49. A la dix-neuvième session extraordinaire de l'Assemblée générale, la communauté internationale a confirmé qu'elle voit dans le changement climatique l'un des principaux problèmes auxquels le monde devra faire face au siècle prochain. Les dirigeants de nombreux pays ont souligné la gravité de ce problème dans leurs déclarations à l'Assemblée et ont fait mention des mesures qu'ils se proposaient de prendre, sur les plans tant national qu'international, afin de relever ce défi.
50. L'objectif ultime que partagent tous les pays est de parvenir
à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans
l'atmosphère à un niveau propre à prévenir
une dangereuse incidence de l'activité humaine sur le système
climatique. Il faudra, pour ce faire, que soient adoptées des politiques
et des mesures efficaces et présentant un rapport coût-efficacité
avantageux, propres à entraîner une réduction sensible
des émissions. A la présente session, les pays ont passé
en revue les préparatifs de la troisième session de la Conférence
des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques. Ils sont tous convenus qu'il est crucial que des résultats
satisfaisants soient obtenus à cette occasion.
51. La position de bon nombre de pays à l'égard
de ces négociations continue d'évoluer et il a été
convenu qu'il ne conviendrait pas de chercher à préjuger
les résultats de celles-ci, encore que des discussions utiles soient
intervenues à ce propos.
52. On s'accorde dès à présent généralement, mais non universellement, à considérer qu'il sera nécessaire d'envisager pour les pays visés à l'annexe I de la Convention des objectifs juridiquement contraignants qui soient concrets, réalistes et équitables, et qui conduisent à une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre dans des délais déterminés, par exemple aux horizons 2005, 2010 et 2020. Outre que des objectifs devront être établis, on s'entend généralement à considérer qu'il faudra envisager des moyens de les atteindre et de prendre en compte les effets économiques, les répercussions préjudiciables à l'environnement et les autres incidences de ces mesures sur tous les pays, en particulier les pays en développement.
53. La coopération internationale en vue de la mise en oeuvre du chapitre 9 d'Action 21, et notamment du transfert de technologie et du renforcement des capacités dans les pays en développement, joue également un rôle essentiel dans la promotion de l'application effective de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
54. Il faut aussi renforcer les réseaux d'observation systématique pour déceler les signes avant-coureurs des changements climatiques, et la répartition de ces changements, et pour évaluer les répercussions qu'ils peuvent avoir notamment au niveau régional.
55. La couche d'ozone ne cessant de s'appauvrir, le Protocole de Montréal doit être renforcé. Les Amendements de Copenhague au Protocole doivent être ratifiés. Le récent succès des négociations sur la reconstitution des ressources du Fonds multilatéral créé par le Protocole de Montréal est un événement à saluer. Cette mesure a permis de disposer de fonds pour financer entre autres l'élimination plus rapide que prévu des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, y compris le bromure de méthyle, dans les pays en développement. Il faudrait aussi que les futures reconstitutions des ressources soient suffisantes pour assurer l'application du Protocole de Montréal dans les délais prévus. Il faudrait enfin mettre davantage l'accent sur les programmes de renforcement des capacités dans les pays en développement financés au moyen de ces fonds multilatéraux, ainsi que sur l'application de mesures efficaces pour lutter contre le commerce illégal de substances qui appauvrissent la couche d'ozone.
56. Il faudrait lutter contre l'augmentation de la pollution
atmosphérique transfrontière notamment grâce à
la coopération régionale visant à réduire ce
type de pollution.