des rares ressources en eau douce de l’arrière-pays, la disparition de précieuses espèces de la faune marine, la destruction des récifs coralliens et un processus d’envasement et d’érosion des plages côtières.

  11. Certaines délégations, notant que l’ONU avait déclaré 2002 Année internationale de la montagne, ont souligné qu’il y avait des raisons évidentes d’établir des liens avec l’Année internationale de l’écotourisme, également prévue en 2002. Les régions montagneuses intervenaient pour une part non négligeable dans l’industrie touristique. Ces écosystèmes isolés, fragiles et très riches en diversité biologique abritaient des cultures et des traditions tout à fait particulières, qui attiraient les touristes vivant dans un monde de plus en plus urbanisé. En l’absence d’une gestion adéquate, et sans une prise en compte des collectivités locales, de la nécessité d’un contrôle local des ressources, du rôle essentiel des femmes, d’une répartition équitable des profits et d’infrastructures adaptées, le développement du tourisme dans les régions montagneuses constituait une menace pour les écosystèmes et les cultures.

  12. De nombreux pays ont mis l’accent sur l’urgence du problème des ressources en eau douce. L’industrie touristique étant très grande consommatrice d’eau douce, le problème de l’approvisionnement ne pouvait que s’aggraver à mesure que l’industrie se développait à l’échelon mondial si les dispositions voulues n’étaient pas prises pour limiter la consommation d’eau de l’hôtellerie et des autres activités touristiques. Certaines autres délégations ont fait observer que, même si le secteur du tourisme ne contribuait que modestement au réchauffement climatique mondial, une aggravation de la pollution atmosphérique pouvait se produire au niveau mondial, en raison par exemple de l’augmentation des émissions de gaz carbonique (CO2) liées à la consommation d’énergie pour les transports à but touristique, la climatisation et le chauffage des installations touristiques.

  13. De nombreux pays ont fait valoir que l’industrie touristique pouvait aussi contribuer à la préservation et à la régénération de richesses naturelles (parcs, zones protégées, sites culturels et naturels, etc.) grâce à ses apports financiers, à la mise en place d’infrastructures de protection de l’environnement et à la gestion améliorée de l’environnement. Elle pouvait également contribuer à sensibiliser la population locale à la valeur financière et intrinsèque des sites naturels et culturels, incitant ainsi les collectivités à recouvrer leur patrimoine naturel et culturel grâce à la protection et à la conservation de leur environnement. D’une façon générale, il était de l’intérêt de l’industrie touristique de préserver les ressources écologiques et socioculturelles des destinations touristiques, qui représentaient l’essentiel de leur fonds de commerce.

  14. De nombreuses délégations ont essayé de donner une définition du tourisme écologiquement viable. L’une d’elles a proposé de le définir comme un tourisme "qui répond aux besoins actuels des touristes et des régions d’accueil, tout en préservant et en améliorant les perspectives d’avenir". Pour d’autres, le tourisme, pour être durable, devait arriver à équilibrer a) les profits et les investissements économiques, b) la participation de la société, notamment des collectivités locales, en lui apportant des bénéfices directs, et la préservation et la consolidation de ses valeurs culturelles et de ses traditions, et c) la conservation et la protection de l’environnement et de la diversité biologique, en tenant compte des réglementations en faveur de la gestion appropriée des habitats et de l’introduction d’une éducation et d’une information visant à sensibiliser la population locale et les visiteurs aux problèmes de l’environnement. Une délégation a fait observer que l’écotourisme était une activité économique qui permettait de réduire le plus possible l’impact sur l’environnement, qui attachait beaucoup de prix à la conservation des écosystèmes et y contribuait, et générait des revenus pour les collectivités locales.

  15. Une délégation a fait remarquer que l’écotourisme permettait de créer de nouveaux types de tourisme, mais que certains obstacles empêchaient de le promouvoir, notamment la réticence des collectivités locales à abandonner le tourisme classique, les refus d’adopter des codes de conduite propres à garantir la qualité de l’écotourisme et les difficultés à promouvoir l’écotourisme dans des zones peu susceptibles d’attirer des visiteurs.

