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Contribution à
l'élaboration d'une science du danger
- Aspects méthodologiques -
Auteurs : Michel Lesbats, Jean
Dos Santos, Pierre Périlhon... groupe MADS *
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Ecole d’été
"Gestion Scientifique du risque "
6/10 septembre 1999
ALBI - FRANCE
Résumé : L'objectif
de cette communication est de contribuer à l'élaboration
d'une Science du Danger en explicitant une Méthodologie d'Analyse
des Dysfonctionnements dans les Systèmes nommée MADS. Après
une présentation et une discussion de la définition de ce
que pourrait être une Science du danger nous présentons et
approfondissons la notion de processus de danger, notre modèle systémique
de référence ainsi que la méthode générale
de connaissance et d’action de cette discipline en cours de constitution.
Abstract : The aim of this
paper is to contribute to the elaboration of a Science of Danger by explaining
an Analysis Methodology for the Malfunctioning of Systems (called MADS
in French). After having presented and discussed the definition of what
could be a Science of Danger we present and go thoroughly into the notion
of danger process, of our systemic reference model as well as into the
general method of knowledge and action of a discipline that is just being
set up.
"Un système d'idées
est constitué par une constellation de concepts associés
de façon solidaire, dont l'agencement est établi par des
liens logiques, en vertu d'axiomes, postulats et principes d'organisation
sous-jacents... médiateurs entre les esprits humains et le monde,
les systèmes d’idées prennent consistance et réalité
objective à partir de leur organisation".
E. MORIN 1991 (1).
L'objectif de cette communication
est de contribuer à l'élaboration d'une Science du Danger
en
explicitant une Méthodologie d'Analyse des Dysfonctionnements
dans les Systèmes nommée MADS (2).
Après une présentation
et une discussion de la définition de ce que pourrait être
une Science du danger (3) nous présentons et approfondissons la
notion de processus de danger, notre modèle systémique
de référence. Puis, nous testons la pertinence de cette méthodologie
en matière de coordination des idées dans le domaine
des Techniques d'étude et de prévention des dangers nommées
Techniques du Danger. Nous proposons, enfin, une réflexion sur l'intégration
de quelques unes d'entre elles à la façon de penser et de
traiter les problèmes qui en découlent.
Nous appelons Science
du Danger le corps de connaissances qui a pour objet d'appréhender
des événements non souhaités.
La réflexion menée
pour sa constitution poursuit un triple objectif : culturel, pédagogique
et opérationnel.
* Quelques réflexions peuvent
être proposées à propos de la définition
- Cette science est constituée
de connaissances appartenant à des Techniques du Danger
variées
structurées autour de problématiques, de méthodes
et d'outils identifiés ; puisant elles-mêmes les connaissances
qui les constituent dans de nombreuses disciplines fondamentales.
- Comme toute science, la
Science du Danger est définie par son objet de connaissance et
d'étude : l'Événement Non Souhaité (noté
E.N.S.).
- Le terme "appréhender"
recouvre pour nous, les opérations suivantes :
• représenter les
systèmes d'où sont issus et sur lesquels s'appliquent les
Événements Non Souhaités. Ces systèmes sont
nommés système source et système cible,
• mettre en relation les
systèmes source et cible afin de modéliser ce que nous nommons
le
processus de danger,
• identifier, évaluer,
maîtriser, gérer et manager les Événements
Non Souhaités dans des systèmes complexes et variés,
a
priori (prévention) et a posteriori (retour d'expérience).
Ceci constitue la méthode générale de connaissance
et d'action utilisée par la Science du Danger. Les termes gérer
et manager font référence à deux niveaux distincts
de connaissances et d'actions : le niveau microscopique (local management)
et le niveau macroscopique (general management).
