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SYNTHESE DE LA DERNIERE
JOURNEE
(Vendredi 10 septembre – Synthèse
et orientations)
Pierre PERILHON
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Ecole d’été
"Gestion Scientifique du risque "
6/10 septembre 1999
ALBI - FRANCE
Après la synthèse
de chaque journée présentée par les secrétaires
respectifs, dont les textes sont présentés par ailleurs,
une discussion s’engage, animée par M. Patrick GARNIER du Conseil
Général des Mines :
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Recensement des différentes
formations en gestion des risques en France : il n’existe pas de recensement
exhaustif avec connaissance des contenus malgré les efforts de l’IEC
et la publication de la revue PREVENTIQUE. Le Ministère de l’Education
Nationale ne semble pas lui-même avoir d’état complet. Il
reste donc à faire ce travail mais comment ?
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Création d’une spécialité
dans la nomenclature universitaire : il n’existe en effet aucune spécialité
reconnue par la CNU ou le CTI concernant la Science du danger ou la Gestion
des risques. Ceci pose des problèmes quant au recrutement d’enseignants
et quant au rattachement de thèses qui se développent. Une
action est donc à entreprendre à cet effet.
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Gestion de connaissances : il
reste à développer des outils systémiques dans ce
domaine qui rejoint l’aide à la décision.
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Management de projets : pour
la plupart des grandes entreprises le management de projet incluant la
maîtrise des risques devient un élément de concurrence.
La Science du danger avec son approche systémique est un outil puissant
d’aide à la structuration de l’organisation permettant de faire
face à ce défi. Il reste à appliquer et à développer
les outils qui en sont issus pour en augmenter l’efficacité.
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Parmi les axes prometteurs des
applications cindyniques sont signalées les relations avec le monde
médical, les approches de la violence urbaine et la gestion de la
cité.
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Un travail sur le rapprochement
des modèles concernant la science du danger est à entreprendre
ainsi que le développement d’applications multiples.
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Une recherche pédagogique
est aussi à entreprendre pour intégrer dans les enseignements
les avancées de la science du danger.
Interviennent ensuite
MM.
Guy PEYRACHE, Guy LAMAND et Claude FRANTZEN.
M. Guy PEYRACHE président
de l’ISDF (Institut de Sûreté de Fonctionnement)
-
Décrit ce qu’est l’ISDF
et son mode de fonctionnement. Il précise que cet organisme évite
le mot danger, trop négatif pour les PME notamment. La sûreté
de fonctionnement est sémantiquement plus positive. Elle devient
un outil de compétition pour les entreprises. Elle participe à
l’optimum économique d’où sa relation étroite avec
la maintenance.
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Le couple probabilité-gravité
est à associer à la détectabilité de tous les
types de dysfonctionnements d’où l’importance des signes avant-coureurs.
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Il reste cependant que la sûreté
de fonctionnement passe encore mal auprès des PME et qu’il faut
chercher à l’intégrer au management des risques.
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Le problème de la hiérarchisation
des risques reste encore largement posé.
M. Guy LAMAND, président
de l’AMRAE (Association des Managers du Risque et de l’Assurance en Entreprise)
:
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Décrit ce qu’est l’AMRAE
et son mode de fonctionnement en relation étroite notamment avec
l’IMR (Institut de Management des Risques) de BORDEAUX.
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Rappelle qu’entreprendre c’est
prendre des risques mais qu’il faut en avoir conscience pour bien les maîtriser.
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La reprise d’entreprises en
difficulté s’apparente à la gestion de crise.
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Toute crise génère
de l’inconnu et c’est ce dernier qui est difficile à maîtriser.
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On ne sait pas quantifier l’image
de marque et les dangers qui la menacent.
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Le maître-mots du Risk
Manager sont : anticiper, responsabiliser, veiller.
M. Claude FRANTZEN,
président de l’IEC (Institut Européen de Cindyniques) :
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Donne une définition
des cindyniques : c’est un moyen de mobiliser les sciences pour une meilleure
connaissance des dangers et des risques.
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Sa réponse à la
question posée concernant les affaires récentes est faite
à partir de l’hyperespace du danger :

Les accidents et affaires
récents caractérisent une rupture de l’axe téléologique
IL FAUT DONC TUER Auguste
COMTE ET LE POSITIVISME !
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Le citoyen s’écarte de
la science ce qui donne tout de suite un premier objectif à tout
enseignement :
rapprocher science et société,
développer la confiance
en gardant à l’esprit que l’autre est toujours légitime,
ce qui aura un impact sur l’extérieur.
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L’enseignement en école
d’ingénieurs se doit de :
développer une culture
de terrain,
renforcer les sciences humaines,
renforcer la connaissance
du management,
développer des attitudes
cindyniques ?
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Il faut absolument travailler
en réseau pour maîtriser la complexité d’un domaine
comme la gestion des risques.
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Il est significatif que ne sont
pas présents à cette école d’été les
Instituts d’Etudes Politiques et les enseignements du droit.