C. Questions portées à l’attention du Conseil
Décision 7/2. Modification des modes de consommation et de production
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La Commission du développement durable :
a) Réaffirme les principes d’action exposés au chapitre
4 d’Action 21;
b) Garde à l’esprit la déclaration d’intention adoptée
le 27 juin 1997 par l’Assemblée générale à
sa dix-neuvième session extraordinaire;
c) Prend pleinement en compte que les États ont des responsabilités
communes mais différenciées, comme l’indique le principe
7 de la Déclaration de Rio, ainsi que des niveaux de développement
et des conditions et priorités nationales différents;
d) Confirme les objectifs et les moyens d’exécution arrêtés
aux chapitres 33 et 34 d’Action 21 quant au financement et au transfert
de techniques écologiquement rationnelles;
e) Est consciente que l’introduction de modes durables de consommation
et de production adaptés aux conditions propres à chaque
pays peut entraîner une réduction des coûts et une amélioration
de la compétitivité ainsi qu’une réduction des retombées
négatives pour l’environnement.
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La Commission arrête les mesures ci-dessous.
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Tous les pays, et les pays développés en premier, doivent
s’efforcer d’atteindre les principaux objectifs relatifs à la transformation
des modes de consommation et de production, dans le plein respect des dispositions
d’Action 21 et au paragraphe 28 du Programme relatif à la poursuite
de la mise en oeuvre d’Action 21, en tenant compte de la situation particulière
des pays en développement qui subissent les conséquences
du processus et en veillant à ce que tous les pays retirent un bénéfice
de l’exercice. Les gouvernements ont tous à faire face aux mêmes
enjeux, qui leur imposent de réaffirmer leurs engagements, renforcer
la coopération et redoubler d’efforts pour appliquer des mesures
concrètes, en tenant compte du fait que les États ont des
responsabilités communes mais différenciées comme
l’indique le principe 7 de la Déclaration de Rio. Les gouvernements,
les organisations internationales compétentes, le secteur privé
et tous les autres grands groupes définis par Action 21 ont un rôle
à jouer dans la modification des modes de consommation et de production
non durables et doivent prendre des mesures en ce sens. Il faut notamment
prêter une attention particulière aux modes de consommation
non durables pratiqués par les couches de population les plus riches
dans tous les pays, et surtout dans les pays développés.
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Les pays développés devraient continuer à montrer
l’exemple en s’employant à inverser les tendances en matière
de consommation et de production non durables, notamment celles qui constituent
une menace pour l’environnement mondial. Les pays en développement
ont pour priorités de lutter contre la pauvreté, en s’efforçant
d’atteindre avec l’aide de la communauté internationale les paliers
fixés lors des conférences et sommets des Nations Unies,
et d’améliorer les niveaux de vie, notamment en satisfaisant les
besoins vitaux et en réduisant le fardeau de la dette extérieure,
en faisant tout leur possible pour éviter les dommages écologiques
et les inégalités sociales, l’objectif étant de tendre
vers un développement durable. Les pays à économie
en transition ont pour tâche d’intégrer dans le processus
de réforme des mesures visant à rendre les modes de consommation
et de production plus viables et ont besoin pour ce faire de l’appui de
la communauté internationale. Les pays développés
devraient donc respecter sans plus tarder les engagements qu’ils ont pris
de consacrer 0,7 % de leur produit national brut (PNB) à l’aide
publique au développement (APD), objectif fixé par l’Organisation
des Nations Unies, ce qui implique un renversement de la tendance à
la baisse du pourcentage du PNB consacré à l’APD. Les gouvernements
doivent veiller à ce que les besoins élémentaires
de la population soient satisfaits.
Priorités pour les travaux futurs
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La Commission du développement durable réaffirme que la lutte
contre la pauvreté et la modification des modes de consommation
et de production non durables sont au centre de son programme de travail.
Ces deux questions feront, selon que de besoin, partie des thèmes
inscrits au programme de travail, et on insistera en particulier sur leurs
liens avec l’agriculture, les ressources financières, le commerce
et les investissements en 2000 et l’énergie et les transports en
2001. La Commission devra à ce propos prêter attention à
ce que font les autres organisations internationales et organes intergouvernementaux.
Lors de l’examen d’ensemble auquel procédera la Commission à
sa dixième session, en 2002, en prévision de l’examen des
progrès réalisés dans les 10 années qui ont
suivi la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement, ces deux questions importantes devraient recevoir
toute l’attention qu’elles méritent.
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Les activités entreprises dans le cadre du programme international
de travail sur la modification des modes de consommation et de production
que la Commission a adopté à sa troisième session,
en 1995, devraient se poursuivre. En outre, le programme international
de travail sera axé sur les quatre domaines prioritaires ci-après
: a) élaboration et application de mesures efficaces; b) gestion
des ressources naturelles et techniques de production moins polluantes;
c) la mondialisation et ses répercussions sur les modes de consommation
et de production; et d) l’urbanisation et ses incidences sur les modes
de consommation et de production. Il sera rendu compte à la Commission,
lors de sa dixième session en 2002, des progrès réalisés
dans l’exécution des travaux et des résultats concrets obtenus.