- Nous appelons Événement
Non Souhaité, les dysfonctionnements susceptibles de provoquer
des effets non souhaités sur l'individu, la population, l'écosystème
et l’installation * ils sont issus de, et s'appliquent
à la structure, l'activité, l'évolution des systèmes
naturels et artificiels. Cette définition explicite deux catégories
d'Événements Non Souhaités : ceux attribués
au système source mais aussi aux effets que ces derniers provoquent
sur le système cible.
* Le modèle de référence
-le processus de danger- se construit en plusieurs phases :
- première phase
: représentation générale des systèmes
source et cible.
En fonction de la question
posée, les connaissances techniques et/ou scientifiques nous offrent
des représentations variées de ces systèmes.
• Certaines disciplines
proposent des connaissances structurales sur le système,
d'autres des représentations de son fonctionnement, d'autres,
enfin, proposent des modèles de son évolution interne
ou de son comportement en relation avec son environnement.
• L'objectif de cette première
phase est de récolter des connaissances à propos des
systèmes source et cible du danger ainsi que sur leurs environnements
actifs ou passifs respectifs.
- deuxième phase :représentation
des processus source de danger et des processus susceptibles de subir l'effet
du danger.
• Dans le système
source, il faut identifier les processus sources de dangers - couples
objets processeurs, objets processés-.
• Dans le système
cible, il faut identifier aussi, les processus - couples objets
processeurs, objet processés- qui sont susceptibles de subir
les effets, les impacts du danger. Ces Événements Non
Souhaités sont nommés Effets de danger.
• Ces processus à
identifier sont des processus cognitifs, des processus relationnels,
des processus technologiques et biologiques.
Ces processus peuvent être
considérés comme des processus sources de danger mais aussi
comme des cibles qui subissent les effets du danger.
- troisième phase
: modéliser le processus de danger.
• Il s'agit de relier les
processus
sources de danger aux processus susceptibles d'être affectés
au niveau de la cible du danger. (voir fig. 1)
• La liaison s'opère
en modélisant un flux de danger, liaison orientée
source-cible (4).
• La représentation
orientée construite - source, flux, cible - est immergée
dans un champ de danger. Ce champ de danger est tapissé de
processus qui peuvent influencer l'état de système source
donc, des processus sources du danger, du flux mais aussi du système
cible donc des processus qui s'y déroulent et qui peuvent subir
l'effet du danger.
• Il existe 3 types de flux
de danger : les flux de danger de matière, d'énergie et d'information.
Ces flux peuvent être processés par le champ - notion de
processeurs de champ - par des processeurs de temps (flux chronique,
flux limité dans le temps) des processeurs d'espace (flux ponctuel,
diffus). Ces flux sont processés par les systèmes sources
et cibles à l'aide de processeurs de source ou de cible tels
que des processeurs de forme (transformation du flux) et des processeurs
de nature (transmutation du flux).
Le modèle de référence
proposé n'est pas uniquement un modèle technique et topographique.
Il peut être utilisé pour se représenter le processus
de danger du niveau microscopique au niveau macroscopique (niveaux d’appréhension
des E.N.S.) et pour représenter une même réalité
sous des aspects qui peuvent être très différents (processus
cognitifs, relationnels, techniques et biologiques). Le choix d’un aspect
peut dépendre, entre autre, du type de question posée au
modélisateur.
* Méthode générale
de connaissance et d'action : identifier, analyser, maîtriser, gérer,
manager des E.N.S.
- L'identification des
E.N.S. dans le processus de danger consiste, a priori ou a posteriori,
à les localiser au niveau du processus de danger c'est à
dire :
• rechercher l'origine
des flux de danger au niveau du système source (dans sa structure,
son fonctionnement, son évolution ou dans l'effet que son environnement
actif y produit) donc au niveau des processus qui s'y déroulent
(processus cognitifs, relationnels, technologiques et biologiques),
• rechercher les effets
créateurs ou amplificateurs du flux de danger provoqués par
les processeurs de champ,
• rechercher les effets
provoqués par le flux de danger sur le système cible (c'est
à dire les modifications de structure, de fonctionnement et d'évolution
interne et provoquée par son environnement actif) donc sur les processus
qui s'y déroulent (processus cognitifs, relationnels, technologiques
et biologiques).