  16. Les problèmes à surmonter

  17. Certaines délégations ont fait observer qu’il y avait de gros obstacles à surmonter dans le développement durable du tourisme, notamment les suivants :

  18. a) La concentration des services et des bénéfices aux mains d’une poignée de grandes sociétés transnationales, ce qui se traduisait souvent par la création d’enclaves ne présentant aucun lien avec les autres secteurs socioéconomiques locaux;
    b) L’absence d’une infrastructure touristique adéquate, considérée comme un grave obstacle au développement du tourisme dans certains pays, en particulier dans les pays en développement;
    c) La nécessité de faciliter l’accès des petites et moyennes entreprises à la publicité et aux mesures incitatives instituées par les gouvernements;
    d) La nécessité de faire participer les collectivités locales, à tous les niveaux, à tous les aspects du développement du tourisme : prise de décisions, planification, gestion, participation au capital et partage des profits;
    e) La nécessité de veiller à ce que la planification du développement du tourisme préserve le legs du passé, le patrimoine et l’intégrité naturels et culturels des destinations touristiques et en respecte les normes socioculturelles, en particulier dans les communautés autochtones;
    f) La nécessité d’informer la population locale des avantages qu’elle peut tirer du développement durable du tourisme, grâce à des campagnes de sensibilisation;
    g) La nécessité de faire comprendre au grand public ce qu’est le tourisme écologiquement viable et d’encourager les touristes à avoir des comportements plus responsables;
    h) La nécessité de relier le secteur privé du tourisme aux autres secteurs de l’économie et d’éviter que les entrepreneurs locaux soient marginalisés du fait des investissements étrangers dans l’industrie touristique;
    i) La nécessité d’une coordination suffisante entre les secteurs public et privé pour instaurer un tourisme écologiquement viable;
    j) L’absence d’une coopération régionale au service du développement d’un tourisme écologiquement viable.

    Mesures à prendre par les gouvernements

  19. De nombreuses délégations ont souligné que, dans la planification du développement, les gouvernements devraient accorder l’attention et la priorité voulues au tourisme, afin qu’il s’articule harmonieusement avec les grands objectifs économiques, sociaux et écologiques, dans le cadre d’un plan directeur intégré. À cet égard, les gouvernements devraient établir pour le tourisme des stratégies ou des schémas directeurs nationaux conformes à Action 21, pour focaliser et guider les initiatives de toutes les parties prenantes.

  20. Selon certaines délégations, les pays devraient étudier les diverses options offertes pour le financement des projets d’infrastructures touristiques : fonds alloués par les gouvernements, financement par des institutions financières multilatérales et régionales, participation du secteur privé grâce à la formule construire-exploiter-transférer, et investissement étranger direct. Il existait aussi d’autres options qui permettaient au secteur privé de financer, entre autres, la formation professionnelle, l’éducation, la gestion et la commercialisation.

  21. Certains pays ont fait observer que le recours à des instruments économiques pour promouvoir le tourisme durable, en particulier à la tarification de l’énergie et de l’eau aux coûts intégraux, pourrait améliorer l’écorendement de l’industrie touristique et générer des revenus supplémentaires pouvant venir financer l’amélioration de la gestion de ces ressources. En l’occurrence, les principes pollueur-payeur et utilisateur-payeur étaient tout à fait indiqués, et il convenait de les appliquer et de les promouvoir plus largement.

  22. Les délégations ont été nombreuses à estimer qu’il y avait lieu de mettre en oeuvre des politiques gouvernementales pour encourager et soutenir les petites et moyennes entreprises dans l’industrie touristique, surtout dans les pays en développement et les pays en transition.

  23. De nombreuses délégations ont fait valoir qu’il revenait aux gouvernements de promouvoir les partenariats entre toutes les parties prenantes, et qu’ils pouvaient contribuer dans une large mesure à encourager, à soutenir et à faciliter la participation active de toutes les parties prenantes, surtout les communautés autochtones et les collectivités locales, à la planification, au développement et à la gestion du tourisme.

  24. Plusieurs délégations ont fait valoir qu’il faudrait transférer une plus grande partie des profits du tourisme aux collectivités locales, sous la forme de création d’emplois, de création d’entreprises et de gains sociaux, si l’on voulait que les efforts visant à promouvoir la participation communautaire portent leurs fruits.

  25. Certains pays ont insisté sur le fait que, dans certains cas, il s’imposait de modérer la croissance du secteur touristique afin de préserver le legs du passé, le patrimoine et l’intégrité naturels et culturels des destinations touristiques, ainsi que leurs normes socioculturelles, en particulier dans les communautés autochtones.