Élaboration et application de mesures efficaces
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Les gouvernements, en coopération avec les organisations internationales
et en partenariat avec les grands groupes, devraient :
a) Continuer d’élaborer et d’appliquer des politiques qui
visent à promouvoir des modèles de consommation et de production
durables, notamment des modèles écologiquement efficaces,
en décourageant les pratiques non viables et en encourageant des
pratiques plus durables. À cet égard, on pourrait prendre
un ensemble de mesures tenant compte de la situation particulière
de chaque pays (réglementations, instruments économiques
et sociaux, politiques d’achat, accords et initiatives volontaires, etc.);
b) Promouvoir des mesures visant à tenir compte des coûts
et des facteurs écologiques dans le prix des biens et des services
afin d’encourager la consommation et la production durables, et notamment
l’utilisation de biens et de produits moins polluants, tout en évitant
les distorsions qui pourraient empêcher les pays en développement
d’accéder aux marchés. Les gouvernements devraient envisager
de taxer plus lourdement les modes de production et de consommation non
viables; il est vital d’aboutir à une telle internalisation des
coûts écologiques. Afin de tenir compte de l’intérêt
général, il faudrait prévoir, dans le cadre d’une
réforme fiscale de ce type, une réduction et une élimination
des subventions octroyées à des activités préjudiciables
à l’environnement;
c) S’efforcer de mieux discerner le rôle que jouent la publicité
et les médias dans l’adoption de modes de consommation et de production,
et faire en sorte que les professionnels de ces deux secteurs interviennent
dans la promotion du développement durable, notamment de leur propre
initiative et/ou dans le cadre de directives concertées;
d) Élaborer et mettre en oeuvre des programmes axés sur
l’éducation du consommateur et l’accès à l’information,
en veillant à prendre en compte les problèmes spécifiques
des femmes et des personnes âgées, de façon à
sensibiliser le public, et en particulier les jeunes, au problème
de la production et de la consommation durables. Pour ce faire, il importe
d’aborder cette question dans les programmes scolaires à tous les
niveaux d’enseignement;
e) Améliorer la qualité de l’information relative aux
conséquences que les produits et services ont sur l’environnement
et, à cette fin, encourager l’utilisation volontaire d’un écoétiquetage
et la transparence;
f) Continuer à affiner, valider et améliorer l’ensemble
préliminaire d’indicateurs de consommation et de production durables
mis au point dans le cadre du programme de travail de la Commission, en
s’intéressant surtout à l’utilisation de ces indicateurs
pour la formulation des politiques de développement, sans perdre
de vue la situation et les besoins particuliers des pays en développement;
g) Veiller à ce que les mesures décrites ci-dessus ne
conduisent pas à l’instauration de barrières commerciales
déguisées;
h) S’assurer également que ces mesures prennent pleinement en
compte les travaux menés par les instances internationales.
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Conformément aux dispositions du chapitre 34 d’Action 21, les pays
développés devraient, avec la participation du secteur privé,
encourager et faciliter le transfert des compétences techniques
et des technologies écologiquement rationnelles vers les pays en
développement et les pays en transition, et veiller à doter
ces pays des capacités nécessaires à leur exploitation,
afin de parvenir à des modes de consommation et de production plus
durables.
Gestion des ressources naturelles et techniques de production
moins polluantes
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Les gouvernements, en coopération avec les organisations internationales
et en partenariat avec les grands groupes, devraient :
a) Formuler et appliquer des mesures visant à accroître
les investissements publics et privés dans des techniques de production
moins polluantes, promouvoir une utilisation durable des ressources naturelles
et faciliter le transfert de technologies écologiquement rationnelles
vers les pays en transition et en développement, en application
des dispositions du chapitre 34;
b) Repérer et faire connaître les pratiques optimales
disponibles en matière de production moins polluante et de gestion
de l’environnement;
c) Analyser plus précisément les coûts et avantages
de la gestion de la demande, et lorsque les données disponibles
sont insuffisantes, de la gestion de l’offre, notamment pour ce qui est
des techniques de production moins polluantes et de l’efficacité
écologique, et évaluer les incidences positives et négatives
sur les pays développés, les pays en développement
et les pays en transition;
d) Continuer à mettre au point et appliquer de nouveaux dispositifs
de production moins polluante et d’écoefficacité grâce,
notamment, à des systèmes de gestion de l’environnement,
à des politiques de production intégrée, à
la gestion du cycle de vie des produits, à des programmes d’étiquetage
et au suivi de l’exécution, tout en prenant pleinement en compte
la situation et les besoins particuliers des pays en développement
ainsi que les travaux du Comité des obstacles techniques au commerce
et du Comité du commerce et du développement de l’Organisation
mondiale du commerce (OMC). Les pratiques optimales et les résultats
obtenus devraient être largement diffusés et servir à
renforcer les capacités, en particulier dans les petites et moyennes
entreprises des pays en développement et en transition;
e) Associer, selon qu’il conviendra, les acteurs du monde industriel
et économique, tant dans le secteur public que dans le secteur privé,
ainsi que tous les autres grands groupes, aux échelons national
et international, aux activités relatives à la consommation
et à la production durables, l’objectif étant d’élaborer
des stratégies et des programmes appropriés qui comprennent,
à des niveaux adaptés à la situation, des objectifs
et des échéanciers en matière de production et de
consommation plus viables, notamment pour ce qui est de l’écoefficacité
à un coût abordable et des techniques de production moins
polluantes.
