130. La Commission du développement durable devrait,
dans l'accomplissement de ses tâches qui sont énoncées
dans la résolution 47/191 de l'Assemblée générale,
continuer de servir de cadre principal pour l'examen des progrès
accomplis dans l'application d'Action 21 et des autres engagements pris
à la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et
le développement ou à la suite de cette réunion, pour
la réalisation de nouveaux progrès dans ce domaine, la conduite
d'un débat politique de haut niveau qui permette d'aboutir à
un consensus sur la question du développement durable, et pour la
mobilisation des efforts et la prise d'engagements à long terme
en faveur du développement durable à tous les niveaux. La
Commission devrait continuer de s'acquitter de ses fonctions en veillant
à ce qu'il y ait complémentarité et interaction entre
ses travaux et ceux des organes, organisations et organismes des Nations
Unies qui s'occupent du développement durable. Elle a également
un rôle à jouer dans l'évaluation des problèmes
que pose la mondialisation pour le développement durable. Elle devrait
s'acquitter de ses tâches en coordonnant son action avec celle des
autres organes subsidiaires du Conseil économique et social et d'autres
organismes et institutions connexes, en adressant notamment, dans les limites
de sa compétence, au Conseil économique et social des recommandations
qui tiennent compte des décisions apparentées prises lors
des récentes conférences des Nations Unies.
131. La Commission devrait mettre l'accent sur les conditions essentielles du développement durable. Elle devrait aussi encourager l'adoption de politiques à même d'intégrer les dimensions économique, sociale et environnementale de ce type de développement et procéder à un examen intégré des liens qui unissent les secteurs et certains aspects sectoriels et intersectoriels d'Action 21. Elle devrait s'acquitter de ses fonctions en veillant à ce que ses travaux ne fassent pas double emploi avec ceux d'autres instances compétentes.
132. Compte tenu de ce qui précède, il est recommandé
que la Commission du développement durable adopte le programme pluriannuel
pour la période 1998-2002 dont le texte figure en appendice.