- L'analyse des E.N.S.
dans le processus de danger c'est :
• analyser les Événements
Non Souhaités consiste, a priori ou a posteriori, à effectuer
une analyse de risque (probabilité d'occurrence ou fréquence,
gravité) à l'aide d'outils identifiés puisés
dans les diverses Techniques du Danger (Sécurité, Ergonomie,
Génie Sanitaire, Hygiène et Santé publiques...).
• Les échelles d'évaluation
disponibles peuvent être quantitatives (cardinales), qualitatives
(ordinales) ; elles visent toutes à nous renseigner sur l'occurrence
d'un risque et sa gravité.
• Les méthodes d'analyse
et les outils d'évaluation des E.N.S. peuvent être classés
en plusieurs groupes : a priori, a posteriori, technico-juridiques, scientifiques
et techniques. Nous proposons de les choisir en fonction du type de
question posée au modélisateur mais aussi du temps
dont il dispose pour les mettre en oeuvre.
- La maîtrise des
E.N.S. dans un processus de danger consiste à agir, a priori ou
a posteriori (retour d'expérience), pour diminuer la probabilité
d'occurrence (ou la fréquence) de l'E.N.S. ainsi que sa gravité.
• Agir sur le système
source de danger et au niveau des processus qui s'y déroulent (
sans négliger l'action que peut avoir le champ de danger sur leurs
états). Ces actions de prévention peuvent donc prendre
plusieurs formes : maîtriser des événements initiateurs
internes au système source, maîtriser des effets négatifs
du champ sur le système source et sur les processus variés
qui s'y déroulent, maîtriser le flux de danger après
son apparition dans le système source, action sur l'interface sortie
du système source....
• Agir au niveau du flux
de danger et avant son effet sur le système cible ou sur le système
cible lui même afin de diminuer la gravité des effets sur
les processus qui s'y déroulent (sans négliger l'action que
peut avoir le champ de danger en vue d'accentuer les effets du flux sur
les processus du système cible).
Ces actions de protection
de
la cible et/ou d'intervention visent en général à
minimiser la gravité de l'effet du danger.
• Maîtriser les E.N.S.
consiste donc à mettre en place des processus de régulation
technologiques, relationnels, cognitifs biologiques qui se déroulent
au niveau des systèmes sources et cibles du danger. Ces régulations
constituent de véritables barrières visant à
maîtriser le processus de danger.
- Gérer, manager
des E.N.S. dans le processus de danger consiste à réfléchir,
a priori et a posteriori, sur les actions à mettre en place en vue
d'augmenter à son niveau (local, général) l'efficacité
de l'identification, de l'analyse et de la maîtrise des processus
de danger. Les tâches de gestion et de management du processus de
danger sont des tâches d'organisation et de pilotage. Nous
pouvons déterminer au moins trois catégories d'acteurs
de gestion et de management du processus de danger : les gestionnaires
du système source de danger, les gestionnaires du système
cible du danger, les gestionnaires du champ de danger.
• De nombreux niveaux
d'organisation et de pilotage de la prévention, de la protection
et de l'intervention peuvent être identifiés. Ils s’échelonnent
de la gestion locale au management général du processus de
danger.
• La présence d'acteurs
multiples intervenants dans la gestion (à chaque niveau d'organisation
ou de pilotage) entraîne de multiples conflits entre des acteurs
de même niveau ou des acteurs agissant à des niveaux différents.
Dans les sociétés démocratiques le droit constitue
le principal support de gestion de ces conflits. Il détermine
le minimum social but de la gestion et de management du processus de danger.
La science de décision
constitue l’outil systémique de gestion du processus de danger.
* Le modèle "processus de danger",
modèle de classification des Techniques du Danger : la notion de
"point de vue".