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Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation
des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) devraient,
par l’intermédiaire de leurs centres pour une production moins polluante,
améliorer l’appui apporté aux entreprises, en particulier
aux petites et moyennes entreprises, des pays en développement et
des pays en transition, dans les domaines suivants : évaluation
et certification, demandes de prêts, financement et commercialisation
des produits sur les marchés internationaux, diffusion des connaissances
techniques et de l’information sur les technologies non polluantes.
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Du fait que les dispositifs favorisant les techniques de production durable
et l’écoefficacité peuvent entraîner une diminution
des coûts et une amélioration de la compétitivité
et contribuer à protéger l’environnement, il faudrait encourager
les secteurs commerciaux et industriels à les adopter afin qu’eux
aussi participent à l’objectif de production durable.
La mondialisation et ses répercussions sur les modes de
consommation et de production
-
Les gouvernements, en coopération avec les organisations internationales
et en partenariat avec les grands groupes, devraient :
a) Étudier les répercussions de la mondialisation,
y compris les effets positifs et négatifs du commerce, des investissements,
des médias, de la publicité et des techniques de commercialisation,
en recherchant les moyens d’atténuer les conséquences indésirables
et en s’efforçant de promouvoir les modes de consommation et de
production durables ainsi que des échanges non discriminatoires
et libéralisés;
b) Réaliser des études sur le rôle que joue le
secteur des services financiers en faveur de l’adoption de modes de consommation
et de production durables, et continuer à promouvoir les initiatives,
adaptées aux conditions nationales, prises par ce secteur aux fins
du développement durable;
c) Intensifier leurs efforts pour adopter des politiques complémentaires
en matière de commerce et d’environnement, notamment dans les domaines
relatifs à la consommation et à la production durables, tout
en évitant d’instaurer des barrières commerciales déguisées;
d) Identifier le rôle que jouent les valeurs et les cultures
traditionnelles dans le domaine de la consommation durable.
L’urbanisation et ses incidences sur les modes de consommation et
de production
-
Les gouvernements, en coopération avec les organisations internationales
intéressées et en partenariat avec les grands groupes devraient,
tout en tenant compte des travaux de la Commission des établissements
humains :
a) Évaluer, dans le contexte du développement durable,
les répercussions de l’urbanisation, notamment celles liées
à l’énergie, aux transports, à l’assainissement, à
la gestion des déchets et à la santé publique, et
leur trouver une solution;
b) S’employer plus activement à résoudre les graves problèmes
posés par l’approvisionnement en eau douce et l’assainissement dans
les pays en développement, notamment en faisant profiter ces derniers
des technologies écologiquement rationnelles et en leur donnant
les moyens financiers nécessaires à leur déploiement;
ces principes énoncés dans Action 21 sont des objectifs prioritaires
du programme international en faveur d’une consommation et d’une production
durables;
c) Évaluer les incidences de l’urbanisation sur la situation
économique, écologique et sociale et trouver une solution
aux problèmes. Il faudrait identifier les facteurs qui s’avèrent
déterminants pour la qualité de la vie de manière
à mieux orienter les stratégies de développement des
établissements humains dans le cadre de l’urbanisation, compte tenu
des conditions nationales.
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Les pouvoirs publics sont invités à incorporer des mesures
relatives à la consommation et à la production durables dans
les politiques d’urbanisme et à rendre compte de leur action lors
de l’examen d’ensemble qui aura lieu pendant la dixième session
de la Commission.
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Les pouvoirs publics, le secteur privé et les autres grands groupes,
tels que définis dans Action 21, sont instamment priés de
coopérer à la mise en place de systèmes d’enlèvement
et d’élimination des déchets, et d’élaborer des programmes
de prévention de la production de déchets, de réduction
et de recyclage afin de garantir et d’améliorer la qualité
de vie dans les établissements humains et les régions côtières
de tous les pays, et spécialement des pays en développement.
Pour étendre l’application de moyens d’action adaptés à
la situation et aux besoins des pays en développement, il importe
de faire connaître les résultats obtenus.