  26. De nombreux pays ont fait observer qu’il était nécessaire d’encourager le renforcement des capacités pour le tourisme durable, en particulier celles des administrations locales. Dans un grand nombre de pays, ces dernières assumaient d’importantes responsabilités dans le développement et la gestion du tourisme, et des programmes de renforcement des capacités leur permettraient de mieux comprendre leurs responsabilités en matière de tourisme écologiquement viable.

  27. Certaines délégations ont fait valoir qu’il fallait accroître les capacités qu’avaient les administrations locales et centrales de suivre les résultats de l’industrie du tourisme et de mettre au point des indicateurs du tourisme écologiquement viable pouvant être utilisés pour la prise de décisions.

  28. De nombreuses délégations ont souligné que les gouvernements devraient faire participer davantage les communautés locales aux décisions relatives à ce qu’elles sont disposées à offrir, à la manière de présenter leur patrimoine culturel et, le cas échéant, aux aspects de leur culture dont elles veulent interdire l’accès aux visiteurs.

  29. Certaines délégations estimaient que le tourisme, en particulier le tourisme de masse, devait être réglementé et, si nécessaire, interdit dans les zones vulnérables du point de vue écologique et culturel. Dans les zones protégées et dans les milieux naturels particulièrement diversifiés, vulnérables ou attrayants, il ne devait être permis que s’il répondait aux exigences de la protection de la nature et de la sauvegarde de la diversité biologique. Dans les zones côtières où il pouvait porter de graves atteintes à l’environnement, il faudrait appliquer les principes de la gestion intégrée des zones littorales. Les études d’impact sur l’environnement étant un important outil de développement durable, il conviendrait d’en réaliser.

  30. Nombre de délégations ont fait observer que les problèmes de viabilité à long terme sous tous leurs aspects devaient être intégrés dans les programmes d’enseignement à tous les niveaux, pour favoriser la sensibilisation aux problèmes de l’environnement ainsi que l’acquisition de compétences requises pour promouvoir un tourisme écologiquement viable. Il importait également de faire connaître au grand public ce qu’était le tourisme écologiquement viable et d’encourager les touristes à avoir des comportements plus responsables.

  31. De nombreux pays ont souligné qu’il fallait s’employer plus activement à lutter contre les mauvais traitements et l’exploitation subis en particulier par les femmes et les enfants et d’autres groupes défavorisés, qui sont liés au tourisme et à les prévenir. Certaines délégations ont été d’avis qu’aussi bien les pays de départ que les pays de destination devaient contribuer à combattre cette grave conséquence du tourisme international.

  32. Mesures à prendre par le secteur privé

  33. De nombreuses délégations ont déclaré que l’industrie du tourisme devait veiller à ce que les décisions relatives à l’investissement, aux emplois, aux opérations et à d’autres aspects de ses activités tiennent scrupuleusement compte de toutes les conséquences de ces décisions pour le développement à long terme et la viabilité économique des destinations où elle opère.

  34. Certains pays ont fait remarquer que l’industrie touristique, en modifiant les produits qu’elle mettait au point et offrait au public, pouvait influer directement sur la nature du tourisme et orienter celui-ci vers des formes écologiquement viables. Des techniques commerciales pouvaient être utilisées pour élargir les initiatives prises par l’industrie touristique en vue de promouvoir le développement durable, notamment pour sensibiliser les clients aux incidences éventuelles de leur séjour sur l’environnement et la société, et les inciter à adopter des comportements responsables. Dans certains pays, l’industrie du tourisme s’intéressait de plus en plus aux labels écologiques en tant que moyens de promouvoir ses services et ses destinations. Toutefois, certaines délégations ont fait observer que la notion de label écologique et les questions qui y avaient trait étaient encore à l’étude au Comité du commerce et de l’environnement de l’Organisation mondiale du commerce.