- Quatre types de systèmes
peuvent être considérés, tour à tour, comme
source de danger ou cible du danger : l'individu (l'opérateur
par exemple) la population, l'écosystème, l'installation.
Le tableau 1 ci-dessous, classe les Techniques du Danger les plus utilisées
et fait émerger la notion de point de vue.
- Le point de vue est défini
par le type de système cible que l’on cherche à
protéger des effets d’un système source.
- Il peut arriver qu'une même
Technique de Danger figure dans les listes de disciplines ayant des points
de vue différents. C'est le cas par exemple d'une technique cherchant
à protéger deux systèmes cibles à partir de
la maîtrise des E.N.S. issus du système source (ex : Hygiène
et Sécurité de l'environnement, Génie sanitaire).
* Le processus de danger modèle
fédérateur des connaissances et des pratiques d'action des
Techniques du Danger.
- Afin de tester la pertinence
du modèle processus de danger en matière de coordination
des idées dans le domaine des Techniques du Danger nous présentons
sommairement pour, l'Ergonomie, la Sécurité du travail, l'Écologie
appliquée, l'Hygiène et la Santé Publiques et l'Hygiène
et la Sécurité de l'environnement : une définition
et les objectifs de chacune d'entre elles, les Événements
Non Souhaités (notés E.N.S.) qu'elles cherchent à
prévenir, la problématique qui les anime, quelques méthodes
mises en oeuvre, quelques mots-clés.
Les informations, présentées
ci-dessous sous forme de tableaux, permettent de les différencier
en utilisant notre modèle de référence, le processus
de danger.
- Deux exemples de disciplines
ayant le même point de vue : l'Ergonomie et la Sécurité
du travail.
• Prenons le couple orienté
- Système source, l'installation ; Système cible, l'opérateur
- nous définissons deux Techniques du Danger : l'Ergonomie et la
Sécurité du travail. Ces disciplines cherchent à protéger
l'opérateur des effets provoqués par des installations :
elles ont le même point de vue. Ces deux disciplines possèdent
néanmoins des problématiques, méthodes et outils de
connaissance et d'action autonomes. Comment les différencier en
utilisant le modèle de processus de danger ?
• Les figures 2 et 3 présentent
ces deux disciplines.
• Schématiquement et
à la suite d'une comparaison des éléments ci-dessus,
nous pouvons déduire que ces deux disciplines n'appréhendent
pas la situation présentée ci-dessus de la même manière
: les problématiques, méthodes et outils sont différents.
Nous pouvons résumer la différence fondamentale qui les sépare
de la façon suivante :
la Sécurité
du travail est une Technique du Danger qui identifie, analyse, maîtrise,
gère et manage des Événements Non Souhaités
plutôt issus de l'installation. Ces événements sont
susceptibles de provoquer des effets sur les opérateurs : la connaissance
et l'action de cette technique est centrée sur le système
source et le flux de danger sortant (mauvaises conditions de
travail) (figure 4).
L'Ergonomie est une Technique
du Danger qui identifie, analyse, maîtrise, gère et manage
des Événements Non Souhaités, issus de l'effet sur
la cible (l'activité de l'opérateur), susceptible
d'être provoqué par des flux de danger entrant (mauvaises
conditions de travail) : la connaissance et l'action de cette technique
est centrée sur le flux entrant et sur le système cible
(figure 4).
• Nous pouvons constater que
l'analyse des Conditions de Travail (analyse des flux) est un corps de
connaissances et d'action mis en oeuvre, à la fois par l'Ergonomie
et la Sécurité du travail (conditions sonores, thermiques,
d'éclairage, aspects toxicologiques...).Ces connaissances sont utilisées
différemment dans la pratique par ces deux types de Techniques du
Danger.
• Dans notre modèle,
le flux détermine les connaissances communes aux deux types
de disciplines.