Annexe
Synthèse sur les modes de consommation et de production présentée
par les Coprésidents à l’issue des travaux menés du
22 au 26 février 1999 par le Groupe de travail intersessions sur
les modes de consommation et de production et le tourisme
Introduction
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Le débat sur la modification des modes de consommation et de production
s’est déroulé sur la base du rapport du Secrétaire
général intitulé "Examen d’ensemble de la modification
des modes de consommation et de production"10,
établi dans le cadre du chapitre 4 d’Action 21 et du paragraphe
28 du Programme relatif à la poursuite de la mise en oeuvre d’Action
2111.
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De nombreuses délégations de pays en développement
et développés ainsi que de pays en transition ont décrit
les mesures prises chez elles pour promouvoir des modes de consommation
et de production durables. Les dernières réunions ayant contribué
utilement au débat ont été évoquées,
notamment l’Atelier sur la consommation dans un monde vivable, organisé
à Kabelvåg (Norvège) en juin 1998 et la Conférence
sur les modes de consommation durables : tendances et traditions en Asie
de l’Est, qui était organisée par la République de
Corée en janvier 1999, en coopération avec la Division du
développement durable du Secrétariat de l’ONU et avec le
coparrainage de la Suède et de la Norvège. Plusieurs délégations
ont accueilli avec intérêt le Rapport sur le développement
humain – 199812 du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD), document axé sur la consommation
et le développement humain, et ont jugé intéressants
les éléments qu’il a permis d’apporter au débat.
Considérations générales
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De nombreuses délégations ont fait observer que les modes
de consommation et de production non viables avaient des conséquences
néfastes tant sur l’environnement, du fait de la surexploitation
des ressources naturelles, notamment dans les pays développés,
que sur le chômage, la pauvreté et la sous-consommation des
biens et services de base, en particulier dans les pays en développement.
À leur avis, il serait utile de disposer d’un programme coordonné
d’études nationales et régionales sur les modes de consommation
et de production destructeurs, notamment dans les domaines de l’exploitation
de l’énergie, du transport des déchets et de l’utilisation
de ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, afin d’évaluer
la viabilité de ces activités. Il importerait également
de veiller à l’élaboration d’un programme de mise en valeur
durable de l’énergie qui couvrirait tous les types d’énergie
et tiendrait compte des aspects économiques, sociaux et environnementaux.
-
Plusieurs pays ont souligné que, pour aboutir à un développement
durable, il était nécessaire de passer par une phase de transition
vers des modes de production et de consommation viables, notamment dans
les pays industrialisés. Il a été rappelé que
les gouvernements avaient la tâche collective de renforcer la coopération
et d’accroître les efforts en vue d’une action concrète, compte
tenu du principe des responsabilités communes mais différenciées.
-
Nombre de délégations ont fait valoir que les pays industrialisés
devaient avoir pour objectif majeur de réduire les effets négatifs
de la consommation et de la production et de soutenir les efforts déployés
par les pays en développement et les pays en transition. Les pays
industrialisés devaient en conséquence continuer de montrer
l’exemple en cherchant des moyens de modifier les modes de consommation
et de production non viables.
-
Maintes délégations ont estimé qu’il fallait mettre
à exécution et améliorer le programme de travail sur
la modification des modes de consommation et de production adopté
par la Commission à sa troisième session.
-
Plusieurs délégations ont souligné que les modes de
consommation et de production, de même que la pauvreté, comptaient
parmi les questions considérées comme prioritaires par la
Commission pour la période 1998-2002. La nécessité
de modifier les modes de consommation et de production en vue d’assurer
un développement durable devrait donc être abordée
en parallèle avec les thèmes inscrits à l’ordre du
jour de chacune des sessions de la Commission, tels que l’agriculture en
2000 et l’énergie et les transports en 2001.
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De nombreuses délégations ont affirmé que la modification
des modes de consommation et de production pour garantir la durabilité
ne devait pas entraîner une dégradation de la qualité
de la vie ou une baisse du niveau de vie, et devait permettre d’assurer
la satisfaction des besoins essentiels de tous.
-
Quelques délégations ont noté que l’augmentation de
la consommation enregistrée au cours des dernières décennies
avait amélioré le bien-être d’un grand nombre de personnes
dans le monde. Toutefois, on constatait d’énormes disparités,
qui ne faisaient que se creuser dans un grand nombre de cas, tant pour
ce qui était de la consommation entre plusieurs pays qu’au sein
d’un même pays. Cette augmentation avait souvent compromis la durabilité
du développement du fait de la dégradation de l’environnement
et de l’appauvrissement des ressources. C’étaient les régions
les plus pauvres du monde qui subissaient les conséquences les plus
graves pour l’environnement.
