67. Le tourisme est devenu l'une des principales branches d'activité
du monde et l'un des secteurs économiques où la croissance
est la plus rapide. La croissance escomptée dans le secteur du tourisme
et la dépendance croissante de nombreux pays en développement,
y compris les petits Etats insulaires en développement, à
l'égard de ce secteur en tant qu'employeur de première importance
qui représente un apport majeur pour les économies locales,
nationales, sous-régionales et régionales, souligne qu'il
est nécessaire de prêter une attention particulière
à la relation qui existe entre la conservation et la protection
de l'environnement et le tourisme écologiquement viable. A cet égard,
les efforts déployés par les pays en développement
en vue d'élargir le concept traditionnel de tourisme en incluant
le tourisme culturel et l'écotourisme méritent une attention
particulière ainsi que l'assistance de la communauté internationale,
y compris les institutions financières internationales.
68. Il est nécessaire d'étudier plus avant l'importance du tourisme dans le contexte d'Action 21. Tout comme les autres secteurs, le tourisme consomme des ressources et produit des déchets, engendrant par la même occasion des coûts et des bénéfices culturels et sociaux. Pour que les modes de consommation et de production dans le secteur du tourisme soient écologiquement viables, il est essentiel de renforcer l'élaboration des politiques nationales et les capacités dans les domaines de l'aménagement du territoire, des études d'impact, de l'utilisation d'instruments économiques et réglementaires, ainsi que dans les domaines de l'information, de l'éducation et de la commercialisation. La dégradation de la diversité biologique et des écosystèmes fragiles (récifs coralliens, montagnes, zones côtières et zones humides, par exemple) est particulièrement préoccupante.
69. La formulation et l'application des politiques devraient se faire en coopération avec toutes les parties intéressées, en particulier avec le secteur privé, les collectivités locales et les communautés autochtones. La Commission devrait énoncer un programme de travail international concret sur le tourisme écologiquement viable, qu'elle définirait en coopération avec l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), la CNUCED, le PNUE, la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique et les autres organes compétents.
70. Le développement écologiquement viable du tourisme
est important pour tous les Etats, en particulier les petits Etats insulaires
en développement. La coopération internationale est nécessaire
à cet égard, s'agissant notamment de promouvoir et de commercialiser
l'écotourisme, sans oublier pour autant l'importance des mesures
de protection de l'environnement qui sont la garantie indispensable des
bénéfices à long terme de la mise en valeur de ce
secteur dans le contexte du Programme d'action pour le développement
durable des petits Etats insulaires en développement.