Les enjeux de la biodiversité

La diversité biologique - c'est-à-dire la variété des écosystèmes, des espèces et des gènes - revêt une importance cruciale pour l’humanité, fournissant des biens et des services essentiels, tels que la nourriture, la régulation climatique, la diminution des conséquences des désastres naturels, ou l'épuration de l'eau, qui sous-tendent la prospérité économique, le bien-être de nos sociétés et la qualité de notre vie. La biodiversité et les services assurés par les écosystèmes garantissent les moyens d’existence de millions de personnes et jouent un rôle primordial dans la diminution de la pauvreté et la réalisation des objectifs de développement du millénaire.

En même temps, ce précieux capital naturel de la planète reste gravement menacé. Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire et la Liste rouge de l’UICN, plus d’un tiers des espèces évaluées sont menacées d’extinction et 60 % des écosystèmes planétaires se sont dégradés au cours des 50 dernières années. Ce déclin, qui ne cesse de s’accélérer, entraîne des pertes économiques considérables : une étude internationale consacrée à l’économie des écosystèmes et de la biodiversité (TEEB) évalue la perte annuelle de services écosystémiques à 50 milliards d’euros ; dans un scenario de statut-quo, la perte annuelle de bien-être due à la disparition de ces services pourrait atteindre 7 % du PIB mondial d’ici 2050.

(illustration : Indice Planète Vivante, source WWF)

Afin d’apporter une réponse globale au défi du déclin de la biodiversité, la Convention sur la diversité biologique (CDB) a été adoptée lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Ayant comme objectifs « la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et à un transfert approprié des techniques pertinentes, compte tenu de tous les droits détenus sur ces ressources et techniques et grâce à un financement adéquat », la Convention est entrée en vigueur à la fin de l’année 1993 et compte 193 Parties signataires.


(illustration : Proportion d'espèces dans les différentes catégories de menace, source : IUCN)

En 2002, les gouvernements du monde entier ont convenu d’assurer une réduction importante du rythme d’appauvrissement de la diversité biologique à l’horizon 2010, objectif qui n’a pas été atteint. La dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention, qui se tiendra à Nagoya, au Japon du 18 au 29 octobre 2010, pendant l’Année Internationale de la Biodiversité, sera l’occasion d’établir un nouveau Plan stratégique pour la Convention, y compris une vision de la diversité biologique à l’horizon 2050 et un nouvel objectif pour 2020. Elle sera précédée par la cinquième réunion de la Conférence des Parties du Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques (COP-MOP 5) qui se déroulera du 11 au 15 octobre.



Conférence des Parties à la CDB

La 10e Conférence des Parties (CdP 10, ou COP en anglais) à la Convention sur la diversité biologique (CDB), qui se tiendra à Nagoya (Japon) du 18 au 29 octobre 2010 fera le bilan de la mise en œuvre de la CDB et de l’objectif de 2010 de ralentir la perte de biodiversité et décidera de la structure des travaux de la CDB pour la prochaine décennie.

La COP 10 doit notamment adopter un nouveau Plan stratégique qui succédera au premier en vigueur depuis 2002. On s’attend aussi à y voir aboutir les négociations sur la mise en place d’un régime (sous forme d’un Protocole) sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages découlant de leur utilisation (APA, ou ABS pour « Access and Benefits Sharing » en anglais).

En parallèle, plusieurs thématiques importantes seront abordées, notamment la structure et le fonctionnement de la Convention, la prise en compte de la valeur économique de la biodiversité, l’utilisation durable, la création d’une Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), le mécanisme financier, et l’interaction entre biodiversité et changements climatiques.

La COP 10 se clôturera par un segment ministériel de Haut Niveau du 27 au 29 octobre.


Ressources à consulter

Retour sur la CdP 9

Rapport et décissions de la CdP9, 2008, Bonn, Allemagne

Dossier de Médiaterre réalisé à l'occasion de la CDP9

Ressources essentielles

Site de la Convention sur la Diversité Biologique

Texte de la Convention sur la Diversité Biologique

Page officielle de la CdP 10

Ordre du jour provisoire et documents préparatoires à la CdP 10

Information du PNUE sur la biodiversité

Perspectives mondiales de la diversité biologique 3 (GBO3)

Liens supplémentaires

Information de la Commission européenne

The Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB)

Page UICN sur la CDB

Prises de position UICN, CDB CdP 10

Portail Médiaterre Biodiversité

La conférence électronique internationale d'Aichi-Nagoya sur la période suivant l'Objectif de 2010 relatif à la diversité biologique (CEIAN 2010)

Déclaration de Libreville sur la biodiversité et la lutte contre la pauvreté en Afrique

CEEweb for Biodiversity

ASEAN Centre for Biodiversity (ACB)

SPREP Biodiversity

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