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Nombre de délégations ont estimé que les gouvernements
devaient garantir des normes minimales de consommation pour les pauvres,
en se souciant particulièrement de la nutrition, de l’alphabétisation
et de l’éducation, des soins de santé, de l’eau potable,
de l’assainissement et du logement. L’accroissement des possibilités
d’emplois productifs, notamment dans les zones rurales des pays en développement,
pourrait contribuer à cet objectif. On a fait observer qu’il était
possible d’alimenter en énergie solaire les communautés rurales
des pays en développement qui ne pouvaient accéder à
l’énergie électrique en raison de son coût prohibitif,
ce qui permettrait d’améliorer les niveaux de vie et les conditions
ambiantes.
-
Une délégation a noté que son pays avait augmenté
sa consommation au cours des dernières décennies tout en
réduisant la pollution, grâce à des mesures qui favorisaient
une exploitation plus rationnelle de l’énergie et des ressources,
encourageaient la réutilisation et le recyclage ainsi qu’une meilleure
gestion des produits chimiques et des déchets, et incitaient les
entreprises à fabriquer des marchandises ayant un cycle de vie plus
long. Elle a néanmoins souligné qu’il restait encore beaucoup
à faire pour promouvoir des pratiques de consommation et de production
écologiquement rationnelles et durables.
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Une autre délégation a fait observer que les modes de consommation
et de production non viables, particulièrement dans les pays développés,
avaient causé une dégradation mondiale de l’environnement,
notamment la diminution des stocks de poissons, le déboisement,
la réduction de la diversité biologique, l’appauvrissement
de la couche d’ozone et l’accumulation continue de gaz à effet de
serre.
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Certaines délégations ont jugé qu’il fallait recourir
à toute une gamme d’instruments politiques pour promouvoir les modes
de consommation et de production durables, y compris des réglementations,
des mesures d’incitation économique, une réforme des taxes
écologiques, l’information et l’éducation. Elles ont souligné
qu’il fallait évaluer de façon plus approfondie l’efficacité
des moyens d’action mis en oeuvre quant à leurs avantages économiques,
écologiques et sociaux. Des études supplémentaires
seraient également nécessaires pour estimer les bénéfices
et les coûts de l’élimination progressive des subventions
préjudiciables à l’environnement et introduire de nouvelles
taxes ou une hausse de la fiscalité en matière d’environnement,
alliées à des mesures visant à aider les groupes vulnérables
et les entreprises qui pourraient en pâtir. Il a été
proposé d’étudier et d’analyser plus en détail la
façon dont le secteur des services financiers pouvait orienter les
investissements de façon à mieux protéger l’environnement
et de tenir davantage compte des intérêts de la collectivité.
-
Pour quelques délégations, il importait de définir
des indicateurs de mesure de l’évolution des modes de consommation
et de production pour identifier les domaines où une action était
nécessaire et évaluer l’efficacité des mesures gouvernementales.
Il a également été dit que, en élaborant de
tels indicateurs, il fallait tenir compte de la situation des pays en développement,
notamment en ce qui concernait la satisfaction des besoins élémentaires,
la disponibilité de l’information et les méthodologies accessibles.
-
Une délégation a fait observer que les mesures prises pour
diffuser l’information étaient parfois insuffisantes et qu’il était
nécessaire de se tourner vers des mesures portant sur le "système
social".
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Quelques délégations ont déclaré que les gouvernements
devaient s’engager à employer des techniques de production moins
polluantes, à garantir l’efficacité écologique dans
leurs propres activités et achats et à introduire des systèmes
de gestion de l’environnement. Il a été rappelé que
la Recommandation de 1996 du Conseil de l’Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE) sur l’amélioration
du comportement des gouvernements en matière d’environnement et
la recommandation de l’OCDE sur l’amélioration du comportement en
matière d’environnement constituaient des contributions importantes
à cet égard.
-
Certaines délégations ont noté que la production et
la consommation durables, notamment en ce qui concernait la consommation
de combustible fossile et ses liens avec le changement climatique et l’élévation
du niveau de la mer, s’avéraient très préoccupantes
pour les petits États insulaires en développement. D’autres
délégations étaient d’avis que la consommation de
combustible fossile n’était pas la seule cause du changement climatique.
-
Des délégations ont estimé qu’il fallait redoubler
d’efforts pour améliorer l’accès aux marchés internationaux
des produits en provenance des pays les moins avancés afin d’y promouvoir
la consommation et la production durables.
-
Selon une délégation, la modélisation informatique
des tendances en matière de consommation et de production devait
tenir compte des tendances spécifiques de consommation et de production
aux niveaux sous-régional et national. Ces modèles informatiques
devraient être utilisés pour examiner les incidences éventuelles
de l’évolution des politiques.
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De nombreuses délégations ont jugé que, pour progresser
vers une consommation et une production plus durables ainsi que dans l’exécution
du programme de travail de la Commission, il fallait que s’établisse
une coopération entre les gouvernements, les entreprises, les industries
et les organisations non gouvernementales et internationales. À
cet effet, les partenariats entre organismes publics et privés devaient
être encouragés.