- Trois exemples de disciplines
définissant deux points de vue différents :
l'Écologie appliquée,
l'Hygiène et la Santé Publiques, l'Hygiène et la Sécurité
de l'environnement.
• Prenons les deux couples
orientés suivants :
- Système source,
l'installation ; Système cible, l'écosystème -
- Système source,
l'installation ; Système cible, la population -
Ils définissent deux
points de vue différents : le premier couple, protéger l'écosystème
; le second, protéger la population.
Les trois disciplines principales
que l'on peut rapprocher de ces points de vue sont : l'Écologie
appliquée, l'Hygiène et la Santé publiques et l'Hygiène
et la Sécurité de l'environnement. Les figures 5, 6 et 7
présentent ces disciplines.


L'Hygiène et la Sécurité
de l'environnement a pour objectif de protéger les deux types
de cibles (l'environnement du système source, l'installation)
la population et l'écosystème.
Ses connaissances et ses
moyens d'actions sont centrés sur l'identification,
l'analyse, la maîtrise,
la gestion et le management d'Événements Non Souhaités
issus de l'installation polluante alors que l'Hygiène et la Santé
Publiques et l'Écologie appliquée mettent en oeuvre des actions
plutôt centrées sur l'identification, l'analyse, la maîtrise,
la gestion et le management des effets (impacts) sur les cibles respectives
qu'elles cherchent à protéger (fig. 8 et 9).
• le Génie sanitaire
propose l'ensemble des moyens de régulation du flux de danger (ex
: pollutions) : c'est un corpus de connaissances communes aux trois techniques
sus-citée.
• Un raisonnement analogue
peut être mené à propos de tous les points de vue des
Techniques du Danger explicitées dans le tableau 1.

Présentée comme
nous venons de le faire, la Science du Danger, dont l'objet de connaissance
et d'action est l'Événement Non Souhaité, est constitué
et s'alimente de connaissances provenant des multiples Techniques du Danger.
Chacune d'entre elles
possède sa problématique, ses méthodes et outils autonomes
puisés dans de nombreuses disciplines fondamentales. La Science
du Danger est une science de la coordination, de la fédération
des idées concernant la connaissance et les pratiques d'actions
de ces nombreuses disciplines du dysfonctionnement.
La Méthodologie
d'Analyse des Dysfonctionnements dans les Systèmes (MADS) que nous
proposons ainsi que le modèle de référence - le processus
de danger - sont des outils généraux de réflexion
à propos de cette coordination des idées. Nous pensons qu'ils
peuvent être aussi utilisés comme des concepts de connaissance
et d'action sur les dysfonctionnements issus et s'appliquant aux systèmes
complexes.
Bibliographie
(1) E. MORIN - La
méthode - tome 4 - Les idées, Éditions du Seuil, 1991.
(2) P. PERILHON, J. DOS
SANTOS, M. LESBATS, Y. DUTUIT, J.M. PENALVA, J.L. ERMINE - Problématique
et méthodologie de la maîtrise des risques - Actes du colloque
Cindynics 92, Cannes, 1992.
(3) J. DOS SANTOS, M.
LESBATS, P. PERILHON - Contribution à l'élaboration d'une
Science du Danger - aspects globaux - Actes des Assises Internationales
des Sciences et Techniques du Danger - Bordeaux, 1993.
(4) F. LE GALLOU, B.
BOUCHON-MEUNIER - Systémique - théorie et applications,
GESTA, Editions Tech Doc-Lavoisier, Paris, 1992.
Notes
* le groupe MADS est constitué
de MM. LESBATS et DOS SANTOS (Département Hygiène et Sécurité,
IUT "A", Université Bordeaux I), de MM. DUTUIT (LARSACT Université
Bordeaux I), ERMINE (CEA INSTN Saclay), PENALVA (CEA Marcoule), Périlhon
(CEA INSTN Grenoble).
* Nous appelons installation
tout établissement humain et toute construction fixe ou mobile (établissement
industriel, urbain, agricole, moyen de transport...).