  35. Nombre de délégations ont demandé instamment aux entreprises touristiques d’intégrer des systèmes et des procédures de gestion de l’environnement dans tous les aspects de leurs activités, ce qui impliquerait, entre autres, de procéder à des audits écologiques et sociaux et de former leur personnel aux principes et pratiques de la gestion durable du tourisme. Il a également été demandé aux entreprises touristiques de prendre toutes les mesures voulues pour réduire le plus possible les déchets sous toutes leurs formes, économiser l’énergie et les ressources en eau douce, lutter contre les émissions nocives pour tous les milieux ambiants et amortir l’impact du développement du tourisme sur l’environnement, par exemple en utilisant des matériaux locaux et des techniques adaptées aux conditions locales. On a encouragé l’industrie touristique, en particulier les petites et moyennes entreprises, à promouvoir la pratique de la gestion de l’environnement.

  36. Plusieurs délégations ont fait observer que l’industrie du tourisme avait élaboré un certain nombre de codes de conduite relatifs à l’environnement et pris de leur propre gré des initiatives de soutien au tourisme écologiquement viable. Il a été proposé que l’on procède à un inventaire et à une évaluation de ces initiatives volontaires, et que l’on améliore le suivi et le compte rendu des progrès accomplis par l’industrie du tourisme en vue du tourisme écologiquement viable. Certaines délégations ont demandé que l’on dresse un inventaire de tous les codes de conduite, directives et initiatives volontaires existants concernant le tourisme durable.

  37. Mesures à prendre par la communauté internationale

  38. De nombreuses délégations ont souligné que la communauté internationale devait s’employer à faire reconnaître la valeur du tourisme en tant qu’outil économique de développement, en particulier pour les pays en développement, ainsi que la fragilité des ressources sur lesquelles il repose et, partant, la nécessité d’un soutien international pour encourager son développement durable.

  39. De nombreuses délégations ont estimé que les organisations internationales et les pays donateurs devaient intensifier leurs efforts en matière de formation et de renforcement des capacités pour le tourisme dans les pays en développement et qu’il fallait réaliser des études sur des problèmes présentant un intérêt particulier pour les pays en développement. L’assistance technique et financière revêtait une importance cruciale pour ce qui était de permettre aux pays en développement de se doter d’un secteur touristique compétitif et viable.

  40. Certaines délégations ont déclaré que les directives et accords internationaux, régionaux et multilatéraux relatifs à la question du tourisme écologiquement viable devaient être traduits en programmes concrets, qu’il revenait à l’industrie touristique, aux gouvernements et à la société civile de mettre en pratique. En outre, il y avait lieu de renforcer et de systématiser le suivi de ces initiatives.

  41. De nombreuses délégations ont souligné que la communauté internationale pouvait aider dans une mesure importante les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés, les pays en transition et les petits États insulaires en développement, en apportant une assistance technique et financière aux gouvernements à tous les niveaux.

  42. Par ailleurs, les délégations ont été nombreuses à souligner que la communauté internationale devait renforcer la coopération pour le développement, de façon à favoriser un développement du tourisme ménageant davantage l’environnement, tout en mettant l’accent sur le soutien financier et les mesures permettant d’accélérer le transfert de technologies écologiquement rationnelles vers les pays en développement. Des dispositions devraient être prises pour faciliter l’échange international d’informations, de données d’expérience et de compétences techniques, en particulier entre pays développés et pays en développement. Selon certaines délégations, la coopération internationale devait viser à rendre le tourisme viable sous ses aspects économiques et sociaux également.

  43. Certaines délégations ont fait valoir que la coopération régionale offrait une voie importante permettant de promouvoir le développement du tourisme écologiquement viable.

  44. Une délégation a fait observer que, s’il était effectivement important de prévoir différentes formes d’écotourisme suivant les régions, il serait par ailleurs très utile d’avoir des normes mondiales visant à atténuer les retombées négatives de l’écotourisme, ainsi qu’un réseau international d’échange d’informations et de vues.

14 Rapport de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, Rio de Janeiro, 3-14 juin 1992, vol. I, Résolutions adoptées par la Conférence (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.93.I.8 et rectificatif), résolution 1, annexe II.
15 Voir Programme des Nations Unies pour l’environnement, Convention sur la diversité biologique (Environnement Law and Institution Program Activity Centre), juin 1992.
16 Rapport de la Conférence mondiale sur le développement durable des petits États insulaires en développement, Bridgetown (Barbade), 25 avril-6 mai 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.94.I.18 et rectificatifs), chap. I, résolution 1, annexe II.
17 E/CN.17/1999/5 et Add.1 à 3.
 
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