-
Outre la poursuite des activités relatives au programme de travail
en cours, les délégations ont proposé les nouvelles
priorités et les nouveaux domaines d’action décrits ci-après.
Gestion des ressources naturelles et techniques de production
moins polluantes
-
Les délégations ont été nombreuses à
estimer que les pays développés devaient encourager la mise
en place de pratiques optimales pour ce qui était des techniques
de production moins polluantes et de la gestion de l’environnement. Les
pays développés et les organisations internationales devaient
faire davantage d’efforts pour renforcer les capacités des pays
en développement et des pays en transition et favoriser les transferts
de technologies vers les secteurs industriels de ces pays.
-
Nombre de délégations ont affirmé qu’il fallait redoubler
d’efforts pour promouvoir et faciliter le transfert de technologies écologiquement
rationnelles, ainsi que de ressources financières, vers les pays
en développement et les pays en transition, et leur fournir une
assistance technique afin de soutenir leurs programmes de renforcement
des capacités nationales. Elles espéraient que les pays développés
respecteraient leurs engagements en matière d’aide publique au développement
(APD) afin d’obtenir des résultats plus tangibles et plus visibles.
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Certaines délégations ont déclaré que les techniques
de production moins polluantes et l’efficacité écologique,
sous-tendues par l’amélioration des compétences, des technologies
et une exploitation rationnelle de l’énergie et des ressources,
étaient essentielles au développement durable tant dans les
pays développés que dans les pays en développement.
Dans nombre de cas, on constatait que les techniques de production moins
polluantes permettaient d’obtenir des résultats très bénéfiques
tant pour l’économie que pour l’environnement. Toutefois, ces effets
positifs étaient largement contrebalancés par l’augmentation
des volumes de production et de consommation.
-
Certaines délégations se sont ralliées à l’idée
d’élaborer des stratégies nationales en matière de
production moins polluante et d’écoefficacité, et de définir
à cette fin des objectifs adaptés à certains secteurs,
produits et procédés. Les gouvernements, notamment en partenariat
avec l’industrie, devaient mettre au point et appliquer un ensemble de
mesures portant notamment sur l’efficacité écologique, la
gestion du cycle de vie, la surveillance des produits et la prévention
de la pollution. L’élaboration et la mise en oeuvre de politiques
intégrées en matière de produits a été
perçue comme une approche utile à la réalisation de
cet objectif.
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Plusieurs délégations ont jugé que les gouvernements
devaient encourager les commerçants et les industriels à
adopter des systèmes de gestion de l’environnement, à informer
le public des conséquences sur l’environnement des biens et services
qu’ils fournissaient, y compris des effets liés à leur fabrication,
distribution, utilisation et élimination.
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Quelques délégations ont souligné que les commerçants
et les industriels pouvaient contribuer utilement à l’instauration
de modes de consommation et de production plus viables en mettant au point
et en adoptant des techniques de production moins polluantes, des pratiques
écologiques optimales, des systèmes de gestion de l’environnement,
des codes de conduite, des directives volontaires et des accords négociés.
À cet effet, les gouvernements devaient promouvoir le dialogue et
les partenariats avec les commerçants et les industriels.
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Quelques délégations ont fait valoir qu’il était nécessaire
d’intensifier la recherche et d’accroître les investissements pour
exploiter de façon plus rationnelle les ressources clefs dans des
domaines comme l’énergie, les transports et l’eau, afin d’en faciliter
l’accès aux plus démunis et de préserver les ressources.
Il a été rappelé que certains gouvernements soutenaient
financièrement la science et la technologie afin d’assurer une viabilité
à long terme dans des domaines tels que l’énergie et l’agriculture,
ainsi que les mesures d’incitation visant à amener les consommateurs
à utiliser plus rationnellement l’énergie électrique
pour les besoins ménagers et les transports.
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Certaines délégations ont jugé qu’il fallait mettre
en place des réglementations et des mesures d’incitation économique,
y compris une internalisation progressive des coûts écologiques,
afin de promouvoir des techniques de production moins polluantes et l’efficacité
écologique. Pour réaliser ces objectifs, nombre de petites
et moyennes entreprises devront être aidées par l’État
et par leurs partenaires de l’industrie.
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Maintes délégations étaient d’avis que les instruments
économiques et l’internalisation des coûts écologiques
pouvaient constituer une restriction commerciale et aller à l’encontre
du but recherché du fait notamment des avantages comparatifs déjà
limités dont disposaient les pays en développement, et qu’il
convenait donc de les éviter conformément au principe des
responsabilités communes mais différenciées.
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Certaines délégations ont estimé que les initiatives
volontaires du secteur privé, le cas échéant en coopération
avec des organisations gouvernementales et non gouvernementales, pouvaient
également contribuer à transformer les modes de consommation
et de production. On a noté que le secrétariat de la Commission,
en consultation avec les autres parties intéressées, avait
décidé d’organiser un atelier réunissant des experts
des différentes parties concernées, qui se tiendrait au Canada
en mars 1999, et dont l’objectif serait d’identifier, pour le compte de
la Commission, des éléments en vue de l’examen des initiatives
et accords volontaires.
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Plusieurs délégations estimaient que les centres PNUE/ONUDI
pour une production moins polluante devaient intensifier leur soutien aux
entreprises, notamment aux petites et moyennes entreprises des pays en
développement et des pays en transition, afin d’introduire des techniques
de production moins polluantes, financer le transfert de technologie et
le renforcement des capacités en matière de gestion écologique,
d’évaluation et de certification.
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Certaines délégations se sont félicitées de
la Déclaration internationale sur la production non polluante, adoptée
par le PNUE en octobre 1998, et ont invité les gouvernements qui
ne l’avaient pas encore fait à la signer.
La mondialisation et ses répercussions sur les modes de
consommation et de production
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Nombre de délégations ont souligné que les modes de
consommation et de production dans les pays développés exerçaient
une grande influence sur ceux des pays en développement, compte
tenu notamment de la mondialisation et de la libéralisation du commerce.
Cette tendance n’était pas le seul fait du commerce et des investissements;
les communications, la presse, la publicité et les techniques de
commercialisation jouaient également un rôle important. Elles
ont insisté sur le fait que les modes de consommation et de production
dans les pays développés ne devaient pas servir à
ériger des obstacles techniques aux échanges commerciaux.
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Selon certaines délégations, des efforts supplémentaires
étaient nécessaires pour identifier les domaines dans lesquels
les modifications des modes de consommation dans les pays développés
offraient des possibilités aux entreprises des pays en développement.
On a fait observer que les procédés de production de certains
pays en développement étaient moins préjudiciables
pour l’environnement que ceux des pays développés.
-
De nombreuses délégations ont souligné que les pressions
commerciales exercées par les pays développés avaient
également contribué à l’instauration de modes de consommation
non viables dans les pays en développement. Par exemple, lorsque
des pays développés cherchaient par divers moyens à
faire baisser leurs taxes à l’exportation vers les pays en développement,
telles que celles appliquées aux voitures de luxe, aux appareils
ménagers consommant beaucoup d’énergie et autres produits
coûteux, elles compromettaient les modes de consommation des pays
en développement. Ces délégations ont recommandé
que les pays développés prennent des mesures pour harmoniser
leurs politiques sur le commerce et le développement durable, notamment
afin d’éviter d’exporter des modes de consommation et de production
non viables. Il a été suggéré que les pays
envisagent d’appliquer des écotaxes sur certains produits de luxe
et les produits jetables qui avaient des effets préjudiciables pour
l’environnement.
-
Certaines délégations ont fait valoir qu’améliorer
l’efficacité écologique serait bénéfique à
tous les pays et qu’il fallait renforcer les initiatives visant à
promouvoir les techniques de production non polluantes et l’efficacité
écologique, mais que cela risquait d’avoir des retombées
négatives pour les pays dont l’économie était largement
tributaire des exportations de ressources naturelles.
-
Quelques délégations ont fait remarquer qu’il fallait tenir
compte de la situation des pays exportateurs de pétrole, des mesures
comme les taxes sur l’énergie pouvant entraver leurs progrès
économiques et sociaux.
-
Une délégation a fait observer qu’il importait d’assurer
la cohérence entre les accords et les instruments multilatéraux
portant sur les normes écologiques et sociales et les règles
commerciales multilatérales.
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Nombre de délégations ont proposé d’examiner le rôle
des communications, des médias et de la publicité dans la
promotion de modes de consommation et de production non viables et la diffusion
à l’échelon international de modes de consommation et de
production. Elles ont suggéré d’envisager l’adoption de directives
concertées.
Urbanisation
41. Maintes délégations ont déclaré qu’il
fallait s’occuper de toute urgence des problèmes liés aux
transports et à la santé dans les établissements humains
des pays en développement, notamment des problèmes de pollution
atmosphérique et d’embouteillages, et qu’il fallait envisager ces
questions de façon globale en abordant sous un angle nouveau la
planification urbaine, la gestion de l’utilisation des sols et les transports
publics.
-
De nombreuses délégations ont indiqué que le ramassage
et l’élimination des déchets constituaient un grave problème
écologique tant dans les pays en développement que dans les
pays développés. Elles ont insisté sur la nécessité
d’intensifier les activités de recherche et de développement
consacrées aux systèmes de gestion des déchets et
d’obtenir le soutien des pays développés pour introduire
ces systèmes dans les pays en développement. En outre, prévenir
la production des déchets grâce à des techniques de
production moins polluantes, à la diminution du volume des emballages,
au recyclage et à la réutilisation ainsi qu’à l’éducation
et à l’information des consommateurs, faciliterait grandement la
gestion des déchets. Il sera essentiel de faire connaître
au niveau international les pratiques optimales en vigueur dans ces domaines.
-
Un grand nombre de délégations étaient d’avis qu’il
fallait faire des équipements urbains destinés à l’eau
potable et à l’assainissement dans les pays en développement
un axe d’intervention prioritaire.
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Plusieurs délégations ont fait remarquer que le savoir-faire,
la technologie et les ressources financières des pays développés
pourraient aider à résoudre les problèmes de modernisation
des équipements urbains, de gestion des déchets et de planification
urbaine globale dans les pays en développement.
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Certaines délégations ont noté que la planification
urbaine et la modernisation des équipements modelaient la consommation
et la production à long terme car elles imposaient des limites à
la modification des modes de transport et de consommation d’énergie,
d’eau et de matériaux. Il faudrait tenir compte de la notion de
durabilité dans la planification foncière et le développement
urbain.
Information et éducation du consommateur et valeurs sociales
-
Des délégations ont déclaré qu’il ne pouvait
y avoir de consommation et de production durables si les améliorations
technologiques ne s’accompagnaient pas d’une modification des styles de
vie et de nouvelles conceptions du bien-être, notamment parmi les
consommateurs aisés de tous les pays. Pour cela, les consommateurs
devaient participer activement aux efforts déployés en vue
d’aboutir à un développement durable.
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Des délégations ont avancé qu’il fallait intégrer
des informations sur les modes de consommation et de production durables
dans les programmes scolaires à tous les niveaux d’enseignement,
notamment dans l’enseignement professionnel.
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Plusieurs délégations ont déclaré que l’écoétiquetage
et l’étiquetage commercial objectif pouvaient aider les consommateurs
à tenir compte des questions écologiques et sociales dans
leurs modes de consommation. Toutefois, de telles mesures ne devaient pas
constituer des barrières commerciales déguisées. Nombre
de délégations ont tenu à souligner que l’écoétiquetage
et d’autres questions connexes étaient encore à l’étude
au sein du Comité du commerce et de l’environnement de l’Organisation
mondiale du commerce.
-
Une délégation a souligné que si l’on voulait éviter
toute restriction commerciale déguisée, les travaux sur l’écoétiquetage
ne devaient porter que sur les caractéristiques des produits et
devaient tenir compte des activités entreprises en la matière
par d’autres instances, comme le Comité du commerce et de l’environnement
de l’OMT.
-
Selon certaines délégations, il était également
indispensable de recourir à des instruments de politique économique,
notamment l’internalisation des coûts environnementaux et sociaux
et l’élimination progressive des subventions préjudiciables
à l’environnement, afin d’inciter les consommateurs à choisir
leurs produits en tenant compte des répercussions sur le développement
durable. Nombre de délégations ont contesté l’idée
des "coûts sociaux"; elles préféraient qu’on parle
plutôt d’incidences sociales des instruments de politique économique.
-
Certaines délégations ont insisté sur la nécessité
d’approfondir les recherches sur le comportement des consommateurs, y compris
sur les choix faits par les femmes, les hommes et les enfants, et sur les
effets de la publicité et des médias. Basée à
Oxford, la Commission internationale de la durabilité, dont la mission
sera d’analyser les facteurs socioculturels qui déterminent les
modes de consommation et de production, devrait apporter une contribution
précieuse à tout nouvel examen de cette question.
-
Certaines délégations ont estimé qu’il faudrait se
pencher sur la façon dont le savoir, la culture, les pratiques et
les modes de vie traditionnels peuvent se fondre dans les approches modernes
de promotion des modes de consommation et de production durables. Les efforts
déployés à cet égard en Asie de l’Est devraient
tenir compte des travaux de la conférence sur les "Modes de consommation
durable : tendances et traditions en Asie de l’Est" qui s’est tenue en
République de Corée en janvier 1999.
-
Maintes délégations se sont félicitées de l’accord
qui a été négocié lors de consultations officieuses
et qui concerne les nouveaux éléments de la consommation
durable qui seront intégrés aux principes directeurs des
Nations Unies pour la protection du consommateur13.
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Quelques délégations ont jugé que l’information et
l’éducation des consommateurs étaient essentielles pour permettre
à ces derniers de faire des choix en toute connaissance de cause.
Les consommateurs devraient être informés des incidences de
leur comportement sur l’environnement, la santé, la qualité
de la vie et la pauvreté, ainsi que des autres modes de consommation
possibles. Les gouvernements, en partenariat avec les entreprises, les
organisations de consommateurs et autres organismes de la société
civile, devraient encourager la diffusion de ces informations. Il a été
noté que le public soutenait davantage les efforts déployés
en faveur de la production et de la consommation durables et s’y associait
plus volontiers, d’une part, lorsqu’il participait plus étroitement
aux processus de décision politique à tous les niveaux et,
d’autre part, lorsque la transparence régnait dans les processus
législatifs et réglementaires. Ce soutien était indispensable
pour intensifier les activités des organisations de consommateurs
dans ces domaines.